Recherche par étiquette: Voyage du Pape en Terre Sainte (2009)
Les actualités
Un Noël pour dépasser les murs de Bethléem
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi s.j., a souligné combien ce Noël devait servir d'impulsion pour dépasser les divisions vécues à Bethléem, ville séparée par le Mur et par les divisions entre les chrétiens.
Telle est la réflexion du père Lombardi dans le dernier numéro d'« Octava Dies », du Centre de télévision du Vatican, dans laquelle il évoque la visite accomplie par Benoît XVI à Bethléem le 13 mai dernier.
« Réconciliation », clef de voûte du voyage en Jordanie et en Terre Sainte
« Réconciliation » : c'est, pour Benoît XVI la clef de voûte de son voyage en Jordanie et en Terre Sainte (8-15 mai). Le pape évoque la « rencontre bouleversante » de Yad VaShem.
Benoît XVI a évoqué ce voyage, ainsi que son voyage en République tchèque, ce matin, dans son discours sur l'état de l'Eglise qu'il tient chaque année à l'occasion des vœux de la curie romaine. Mais le pape a consacré la plus grande partie de son discours à l'Afrique : son voyage et le synode. Il a aussi évoqué le passage de l'Année Saint-Paul à l'Année sacerdotale.
Ce midi, Benoît XVI a reçu les participants à l'assemblée annuelle de la Réunion des oeuvres d'aide aux Eglises orientales, consacrée à la situation en Terre Sainte et à l'Eglise catholique bulgare. Il a d'abord rappelé devant ses hôtes que la charité "est la source féconde de tout service d'Eglise, sa mesure, sa méthode et sa vérification. Par votre adhésion à la ROACO, vous désirez vivre cette charité, en offrant en particulier votre disponibilité à l'Evêque de Rome par l'intermédiaire de la Congrégation pour les Eglises orientales. De cette façon, pourra continuer et même grandir "ce mouvement de charité que, sur mandat du Pape, la congrégation supervise afin que, de manière ordonnée et équitable, la Terre Sainte et les autres régions orientales reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire pour faire front à la vie ecclésiale ordinaire et à des besoins particuliers".
Le cardinal Sandri évoque l’analphabétisme religieux, biblique et ecclésial [2009-05-26]
Dans un monde touché par « l'analphabétisme religieux, biblique, ecclésial », le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a salué le « service irremplaçable » de L'Osservatore Romano, de la Typographie vaticane et de la Librairie éditrice du Vatican.
C'est ce qu'il a affirmé, le 25 mai, en présidant la célébration annuelle promue par la communauté salésienne au Vatican, pour la fête de Sainte Marie Auxiliatrice. Le cardinal Sandri, dont les propos ont été relayés dans l'édition du 26 mai de L'Osservatore Romano, a aussi souhaité que le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte porte beaucoup de fruits.
Voyage en Terre Sainte : « Pave the Way » remercie Benoît XVI
La Fondation « Pave the Way » adresse au pape Benoît XVI une lettre de remerciements pour le « courage et la force » qu'il a manifestés au cours de son pèlerinage en Terre Sainte (8-15 mai 2009).
« Je désire vous exprimer ma gratitude la plus sincère pour avoir entrepris et réalisé votre pèlerinage de grand succès en Terre Sainte », explique le fondateur et président de la fondation interreligieuse, un juif américain, Gary Krupp.
« Dans une région divisée par des différences politiques, religieuses et culturelles, avancer sur une ligne très fine pour apporter le message de la paix de Dieu à tous ceux qui la recherchent requiert un courage et une force énormes », écrit le fondateur.
A l'audience générale tenue Place-St.Pierre, Benoît XVI a fait devant 20.000 personnes le récit de son long voyage en Terre Sainte (8 - 15 mai), un "pèlerinage aux sources de la foi et une visite pastorale à l'Eglise de la région.... Le Mémorial de Moïse du Mont Nébo (Jordanie) parle de notre condition de pèlerin entre un déjà et un pas encore, de la promesse que Dieu fait de nous soutenir sur le chemin d'un accomplissement qui nous dépasse, et qui dépasse ce monde. L'Eglise aussi vit cette promesse eschatologique". Puis le Pape a rappelé la bénédiction des pierres de fondation de deux églises à Béthanie, "un signe de l'ouverture et du respect de la liberté religieuse en Jordanie. Cet attention à la tradition chrétienne est appréciée... Il est important que musulmans et chrétiens vivent dans le respect et la connaissance mutuelle, ce qui grâce à Dieu et à l'engagement des gouvernants du pays est possible en Jordanie. J'ai également beaucoup prié à Béthanie comme ailleurs pour tous les chrétiens qui sont en difficulté en Irak. Il y a en Jordanie une importante communauté chrétienne, dont les rangs ont été renforcés par les réfugiés palestiniens et irakiens. Sa présence est bien vue dans la société, notamment pour son action éducative et sanitaire, son attention aux personnes quel que soit la foi ou l'appartenance".
« Benoît XVI a jeté des graines d'espérance (...). Il nous revient maintenant de faire en sorte qu'elles portent des fruits de paix, de réconciliation et d'unité ».
C'est le bilan commun du patriarche de Jérusalem des Latins Fouad Twal et du Custode de Terre Sainte, le père Pierbattista Pizzaballa, interrogés par L'Osservatore Romano le 17 mai, au terme du long voyage (8-15 mai) entrepris par Benoît XVI en Terre Sainte.
Ce dimanche, après le Regina Coeli récité avec les fidèles, Benoît XVI a évoqué son récent pèlerinage en Terre Sainte, remerciant tous ceux qui ont rendu possible "un aussi important voyage", en particulier le Patriarcat latin et les évêques de Terre Sainte, la Custodie, les gouvernements et les forces de l'ordre de Jordanien, d'Israël et des Territoires palestiniens.
Voici quelques mots adressés par Benoît XVI aux journalistes, au cours du vol de retour vers Rome: "Chers amis, merci de votre travail. J'imagine combien il a été difficile, entouré comme il l'était de tant de problèmes, de transferts, et je voudrais vous remercier d'avoir accepté toutes ces difficultés pour informer le monde sur ce pèlerinage, emmenant ainsi d'autres en pèlerinage aux lieux saints".
Le Saint-Père est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à 13 h 30' locale, où l'attendait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres, et le Premier Ministre, M.Benjamin Netanyahu. Dans son discours de congé le Pape a évoqué ses "fructueuses discussions avec les autorités tant en Israël que dans les Territoires palestiniens", confiant avoir été "témoin des grands efforts des gouvernements pour garantir le bien-être de la population". Puis il a cité ses rencontres avec les représentants de l'Eglise catholique et ceux des autres Eglises et communautés ecclésiales, ainsi qu'avec les chefs des autres religions. La Terre Sainte, a dit Benoît XVI, "est un terrain fertile pour l'œcuménisme et le dialogue inter-religieux et je prie pour que la riche variété des témoignages religieux dans la région fructifie dans un développement respectueux et une entente mutuelle".
A 11 h, le Pape s'est rendu en l'église patriarcale arménienne de Jérusalem, où il a été accueilli par SB Torkom Manoukian, qui veille sur les 10.000 fidèles de l'Eglise arménienne apostolique en Terre Sainte (Israël, Jordanie, Territoires palestiniens): Je considère comme une insigne bénédiction, at-il dit d'emblée, d'avoir rencontré l'an passé le Catholicos Karékine II et le Catholicos de Cilicie Aram I. Leurs visites au Vatican, "et les moments de prière que nous avons partagés, ont fortifié notre amitié et ont confirmé notre engagement pour la cause sacrée de l'unité des chrétiens".
Vers 10 h le Pape est entré au St.Sépulcre, après avoir été accueilli par les délégués des trois confessions qui en ont la gestion, l'Eglise orthodoxe, l'Eglise catholique et l'Eglise arménienne, même si les Coptes orthodoxes, les Syriens orthodoxes et les Ethiopiens en ont également l'usage. Selon la tradition, le Saint-Sépulcre est le lieu de la crucifixion, de la sépulture et de la résurrection du Christ. Dans l'entrée de la basilique se trouve la Pierre de l'Onction, une dalle de calcaire rose, entourée de candélabres et surmontée de huit lampes, qui correspond à la XIII Station de la Via Crucis. Selon la tradition, il s'agit du lieu où le corps de Jésus aurait été préparé pour la sépulture, non loin de la croix. Au centre de la rotonde se trouve le Sépulcre, le lieu de la sépulture correspondant à la XIV Station, protégé par un édicule rectangulaire. Son entrée est ornée de lampes d'argent, et les trois scènes de la Résurrection placées au-dessus correspondent aux traditions latine, grecque et arménienne. La petite porte de bois demeure toujours ouverte, sauf lorsque le célébrant grec ou arménien doit demeurer seul selon les prescriptions de leur liturgie. La petite chapelle intermédiaire est appelée Chapelle de l'Ange, à cause de l'annonce de la Résurrection aux Saintes Femmes. Une autre petite porte permet l'accès à la chambre mortuaire. Une dalle de marbre recouvre le banc funéraire originel où fut placé le corps du Christ. Les travaux de restauration de l'ensemble monumental commencèrent en 1971 et en 1994 les trois entités co-propriétaires ont décidé de restaurer la coupole de l'Anastasis, oeuvre achevée en 1997.
Après avoir sa messe privée, le Saint-Père s'est rendu à 9 h au Patriarcat orthodoxe de Jérusalem où il a participé à une rencontre œcuménique. Il a été accueilli par SB Théophile III, Patriarche de la Cité sainte de Jérusalem et de toute la Palestine. Dans son discours aux représentants des communautés chrétiennes de Terre Sainte, Benoît XVI a d'abord prié pour que cette rencontre "donne un nouvel élan aux travaux de la Commission internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, s'ajoutant aux fruits récents du document de Ravenne et d'autres initiatives conjointes".
Ce matin, le Saint-Père s'est rendu en hélicoptère à Nazareth, ville de l'Annonciation et de la Sainte Famille, à une centaine de km de Jérusalem. Il y a rejoint le Mont du Précipice pour célébrer la messe de clôture de l'Année de la famille, organisée par l'Eglise catholique en Terre Sainte. Accueilli par les Maires de Nazareth et de Illit, par le Vicaire patriarcal latin pour Israël, Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, et par Mgr.Paul Nabil Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, il a salué les fidèles rassemblés dans un amphithéâtre à proximité d'une forêt et dédié à Jean XXIII. Après le salut de Mgr.Elias Chacour, Evêque melchite de Galilée, il a présidé la messe, à laquelle assistait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres.
Le pape bénit la première pierre d'un Centre pour les pèlerins à Magdala
Le pape Benoît XVI a béni mardi la première pierre du Centre Magdala, qui sera érigé sur les rives de la Mer de Galilée à six kilomètres de Capharnaüm et de la Montagne des béatitudes.
La cérémonie s'est déroulée mardi en fin d'après-midi, à l'issue de la visite de Benoît XVI à l'Institut pontifical Notre-Dame de Jérusalem, confié en 2004 par le Saint-Siège à la Congrégation de la Légion du Christ.
A 17 h 30' locale, le Saint-Père a présidé les vêpres dans la Basilique de l'Annonciation en présence des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des mouvements ecclésiaux et des responsables de la pastorale en Galilée. Après le salut de Mgr.Paul Nabil El-Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, et responsable de la pastorale pour la famille, Benoît XVI a remercié les fidèles maronites de leur présence ainsi que le Patriarcat latin et le Patriarcat melchite. Il a redit sa gratitude aux frères de la Custodie de Terre Sainte pour le soin avec lequel ils veillent sur les lieux saints: "Ce qui est arrivé ici à Nazareth, loin des yeux du monde est un acte singulier de Dieu, une intervention puissante dans le cours de l'histoire, par laquelle un enfant a été conçu pour apporter le salut au monde entier. La merveille de l'Incarnation ne cesse pas de nous mettre au défi et de nous inviter à ouvrir notre esprit aux possibilités sans limites de la puissance transformante de Dieu, de son amour pour nous, de son désir d'union avec nous".
Après son entretien avec le chef du gouvernement israélien, Benoît XVI a gagné l'auditorium contigu à la Basilique de l'Annonciation, où il a retrouvé les chefs religieux de la Galilée. Après l'introduction de Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, Vicaire patriarcal latin pour Israël, il a salué un à un des représentants des communautés chrétiennes, juive, musulmane et druze.
Les murs peuvent être abattus, affirme le pape en territoire palestinien
Si « un conflit peut paraître insoluble et profondément ancré, il y a toujours des raisons d'espérer », a affirmé Benoît XVI. Faisant référence au mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie, le pape a souligné que les murs pouvaient « être abattus ».
Avant de quitter les Territoires palestiniens pour rejoindre Jérusalem, ce mercredi en fin de journée, le pape a rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avec qui il s'est entretenu en privé. Au palais présidentiel où il était reçu, le pape a ensuite prononcé un discours.
Cérémonie de bienvenue à Bethléem : Discours de Benoît XVI
Nous publions ci-dessous le texte du discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce mercredi matin à son arrivée à Bethléem, devant le palais présidentiel, en présence du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et des autorités locales, civiles et religieuses.
L’Evangile a le pouvoir de changer le monde, rappelle Benoît XVI
Le Royaume du Christ peut changer ce monde, affirme Benoît XVI en demandant aux chrétiens de Bethléem de témoigner de l'Evangile qui transforme les coeurs.
« Vous avez les ressources humaines pour construire la culture de la paix et du respect mutuel qui garantira à vos enfants un avenir meilleur. Cette noble entreprise vous attend. N'ayez pas peur ! », a encouragé Benoît XVI mercredi matin lors de la messe à Bethléem, place de la mangeoire devant quelque 5000 personnes, dont un petit groupe de Gazaouis.
Benoît XVI a rappelé la force transformante de l'Evangile ne disant : « Le Christ a apporté un Royaume qui n'est pas de ce monde, et pourtant un Royaume capable de changer ce monde, parce qu'il a le pouvoir de changer les cœurs, d'illuminer les esprits et de fortifier les volontés ».
Le pape se rend au camp de réfugiés ‘Aida’ de Bethléem
Benoît XVI a dénoncé la construction de « murs » dans un monde où « les frontières sont de plus en plus ouvertes ». Il a invité Palestiniens et Israéliens, « de part et d'autres du mur », à avoir le courage de « dépasser la peur et la défiance » pour instaurer « la paix et la non-violence ».
Le pape a visité le camp de réfugiés ‘Aida' de Bethléem, le 13 mai après-midi, un des camps de réfugiés des Territoires palestiniens où vivent chrétiens et musulmans. Le camp se situe à côté de l'imposant mur construit par Israël en Cisjordanie.
Sur le terrain de sport d'une école située à l'intérieur du camp et à côté de ce mur, le pape a souhaité que la « spirale de violence, d'attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle » soit « brisée ».
A Bethléem, Benoît XVI prie pour les enfants du monde qui souffrent
Lors de sa visite au ‘Caritas Baby Hospital', un hôpital pédiatrique fondé par un prêtre suisse, Benoît XVI a prié pour les « enfants du monde qui souffrent ». « Qu'ils obtiennent la santé du corps, la force de l'esprit et la paix de l'âme ! », a-t-il souhaité.
En début d'après-midi, le 13 mai, après avoir prié en privé dans la grotte de la Nativité, à Bethléem, le pape s'est rendu dans cette institution soutenue par l'Association suisse Kinderhilfe Bethlehem.
Benoît XVI plaide pour la levée du blocus sur la Bande de Gaza
Benoît XVI plaide pour levée du blocus sur la Bande de Gaza.
« Vous avez les ressources humaines pour construire la culture de la paix et du respect mutuel qui garantira à vos enfants un avenir meilleur. Cette noble entreprise vous attend. N'ayez pas peur ! », a déclaré Benoît XVI aux Palestiniens mercredi matin lors de la messe à Bethléem, place de la mangeoire devant quelque 5000 personnes, dont un petit groupe de Gazaouis.
« Mon cœur va de façon spéciale aux pèlerins de Gaza déchirée par la guerre », a déclaré le pape dans son homélie.
A 10 h locales devant plusieurs milliers de fidèles palestiniens, le Pape a célébré la messe sur la place de la Mangeoire, qui précède la basilique de la Nativité de Bethléem. Au début de l'homélie, Benoît XVI a tenu à saluer tout particulièrement "les pèlerins venant de la bande Gaza déchirée par la guerre. Dites à vos familles et à votre communauté que je les porte dans mon cœur, partageant leur deuil et leur souffrance pour les pertes subies, ainsi que ma prière solidaire face à l'immense tâche de reconstruction à laquelle vous devez faire face. Je prie aussi pour que l'embargo soit levé au plus tôt".
A 8 h 45' locale, Benoît XVI a quitté la Délégation apostolique de Jérusalem pour se rendre, à 10 km de là, au Palais présidentiel de l'Autorité palestinienne à Bethléem. Sur son trajet, il a traversé la frontière entre Israël et les Territoires autonomes palestiniens par la Porte de la tombe de Rachel. Les Territoires autonomes palestiniens sont composés de deux entités géographiques séparées par 30 km de territoire israélien: la Cisjordanie, contiguë avec Israël et la Jordanie, et la Bande de Gaza, limitrophe avec Israël et l'Egypte. Cette entité est reconnue par les Nations-Unies, et par les Accords d'Oslo conclus en 1993 entre Israël et l'Organisation pour la libération de la Palestine. Les territoires sont gouvernés par l'Autorité palestinienne dont le siège est à Ramallah, en Cisjordanie et son Président est M.Mahmoud Abbas. Sur la base des Accords d'Oslo, Bethléem fait partie depuis 1995 des Territoires autonomes palestiniens. Le Palais présidentiel, où le Pape a été accueilli, a été construit par Yasser Arafat, Président de l'OLP et premier Président de l'Autorité nationale palestinienne.
Yad vaShem : Le « cri » des victimes « résonne encore dans nos cœurs »
« Je suis venu pour rester en silence » : Benoît XVI a rallumé silencieusement la flamme du souvenir des victimes de la Shoah au Mémorial de la Shoah, de Yad vaShem, à Jérusalem, lundi après-midi. Mais pourquoi ce silence ? Parce que, dit le pape, le « cri » des victimes « résonne encore dans nos cœurs ».
« Chers amis, je suis profondément reconnaissant envers Dieu et envers vous de cette occasion qui m'a été donnée de m'arrêter ici, en silence : silence pour se souvenir, silence pour prier, silence pour espérer », a déclaré Benoît XVI à la fin de son discours.
Le rejet de la barbarie nazie, viscéral chez les Ratzinger
Le rejet de la barbarie nazie, le pape bavarois l'a vécu d'abord en famille : des idées fausses mais non moins « coriaces », selon l'expression de M. Remaud dans « Un écho d'Israël » continuent cependant de circuler.
C'est ce qui a conduit le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, à protester : « Le pape n'a jamais fait partie des Jeunesses hitlériennes, jamais, jamais, jamais ». Il a conseillé de consulter la biographie du pape que le Vatican propose d'ailleurs sur son site : «Tout est dans sa biographie».
A 15 h 15' le Pape a commencé sa visite de la Basilique et de la Grotte de la Nativité. Depuis le Statu Quo ottoman de 1862, réglant la vie religieuse du St.Sépulcre et de Bethléem, la propriété et l'administration du complexe cultuel sont partagées entre catholiques latins (ordre franciscain), grecs orthodoxes et arméniens orthodoxes. Les grecs possèdent l'église, sauf le transept nord qui revient aux arméniens. La Grotte, relevant des franciscains, est divisée entre le secteur de l'autel de la Nativité (propriété des grecs) et celui de l'autel de la Crèche, situé dans la Grotte des rois Mages (propriété des latins). L'église bâtie au flanc de la basilique par les franciscains, dédiée à sainte Catherine, sert au culte catholique. Les deux accès à la Grotte se trouvent de part et d'autre du sanctuaire grec de la Basilique de la Nativité. Il s'agit d'un espace rectangulaire de 12 m sur 3. Les portes de bronze et marbre datent des Croisades. Sous l'autel de la Nativité, dominé par l'abside, se trouve une dalle de marbre ornée d'une grande étoile d'argent avec l'inscription: "Hic de Virgine Maria Iesus Christus natus est" (ici naquit Jésus de la Vierge Marie). A droite du maître autel se trouve la Grotte des Mages, réservée au culte catholique.
Après sa visite à l'hôpital pédiatrique de Bethléem, le Pape s'est rendu en papamobile au Camp de réfugiés Aïda, à 2 km de distance. C'est un des camps accueillant les 1.300.000 réfugiés palestiniens causés par la guerre d'indépendance d'Israël en 1948 et par la guerre israélo-arabe de 1967. Fort de 5.000 personnes, il est un exemple de coexistence entre musulmans et chrétiens. Dans les Territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza vivraient entre 3 et 4 millions de personnes. En outre, selon les Nations-Unies, les réfugiés palestiniens étaient l'an dernier 1.700.000 en Jordanie, 409.000 au Liban et 120.000 en Syrie.
A 18 h à Bethléem, le Saint Père a été reçu par le Président de l'Autorité palestinienne, M.Mahmoud Abbas, et a rencontré un groupe d'habitants de Gaza et de Cisjordanie. Après avoir remercié ses hôtes pour la "grande délicatesse" dont il a été entouré, Benoît XVI a ajouté que la journée passée dans les Territoires palestiniens avait vraiment été mémorable.
Benoît XVI se recueille devant le Mur des Lamentations
Après sa rencontre avec les responsables de la communauté musulmane de Jérusalem sur l'esplanade des Mosquées, Benoît XVI a rejoint le Mur des Lamentations, devant lequel il s'est recueilli en présence du Rabbin chef et du président de la fondation qui gère ce lieu sacré.
Ce Mur occidental, l'un des murs de soutènement de l'esplanade des Mosquées, est considéré comme l'un des lieux le plus sacré du judaïsme.
Après la lecture d'un psaume en hébreu lu par le rabbin chef, Benoît XVI a lui-même lu un psaume en latin avant de se recueillir en prière devant le Mur des Lamentations.
Un pionnier du dialogue interreligieux analyse la visite du pape en Israël
Baruch Tenembaum, fondateur de la Fondation internationale Raoul Wallenberg, espère que la visite que Benoît XVI a entreprise ce lundi en Israël contribuera à approfondir le dialogue entre catholiques et juifs.
Dans une déclaration à ZENIT, ce pionnier du dialogue interreligieux depuis l'époque de Paul VI, dans les années soixante, considère qu'il s'agit d'une occasion unique d'établir « un dialogue approfondi avec les responsables réellement préoccupés de renforcer les liens fraternels qui unissent ces deux grandes religions ».
Benoît XVI rencontre les musulmans et invite à dépasser les conflits du passé
Le pape Benoît XVI a lancé ce matin un appel au « dialogue sincère » pour la construction d'un « monde de justice et de paix », depuis l'esplanade des Mosquées, devant le grand mufti et les responsables de la communauté musulmane de Jérusalem.
Dans un monde « déchiré par les divisions », Benoît XVI a souhaité que « les malentendus et les conflits du passé » soient dépassés.
A son arrivée sur l'esplanade des Mosquées, le pape a été accueilli par le grand mufti de Jérusalem Muhammad Ahmad Hussein et par le président du Waqf islamique de Jérusalem, Sheikh Mohammed Azzam al-Khatib al-Tamimi, qui s'occupe des biens religieux islamiques.
Vers midi, le Saint-Père a gagné en voiture le Cénacle afin d'y rencontrer les évêques catholiques de Terre Sainte. Cet édifice médiéval se dresse sur le lieu retenu depuis la fin du III siècle comme site de la dernière Cène. Le rez de chaussée, consacré à la mémoire de David, est un lieu de pèlerinage juif tandis que l'étage est une chapelle. Bien que propriété de l'Etat d'Israël, cette partie du monument est confiée à la Custodie de Terre Sainte, gérée par les franciscains depuis le XIV siècle. La Province de Terre Sainte était considérée la plus importante de toutes pour l'ordre franciscain, car le pays où Jésus était né en faisait partie, le pays où il avait vécu, prêché la Bonne Nouvelle, où il était mort et ressuscité. Dans le cadre de l'ordre, saint François lui-même se rendit en Terre Sainte de 1219 à 1220.
Après sa visite à l'Esplanade des Mosquées, Benoît XVI s'est rendu au pied du Mur occidental du Temple ou Mur des Lamentations. Haut de 15 mètres, il constitue un fragment de la muraille sur laquelle s'appuyait le côté ouest du Temple. Le chef des rabbins attaché à ce lieu de prière hébraïque a lu un psaume en hébreu et le Saint-Père un autre en latin. Après s'être recueilli en silence, Benoît XVI a laissé dans une fissure un papier contenant une prière, comme l'avait fait Jean-Paul II en 2000. Puis il a gagné le Centre Hechal Shlomo (résidence Salomon), appelée ainsi en souvenir du Temple de Salomon. Il constitue le siège du Grand Rabbinat d'Israël composé des Grands Rabbins séfarade et ashkénaze d'Israël, et abrite le Tribunal suprême religieux.
A 8 h 45' locales, Benoît XVI est arrivé sur l'Esplanade des Mosquées, qui correspond à la plateforme du Temple de Jérusalem, reconstruit au I siècle av.JC par Hérode et détruit par les romains au I siècle ap.JC. Le Mont du Temple, en arabe Al-Haram Ash-Sharif (enceinte sainte et noble), contient deux mosquées, la Coupole du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. L'aire du Mont du Temple est chère aux trois religions monothéistes. Pour les juifs, c'est là qu'Abraham présenta Isaac en sacrifice et le site du Temple. Les musulmans la considèrent comme leur troisième lieu de pèlerinage, après La Mecque et Médine. Le Prophète Mahomet y serait monté au Ciel. Pour les chrétiens, c'est le lieu où Jésus prédit la destruction du Temple.
Quand le monologue politique fait irruption dans le dialogue interreligieux
Il arrive, dans ce bouillant Moyen Orient que « le monologue politique » fasse irruption dans « le dialogue interreligieux », fait observer le P. Remaud, à propos de « l'incident » dont a parlé le P. Federico Lombardi dans un communiqué (cf. Zenit du 11 mai 2009).
Le P. Lombardi a déploré une « négation du dialogue » dans l'intervention, non prévue du cheikh Tayssir Attamimi, qui a tenu des propos anti-israéliens lors de la rencontre des responsables religieux.
Après une brève rencontre avec les consuls généraux de Jérusalem (Belgique, Italie, France, Grèce, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis, Suède et Turquie), Benoît XVI s'est rendu à 16 h dans la Vallée de Josaphat, qui se trouve en face de la basilique de Gethsémani et du Jardin des oliviers pour y célébrer la messe. Au début de son homélie, il a rappelé les difficultés et les souffrances liées aux conflits de cette terre et les "amères expériences" du déplacement de nombreuses familles. "J'espère -a-t-il dit- que ma venue ici fera comprendre que vous n'êtes pas oubliés, que votre présence persévérante et votre témoignage sont hautement précieux aux yeux de Dieu et importants pour l'avenir de" la région.
« En Terre Sainte, il y a de la place pour tous ! », déclare Benoît XVI
« En Terre Sainte, il y a de la place pour tous ! » a déclaré Benoît XVI au cours de son homélie lors de la messe qu'il a célébrée ce mardi après midi, en plein air, à Jérusalem, dans la vallée de Josaphat, déplorant l'exode des chrétiens.
« Ici, je voudrais parler sans détour de la tragique réalité - qui ne peut manquer d'être source de préoccupations pour tous ceux qui aiment cette Ville et cette terre - du départ de tant de membres de la Communauté chrétienne depuis ces dernières années », a déclaré le pape.
Le devoir des croyants envers Dieu, pas seulement dans le culte
Le devoir des croyants envers Dieu ne s'exprime pas seulement par le culte, mais aussi « dans l'amour et le souci que nous avons pour la société, pour la culture, pour notre monde et pour tous ceux qui vivent sur cette terre », déclare Benoît XVI aux responsables des grandes religions monothéistes présentes en Terre Sainte. Il les invite à servir la « vérité » et au travail de la « raison ».
Benoît XVI a été accueilli au centre Notre-Dame de Jérusalem, l'ancien lieu d'accueil des pèlerins pauvres francophones, dominée par l'immense statue de la Vierge Marie, non loin des murs de la vieille ville de Jérusalem, par le patriarche latin de Jérusalem, Fouad Twal, lundi soir, pour une rencontre interreligieuse.
Discours intégral de Benoît XVI à la Communauté musulmane de Jérusalem
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce mardi matin en présence d'importants représentants de la communauté musulmane, à Jérusalem. Le pape est arrivé en voiture à l'Esplanade des mosquées. Il a été accueilli au Dôme du Rocher, le plus ancien monument musulman en Terre sainte, par le grand mufti et le président du Conseil du « Waqf » (biens religieux musulmans). Après avoir rapidement visité le lieu, le pape a prononcé son discours dans le bâtiment du « al-Kubbah al-Nahawiyya ».
Discours de Benoît XVI à la Communauté juive de Jérusalem
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce matin au Grand Rabbinat de Jérusalem, en présence des deux grands rabbins d'Israël : le grand rabbin askenazita Yona Metzger et le grand rabbin sefardita Shlomo Amar.
Discours de Benoît XVI au Cénacle en présence des Ordinaires de Terre sainte
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce mardi, en fin de matinée, au Cénacle (où le Christ apparut aux apôtres après la résurrection et où eut lieu la Pentecôte), en présence des Ordinaires de Terre sainte, avant la prière du Regina Caeli.
Demain 13 mai, à l'occasion de la visite du pape en Terre Sainte, aura lieu à Jérusalem un grand spectacle international de musique et de danse pour favoriser l'unité et la paix entre les peuples : le concert pour la réconciliation.
Le concert, parrainé par la commune de Rome, est organisé par Sat2000, la chaîne de télévision satellitaire de la conférence épiscopale italienne. Le spectacle aura pour toile de fond l'amphithéâtre romain de Bet She'an, qui peut contenir plus de 7000 personnes.
Messe dans la vallée de Josaphat : Homélie de Benoît XVI
Nous publions ci-dessous le texte de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée au cours de la messe qu'il a célébrée dans la vallée de Josaphat, à Jérusalem, en face de la basilique de Gethsémani et du Jardin des Oliviers.
Le P. Lombardi déplore une « négation du dialogue »
Le porte-parole du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, déplore une « négation du dialogue » dans l'intervention, non prévue du cheikh Tayssir Attamimi, qui a tenu des propos anti-israélien lors de la rencontre des responsables religieux, ce soir à Jérusalem, dans l'auditoire du Centre Notre-Dame de Jérusalem.
Dans un communiqué de presse diffusé ce soir, le P. Lombardi précise que « l'intervention du cheikh Tayssir Attamimi n'était pas prévue par les organisateurs de la rencontre ».
« Lors d'un tel événement dédié au dialogue, cette intervention a été une négation du dialogue », déplore le P. Lombardi.
Discours de Benoît XVI au « Notre-Dame Center » de Jérusalem
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce lundi, en fin d'après-midi, au « Notre-Dame Center » de Jérusalem, en présence d'organisations chargées de la promotion du dialogue interreligieux et de représentants de différentes religions présentes en Terre sainte.
Discours de Benoît XVI au Mémorial Yad Vashem à Jérusalem
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé ce lundi après-midi au Mémorial de « Yad Vashem » à Jérusalem, monument à la mémoire de l'holocauste. Le pape a prononcé son discours après avoir salué six survivants de l'holocauste.
Discours intégral de Benoît XVI à la résidence du président Shimon Peres
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé au palais présidentiel de Jérusalem, lors de sa visite de courtoisie au président Shimon Peres, ce lundi après-midi.
Arrivée en Israël : Discours intégral de Benoît XVI à l´aéroport de Tel Aviv
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv où il a été accueilli par le président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres, et par le premier ministre M. Benjamin Netanyahu.
Le pape rencontre les parents du soldat franco-israélien Guilad Shalit
Le pape Benoît XVI a rencontré cet après midi à Jérusalem, à la résidence du président Peres, Noam et Aviva Shalit, les parents du soldat franco-israélien, Guilad Shalit, prisonnier depuis plus de 1000 jours.
Guilad Shalit a été enlevé le 25 juin 2006 par des groupes armés palestiniens. Il est détenu dans la bande de Gaza, sous contrôle du Hamas.
Jusqu'à ce jour aucune organisation humanitaire n'a pu s'assurer de sa santé ni de ses conditions de détention, en dépit des règles internationales.
Le pape et le président israélien travaillent la terre
Le pape Benoît XVI et le président israélien Shimon Peres ont travaillé la terre qui devait recevoir l'arbre de paix, l'olivier qu'ils ont planté dans le jardin présidentiel cet après midi, à Jérusalem.
A la fin de l'entretien à huis clos entre Benoît XVI et Shimon Peres, le pape et le président se sont rendus au jardin où une bonne terre bien sarclée, légère, a accueilli les racines d'un olivier au léger feuillage argenté froissé par le vent.
Le pape et le président ont ensuite ramené la terre au pied de l'arbre et l'ont tassée à l'aide de binettes de métal au manche de bois blanc, neuves, de façon à ancrer le jeune arbre plus solidement en terre. Tout un symbole.
Se sentir à la fois « arabes, jordaniens et chrétiens »
La visite de Benoît XVI en Jordanie permet aux catholiques du pays de se sentir « arabes, jordaniens et chrétiens », reconnaît le guide touristique Nader Twal, dans un entretien à ZENIT. Pour lui ce pèlerinage représente un soutien décisif pour les chrétiens de Jordanie.
« Bien que le dimanche soit un jour de travail, les chrétiens du secteur public avaient la possibilité, d'aller à la messe du pape, une décision prise par le gouvernement pour promouvoir la coexistence entre chrétiens », a-t-il expliqué.
« En tant que chrétien, moi je dis toujours : je suis arabe, je suis jordanien et je suis chrétien », poursuit Nader Twal. « Nous sommes 3% de chrétiens et 1,5% de catholiques. Cette visite représente un soutien à la présence des chrétiens, car nous portons cette religion depuis 2000 ans », a-t-il dit ému.
La reine Rania livre quelques impressions du voyage du pape
La reine Rania de Jordanie livre quelques impressions du voyage du pape sur « Twitter », où elle s'est inscrite à l'occasion de la visite du pape Benoît XVI (8-11 mai 2009).
Le roi Abdallah et la reine Rania ont salué Benoît XVI à l'aéroport Queen Alia de Amman, ce lundi matin, à l'issue de sa visite de quatre jours en Jordanie (8-11 mai).
« Triste » de voir le pape partir, commente la reine, qui ajoute : « J'espère qu'il va pouvoir faire en sorte que les deux côtés reconnaissent leur humanité commune et alors on pourra commencer à construire à partir de là ».
Le roi de Jordanie pour un « dialogue de respect » entre les croyants
Le roi Abdallah II de Jordanie souhaite la poursuite du « dialogue de respect » entre les croyants de différentes religions, spécialement chez les jeunes.
Le roi Abdallah et la reine Rania ont salué Benoît XVI à l'aéroport Queen Alia de Amman, ce lundi matin, à l'issue de sa visite de quatre jours en Jordanie (8-11 mai).
Les souverains avaient accueilli le pape vendredi 8 mai, à l'aéroport, en provenance de Rome, et dès l'après midi, le roi et le pape avaient eu un entretien où il avait été question notamment de la paix dans la région et du dialogue entre christianisme et islam.
Bilan de la première étape du pèlerinage du pape en Terre Sainte
Benoît XVI a atteint les objectifs qu'il s'était proposés en Jordanie, souligne le porte-parole du Saint-Siège à la veille du départ du pape de ce pays pour se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens.
Le père Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, estime que le bilan de ce pèlerinage « est nécessairement très positif, car le pape a pu participer à toutes les rencontres prévues au programme dans un contexte de très grande sérénité, recevant un accueil très chaleureux, très amical, tant de la part des autorités civiles, de la famille royale, que de la part du monde musulman et grâce aussi aux rencontres avec la communauté chrétienne » .
Après sa messe privée, le Pape a quitté la nonciature d'Amman pour gagner à 9 h 30' l'aéroport de la capitale jordanienne. Dans son discours d'adieux, il a remercié le Roi Abdallah II de son hospitalité, et tous ceux qui ont rendu possible la première étape de son pèlerinage en Terre Sainte. "Je voudrais encourager les Jordaniens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, à bâtir sur les fondements fermes de la tolérance religieuse qui permettent aux membres des différentes communautés de vivre ensemble dans la paix et le respect mutuel". Benoît XVI a ensuite souligné combien le souverain hachémite a été actif en favorisant le dialogue interreligieux, saluant son engagement personnel. "Je note aussi avec gratitude -a-t-il ajouté- la considération particulière qu'il porte à la communauté chrétienne en Jordanie. Cet esprit d'ouverture aide non seulement, à court terme, les membres des différentes communautés ethniques à vivre ensemble dans ce pays en paix et en harmonie, mais il a favorisé aussi, à long terme, les initiatives politiques de la Jordanie en vue de réaliser la paix dans tout le moyen-orient". L'avion papal s'est ensuite envolé pour Tel Aviv (Israël).
Pour la réconciliation dans le respect et la coopération à la paix
Benoît XVI souhaite « la réconciliation des chrétiens et des juifs dans le respect mutuel et la coopération au service de cette paix ».
Le Congrès juif mondial, World Jewish Congress, souligne aujourd'hui que depuis le Mont Nébo, samedi dernier, 9 mai, Benoît XVI a appelé à la « réconciliation entre chrétiens et juifs » et a dit que les liens entre l'Eglise et le peuple juif était « inséparable ». »
Depuis ce lieu où, selon la tradition, Moïse a pu entrevoir la Terre Sainte, le pape a déclaré : « Ici, sur les pas des innombrables pèlerins qui nous ont précédés au cours des siècles, nous sommes provoqués à mesurer plus pleinement le don de notre foi et à grandir dans cette communion qui transcende toute frontière de langue, de race et de culture ».
Allocution du président Shimon Peres à l’arrivée de Benoît XVI
L'allocution du président Shimon Peres à l'arrivée de Benoît XVI à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv ce matin a utilisé la langue du pays, l'hébreu moderne, la langue officielle du Vatican, le latin (qui utilisent toutes les deux le tutoiement), et pour le corps du texte, l'anglais.
A 10 h, le Pape a célébré la messe au Stade de Amman en présence de 25.000 personnes. Au cours de son homélie, il a dit que la communauté catholique de ce pays était "profondément touchée par les difficultés et les incertitudes qui affectent tous les peuples du moyen-orient", encourageant les fidèles à "ne jamais oublier la grande dignité de leur héritage chrétien, ni la solidarité affectueuse de leurs frères et sœurs de l'Eglise de par le monde". Après avoir rappelé que c'est aujourd'hui en Jordanie la Journée mondiale de prière pour les vocations, Benoît XVI a invité les nombreux jeunes présents à "considérer comment le Seigneur les appelle à le suivre et à construire son Eglise que ce soit dans le ministère sacerdotal, dans la vie consacrée ou dans le sacrement de mariage". Rappelant que 2009 est en Terre Sainte l'année de la Famille, il a ainsi manifesté son souhait que chaque famille chrétienne "grandisse dans la fidélité à sa haute vocation pour être une véritable école de prière, où les enfants apprennent l'amour sincère de Dieu, où ils mûrissent par la maîtrise de soi et le souci du bien des autres, et où, modelés par la sagesse née de la foi, ils contribuent à construire une société toujours plus juste et fraternelle... Puissent les familles d'aujourd'hui...ne jamais manquer de l'assistance matérielle et morale dont elles ont besoin pour remplir leur rôle irremplaçable dans le service de la société!".
A 16 h 30' Benoît XVI s'est rendu par la route à Béthanie, à 50 km d'Amman, où en présence des souverains jordaniens le Prince Ghazi Bin Talal a conduit la visite du parc consacré au site traditionnel du baptême de Jésus. Le site historique, peut-être proche, n'est pas encore connu, comme l'a expliqué au Pape le Directeur du Centre Al Maghtas. A suivi la cérémonie de bénédiction des premières pierres de deux églises catholiques qui seront construites près du Jourdain. Ce lieu, a dit le Pape, est "marqué par de nombreux événements mémorables dans l'histoire biblique. Le prophète Elie provenait d'ici... C'est ici également que l'Esprit du Seigneur appela Jean, le fils de Zacharie, à prêcher la conversion des cœurs. Jean l'Evangéliste situe aussi en ce lieu la rencontre entre le Baptiste et Jésus, qui, à son baptême, fut oint par l'Esprit".
Le ministre général franciscain accueille Benoît XVI au Mont Nebo
Nous publions ci-dessous le texte de l'allocution prononcée par le père José Rodríguez Carballo, ofm, ministre général franciscain, à l'arrivée de Benoît XVI dans la basilique du Mémorial de Moïse sur le Mont Nebo.
Nous publions ci-dessous le texte de la prière du Regina Caeli que le pape Benoît XVI a prononcée ce dimanche matin, à l'issue de la messe qu'il a présidé au Stade international d'Amman, en Jordanie.
Le lieu où Jésus fut baptisé redevient un lieu de pèlerinage
En bénissant la première pierre de deux églises, qui seront construites sur le site où Jésus fut baptisé par Jean-Baptiste sur les rives du Jourdain, le pape Benoît XVI a voulu ce dimanche faire redécouvrir ce lieu et relancer les pèlerinages.
L'importance de ce geste, non seulement pour l'Eglise mais pour la Jordanie elle-même a été soulignée par la présence du roi Abdallah II de Jordanie et de la reine Rania, une présence qui n'était pas prévue au départ.
A 9 h 45' locale Benoît XVI s'est rendu à Madaba, à 19 km du Mont Nébo, ville rendue célèbre par la découverte de la "Carte de Madaba", mosaïque d'une église byzantine du VI siècle représentant la Terre Sainte avec les itinéraires pour arriver à Jérusalem et une description de la ville. Le Pape a rejoint en papamobile le quartier chrétien jusqu'au site où sera construite l'Université du Patriarcat latin, selon le souhait du Patriarche Fouad Twal, natif de Madaba. Le Saint-Père y a béni la première pierre de la future institution et s'est ensuite adressé aux personnes présentes.
A 11 h 30', après avoir visité le Musée hachémite, le Pape est entré dans la Mosquée voisine Al-Hussein Ben Talal, construite à la mémoire du père du Roi et inaugurée en 2006. Cette visite a été suivie d'une rencontre avec les chefs religieux musulmans, le corps diplomatique et les recteurs des universités qui font face à la mosquée. Le Cardinal Secrétaire d'Etat a brièvement répondu au salut du Prince Ghazi Bin Talal, signataire du message du 13 octobre 2007 adressé par 138 sages musulmans au Pape et aux responsables des autres Eglises et confessions chrétiennes. Puis Benoît XVI a pris la parole, faisant d'emblée part de sa préoccupation face à ceux pour qui la religion "est nécessairement une cause de division dans notre monde". Il s'est demandé s'il ne fallait pas aussi reconnaître "que c'est souvent la manipulation idéologique de la religion, parfois à des fins politiques, qui est le véritable catalyseur des tensions et des divisions et, parfois même, des violences dans la société". Musulmans et chrétiens doivent donc être "cohérents dans le témoignage qu'ils rendent à tout ce qui est vrai et bon, et toujours conscients de l'origine commune et de la dignité de toute personne humaine, qui se trouve au sommet du dessein créateur de Dieu à l'égard du monde et de l'histoire".
La cathédrale melkite St.Georges a accueilli ce soir le Saint-Père qui a célébré les vêpres avec les représentants, prêtres, religieux et fidèles des Eglises catholiques locales, maronite, syriaque, arménienne, chaldéenne et latine. Etait présent l'Archevêque orthodoxe Benediktos Tsikoras. Après le mot d'accueil du Patriarche melkite SB Grégoire III Laham et de son Vicaire jordanien Mgr.Yasser Ayyach, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée: "L'Eglise est un peuple de pèlerins. Elle a été ainsi marquée, à travers les siècles, par des événements historiques déterminants et par des époques culturelles d'importance. Malheureusement, certaines ont parfois été accompagnées par des épisodes d'oppositions théologiques ou d'oppression. En revanche, d'autres ont été des moments de réconciliation renforçant merveilleusement la communion de l'Eglise et des temps de florissants renouveaux culturels auxquels les chrétiens de l'orient ont largement contribué... Tous les chrétiens sont appelés à répondre au commandement du Seigneur...de conduire les autres à le connaître et à l'aimer. Dans les faits, les vicissitudes de l'histoire ont fortifié les membres des Eglises particulières pour remplir ce devoir avec vigueur et se confronter résolument aux réalités pastorales de ce temps".
A Jérusalem, « le messie n’est peut-être plus très loin »
A Jérusalem, « le messie n'est peut-être plus très loin », sourient Catherine Dupeyron et Jean-Marie Allafort qui évoquent les «ultimes préparatifs» de la venue du pape dans leur nouvelle fenêtre en ligne sur la vie des communautés chrétiennes, juives et musulmanes de Jérusalem, « Jérusalem & Religions ». Le pape Benoît XVI arrive à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv dans 48 h, lundi 11 mai.
Jordanie : Le prince Ghazi remercie le pape pour son courage moral
Le prince Ghazi Bin Muhammed Bin Talal, qui a accueilli Benoît XVI, ce samedi matin, dans la Mosquée d'Amman, a remercié le pape pour son « courage moral » d' « agir et de parler en conscience », et pour sa venue en Terre sainte comme « un simple pèlerin de paix qui vient dans une attitude d'humilité et de douceur ».
Le prince Ghazi Bin Muhammed Bin Talal est cousin du Roi Abdallah II et son conseiller dans les affaires religieuses. Il est également président de l'al-Bayt Institute for Islamic Thought et le premier promoteur de la lettre des 138 intellectuels musulmans au pape et aux responsables chrétiens : « Une parole commune ».
Spécialiste du Proche Orient pour l’organisme international de charité catholique Aide à l’Église en Détresse (AED), Marie-Ange Siebrecht est rentrée le dimanche 3 mai d’un voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens. Dans un entretien qu’elle nous a accordé, elle rapporte les impressions qu’elle a eues en Terre Sainte, alors que le pape Benoît XVI s’apprête à visiter la région, du 8 au 15 mai.
Discours intégral de Benoît XVI au centre « Regina pacis » à Amman
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé au centre « Regina Pacis » à Amman, en Jordanie, ce vendredi après-midi. Il s'agissait de la première étape de son pèlerinage en Terre sainte.
A 15 h 30' locales, le Saint-Père s'est rendu au centre Regina Pacis de Amman, institution de réhabilitation et de réinsertion pour handicapés, fondée par Mgr.Selim Sayegh, Vicaire patriarcal pour la Jordanie. Après le salut du Patriarche latin Fouad Twal il a tenu à féliciter les sœurs comboniennes et l'équipe des laïcs qui se dévouent à l'oeuvre: "Comme d'innombrables pèlerins avant moi, je peux, à mon tour, satisfaire le désir profond de toucher, de tirer réconfort et de vénérer les lieux où Jésus a vécu, lieux qui ont été sanctifiés par sa présence. Aux temps apostoliques déjà, Jérusalem était le premier lieu de pèlerinage des chrétiens, mais plus tôt encore, dans l'ancien Proche-Orient, les peuples sémitiques avaient construit des sanctuaires pour marquer et commémorer une présence ou une action divine. Et les gens simples voyageaient vers ces lieux portant une part des fruits de leur pays et du bétail pour les offrir en hommage et en action de grâce. Chacun d'entre nous est un pèlerin et nous sommes tous encouragés à avancer sur le chemin de Dieu... Nous regardons aussi vers l'avenir, parfois avec impatience ou anxiété, mais toujours avec désir et espérance, sachant aussi que d'autres sont là...pour nous encourager. Je sais que les chemins qui ont conduit beaucoup d'entre vous vers le centre Regina Pacis ont été marqués par des souffrances ou des épreuves. Certains d'entre-vous luttent courageusement avec des handicaps, d'autres ont enduré le rejet... Le grand succès de ce centre réside dans la promotion de la juste place à accorder aux personnes handicapées dans la société", proposant exercices et matériel adapté en vue d'une telle intégration.
Discours de Benoît XVI à l'aéroport de Amman en Jordanie
Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a prononcé à son arrivée à l'aéroport de Amman, en Jordanie, ce vendredi, en début d'après-midi, après le discours de bienvenue du roi Abdallah II.
Parti de Rome à 9 h 50', après quatre heures de vol, l'avion papal a atterri sur l'aéroport de Amman (Jordanie), où a débuté le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte (jusqu'au 15 mai), son XII voyage international. Le Roi Abdallah II et son épouse ont salué le Pape, qui a prononcé son premier discours devant les corps constitués et les évêques de Terre Sainte: "Je viens en Jordanie comme un pèlerin pour vénérer les lieux saints où se sont déroulés une partie importante de certains événements clefs de l'histoire biblique". Puis il a salué la capacité de la communauté catholique jordanienne de construire des édifices publics de culte". Cela montre le respect de la Jordanie pour la religion. "La liberté religieuse est, naturellement, un droit humain fondamental. Ma vive espérance et ma prière sont -a ajouté le Pape- que le respect des droits inaliénables et de la dignité de chaque homme et femme soit toujours plus affirmés et défendus, non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde".
Rappel du programme du pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte
Benoît XVI s'est adressé aux Jordaniens, aux Israéliens et aux Palestiniens lors de l'audience générale. C'est l'occasion de rappeler le programme du pèlerinage de paix que le pape accomplira à partir de ce vendredi 8 mai.
Le pèlerinage de Benoît XVI en Terre-Sainte (8-15 mai 2009) le conduira en Jordanie (Amman, Mont Nébo, Béthanie, 8-10 mai) puis en Israël et dans les Territoires palestiniens (11-15 mai).
Le card. Vingt-Trois souligne l´importance du voyage du pape en Terre Sainte
Le cardinal Vingt-Trois souligne l'importance du voyage du pape en Terre Sainte, notamment pour les chrétiens de Terre Sainte et pour la promotion de la paix, indique le site de l'Eglise catholique en France qui offre un dossier sur ce thème.
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, a rappelé l'importance de ce voyage lors d'une conférence de presse le 7 mai à Paris.
Israël : Statut juridique et fiscal des biens ecclésiastiques, affaire bouclée ?
« Statut juridique et fiscal des lieux saints : l'affaire est-elle bouclée ? » Le dossier de presse de « Médias & Evangile » (M&E) piloté par Guillaume de Prémare pour le voyage de Benoît XVI annonce un « scoop » : oui, le dossier serait bouclé quant au statut juridique des propriétés ecclésiastiques catholiques en Israël.
On se souvient que cet accord est prévu par l'Accord fondamental signé le 30 décembre 1993 par le Saint-Siège et Israël. On peut consulter à ce sujet le dossier de M&E qui renvoie pour ce texte à « Un Echo d'Israël ».
Jordanie : Mgr Sayegh appelle les islamistes au dialogue
L'Eglise catholique latine de Jordanie invite les islamistes au dialogue et à ne pas boycotter la visite du pape.
Benoît XVI est attendu dès demain, 8 mai, à Amman, où il restera jusqu'au 11 mai.
Mgr Selim Sayegh, vicaire patriarcal latin de la capitale jordanienne, Amman, a déclaré, lors d'une conférence de presse de mercredi, 6 mai : les islamistes « sont nos frères » et nous voulons qu'ils « participent à l'accueil du pape en Jordanie ».
Le Royaume de Jordanie compte, rappelons-le, 4% de chrétiens sur 5,8 millions d'habitants.
Benoît XVI a toujours souhaité aller en Terre Sainte
Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, affirme que le voyage en Terre Sainte est un rêve que le pape Benoît XVI caresse depuis le début de son pontificat.
Le cardinal Sandri l'a révélé dans des déclarations aux journalistes à l'occasion, le 28 avril, de la présentation dans la salle Marconi de Radio Vatican, du livre « Terre sainte. Un voyage où la foi est jeune » (éd. AVE), du journaliste italien Giorgio Bernardelli, en préparation à la prochaine visite papale.
A la fin de l'audience générale, le Pape a notamment salué des médecins catholiques, rappelant que leur métier a pour cadre le service de l'homme, de sa conception à sa mort naturelle, et qu'ils sont un témoignage de la solidarité chrétienne.
Benoît XVI en Terre Sainte : un signe de la providence selon Mgr Fouad Twal
Dans une interview à Radio Vatican, le 5 mai, Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, a évoqué la joie et l'enthousiasme des chrétiens de Terre Sainte dans l'attente de la venue de Benoît XVI (8-15 mai). « Nous voyons en lui un signe de la Providence », a-t-il affirmé.
A deux jours de l'arrivée de Benoît XVI en Terre Sainte, Mgr Fouad Twal a évoqué le climat de « joie », d'« espérance » et d'« enthousiasme ». « Nous voyons en lui un signe de la Providence qui vient prier avec nous, pour nous tous, pour la paix, pour tous les habitants de Terre Sainte », a-t-il ajouté.
Le pape en Terre Sainte, une opportunité historique pour le dialogue avec l’islam
Que ce soit dans le monde musulman ou dans le monde chrétien, le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte suscite des attentes pour ce qui concerne les relations entre l'islam et le catholicisme.
Lors de ce voyage, le pape accomplira des gestes extrêmement significatifs : il entrera dans une mosquée, à Amman ; il rencontrera les dignitaires religieux musulmans à Jérusalem et à Bethléem ; il visitera la Coupole du Rocher sur l'Esplanade des Mosquées de Jérusalem, ce que Jean Paul II n'a pas eu l'occasion de faire durant sa visite en 2000.
Benoît XVI vers la Terre Sainte – Espoirs et rêves, par le P. Neuhaus, s.j.
Nous reprenons ci-dessous une réflexion du P. David Neuhaus, s.j., vicaire patriarcal chargé des catholiques d'expression hébraïque du patriarcat latin de Jérusalem, publiée par le site de la Custodie de Terre sainte (cf. http://www.custodia.org/) sur la visite du pape en Terre sainte.
Le pèlerinage en Terre Sainte n’est pas un voyage politique
Le voyage de Benoît XVI en Terre Sainte, en programme du 8 au 15 mai, est un pèlerinage pour promouvoir « la réconciliation et la paix », non un événement politique, spécifie le directeur de la salle de presse du Saint-Siège.
Dans le dernier éditorial d'« Octava Dies », le bulletin hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican, qu'il dirige, le père Federico Lombardi, s.j., analyse la signification du prochain voyage qui conduira le pape en Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens.
Plus de 100 rabbins souhaiteront la bienvenue au Pape
Un message signé par plus de 100 rabbins de différentes branches confessionnelles sera publié sur une page du quotidien israélien « Haaretz » pour souhaiter la bienvenue en Terre Sainte à Benoît XVI et encourager le dialogue entre juifs et chrétiens.
Cette initiative vient du rabbin Jack Bemporad, directeur du Center for Interreligious Understandingre (Centre pour la compréhension interreligieuse) du New Jersey et membre de l'International Foundation for Interreligious and Intercultural Education (Fondation internationale pour l'éducation interreligieuse et interculturelle) (www.ifiie.org), rapportent à ZENIT les présidents de cette institution, Adalberta et Armando Bernardini.
Nous publions ci-dessous le texte intégral de la méditation prononcée ce dimanche avant la prière du Regina Caeli, en présence des pèlerins rassemblés place Saint-Pierre.
Après la messe, le Pape a regagné ses appartements pour réciter le Regina Coeli avec les fidèles rassemblés Place-St.Pierre. Ce dimanche étant aussi la Journée mondiale de prière pour les vocations ("Confiance en Dieu et réponse à son appel"), il a dit que la confiance dans celui qui nous appelle tous à la sainteté, et certains à une consécration particulière, a effectivement besoin de prière. Il faut beaucoup prier pour les vocations, individuellement et en communauté, afin que la grandeur et la beauté de l'amour divin entraîne beaucoup à suivre le Christ dans le sacerdoce ou la vie consacrée... De même faut-il prier pour avoir de nombreux époux saints et capables d'ouvrir par l'exemple à leurs enfants l'horizon qu'ouvre leur liberté. Les saints et les saintes que l'Eglise propose à la vénération des fidèles sont les fruits de cette convergence entre l'appel de Dieu et la réponse de l'homme".
Benoît XVI a reçu ce midi la Papal Foundation, fondée à Philadelphie en 1990 par le défunt Cardinal John Krol, et qui recueille annuellement des fonds pour soutenir les activités caritatives du Pape dans le monde. Le Cardinal Anthony Bevilacqua, Archevêque émérite de Philadelphie en est l'actuel président. Après avoir salué les membres de l'association par les paroles de saint Paul: "Grâce et paix à vous de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ", le Pape a dit que "le monde d'aujourd'hui a vraiment besoin de paix surtout pour faire face aux tragédies de la guerre, de la division, de la pauvreté et du désespoir".
Israël : Site Internet pour la visite de Benoît XVI
« Un pont pour la paix », c'est le titre du site Internet ouvert le 15 avril par le gouvernement israélien, en sept langues, pour la visite de Benoît XVI.
Le pape Benoît XVI « inspire une atmosphère de compréhension, de réconciliaton et de paix entre les peuples et les religions », déclare le ministre du tourisme israélien, Mme Ruhama Avraham-Balila.
Sa visite, ajoute Mme Avraham-Balila « encouragera des milliers de pèlerins de par le monde à suivre ses pas ».
La Jordanie a également lancé un site pour la venue du pape (cf. Zenit du 20 avril 2009).
En effet, la viste du pape en Terre Sainte commence par la Jordanie (avec en particulier le site du baptême du Christ).
A l'occasion de la visite du Pape Benoît XVI en Terre Sainte et notamment au Royaume de Jordanie, du 8 au 11 mai 2009, l'Office du Tourisme de Jordanie invite au voyage culturel et biblique.
L'Office du Tourisme a même créé un site web pour relayer l'information et présenter les différentes étapes de ce séjour.
Les internautes auront la possibilité de participer au jeu-concours, organisé à cette occasion, pour remporter de nombreux prix, et notamment des bouteilles d'eau bénite.
Le site met aussi en lumière les multiples sites bibliques de Jordanie, à travers un film, des images, des textes détaillant les spécificités de chaque lieu de pèlerinage
Voici le programme du pèlerinage que Benoît XVI effectuera en Terre Sainte du 8 au 15 mai. L'avion papal atterrira à Amman (Jordanie) vendredi 8 à 14 h 30' locales. Une heure plus tard le Saint-Père visitera le centre Regina Pacis, puis se rendra au palais royal pour rencontrer le roi Abdullah II.
Le 9 mai au matin, il se rendra au Mont Nébo, visitera l'antique basilique puis bénira la première pierre de l'Université de Madaba (Patriarcat latin de Jérusalem). Le Pape visitera ensuite le Musée hachémite et la mosquée Al-Hussein Bin-Talal de Amman, où il rencontrera les chefs religieux musulmans, le corps diplomatique et les recteurs d'universités jordaniennes. De là il se rendra à la cathédrale melkite pour des vêpres avec les prêtres, religieux, séminaristes et consacrés.
Notre Église ne s’avoue pas vaincue et nos collaborateurs non plus!
Le Christ a vaincu la mort! Ce sont les premiers mots qui me viennent après avoir feuilleté les pages de notre prochain magazine, daté du 14 juin. Oui, le prochain NIC est plein de vie! Il reflète une Église bien vivante, encore jeune (oui, oui!) et vigoureuse. Sûrement qu’il y a un peu du souffle de la Pentecôte là-dessous… et peut-être les premiers fruits de la prière au Ciel du père Louis-Marie Parent, o.m.i., l’inspirateur spirituel de notre magazine presque depuis sa fondation? Voici quelques morceaux choisis, histoire de vous mettre l’eau à la bouche!
Cinq pages sur le père Parent. « Il s’est réveillé dans les bras du Père » assure Paul Bouchard au sujet du décès du père Parent qu’il ose appeler « notre papa chéri » et « petit papa de mon cœur ». Il faut dire qu’il y a longtemps qu’il le connaît! Il avait à peine 10 ans la première fois qu’il l’a rencontré. Son témoignage/hommage sur leur relation : touchant!
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