Un chien, un bébé... et des sépulcres blanchis
Tous les «sépulcres blanchis» y vont de leurs «opinions» sur le drame de ce bébé déchiqueté par un chien.
Deux semaines après avoir rejeté du revers de la main les vraies questions qui touchent l'avortement — le bébé! — on se scandalise à qui mieux mieux devant les souffrances atroces qu'a pu endurer ce pauvre bébé de 20 jours ainsi que sa mère qui ne s'en remettra probablement jamais.
Même des journalistes spécialisés en environnement trouvent le tour de nous dire qu’il s’agit là d’un «crime» qui n’a rien à voir avec la distraction d’un père d’avoir oublié son bébé dans sa voiture ou encore de trois cyclistes happés par un conducteur fou. Le bébé, dit-il, n’a pas «choisi» d’être placé là sur le sol avec des chiens…
Je vous jure que c’est ce que François Cardinal de La Presse a écrit!! Je vous le jure!!! Même si je n’ai pas le droit de jurer…
Il écrit: «Il y a donc clairement eu négligence, mais de là à accuser la mère d'homicide involontaire? La nature de la poursuite, bien qu'elle choque, se défend. La question à se poser est celle-ci: la conséquence du geste était-elle prévisible, et donc criminelle? La réponse est oui, car tout comme on peut prévoir qu'une arme blessera, on peut prévoir qu'un enfant âgé de quelques jours, qui dégage une odeur peu familière, laissé sur le sol, là où tout objet déposé est aussitôt la propriété du chien de la maison, se fera attaquer en l'absence de toute surveillance.»
Moi… la question que je pose c’est: la conséquence du geste de l’avorteur sur un bébé qui dort tranquillement dans le ventre de sa mère, était-elle «prévisible», et donc «criminelle»?
La réponse est oui, car «tout comme on peut prévoir qu’une arme blessera, on peut prévoir qu’un enfant âgé de quelques jours», qui donne des coups de pieds, des coups de poing et qui suce son pouce, on peut prévoir que l'aspirateur de l'avorteur démembrera le bébé en commençant par un bras, puis un autre, puis une jambe, puis l’autre… si ce n’est pas la tête ou une de ses parties…
Dites-moi, tous ceux et toutes celles qui sont si scandalisés devant le déchiquetage d’un bébé de 42 semaines (40 semaines in utero plus 2 semaines ex utero) par un chien, pourquoi ils ne se scandalisent pas devant le démembrement – quand ce n’est pas par les brûlures au 4e degré par l’avortement chimique – de 70 bébés de 15, 20 ou 25 semaines par jour?
C’est quoi la différence??
Deux semaines?
Dix semaines?
La différence se trouve dans l’homicide «involontaire» d'une mère de 17 ans et d'un chien, et d'une interruption «volontaire» de grossesse d'une mère, d'un père, d'un médecin et de quelques infirmières... ainsi que d'un peuple qui décident de fermer sa conscience.
La différence c’est que la jeune mère de 17 ans a vu le résultat de ses propres yeux, et que les 30 000 autres mères, elles, se doutent de ce que ça peut bien avoir l'air...
Mais dites-moi, au juste, tous ces bébés, avaient-ils «choisi» de mourir?
Lois de menteur. Lois de sans-coeur, qui met en prison une mère et encourage l'autre à continuer.
Allez-y! Continuer de blanchir vos sépulcres... à faire des lignes ouvertes, à gonfler vos cotes d'écoute, à donner votre petite opinion.

