Recherche par étiquette: Loi et règlements
Les actualitésRéforme de la loi sur l'avortement
Le 25 janvier 2012, le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy a annoncé vouloir réformer la loi sur l'avortement. Annoncée par Alberto Ruiz-Gallardon, ministre de la justice, cette réforme exigerait notamment que les mineures obtiennent une autorisation parentale pour avorter. Le ministre n'a pas précisé si la loi serait modifiée sur d'autres points, ni quand le nouveau projet de loi serait présenté.
IVG et contraception au cœur du débat
Le 22 janvier 2012, à l'occasion du 39ème anniversaire de l'arrêt de la Cour suprême reconnaissant le droit constitutionnel de l'avortement, Barack Obama a manifesté "son attachement au droit des américaines de "choisir" d'avorter". Enjeu des prochaines élections du 6 novembre 2012, le sujet fait aujourd'hui polémique aux Etats-Unis : si l'actuel président dit vouloir "protéger" ce qu'il estime être un "droit constitutionnel essentiel", la majorité des candidats du camp républicain s'oppose à l'IVG.
L'IVG, enjeu politique en Espagne et aux Etats-Unis
Le 30 octobre 2011, à l’approche des élections législatives du 20 novembre en Espagne, la droite a annoncé qu’elle modifierait la loi sur l’avortement si elle était élue. En 2010, l’Eglise catholique espagnole avait exprimé son opposition lorsque la loi avait été votée. Jusqu’alors autorisé uniquement en cas de viol, de malformation du fœtus ou de danger pour la santé de la mère, depuis 2010, l’IVG est autorisée librement jusqu’à 14 semaines.
Un tribunal ordonne d’effacer toute trace d’un baptême
Le tribunal de grande instance de Coutances, dans la Manche, a donné raison le 6 octobre 2011 à une personne ayant exigé que son nom soit effacé du registre de baptême. Dans son jugement, le tribunal estime que la présence du nom du plaignant dans les registres de baptême est contraire aux principes garantissant la vie privée. « Le fait d’avoir été baptisé par l’Église catholique est un événement intime constituant une information personnelle sur un individu », peut-on lire dans le texte. Or, « l’existence de ce baptême sur un registre accessible à des personnes tierces à l’individu concerné constitue en soi une divulgation de ce fait qui porte par conséquent atteinte à la vie privée. »
Un projet de loi anti-nataliste en Inde
Un projet de loi anti-nataliste a été proposé par Oommen Chandy, le ministre-président de l’Etat du Kerala au sud de l’Inde. Visant à contrôler la croissance démographique dans l’Etat, ce projet prévoit d’imposer une amende de 10 000 roupies (150 euros) ou une peine de 3 mois de prison aux parents qui auraient un troisième enfant. En outre, les familles de plus de 2 enfants ne bénéficieraient plus des aides sociales publiques, ni du droit de se présenter aux élections locales.
Québec : polémique sur le dépistage de la trisomie 21
En 2010, le gouvernement québécois a lancé un programme gratuit de dépistage prénatal de la trisomie 21 (Cf. Synthèse de presse du 29/04/11). A la date du 30 juin 2011, 8000 femmes avaient participé au programme. Le gouvernement souhaiterait que ce dépistage soit accessible dans toute la province d’ici l'année prochaine et que 50 à 60% des femmes enceintes y recourent. Au Québec, environ 1 enfant sur 770 naît atteint de trisomie 21.
Un guide pour faire connaître la loi Leonetti
Alors que l'affaire Bonnemaison, du nom du médecin urgentiste soupçonné d'euthanasies sur plusieurs de ses patients en fin de vie (Cf. Synthèse de presse du 13/09/11), entraîne de nombreuses confusions concernant la fin de vie, le Collectif Plus Digne la Vie publie un guide de référence intitulé "Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l'appliquer". "Il est urgent de proposer les données nécessaires à une juste compréhension des avancées" de la législation française "en termes de droits des personnes, de lutte contre la douleur et d'accompagnement jusqu'au terme de la vie", souligne Emmanuel Hirsch, président du Collectif.
L'ONU rédige un Plan d'action pour la sécurité des journalistes
Des représentants des agences, programmes et fonds des Nations Unies réunis au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris la semaine dernière ont rédigé un projet de Plan d'action destiné à améliorer la sécurité des journalistes et combattre l'impunité des crimes commis contre cette profession. Plus de 500 professionnels ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions au cours des dix dernières années. Bien davantage encore ont été attaqués, enlevés, agressés sexuellement, intimidés, harcelés, arrêtés ou détenus illégalement. La grande majorité de ces crimes ne concernait pas seulement les correspondants de guerre mais aussi les journalistes travaillant dans leur propre pays, généralement en temps de paix, et couvrant des informations locales. Dans la plupart des cas, les auteurs de ces crimes restent impunis.
Combattre la mondialisation du trafic d’êtres humains
Afin de combattre la plaie que constitue le trafic de femmes et d’enfants avec la plus grande détermination et davantage de résultats concrets, une convergence d’efforts est nécessaire. Il faut une mentalité centrée sur l’unicité de la dignité de chaque personne, la sécurité d’une punition pour les trafiquants, la lutte contre la corruption, un enseignement correct dans les écoles en ce qui concerne les rapports réciproques entre l’homme et la femme, l’impartialité des moyens de communication de masse lorsqu’ils traitent des dommages créés par ce trafic. C’est ce qu’a affirmé S.Exc. Mgr Silvano M. Tomasi, Archevêque titulaire d’Asolo et Observateur permanent du Saint-Siège près le Bureau des Nations unies et les Institutions spécialisées à Genève dans son intervention d’hier sur l’esclavage contemporain dans le cadre de la 18ème session du Conseil pour les Droits de l’homme.
Lutter contre les avortements sélectifs
Un Conseil de la commission européenne a approuvé une proposition de directive européenne interdisant aux futurs parents de connaitre le sexe de leur enfant avant la naissance. Cette directive a été proposée dans le but de lutter contre les avortements sélectifs en fonction du sexe de l’enfant.En effet, le nombre d’avortements d’enfants de sexe féminin prend des proportions inquiétantes dans les anciens pays membres de l’URSS.
Pour Mgr Minnerath, refuser le mariage homosexuel n’est pas discriminant
ROME, Jeudi 16 juin 2011 (ZENIT.org) – L’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, a estimé qu’il n’y avait « aucune discrimination » à refuser le mariage homosexuel, rappelant que le mariage entre un homme et une femme a toujours été protégé par les sociétés « parce qu’il fonde la famille en assurant la survie et le développement de l’espèce ».
Mgr Minnerath réagit au projet de loi débattu au Parlement sur le mariage de deux personnes de même sexe.Une proposition de loi rejetée le 14 juin par 293 voix contre 222 à l'Assemblée nationale.
France : Nouvelle mobilisation sur la bioéthique
Rome – « Etant donné l’urgence de mobiliser à nouveau les citoyens au sujet du projet de loi de bioéthique », qui arrive au Sénat le 1er juin et sera voté en séance le 8 juin prochain, la Fondation Jérôme Lejeune relance la pétition qui a rassemblé près de 30 000 signataires en une quinzaine de jours. Nouvel objectif de l’appel : 65 000 signatures !
www.signezcontreleugenisme.org
Loi de bioéthique : la position de la Fédération Protestante de France
La Fédération protestante de France (FPF) a rappelé sa position concernant le projet de loi de bioéthique. Publiant un communiqué sur son site internet le 26 mai 2011, elle a largement repris son rapport publié en 2009 sur la question.
Allemagne : oppositions au DPI
En Allemagne, l’Eglise catholique et la Caritas ont condamné les projets de loi visant à autoriser le diagnostic préimplantatoire (DPI) et se sont prononcés pour "une interdiction absolue et sans exception".
GPA : le droit doit protéger le corps des femmes
Dans le Quotidien du médecin, le Dr Agnès Noizet, praticien hospitalier au Centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) de l’hôpital de la Conception à Marseille, se réjouit de ce que l’Assemblée puis le Sénat aient choisi de refuser de légaliser la gestation pour autrui (GPA). Avec cette pratique, c’est en effet "vers une instrumentalisation de la femme que l’on risque d’évoluer". "Certes, le but en est louable, puisqu’il s’agit d’avoir un enfant, mais tout usage du corps de l’autre reste répréhensible. Tout est donc techniquement possible, le seul frein, le seul guide, c’est le droit qui oblige à respecter les grands principes d’éthique, car tout ce qui est techniquement possible n’est pas nécessairement humainement souhaitable", note-t-elle en précisant que la GPA contredit les grands principes d’éthique médicale et humaine : ne pas nuire et respecter la non-patrimonialité du corps humain.
États-Unis : pas de financement public pour l’avortement
Aux États-Unis, la chambre des représentants a décidé de faire passer le "No Taxpayer Funding for Abortion Act" qui garantit que l’argent des contribuables ne serve pas au financement de l’avortement.
Cela permet notamment à la grande majorité des médecins, infirmiers et hôpitaux qui ne font pas d’avortements de rester intégrés au système de santé public et de demeurer ainsi accessibles aux patients qui en ont le plus besoin.
Interdiction des phtalates et des parabènes
Le 4 mai 2011, les députés ont adopté en première lecture, par 236 voix contre 222, une proposition de loi du Nouveau Centre interdisant l'utilisation de produits chimiques suspectés d'être des perturbateurs endocriniens : les phtalates, les parabènes et les alkylphénols. Ce vote s'est fait à la surprise générale contre l'avis du gouvernement et de l'UMP et a été accueilli par des applaudissements dans l'hémicycle.
La proposition de loi avait été auparavant rejetée, le 5 avril dernier, par la commission des affaires sociales, et le ministre de la santé Xavier Bertrand avait proposé d'attendre le résultat d'expertises avant toute interdiction (Cf. Synthèse de presse du 18/04/11).
Loi de bioéthique : le débat continue
Le 8 avril 2011, le Sénat a confirmé la plupart des orientations de sa Commission des affaires sociales pour le projet de loi bioéthique. Le texte adopté en première lecture entérine plusieurs modifications majeures qui contredisent les choix effectués par les députés, le 15 février 2011.
Contre l'avis du gouvernement, les sénateurs ont autorisé la recherche sur l'embryon humain. Ils ont supprimé la mesure adoptée par les députés sur le dépistage prénatal (DPN) disposant que les médecins proposent les examens de DPN "lorsque les conditions médicales le nécessitent". Le transfert d'embryon post mortem, qui avait été voté à l'Assemblée nationale, a été écarté, ainsi que le don d'ovocytes pour les femmes nullipares, conformément à l'avis de la commission des affaires sociales. En revanche, contrairement à l'avis de la commission, les sénateurs ont voté en séance l'extension de l'assistance médicale à la procréation "à tous les couples", l'ouvrant de facto aux femmes homosexuelles. Ils se sont aussi prononcés, après un long débat, pour le maintien de l'anonymat du don de gamètes bien que la commission en préconisait la levée. Enfin, les sénateurs ont réintroduit une clause de révision de la loi de bioéthique dans un délai de 5 ans.
Révoqué pour avoir projeté une vidéo anti-IVG à ses élèves
Après avoir été suspendu quatre mois, un professeur d'histoire-géographie, Philippe Isnard, a été révoqué pour avoir montré à ses élèves une vidéo anti-avortement dont les images sont quasi-insoutenables. La réaction des lycéens et des parents, choqués, avait déclenché l'ouverture d'une enquête.
Le professeur conteste sa révocation sur le site ProVie » : « Mon crime ? Avoir organisé comme nous l'ordonnent les textes, un débat contradictoire. » Selon ce même site, il devrait faire appel devant le tribunal administratif. "Les élèves concernés par mes débats sur l’IVG, sont ceux que l’Education nationale considère comme majeurs sexuellement au point de leurs distribuer des pilules abortives sans l’accord de leurs parents."
Révision de la loi de bioéthique : deuxième lecture au Sénat
Le Sénat entame aujourd’hui la deuxième lecture du projet de loi sur la bioéthique. Le texte, modifié les 29 et 30 mars 2011 par la Commission des Affaires Sociales sera discuté jusqu’au 7 avril 2011. Il comporte des enjeux majeurs.
Le premier concerne la levé de l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain, votée par la Commission. Le sénateur Alain Milon, rapporteur au Sénat du projet de loi sur la bioéthique, se dit "pragmatique" et favorable à ce changement de régime : "Les chercheurs doivent pouvoir travailler de façon pérenne. En outre, à l’heure actuelle, notre système d’interdiction-dérogation est illisible à l’étranger." Dans un communiqué, la Fondation Jérôme Lejeune a dénoncé une "rupture radicale avec le choix de la France de respecter la vie et la dignité de l’embryon humain dès le commencement de son développement : ‘La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie’ (article 16 du code civil)". Elle a souligné qu’un tel choix est d’autant plus "scandaleux" qu’il ne repose sur aucune justification scientifique mais est en lien avec les investissements de la recherche pour l’industrie pharmaceutique.
France: Une enfant de parents homosexuels, née de mère porteuse, inscrite à l'état civil
Le 10 février 2011, le tribunal de Nantes a ordonné d'inscrire à l'état civil français l'acte de naissance d'une petite fille née en 2001 d'une mère porteuse en Californie.
Ce jugement porte sur un cas particulier car le père de l'enfant, qui vit en couple avec un autre homme, n'était pas français au moment de la naissance de l'enfant. L'acte de naissance américain mentionne les deux hommes conformément au droit californien. 9 ans après la naissance de sa fille, son père demande la nationalité française qu'il obtient en 2010, ce qui la confère également à l'enfant. Le procureur de Nantes refuse toutefois la transcription de l'acte de naissance à l'état civil, son mode de filiation étant interdit en France. Ayant saisi le tribunal de Nantes, le père se trouve devant un nouveau refus : le parquet remarque que l'enfant est issue de deux hommes, "un fait déclaré qui ne correspond pas à la réalité". De plus, il s'oppose à ce qu'une gestation pour autrui, réalisée à l'étranger, entraine des effets juridiques en France où cette pratique est interdite.
Italie : alimentation et hydratation dans la loi sur la fin de vie
La Chambre des députés italienne a examiné, lundi 7 mars 2011, un projet de loi sur la fin de vie, déjà approuvé par le Sénat de la République.
Le texte, controversé, prévoit l’obligation d’alimenter et d’hydrater le patient, alimentation et hydratation constituant non des "thérapies" mais "un soutien vital" pour la personne. Elles ne peuvent être arrêtées à moins de n’être "plus efficaces ni adaptées aux conditions de vie du patient". Par ailleurs, le projet précise que le médecin, en vertu de l’alliance thérapeutique qu’il passe avec le patient, n’est pas obligé de suivre la déclaration anticipée de traitement (DAT) établie par celui-ci : son devoir est au contraire de l’évaluer "en conscience sur la base de ses connaissances". En cas de conflit entre le médecin et la personne de confiance, nommée par la DAT, la décision est renvoyée à un collège de médecins, qui n’a pas de fonction contraignante.
Enfants nés de mères porteuses et état civil
Le 8 mars 2011, la Cour de cassation examine le cas du couple de Dominique et Sylvie Mennesson dont les jumelles sont nées d'une mère porteuse en Californie aux Etats-Unis en 2000. La gestation pour autrui étant interdite en France, la filiation n'avait pas été reconnue à leur retour en France. Le couple s'était alors lancé dans un combat judiciaire pour que leurs filles soient inscrites à l'état civil français. En mars 2010, la Cour d'appel de Paris avait confirmé la filiation des jumelles avec leurs parents français mais refusé l'inscription de leurs actes de naissance à l'état civil.
Bioéthique : "La loi doit être claire et univoque, non schizophrène"
Politique magazine publie une interview de Dominique Souchet, député de Vendée, sur les enjeux liés à la révision de la loi bioéthique. Infertilité, dépistage prénatal généralisé pour les femmes enceintes, etc. : bien plus qu'auparavant, la science fait irruption au coeur de nos existences quotidiennes et met en jeu notre conception même de la vie. C'est pourquoi "la réflexion bioéthique ne doit pas rester l'apanage d'un cercle restreint de spécialistes". La bioéthique, rappelle Dominique Souchet, est "une des rares compétences que les Etats [européens] n'ont pas abandonné à l'Union européenne". Dans le rapport final des états généraux de la bioéthique, les citoyens avaient insisté sur le fait que "la France est un pays souverain qui ne doit pas se soumettre à la pression internationale en matière d'éthique". C'est pourquoi la responsabilité des élus ne peut être confisquée par un corps d'experts ou déléguée à des "personnalités techno-scientifiques désignées", qui sont "plus aisément exposées à des conflits d'intérêts industriels, financiers et commerciaux". Elle ne doit pas non plus être déléguée à "aucune agence, fût-elle de biomédecine".
Elle entre en vigueur ce 1er mars 2011
Rome - La loi de l'Etat de la Cité du Vatican sur « la citoyenneté vaticane, la résidence et l'accès - et la circulation pour qui non est résident - à la Cité du Vatican » entre en vigueur ce 1er mars 2011.
La nouvelle norme est expliquée dans L'Osservatore Romano en italien du 2 mars 2011 par Mgr Giorgio Corbellini, président de la Commission qui a préparé cette loi, et composée du sous-secrétaire pour les Relations avec les Etats, Mgr Ettore Balestrero, Mgr Sergio Felice Aumenta, et de MM. Claudio Ceresa, Vincenzo Mauriello, Carlo Carrieri, Raffaele Ottaviano et Costanzo Alessandrini. Leur travail a été achevé le 16 juin 2010, et le projet définitif a été présenté au cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, avant l'approbation par le pape.
"Bébé-médicament" : évaluation requise avant approbation du projet de loi
Jean-René Binet, professeur de droit privé à l'université de Franche-Comté et membre de l'Institut universitaire de France, rappelle que la pratique du "bébé-médicament", autorisée à titre expérimental depuis 2004, nécessite d'être évaluée avant d'être pérennisée ainsi que le propose le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale.
France: Le Sénat a rejeté l'euthanasie
La Commission des affaires sociales du Sénat a fait marche arrière sur l'euthanasie le 25 janvier 2011. Gilbert Barbier, sénateur RDSE (rassemblement démocratique et social européen, ex radicaux de gauche) et Marie-Thérèse Hermange, sénatrice UMP, ont présentés deux amendements proposant de supprimer l'article 1er de la proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie (Cf. Synthèse de presse du 25/01/11). La Commission a également donné son feu vert à 6 autres amendements qui ont rayé les autres articles de la proposition de loi.
Russie : encadrer l'avortement
L’Eglise orthodoxe russe a remis un document aux autorités russes comportant des propositions de politique familiale, demandant notamment d’encadrer l’avortement et d’en compliquer la procédure administrative.
La Croix : dossier sur la fin de vie
La Croix publie en exclusivité le dernier bilan du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs, qui est l'objet d'une attention accrue depuis l'évaluation de la loi Léonetti sur la fin de vie en 2008.
Espagne: Nouvelle loi sur l'avortement
La loi espagnole autorisant l'avortement durant les 14 premières semaines de grossesse sans restriction, et jusqu'à 22 semaines en cas de risques pour la santé de la mère ou de malformations du fœtus, est entrée en vigueur le 5 juillet 2010. « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Lejeune, fait le point.
L'avortement était jusqu'alors autorisé en Espagne jusqu'à 12 semaines en cas de viol et jusqu'à 22 semaines en cas de "danger pour la santé physique ou psychologique de la mère" ou de malformations du foetus.
Taiwan: les mères porteuses bientôt légales?
Ces dernières semaines à Taiwan, les médias ont révélé plusieurs affaires de couples ayant fait appel à des mères porteuses pour avoir des enfants. Les cas de deux Taiwanais fortunés ayant fait venir des femmes d'Ouzbékistan pour porter leurs enfants après une fécondation in vitro ont notamment été décrits par la presse. La législation taiwanaise interdit la gestation par autrui (GPA), mais des cercles médicaux réclament une évolution en faveur de la légalisation de la GPA.
Un nouveau réseau citoyen appelle les Québécois à se mobiliser contre l'euthanasie
Les Québécois et Québécoises sont vivement encouragés à se joindre à une campagne visant à éviter que l’euthanasie et le suicide assisté n’entrent clandestinement dans le système de santé public, déguisés en traitement médical.
Vivre dans la Dignité, un nouveau réseau citoyen, lance officiellement sa campagne aujourd’hui. Il invite les citoyens et citoyennes du Québec à entrer dans le combat pour faire clairement comprendre au Gouvernement Charest qu’il faut rejeter l’euthanasie et le suicide assisté, qui sont des pratiques non nécessaires et dangereuses.
Le juge qualifie de totalitaire l'obligation d'enseigner la matière ÉCR de façon laïque
«L'obligation imposée à Loyola d'enseigner la matière ÉCR de façon laïque revêt un caractère totalitaire qui équivaut, essentiellement, à l'ordre donné à Galilée par l'Inquisition de renier la cosmologie de Copernic.» (al. 331) déclare le juge Gérard Dugré de la Cour supérieure du Québec dans son jugement rendu le 18 juin 2010. Jugement qui non seulement annule la décision du 13 novembre de la Ministre de l’Éducation et déclare que le Collège est exempté d’utiliser le programme établi par elle pour «enseigner la matière obligatoire ÉCR aux deux cycles de l’enseignement secondaire général», mais il autorise le collège à «enseigner la matière obligatoire ÉCR en utilisant son programme» (al. 334 à 336), un programme confessionnel ayant une perspective catholique.
Projet de loi en faveur de l'euthanasie rejeté!
Nous avons le bonheur de vous annoncer, si vous ne le savez pas déjà, qu'à l'issue du vote tenu en Chambre des communes à 17 h 30 aujourd'hui, le projet de loi C-384 visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté au Canada a été rejeté fortement avec 228 votes contre et 59 votes pour.
Canada : proposition de loi pour l'euthanasie
Le Parlement canadien s'apprête à voter, le 21 avril 2010, une proposition de loi intitulée "Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement)", déposée par la députée Francine Lalonde. Inspirée par les législations sur l'euthanasie et le suicide assisté existant déjà en Belgique, au Luxembourg et aux Pays Bas, cette loi vise à autoriser les "personnes en fin de vie, dont les souffrances sont insupportables et ne peuvent être soulagées, de demander à un médecin de les aider à mourir, à certaines conditions".
Les périls de la révision de la loi de bioéthique
Dans Marianne, le philosophe Christian Godin évoque les différentes propositions du rapport parlementaire de Jean Leonetti et montre le caractère utilitariste de l'éthique qui sert de plus en plus "une volonté individuelle portée à l'absolu et jamais interrogée". Christian Godin montre comment "la vie et la mort sont devenues des enjeux politiques" et combien la partie qui se joue autour de cette révision de la loi de bioéthique de 2004 est complexe. Il repère cinq acteurs principaux : tout d'abord, "l'Etat, prudent, voudrait un simple toilettage de la loi", et "face à lui, des groupes actifs et influents défendent des positions radicales". Viennent ensuite ceux qui souhaitent le maintien du statu quo, et "les lobbies technoscientifiques qui ont évidemment tout à gagner à l'ouverture des marchés et des consciences, mais aussi tout intérêt à jouer en sourdine". Le cinquième pôle est "l'opinion publique, elle-même partagée, attentiste, pleine de crainte et d'espoir mêlés".
La Cour suprême américaine refuse de se prononcer
Ce lundi la Cour suprême américaine a refusé de se prononcer sur la validité d’une loi du Massachussetts qui prohibe les protestations aux abords des cliniques qui pratiquent l’avortement. Les avocats des parties demanderesses s’investissent de manière récurrente pour conseiller les mouvements "pro-life". Ils souhaitaient faire appel d’une décision rendue en juillet dernier par la cour d’appel du premier circuit qui avait jugé raisonnable l’établissement d’une zone de 35 mètres dans laquelle les manifestations seraient prohibées autour des cliniques qui procèdent aux avortements.
Corée du Sud : application de la loi d'interdiction de l'avortement
Depuis quelques semaines, la Corée du Sud applique strictement la loi interdisant l'avortement, votée en 1953, alors que pendant longtemps, les autorités ne l'ont pas fait respecter, peut-être pour freiner l'accroissement démographique. Selon le ministère de la Santé et des Affaires familiales, on compte aujourd'hui 350 000 avortements en Corée du Sud, soit 30 pour 1000 femmes, et l'Eglise catholique annonce 1,5 million d'avortements par an. Pour 300 dollars (220 euros environ), les femmes pouvaient recourir à une IVG dans la plupart des cliniques gynécologiques.
Etats-Unis : réforme de la santé et accord sur l'avortement
La réforme de la santé de Barack Obama a été adoptée à 219 voix contre 212 dans la nuit du 21 au 22 mars 2010 à la Chambre des représentants. Des députés démocrates dont Bart Stupak refusaient de voter en faveur de cette réforme qui autorisait l'utilisation des fonds fédéraux pour financer l'avortement (Cf. Synthèse de presse du 9/03/10). Barack Obama a finalement obtenu leurs voix en acceptant de promulguer un décret garantissant que la réforme de santé ne modifiera pas les restrictions qui interdisent d'utiliser des fonds fédéraux pour l'avortement.
Le jugement fait obligation aux médecins de pratiquer l'intervention
La jeune fille de 15 qui a obtenu de la juridiction suprême de la province de Chubut, en Argentine, le droit d’avorter à la suite de viols commis par le concubin de sa mère qui se trouve être aussi le père de ses 4 jeunes frères et sœurs. Le « journal digital de Santa Fé », Notife, a eu accès au jugement de 80 pages qui fait une interprétation large de la loi pénale qui ne prévoit pas de peine dès lors que la grossesse résulte d’un viol ou d’un abus sexuel sur une femme handicapée. Les juges ont prévu que si l’hôpital régional se refuse à pratiquer l’intervention la jeune fille devra pouvoir obtenir satisfaction dans un autre hôpital ou dans une clinique privée.
Réforme de la Santé et avortement : le conflit se durcit aux Etats-Unis
Le représentant Bart Stupak et onze autres élus démocrates menacent de mettre en péril la réforme du système de santé du président Barack Obama.
Roselyne Bachelot renforce l'accès à l'avortement
Le 8 mars 2010, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé une augmentation de près de 50% des forfaits de rémunération versés aux établissements pratiquant des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Cette nouvelle rémunération s'élèvera dans les prochaines semaines à 625 euros au lieu de 383 euros, somme qui correspond au coût "d'une IVG classique, sous anesthésie générale, pratiquée à l'hôpital en ambulatoire". Cette mesure vise à faciliter l'accès à l'IVG et à éviter que les établissements effectuant des lVG renoncent à le pratiquer, l'IVG étant considéré comme une "activité déficitaire aujourd'hui". La ministre a affirmé que "des discussions étaient en cours pour le remboursement prochain des patchs et des anneaux contraceptifs". Elle a également "confirmé la mise en place d'une consultation gratuite auprès des médecins généralistes volontaires" pour répondre aux difficultés d'accès à un centre de planning familial pour les jeunes filles vivant dans les zones rurales. Une campagne d'information sur la contraception à destination des jeunes est en cours pour l'outre-mer, et "des mesures sur l'éducation sexuelle à l'école seront prochainement annoncées".
L’affaire des crucifix rejugée par la Cour européenne des Droits de l’Homme
« L'affaire des crucifix », qui a fait tant de bruit en Italie et dans le monde, il y a quelques semaines, va être rejugée par la Cour européenne des Droits de l'Homme. Le European Center for Law & Justice (ECLJ), ONG spécialisée dans la défense de la liberté de religion et de conscience, a annoncé son intention de se porter « tierce partie » dans cette affaire afin de défendre une saine conception de la liberté religieuse.
Nous publions ci-dessous un communiqué du ECLJ qui explique pourquoi « l'affaire des crucifix » va être rejugée et les enjeux de cette décision.
ÉCR en Appel - Une décision qui marque la brèche en faveur de l'exemption
MONTRÉAL, le 25 févr. - Dans une décision émise le 24 février dernier, la Cour d'appel du Québec reconnait, aux établissements d'enseignement privé, le droit d'exemption du caractère obligatoire du cours d'éthique et culture religieuse.
"Au nom de tous les parents et enseignants du Québec, nous sommes heureux de cette première décision contre l'imposition unilatérale du cours ÉCR de la 1ère année du primaire, jusqu'à la 5e année du secondaire", a mentionné le président de la Coalition pour la liberté en éducation - CLÉ, M. Sylvain Lamontagne.
Le Nicaragua refuse l'avortement thérapeutique
Le 8 février 2010, le Nicaragua a dit son refus d'autoriser l'avortement thérapeutique lors de l'Examen périodique universel des droits de l'homme auquel tous les Etats membres de l'ONU se soumettent. "Les transformations légales et les nouvelles dispositions relatives à l'avortement au Nicaragua sont le résultat de l'exercice de la souveraineté dans notre pays (...), il ne s'agit pas d'une affaire religieuse", a déclaré Ana Isabel Morales, ministre du gouvernement, en se référant à l'interdiction de l'avortement au Nicaragua.
Chine : Une plainte de l’Eglise catholique rejetée
Le 3 février, la Cour d'appel de Hongkong a rejeté la plainte déposée par l'Eglise catholique au sujet de l'inconstitutionnalité de la Loi sur l'éducation de 2004, rapporte aujourd'hui « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
Benoît XVI sur l’égalité des homosexuels et la liberté
Le discours adressé par Benoît XVI, le 1 février, aux évêques d'Angleterre et du Pays de Galles a soulevé quelque réaction critique de la part de journaux et sur Internet, ces derniers accusant le pape d'ingérence, après sa prise de position contre un projet de loi sur l'égalité des homosexuels.
A ce propos, le porte-parole du Saint-Siège a souligné que les paroles du pape n'ont pas été comprises correctement, car «garantir les mêmes opportunités pour tous les membres de la société est un noble objectif». Toutefois, a-t-il ajouté, « il arrive que pour obtenir cela on ait recours à des lois qui imposent des limites injustes à la liberté des communautés religieuses d'agir selon leurs propres convictions ».
Ce que le pape a vraiment dit aux évêques d'Angleterre
Le 1er février dernier, Benoît XVI a reçu les membres de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles en conclusion de leur visite Ad Limina. Devant ses hôtes il a dit que, "malgré l'influence du sécularisme, il existe des signes d'une foi vivante chez les catholiques", rappelant par exemple le grand enthousiasme provoqué par le pèlerinage des reliques de sainte Thérèse, la perspective de la béatification du Cardinal Newman ou l'attente des jeunes pour la prochaine Journée mondiale. A l'occasion de ma prochaine visite apostolique en Grande-Bretagne, a-t-il ensuite déclaré, "j'aurais l'occasion de constater cette foi et de la confirmer en tant que Successeur de Pierre. Pendant ces mois de préparation, je veux encourager les fidèles anglais et gallois en les assurant de ce que le Pape les porte dans son coeur et dans sa prière".
Deux résolutions problématiques au Conseil de l´Europe
Deux résolutions vont être soumises à l'examen et au vote du parlement européen, cette semaine : l'un vise à promouvoir les droits des « LBGT » (Lesbienne, Gay, Bisexuels et Transsexuels), notamment au mariage, à l'adoption ou à l'insémination artificielle ; et l'autre à encourager une politique de réduction démographique, notamment au moyen de l'avortement, explique Grégor Puppinck dans cet entretien à ZENIT.
Grégor Puppinck est Directeur du European Centre for Law and Justice*, une ONG basée à Strasbourg spécialisée en droit européen ; il a participé aux travaux du « Comité d'experts sur la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre » (DH-LGBT) du Conseil de l'Europe.
Sang de cordon : débat autour d'une proposition de loi
Le quotidien La Croix consacre un dossier à la conservation du sang de cordon en France et aux problématiques soulevées par la proposition du député UMP Damien Meslot, de favoriser le développement des banques privées de sang de cordon en France. Au-delà de l’opposition privé- public, c’est la question de l’utilisation autologue ou allogénique du sang ainsi conservé qui est soulevée. La proposition faite par le député Damien Meslot vise à autoriser la conservation de sang de cordon autologue dans un modèle dit familial-solidaire, c'est à dire pour un éventuel usage ultérieur pour son propre enfant avec la possibilité de le céder à une autre personne si besoin est mais avec l’accord des parents. Il estime que cette loi est nécessaire pour permettre une augmentation des unités de sang de cordon ombilical conservées en France, nombre jugé aujourd’hui très insuffisant, 7 000 unités en 2008 (Rapport de la sénatrice Marie-Thérèse Hermange 2008) au lieu des 50 000 nécessaires pour répondre aux besoins de greffes en France.
USA : nouvelle version de la couverture santé sans financement de l'IVG
Le Sénat américain a voté jeudi 24 décembre 2009 une nouvelle version de la loi sur la réforme de la couverture Santé: le texte a été reçu à 60 voix contre 39. Le président Barack Obama s'est réjoui de ce succès législatif, le qualifiant "d'historique". Pour contrer les obstructions, les partisans du projet de loi ont dû faire deux concessions majeures : renoncer à "l'option publique" dont on craignait qu'elle fasse concurrence aux assurances privées et interdire l'utilisation des fonds publics pour rembourser l'avortement.
Etats-Unis : la réforme de la santé devrait passer avec une interdiction de financement de l'avortement
« Après un siècle de négociations, nous sommes sur le point d’aboutir sur la Réforme de Santé ». Barack Obama s’est exprimé, le 20 décembre, avec satisfaction sur la quasi certitude de vote du projet de réforme santé par le Sénat, avant Noël comme il l’avait annoncé il y a quelques jours. Le « dernier » Sénateur démocrate du Nebraska vient en effet de se rallier aux autres voix démocrates, apportant ainsi le nombre de votes requis pour faire passer le projet de loi au Sénat. Mais à une condition, l’absence d’utilisation de fonds publics pour la couverture santé de l’avortement.
L'Irlande défend à Strasbourg son droit à interdire l'avortement
L'Irlande a défendu, mercredi 9 décembre, devant la Cour européenne des droits de l'homme sa législation sur l'avortement, l'une des plus restrictives d'Europe.
La Cour de Strasbourg examinait la requête de deux Irlandaises et d'une Lituanienne qui affirment que la loi irlandaise a mis leur vie en danger, les a soumises à des traitements inhumains, a violé leur droit au respect de leur vie privée et constitue une discrimination fondée sur le genre.
Référendum sur les minarets : Mgr Veglio soutient la position des évêques suisses
Le Vatican réagit dans la « ligne » des évêques catholiques de Suisse au lendemain du référendum pour l'interdiction à l'avenir de la construction de minarets - et non de mosquées - sur le territoire de la confédération helvétique. Les évêques invitent à toujours défendre « la paix religieuse ».
Mgr Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement a répondu à ce sujet aux questions de l'agence italienne Ansa, indiquant qu'il réagissait « dans la ligne des évêques suisses ».
Réserve du vote de la proposition de loi sur l'euthanasie
Le gouvernement a demandé la réserve du vote de la proposition de loi sur l'euthanasie qui était discutée hier, 19 novembre 2009, à l'Assemblée (cf. Synthèse de presse du 19/11/09). Celui-ci a donc été reporté au mardi 24 novembre. Les députés socialistes, à l'initiative du texte, ont quitté l'hémicycle pour protester contre la décision du gouvernement et ont boycotté la suite de la discussion.
Manuel Valls, rapporteur du texte, avait plaidé pour un "droit à l'euthanasie", estimant que "la seule manière d'éviter les dérives est d'admettre enfin la réalité pour mieux l'encadrer". Pour lui, la "généralisation" du recours aux soins palliatifs "ne répondra jamais aux souffrances et aux demandes de tous les malades".
Le finacement de l'avortement réintroduit par le président du Sénat
Dévoilée mercredi dans la nuit, la version Chambre haute de l’ObamaCare, préparée par le président du Sénat, Harry Reid (photo), n’a pas repris le libellé de l’amendement « bipartisan » Stupak/Pitts (un Démocrate et un Républicain, tous les deux pro Vie) qui avait été introduit in extremis dans le projet de loi de la Chambre des Réprésentants, permettant à la loi d’être adoptée à une très étroite majorité (trois voix en fait), et y a substitué son exact opposé, une resucée de l’amendement de la députée Démocrate et pro-avortement Lois Capps, qui avait été rejeté par la Chambre basse.
Droit de l'enfant et droit à l'enfant confondus
Malgré une décision de la Cour Européenne des Droits de l'homme, le Conseil Général du Jura avait refusé deux fois l'agrément demandé par l'une des deux femmes, en tant que célibataire. Le tribunal administratif de Besançon vient d'enjoindre le Conseil Général de délivrer l'agrément.
En l'espèce, l'agrément reconnait que les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt de l'enfant.
La proposition de loi sur l'euthanasie débattue à l'Assemblée
Le texte de proposition de loi pour légaliser l'euthanasie (cf. Synthèse de presse du 23/10/09) sera débattu demain, 19 novembre 2009, à l'Assemblée Nationale. Les députés du PS qui l'ont déposé veulent relancer le débat . Ils estiment en effet que la loi Leonetti, qui autorise l'arrêt des soins curatifs pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables, la mise en place de soins palliatifs et l'administration de sédatifs même si celle-ci doit entraîner la mort du patient, ne permet pas de répondre à toutes les situations de fin de vie. Il faut donc "aller plus loin et refuser l'hypocrisie. Plusieurs milliers de personnes bénéficient d'une "aide" à mourir dans les hôpitaux français, hors de tout cadre légal", affirme Manuel Valls, qui est à l'initiative du texte.
Sous pression, Obama fait marche arrière
Le président américain Barack Obama s'oppose désormais aux entraves au droit à l'avortement adoptées par la Chambre des représentants dans le cadre de la réforme de l'assurance maladie, a déclaré dimanche son principal conseiller, David Axelrod.
Il avait pourtant déclaré "je veux encore lever un malentendu : dans notre projet, aucun dollar fédéral ne sera utilisé pour financer les avortements, et les lois fédérales protégeant la clause de conscience seront maintenues."
Ordonnances falsifiées : la spirale infernale après un avortement
Un couple a comparu hier devant le tribunal correctionnel pour avoir volé et falsifié des ordonnances en vue de se faire remettre toutes sortes de calmants. Ils ont été arrêtés dans une pharmacie mardi à Strasbourg. L'affaire a été renvoyée en raison des désaccords entre les prévenus.
Le 10 novembre, la police est alertée par une pharmacienne de la route de Mittelhausbergen à Strasbourg qu'un couple tente de se faire délivrer des médicaments (des anxiolytiques, NDLR) à l'aide d'une ordonnance falsifiée. Elle indique que trois semaines plus tôt, la mise en cause lui avait déjà remis une fausse ordonnance avant de quitter les lieux précipitamment.
Indonésie. La nouvelle loi instituant les peines de lapidation et de bastonnade doit être abrogée
Une nouvelle loi sanctionnant l’adultère par la peine d’exécution par lapidation et l’homosexualité par une peine de bastonnade pouvant aller jusqu’à 100 coups de bâton doit immédiatement être abrogée. Amnesty International. a réagi dès le 15 septembre.
La Chambre des Représentants de la province de l’Aceh a en effet adopté un Code pénal islamique applicable dans la région. Il interdit un certain nombre d’actes tels que la consommation d’alcool, la participation à des jeux d’argent, les rapports intimes entre personnes non mariées, l’adultère et la fornication, ainsi que l’homosexualité.
Nicaragua : décision attendue de la cour constitutionnelle
Si la Cour suprême nicaraguayenne tarde à rendre sa décision quant à la légalité de nouvelles lois pénales sur l’avortement entrées en vigueur en 2008, la décision devrait désormais être imminente. En effet, si la Cour devait se prononcer en mai 2009 sur la constitutionnalité d’une interdiction totale de l’avortement y compris lorsque la vie d’une femme ou d’une jeune fille enceinte est menacée ou que la grossesse est le fruit d’un viol ou de l’inceste.
Iran. L'appel de la police à pratiquer davantage d'amputations constitue un pas en arrière
Amnesty International s’inquiète de l’appel qui aurait été lancé par Ashgar Jafari, chef de la police criminelle iranienne, en faveur d’une application plus stricte des châtiments islamiques, notamment l’amputation des mains en cas de vol.
Selon l’information donnée par l’agence de presse iranienne Iranian Labour News Agency (ILNA) le 8 novembre www.ilna.ir Ashgar Jafari a déclaré que si ces châtiments étaient appliqués, le taux de criminalité pourrait être réduit de 90 p. cent, sans toutefois fournir de preuve à l’appui de cette affirmation.
Accouchement sous X : disparition du Cnaop ?
Le Conseil national d'accès aux origines personnelles (Cnaop), qui a fêté ses sept ans en septembre 2009, se porte mal : il n'a pas été réuni depuis le mois de février. Composé de 17 membres représentants de l'Etat et d'associations et personnalités, il est pourtant chargé de mettre en oeuvre le dispositif voté par les deux assemblées en 2002 donnant la possibilité pour les personnes adoptées ou pupilles de l'Etat d'accéder à leurs origines tout en respectant la volonté des mères.
Le Pérou suspend la distribution de la pilule du lendemain
Le tribunal constitutionnel du Pérou a décidé de suspendre la distribution de la "pilule du lendemain". Il a estimé qu'en raison de son possible effet abortif, elle était en contradiction avec l'article 2.1 de la Constitution politique du Pérou qui reconnaît le droit à la vie de l'enfant à naître.
Faut-il autoriser la castration physique ?
L'ouverture du procès de Francis Evrard, qui comparaît pour le viol du petit Enis en août 2007, ouvre un débat sur l'autorisation de la castration physique. Ce violeur récidiviste a en effet demandé au Président de la République de pouvoir faire l'objet d'une telle opération, aujourd'hui interdite par la loi française car "contraire à la dignité humaine".
Allemagne : un médecin jugé pour l'homicide de 13 patients
Le Dr Mechtilde Bach, jugée pour l'homicide de 13 patients, a rejeté les charges. Elle est accusée d'avoir administré des doses trop fortes de morphine et de diazepame à ses patients, alors qu'elle travaillait dans un hôpital de la banlieue de Hanovre.
France : deux propositions de lois relatives à l'euthanasie
Quatre ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des malades et la fin de vie (avril 2005) et un an après la remise d'un rapport évaluant son application, le groupe socialiste vient de déposer deux propositions de lois relatives à l'euthanasie auprès de la présidence de l'Assemblée nationale.
A propos de la révision de la loi de bioéthique
Le journal Valeurs Actuelles consacre un dossier à la prochaine révision de la loi de bioéthique qui aura lieu début 2010. Recherche sur l'embryon, mères porteuses et procréation médicalement assistée (AMP) sont les principaux enjeux des futurs débats. "Autant de sujets où s'affirme une certaine idée de l'homme et de sa dignité", explique le journaliste.
Débat sur les directives anticipées en Grande-Bretagne
Le 18 septembre 2007, une jeune femme anglaise de 26 ans, Kerrie Wooltorton, mourait après avoir avalé de l'antigel pour la dixième fois. A l'arrivée de l'ambulance, elle avait refusé le traitement des médecins en leur remettant un "testament de vie" et en leur faisant part verbalement de sa volonté de mourir. Les médecins, se référant à la loi de 2005 relative au droit de mourir - le Mental Capacity Act - respectèrent ses volontés et la jeune femme expira une journée plus tard.
Accouchement sous X : des grands-parents et leur lien de filiation
Le juge des référés du tribunal d'Angers a accordé aux parents d'une jeune fille ayant accouché sous X le droit de prouver leur lien de filiation par expertise de sang. Cette ordonnance, redue le 9 octobre, s'oppose à l'arrêt du 8 juillet, dans lequel la Cour de cassation affirmait, au sujet d'une affaire semblable, que l'accouchement sous X rompait définitivement les liens de filiation entre l'enfant et ses grands-parents (cf. Synthèse de presse du 09/07/09).
Pérou : légalisation partielle de l'avortement ?
Une proposition de loi, adoptée mercredi 7 octobre par une commission parlementaire péruvienne et visant à légaliser partiellement l'avortement, provoque une intense polémique.
Le Pérou ne reconnaît pour l'instant le droit à l'IVG que pour sauver la vie d'une femme enceinte ou pour éviter qu'elle souffre de séquelles irréversibles pour sa santé physique ou mentale. La commission parlementaire propose que ce droit soit étendu aux femmes violées et dans le cas de malformations congénitales du foetus.
Proposition de loi sur la fin de vie
Une proposition de loi de Jean-Marc Ayrault relative "au droit de finir sa vie dans la dignité" a été annoncée jeudi 8 octobre à l'Assemblée Nationale.
Les Espagnols et la libéralisation de l'avortement
Alors qu'il y a un an, 57% des Espagnols soutenaient la réforme de la loi sur l'avortement (cf. Synthèse de presse du 28/09/09) - contre 30% qui se déclaraient contre - 46% seraient aujourd'hui opposés à la libéralisation de l'avortement contre 44% qui y seraient favorables. C'est ce que révèle un sondage, réalisé auprès de 1000 personnes, entre le 28 septembre et le 1er octobre, par Noxa pour le journal catalan La Vanguardia.
Irlande : "oui" au traité de Lisbonne et "non" à l'avortement
Après avoir rejeté le traité de Lisbonne à 53,4% contre 46% en juin 2008, les Irlandais viennent finalement de l'approuver à 67,13%. Ce revirement aurait été suscité par la peur de la crise économique ainsi que l'assurance de garanties sur les "spécificités celtiques".
Report de la requête
La requête en permission d'en appeler du jugement rendu le 31 août dernier, par le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec à Drummondville, qui devait être entendue le 6 octobre 2008, a été remise à une date ultérieure.
Russie : moratoire sur le clonage humain
La ministre russe du Développement social, Tatiana Golikova, a déclaré vendredi 2 octobre 2009 que la Russie allait prolonger pour cinq ans le moratoire sur le clonage d'êtres humains (cf. Synthèse de presse du 12/07/02).
Les canadiens invités à mieux s’informer sur l’euthanasie
Le président de la conférence épiscopale du Canada (CECC), Mgr Vernon James Weisberger, archevêque de Winnipeg, vient de publier une lettre qui invite les membres du parlement et le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, dont l'objectif est de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté dans le pays.
Tout en relevant le fait que les personnes qui veulent rouvrir ce débat sont sans doute motivées par leur préoccupation face à la souffrance des autres, le président de la CECC met en doute les motivations qui animent ces personnes.
Éthique et culture religieuse – La famille demande d'en appeler
Les parents ont finalement déposé le 29 septembre, à la Cour d'appel du Québec, une « requête pour permission d'en appeler » du jugement rendu le 31 août dernier, par le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec à Drummondville.
Inde : ils proposent une loi contre la violence religieuse
L'Eglise en Inde est engagée dans un processus visant à faire voter une loi qui prévienne et combatte la violence interreligieuse en Inde. Elle oeuvre pour que cette loi soit « vraiment efficace ».
Les évêques estiment qu'il s'agit d'un pas important à franchir pour prévenir les cas de violence comme ceux survenus l'année dernière dans l'Etat indien d'Orissa, et un élément dissuasif pour les fondamentalistes.
Ils réclament une loi plus incisive que celle prévue dans le projet initial, avec des mesures rétroactives pour punir les crimes déjà commis.
Royaume-Uni : précisions sur le suicide assisté
Suite aux recours déposés par Debbie Purdy, le responsable des poursuites judiciaires, Keir Starmer, a émis mercredi 23 septembre de nouvelles directives sur le suicide assisté. Si l'euthanasie reste interdite en Grande-Bretagne, les proches d'un malade qui voudrait se donner la mort, dans son pays ou à l'étranger, ne seront plus poursuivis pour l'avoir aidé ou accompagné. Le Suicide Act de 1961 prévoyait pour ce délit une peine de quatorze ans de prison.
Espagne : libéralisation de l'avortement
Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi 25 septembre 2009 le projet de loi sur la libéralisation de l'avortement. Ce projet, très controversé, fait l'objet de réserve même au sein du parti socialiste.
Costa Rica - L’Eglise s’oppose au projet de loi « pour un état laïc »
San José (Agence Fides) – « Une démocratie sans valeurs... se convertit facilement en une dictature et finit par trahir son peuple ». C’est ce qu’on lit dans un message signé par le Cardinal Hugo Barrantes Ureña, Archevêque de San José de Costa Rica et président de la Conférence épiscopale du Costa Rica, relatif au projet de loi n°17511 avancé par le « Mouvement pour un état laïc en Costa Rica ». Selon les promoteurs, le projet naît dans le but de sauvegarder la liberté religieuse des citoyens, par la modification des articles 74 et 104 de la Constitution politique.
Le Parquet défavorable à l'insémination post-mortem
Le ministère public a demandé hier le rejet de la demande de Fabienne Justel qui réclamait le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 23/09/09).
Révision des lois de bioéthique : la recherche sur l'embryon
Dans une interview du 11 septembre 2009 au Généraliste, Roselyne Bachelot a expliqué que la discussion parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique aurait lieu à la fin du premier trimestre 2010 avant que n'expire le moratoire sur la recherche sur l'embryon (11 février 2011). "Si rien n'est fait, cela veut dire que la recherche sur l'embryon sera totalement interdite", a-t-elle affirmé avant de se prononcer quant à elle pour le "maintien de l'interdiction de la recherche avec un régime dérogatoire." Elle estime en effet qu'il faut conserver intangible le principe de non instrumentalisation de la personne humaine sur laquelle repose l'interdiction.
Insémination post-mortem : faire évoluer la loi ?
Fabienne Justel, qui souhaite obtenir le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 29/07/09), se confronte aujourd'hui mercredi 24 septembre 2009 à la justice.
Appel du Président de la CECC pour contrer l’euthanasie
Alors même que le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté reprend à travers le pays, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr V. James Weisgerber, archevêque de Winnipeg, vient de rendre publique une lettre afin d’inviter autant les membres du Parlement que tout le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement).
Pakistan : Emeutes au Penjab après la mort suspecte d’un jeune catholique
Lors des funérailles mercredi 16 septembre, de Fanish Masih (alias Robert Danish), arrêté pour blasphème et décédé le 15 septembre dans la prison de Sialkot, au Penjab, la foule qui suivait le cortège funèbre s'est heurtée violemment aux forces de l'ordre, a rapporté Eglises d'Asie, l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP), le 18 septembre.
Des chrétiens et des membres d'associations pour la défense des droits de l'homme ont également manifesté à Sialkot mais aussi à Lahore, capitale du Penjab, demandant l'ouverture d'une enquête pour meurtre et la suppression des lois anti-blasphèmes, au nom desquelles des violences sont commises régulièrement contre les chrétiens qui représentent 20 millions de personnes au Pakistan, soit un peu plus de 1 % de la population (1).
Les fonctions religieuses autorisées dans les prisons cubaines
Après 50 années d'interdiction, le gouvernement de Raúl Castro Ruiz, a donné mercredi, et de manière régulière, son feu vert aux célébrations de l'Eucharistie, dans les prisons de Cuba, où se trouvent des milliers de prisonniers catholiques.
Une décision accueillie avec satisfaction par l'Eglise catholique. Rappelons que le gouvernement de Fidel Castro avait interdit la messe dès son accession au pouvoir à Cuba, il y a un demi siècle.
Objection de conscience des pharmaciens : la loi française
Alors que le Pape Benoît XVI vient d'appeler les pharmaciens catholiques à l'objection de conscience, Nicolas Mathey consacre sur son blog un article à la situation "bien inconfortable" des pharmaciens français au regard de la loi.
Les pharmaciens sont en effet en France les derniers professionnels de santé à ne pas bénéficier de la clause de conscience alors même que l'admission de l'avortement "en ville" les place en première ligne.
Rapport Mariton : l'occasion d'un nouveau débat sur l'avortement ?
Profitant d’une citation d’Hervé Mariton à l’occasion de la présentation de son rapport : " Reprendre la main sur les questions de société", Pierre-Olivier Arduin et Cécile Edel proposent dans Liberté Politique de remettre la question de l’avortement en débat. Le député UMP, qui a présidé un groupe de trente-deux parlementaires UMP dans l’élaboration de ce rapport, avait en effet déclaré le 16 juillet 2009 au Figaro : "La philosophe Monique Canto-Sperber nous a rappelé que la loi anglo-saxonne en matière d’avortement était beaucoup plus libérale que la loi française. Pourtant, il y a plus d’avortements en France qu’en Grande-Bretagne. Là-bas, on en parle, alors qu’ici, le sujet est exclu du débat public".
Royaume-Uni : allongement du délai de conservation des embryons
Le Gouvernement du Royaume-Uni a apporté des changements à l'Acte Human Fertilisation and Embryology qui prend effet le 1er octobre 2009.
Pakistan - Une autre victime de la loi sur le blasphème.
Lahore – “C’est une loi injuste que nous demandons au gouvernement de révoquer. C’est la mesure en dernier recours qui est responsable des derniers épisodes de violence contre les chrétiens pakistanais. Pour cette raison nous avons lancé, via la Commission Justice et Paix, une pétition et un recueil de signatures, que nous présenterons au Premier Ministre Raza Gilani. Après le massacre de Gojra, il nous a déjà manifesté qu’il semblait favorable à l’abolition, pour protéger l’harmonie religieuse dans le pays. Nous espérons donc que quelque chose se passera. Mais il est vrai également que la majorité des musulmans conservateurs soutient fortement cette loi et est opposée à son abolition” : c’est ce qu’a expliqué, dans un colloque avec l’Agence Fides, Son Exc. Mgr Lawrence Saldanha, Président de la Conférence Épiscopale du Pakistan, en commentant la situation violente et les intimidations que les chrétiens vivent actuellement au Pakistan.
Irak : Libération d’un médecin chrétien enlevé en août dernier
Un médecin chrétien enlevé en Irak, à Kirkouk en août a été libéré, annonce « AsiaNews ».
Samir Gorja, 50 ans, séquestré depuis le 18 août dernier, a été libéré mais il porte des signes de torture et d'abus subis pendant sa détention. Sa famille aurait payé une forte rançon pour obtenir sa libération.
France: Accès à la citoyenneté pour les personnes handicapées
La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, chargée depuis juin de la Solidarité, affirme souhaiter mettre en oeuvre une "véritable politique d'accès à la citoyenneté" pour les personnes handicapées. A cette fin, elle installera avec Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, un "observatoire de l'accessibilité" chargé de rassembler toutes les informations sur les normes et capable de guider les communes dans les travaux d'accessibilité des bâtiments publics dont l'échéance a été fixée au 1er janvier 2015.
France: Rediscussion de la loi sur les tests ADN
Le ministre de l'Immigration Eric Besson a informé le Premier ministre, dimanche 13 septembre 2009, qu'il ne pouvait signer le décret d'application de la loi sur le recours à des tests ADN pour vérifier la filiation de candidats à l'immigration au titre du regroupement familial (cf. Synthèse de presse du 24/10/07). Il affirme qu'il n'est pas en mesure d'en "respecter l'esprit et la lettre". "Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état", a-t-il expliqué.
Avortement : L’Eglise félicite le président américain
Des porte-paroles de la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) ont félicité le président américain Barack Obama pour les propos qu'il a tenus, le 9 septembre dernier, sur l'avortement et la situation des personnes sans assistance sanitaire, lors de débats au Congrès relatifs au plan de réforme de la santé.
« Nous avons en particulier apprécié l'engagement du président à exclure l'utilisation de fonds fédéraux pour l'avortement et à maintenir les lois fédérales existantes qui défendent la liberté de conscience dans l'exercice de l'activité sanitaire », a déclaré Richard Doerflinger, directeur adjoint pour les activités pro-vie de l'USCCB.
France: Mis en examen pour l'homicide de leur fille trisomique
Les parents de la petite Marina, la fillette de 8 ans dont le corps a été retrouvé vendredi dans la banlieue du Mans, ont été mis en examen pour "homicide volontaire sur mineur, séquestration, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans par ascendant et dénonciation de faits imaginaires". Le parquet a réclamé leur incarcération; ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Uruguay: L’Eglise exclue du système des adoptions
Suite à l'approbation par le sénat de la loi autorisant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le mouvement familial chrétien ne pourra plus assurer son service d'assistance dans le système des adoptions en Uruguay.
Sur les 23 sénateurs, 17 ont voté mercredi dernier en faveur du projet de loi visant à modifier le Code de l'enfance et de l'adolescence.
Pologne : rejet de la proposition de loi sur la fécondation in vitro
La Diète, chambre basse du Parlement polonais, a rejeté hier soir, 10 septembre 2009, le projet de loi prévoyant l'interdiction du recours à la fécondation in vitro (cf. Synthèse de presse du 04/09/09) Examiné en première lecture, le texte a été rejeté par 244 députés, alors que 162 l'ont soutenu et que dix se sont abstenus.
Témoins du massacre de chrétiens au Pakistan
Des représentants des chrétiens du Pakistan sont venus à Rome se faire les porte-parole des souffrances et des peurs provoquées par les récents massacres.
Deux prêtres dominicains du diocèse de Faisalabad, P. Pascal Paulus et P. Iftikhar Moon, ont été les témoins oculaires du meurtre de 8 chrétiens et de l'incendie de 70 maisons dans le village de Gojra le 1er août dernier.
Des soins pour les grands prématurés
Un bébé, né très prématurément à 21 semaines et 5 jours, est décédé suite au refus des médecins de le faire admettre dans une unité de soins appropriés. Ils ont expliqué à Sarah Capewell, sa maman, que les directives médicales édictées par la British Association of Perinatal Medicine, stipulent que les soins intensifs ne peuvent être dispensés à des enfants de moins de 22 semaines, dans l’intérêt même de l’enfant. Il n’aurait donc manqué au petit Jayden que deux jours. En réalité, le texte des directives médicales estime qu’un enfant de moins de 23 semaines ne peut survivre et qu’utiliser des traitements aux méthodes agressives ne peut contribuer qu’à prolonger ses souffrances.
Costa Rica : Les évêques défendent la famille
A l'occasion d'un projet de loi sur les unions homosexuelles, les évêques du Costa Rica défendent la famille, indique Fides, l'agence missionnaire du Vatican.
Pour le président de la conférence épiscopale, l'Eglise voit dans la famille « une valeur très importante, qui doit être défendue contre tout ce qui met en danger sa solidité et qui porte préjudice à son existence ».
Insérer le "respect de la dignité humaine" dans la Constitution française?
Une proposition de loi constitutionnelle a été enregistrée à la Présidence de l'Assemblée Nationale le 19 juin 2009 et publiée sur le site de l'Assemblée Nationale le 7 septembre 2009. Déposée par Monsieur Patrick Debray, elle propose de compléter la Constitution française en son Préambule et en son article 1er en insérant le respect de la "dignité humaine". Les termes "dignité humaine" seraient ainsi insérés dans le Préambule, après les mots : "institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de". Quant à l'article 1, le membre de phrase : "Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion" serait suivi de : "Elle reconnaît l'égale dignité de chacun".
Québec : l'avortement et l'euthanasie en débat
La mise en place de la loi 34 visant à mieux encadrer la pratique médicale privée a déclenché au Québec une vive polémique sur l’avortement. La loi 34 établit des normes plus strictes pour l’exercice d’une cinquantaine de procédures faites en cliniques privées, dont les IVG. Au nombre des exigences requises, la nécessité pour les cliniques de pratiquer les interruptions volontaires de grossesse en bloc opératoire. Cette mesure, qui implique des transformations et des coûts importants pour les établissements privés, a déclenché un véritable tollé. Le gouvernement s’est vu accusé de vouloir réduire l’accès à l’avortement et le "droit fondamental" des femmes après qu’une des cliniques de Montréal, L’Alternative, ait déclaré arrêter les avortements en raison des normes trop sévères de la loi 34.
Pologne : vers une loi interdisant la fécondation in vitro ?
Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique polonaises, un projet de loi prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans pour "toute personne dont l'action conduit à une fécondation in vitro"(FIV). Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le texte a réuni plus de 160 000 signatures et sera examiné la semaine prochaine par le Parlement polonais, "pour des raisons formelles" affirme son président, Bronislaw Komorowski, qui estime que "ce projet suscitera sans doute d'énormes émotions".
Pakistan : Lenteur des poursuites contre les émeutiers du 1er août
Les autorités de l'Eglise catholique du Pakistan dénoncent la lenteur des poursuites engagées contre les responsables des émeutes meurtrières du 1er août 2009, explique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
« Nous sommes très déçus de la lenteur de la procédure judiciaire. Un mois a passé depuis les massacres [commis à Gojra] et aucune des personnes interpellées n'a été déférée devant la justice. Je crains que les coupables s'en tirent à bon compte et que l'affaire soit doucement enterrée », a affirmé, le 1er septembre dernier, Mgr Lawrence J. Saldanha, président de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan.
Australie : avertissement pour la pratique d'une IVG médicamenteuse tardive
Un médecin australien, Adrienne Freeman, a reçu une lettre d'avertissement du Conseil Médical de Queensland pour avoir administré le RU 486 à une femme enceinte de 20 semaines. A ce stade de la grossesse, la pilule abortive met en effet la vie de la femme en danger.
La fécondation in vitro, un « avortement raffiné »
Un projet de loi prévoyant une peine de prison pour le recours à la fécondation in vitro (FIV), sera examiné la semaine prochaine par le parlement polonais. Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le projet a réuni en sa faveur plus de 160.000 signatures. Il propose que "toute personne dont l'action conduit à la fécondation in vitro" soit passible d'une peine de prison allant jusqu'à 3 ans.
Pakistan - Pétition pour abolir la “Loi sur le blasphème”
Islamabad – Les chrétiens au Pakistan se mobilisent contre la loi controversée sur le blasphème: la Commission “Justice et Paix”, au sein de la Conférence épiscopale du Pakistan, a en effet organisé une pétition populaire, réunissant des signatures à présenter au gouvernement pour demander l’abolition de la loi. Il s’agit, dans le détail, des articles 295, b), c) et 298 a), b), c) du Code de droit pénal pakistanais, qui déterminent les mesures sur le blasphème, souvent utilisées pour frapper les minorités religieuses comme les chrétiens et les ahmadi.
Russie - Déception suite à la sentence pour l’assassinat des deux Jésuites tués à Moscou
Moscou – Le 25 août, à Moscou, la sentence a été prononcée pour l’assassinat des deux jésuites, les PP. Victor Betancourt et Otto Messmer, entre les 27 et 28 octobre dans leur habitation à Moscou. Les moyens de communication russe avaient diffusé quelques heures après qu’on ait retrouvé les corps la nouvelle de l’arrestation de l’homicide, un psychopathe déjà arrêté auparavant pour d’autres faits (cf. Agence Fides 31/10/2008; 21/11/2008) qui avait avoué son double crime.
Journée sombre pour les droits des parents et des jeunes
Mardi le 1er septembre 2009. Dans un jugement émis hier et attendu par des milliers de parents au Québec, le juge Dubois de la Cour supérieure de Drummondville a rejeté la requête d’un parent demandant de rendre efficace la loi qui permettrait l’exemption du cours d’éthique et culture religieuse (ECR0 pour ses enfants, au primaire et au secondaire. Le jugement se fonde sur une interprétation de la position catholique pour conclure que ce cours ne porte pas atteinte au droit fondamental de liberté de conscience et de religion qui est en cause dans ce procès.
L’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) considère que ce jugement est irrecevable car il prive les citoyens de toute confession de droits fondamentaux : celui des parents de guider leurs enfants dans leur développement moral et religieux selon leurs propres convictions, et la liberté de conscience et de religion des jeunes eux-mêmes.
Cours ECR: Le Juge a rendu sa décision
La Coalition pour la liberté en éducation (CLE) nous avise qu'elle a reçu, lundi après-midi, le jugement du procès de Drummondville concernant le cours Éthique et culture religieuse (ECR). Le Juge rejette la demande des parents qui demandaient que leurs enfants puissent avoir le choix d'être exemptés de ce cours.
Les avocats, Me Jean-Yves Côté et Me Jean-Pierre Bélisle étudient la possibilité de porter ce jugement en appel.
Ils ont perdu la manche…
Plusieurs parents catholiques (et bien d’autres aussi) prendront note ce soir du jugement défavorable de la Cour supérieure du Québec à leur endroit. D’après le jugement, le programme d’éthique et culture religieuse en vigueur depuis un an ne brime pas la liberté de conscience et de religion des parents demandeurs. Ces derniers devraient donc rentrer dans les rangs avec leurs enfants qui suivront le cours dicté par le Ministère de l’Éducation.
Cellules souches embryonnaires humaines : essais cliniques suspendus par la FDA
La Food and Drug Administration (FDA) a suspendu l’autorisation délivrée à la Geron Corporation, compagnie leader en recherche sur les cellules souches embryonnaires, de se livrer à des essais cliniques sur des sujets humains malades. Geron devait tester cet été le GRNOPC1, un produit traitant les lésions de la moelle épinière, sur 8 à 10 patients récemment atteints de paraplégie. Le traitement, rapidement administré (dans les quinze jours après la lésion) devait permettre de régénérer la gaine de myéline.
Euthanasie : le personnel infirmier flamand sondé
Le groupe de recherche Zorg de la Vrije Universiteit de Bruxelles (VUB) a publié le 12 août les résultats d’une étude menée en collaboration avec le groupe bioéthique de l’Institut de Gand sur la pratique de l’euthanasie telle qu’elle est vue par le personnel infirmier flamand. Rappelons que l’euthanasie a été légalisée en Belgique en 2002, et que l’écrasante majorité des cas est pratiquée en Flandres.
Italie : la pilule abortive RU 486 autorisée
Après deux ans de procédure, l’agence italienne du médicament (Aifa) a donné le 30 juillet 2009 son feu vert à la commercialisation de la pilule abortive malgré les très nombreuses protestations de médecins, associations et de l’Eglise catholique et de certains membres du gouvernement Berlusconi.
Le RU 486 sera administré à l’hôpital et par des médecins jusqu’à la septième semaine de grossesse.
Chine : prélèvement d'organes sur les condamnés à mort
Le quotidien d’Etat chinois China Daily a avoué mercredi 26 août que 65% des organes greffés en Chine étaient extraits des corps de prisonniers exécutés. Jusqu’à présent, Amnesty International évaluait ce chiffre à 90%.
Mort de deux prêtres en Russie : Les jésuites dénoncent le procès
Le 25 août dernier, a été rendu le verdict concernant l'assassinat des deux pères jésuites Víctor Betancourt et Otto Messmer. Par la suite, la Compagnie de Jésus a émis un communiqué dans lequel elle exprime sa déception et affirme que justice n'a pas été rendue.
Les victimes, le religieux équatorien Víctor Betancourt, 42 ans, et le Russe Otto Messmer, 46 ans, ont été retrouvé mort après avoir été frappés à la tête, dans un appartement appartenant à la Compagnie de Jésus. Au moment de la découverte des cadavres, l'habitation était ouverte et aucun objet de valeur n'avait disparu.
Uruguay : vers l’adoption d’enfants par des couples homosexuels
L'Uruguay sera le premier pays d'Amérique Latine où les couples homosexuels pourront adopter un enfant. L'approbation de la Loi sur les adoptions a suscité les critiques de l'Eglise par l'intermédiaire de Mgr Nicolás Cotugno, sdb, archevêque de Montevideo et président de la Commission épiscopale pour la famille.
Jeudi 27 août, la Chambre des députés uruguayenne a approuvé certaines modifications à la loi sur les adoptions, en permettant que les couples du même sexe ayant quatre années de mariage ou de concubinage puissent adopter.
Vietnam : Un représentant du gouvernement en dialogue avec le Vatican
La presse officielle vietnamienne annonce qu'un représentant du gouvernement du Vietnam a rencontré un haut responsable du Vatican le 22 août 2009, à Rome, indique « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
Selon une information pour le moment uniquement diffusée par la presse officielle du Vietnam, l'ambassadeur du Vietnam en Italie aurait rencontré, le 22 août 2009, un prélat romain et se serait entretenu avec lui de l'évolution toute récente de la situation religieuse au Vietnam. Cette révélation, quelque peu tardive, s'inscrit au Vietnam dans un contexte tout à fait particulier. Le gouvernement tente en effet depuis quelques jours d'opposer les prêtres et les laïcs impliqués dans les récentes affaires de la Délégation apostolique, de Thai Ha à Hanoi et tout récemment de Tam Toa dans le diocèse de Vinh, aux directives du pape Benoît XVI et à celles de la Conférence épiscopale du Vietnam. A l'issue d'un voyage d'inspection des travaux d'exploitation de la bauxite sur les Hauts Plateaux du Centre-Vietnam, le Premier ministre a ostensiblement rendu visite au président de la Conférence épiscopale à Dalat ; quelques jours plus tard, les médias officiels lançaient une très agressive campagne contre les prêtres et religieux engagés dans les mouvements de protestation qui ont accompagné les affaires survenues l'année dernière et cette année.
Portugal : Veto présidentiel à la loi sur les unions de fait
Le président du Portugal Aníbal Cavaco Silva a décidé ce lundi de ne pas promulguer la loi qui voulait mettre au même niveau l'union de deux personnes du même sexe et le mariage entre un homme et une femme.
Le président, rapporte l'agence portugaise « Ecclesia », a mis en garde sur « le risque d'une tendance à égaliser deux réalités différentes », le mariage et les unions de fait, qui revient en fin de compte à créer deux types de mariage, ou transforme les unions de fait en ‘para mariage', en un ‘proto mariage' ou ‘mariage de deuxième ordre'.
L'Etat du Wisconsin veut obliger l'Eglise à financer la contraception
Lu sur le blog de Daniel Hamiche, à propos de l'Etat du Wisconsin :
"Le législateur vient d’y voter la loi de finances 2009/2010 dans laquelle on trouve une disposition rendant obligatoire l’inclusion dans toute assurance-santé du remboursement de la contraception artificielle. Cela obligerait donc les diocèses, paroisses et organismes catholiques de ce diocèse contractant des assurances-santés pour leurs clercs ou leurs personnels de payer obligatoirement le « service » de la contraception, ce que l’enseignement catholique considère comme gravement immoral.
Les évêques du Wisconsin ne l’entendent pas de cette oreille et ils viennent conjointement – au sein de la Conférence des évêques catholiques du Wisconsin – d’adresser une lettre circulaire à tous les fidèles catholiques du diocèse pour dénoncer cette disposition législative qui violerait les droits constitutionnels et les principes religieux des catholiques [...] :
Tout simplement ignoble
A l'heure où on laisse courir - voire où on relâche - les satanistes et autres coupables de profanations de cimetières, la Mairie de Paris a décidé d'interdire à une femme de fleurir la partie du cimetière où est enterrée sa mère. Comprenez donc, cette femme est dangereuse : elle a 79 ans et dépose des bouquets de fleurs.
"C'est l'histoire de Marie (79 ans), qui depuis 1981 vient fleurir les tombes de la 17ème division du cimetière de Montmartre, là où est enterrée sa maman. Depuis 28 ans, le rituel de la dame à l'arrosoir (l'ange gardien de la 17ème) est d'embellir ce lieu du souvenir; cela dérange aujourd'hui la Mairie de Paris.
Mannequin condamné à des coups de bâton : sursis pendant le ramadan
Une Malaisienne de 32 ans, mannequin de profession, condamnée à recevoir des coups de bâton pour avoir bu de la bière et brièvement interpellée lundi, a obtenu un sursis pendant le ramadan.
Kartika Sari Dewi Shukarno, qui vit depuis quinze ans à Singapour, a été condamnée le mois dernier à recevoir six coups de bâton et à une amende de 5.000 ringits (1.400 dollars), pour avoir bu de l'alcool dans une boîte de nuit d'un hôtel de l'Etat malaisien de Pahang, ce qui est contraire à la loi islamique.
Etats-Unis : L’Oklahoma nie l’objection de conscience
Aux Etats-Unis, dans l'Etat de l'Oklahoma, une sentence judiciaire nie la possibilité de l'objection de conscience au personnel de santé en ce qui concerne l'avortement.
Mardi, indique aujourd'hui Radio Vatican, la juge Vicki Robertson a établi que la norme en vigueur était « inconstitutionnelle » parce qu'elle violait « la vie privée » et la « dignité des femmes ».
Elle établit donc qu'il n'est plus obligatoire d'effectuer des analyses à ultrasons pour vérifier les conditions réelles de santé du fœtus, 24 h avant de procéder à une interruption volontaire de grossesse.
Avorter = interrompre la vie d'un être humain vivant
Une juge fédérale du Dakota du Sud a statué jeudi que les médecins devront, dans cet Etat du nord des Etats-Unis, avertir leur patiente choisissant d'avorter du fait que cela revient à «interrompre la vie d'un être humain vivant». Dans une longue décision, la juge Karen Schreier affirme:
Pas d'appel contre Morgentaler qui pourra poursuivre le Nouveau-Brunswick
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'ira pas en appel d'une décision qui autorise le docteur Henry Morgentaler à poursuivre la province afin qu'elle défraie les coûts des avortements pratiqués à sa clinique privée de Fredericton.En effet, au Nouveau-Brunswick, une femme peut seulement bénéficier d'un avortement financé par le système public, et si deux médecins jugent que l'intervention est nécessaire d'un point de vue médical.
Vietnam : A propos de l’Affaire de la paroisse de Tam Toa
La « loi sur le terrain est en train d'être amendée », indiquent les évêques du Vietnam à propos de l'Affaire de la paroisse de Tam Toa.
La rédaction d'Eglises d'Asie, l'agence des Missions étrangères de Paris, a traduit ce texte mis en ligne le 12 août 2009 sur le site officiel de la Conférence épiscopale du Vietnam (1). Bien qu'il ne comporte pas de signature, il semble bien refléter l'opinion des évêques du Vietnam. Même si les événements de Tam Toa ne constituent pas le sujet central de cette réflexion, ils en sont sans aucun doute l'occasion et le point de départ. Il est clairement fait allusion à cette nouvelle affaire, qui a éclaté le 20 juillet dernier dans la paroisse de Tam Toa, à Dông Hoi, dans le diocèse de Vinh, et qui s'est ensuite poursuivie et envenimée dans les jours qui ont suivi, à la suite d'arrestations de fidèles et de brutalités policières commises en particulier contre deux prêtres.
Au Québec : la polémique sur l'avortement s'amplifie
Les nouvelles normes contenues dans la loi 34 encadrant et durcissant la pratique de l'interruption volontaire de la grossesse (IVG) dans les cliniques privées continuent de susciter le débat. De nouvelles révélations de Radio-Canada laissent croire que les directives, qui risquent de restreindre la pratique de l'avortement, viendraient du Collège des médecins du Québec, qui en a déjà rejeté la paternité. Au Collège des médecins, le président Yves Lamontagne parle d'une erreur d'interprétation.
Espagne : pas d'objection de conscience pour les médecins?
Le ministre espagnol de la Justice, Francisco Caamaño, s’est exprimé il y a quelques jours devant les caméras de télévision pour faire savoir qu’à défaut d’une disposition explicite de la loi, les médecins ne pourront pas invoquer une quelconque « objection de conscience » pour refuser de pratiquer un avortement. Refuser de se soumettre aux lois civiles, a martelé le ministre, équivaudrait à de la « désobéissance civile ».
L’avortement est en voie de libéralisation extrême, venant à être considéré (comme en France) et tant que « droit » de la femme et pouvant être pratiqué sur les mineures sans restriction en sans autorisation des parents. C’est tout le sens d’une révision de la loi qui doit encore être votée, mais dont les retombées se font déjà sentir de manière tyrannique.
Le procès du maire Jean Tremblay sur la récitation de la prière commence aujourd'hui
Et oui. C’est aujourd’hui devant le tribunal administratif de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) du Québec que les auditions suite à la plainte déposée par M. Alain Simoneau et le Mouvement laïque québécois (MLQ) contre le maire Jean Tremblay et la ville de Saguenay débute.
L’objectif de la plainte de M. Simoneau est clair : que cesse la récitation de la prière aux assemblées du conseil municipal de Saguenay et que tous crucifix, statues, icônes ou symboles religieux de toutes religions soient bannis de toutes les salles municipales.
Reculade du gouvernement sur la loi 34 au Québec
Le Collège des médecins du Québec a déposé mardi matin ses recommandations sur les conditions de pratique de l'avortement dans les cliniques.
Le président et directeur général du Collège, le Dr Yves Lamontagne, demande ainsi au gouvernement du Québec de soustraire l'interruption volontaire de grossesse (IVG) de l'application des normes restrictives contenues dans la loi 34.
Inde : Mariages précoces au Bengale, inquiétude de l’Eglise
Malgré leur interdiction en 1929 par le Child Marriage Restraint Act (CMRA), les mariages de mineurs sont une pratique encore fréquente en Inde. On estime qu'à l'heure actuelle plus de 15 millions de couples y sont mariés avant l'âge de 18 ans (1). « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris, souligne aujourd'hui « l'inquiétude2 de l'Eglise catholique à ce sujet.
RDC : Hillary Clinton réclame la fin de l'impunité pour les violences sexuelles
11 août 2009 – La Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a appelé mardi le gouvernement congolais à mettre fin à l'impunité pour toutes les violences sexuelles liées au conflit comme à celles de droit commun, lors d'un entretien avec la radio de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), Radio Okapi.
« Il faut commencer en s'assurant que l'armée en République démocratique du Congo (RDC) ne commet pas de violences sexuelles ou de violences contre les femmes et qu'il n'y ait d'impunité pour aucun des auteurs », a déclaré la Secrétaire d'Etat américaine.
Trois Québécois sur quatre favorables à l'euthanasie
MONTRÉAL - Un peu plus de trois Québécois sur quatre sont favorables à la légalisation de l'euthanasie, actuellement interdite par la loi au Canada, selon un sondage réalisé les 4 et 5 août sur internet auprès de 800 adultes, a rapporté mardi le quotidien La Presse.
31% des répondants se déclarent "fortement d'accord" avec la légalisation de l'euthanasie et 46% "modérément d'accord", selon l'enquête réalisée pour La Presse par l'institut Angus Reid Strategies.
Myanmar : Ban déplore la condamnation d'Aung San Suu Kyi
11 août 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, déplore la condamnation de la chef de l'opposition et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi par un tribunal au Myanmar et appelle à sa libération immédiate, a déclaré mardi sa porte-parole, Michèle Montas.
« Le Secrétaire général est profondément déçu par le verdict concernant Daw Aung San Suu Kyi. Le Secrétaire général déplore cette décision », a souligné Mme Montas dans une déclaration.
Un enfant par-delà la mort
Le cas de Fabienne Justel relance le débat sur l'insémination post-mortem. La révision des lois de bioéthique, prévue en 2010, pourrait faire évoluer la législation.
Les états généraux de la bioéthique ont clos leurs travaux début juillet sur une polémique récurrente : faut-il légaliser la gestation pour autrui, autrement dit les mères porteuses ? Quinze jours plus tard, s'est ouvert un autre de ces débats de société entre science et conscience. Fabienne Justel, une veuve de 39 ans demeurant en Bretagne, veut se faire inséminer par du sperme congelé de son mari décédé l'an passé d'un cancer. Et comme le Cecos (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes refuse de lui restituer les « paillettes », elle a décidé de saisir la justice (et les médias), avec le soutien de son avocat, Gilbert Collard. L'audience programmée le 13 août au tribunal de grande instance de Rennes a finalement été renvoyée à l'automne.
Venezuela : Un projet de loi sur les médias inquiète un expert de l'ONU
Le projet de « Loi spéciale contre les crimes des médias » au Venezuela, qui a été présenté par le ministère de la justice à l'Assemblée nationale, « impliquerait de graves violations du droit à la liberté d'opinion et d'expression et constituerait une entrave à la liberté de la presse dans le pays, s'il est adopté dans sa forme actuelle », a prévenu lundi le rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, Frank La Rue.
Pakistan: La "loi sur le blasphème" est manipulée par un groupe d´extrémistes
“Nous subissons la persécution en raison de cette loi que nous appelons ´loi sur le blasphème´”, a déploré le nonce au Pakistan, Mgr Adolfo Tito Yllana, le 3 août 2009. Le représentant du Saint-Siège a fait ces déclarations 2 jours après le meurtre de 8 chrétiens des villages de Gojra et de Korian, dans le district de Toba Tek Singh, au Punjab.
Le bateau de l'avortement ne voguera plus
Le bateau ayant procédé à des avortements dans les eaux internationales après avoir embarqué des femmes de pays où la législation l'interdit ne voguera plus. En 2004, les bateaux de guerre portugais l'avaient empêché d'accoster. Plus récemment, le "bateau de l'avortement" s'est rendu sur les côtes espagnoles. Raison de l'arrêt de son activité : le changement de législation dans le pays d'origine du bateau : la Hollande.
Inde : condamnations minimales pour les auteurs des violences antichrétiennes
Le 27 juillet dernier, la Cour de Phulbani, chef-lieu du district du Kandhamal, a condamné cinq extrémistes hindous à six ans de prison ferme et à une amende de 5 000 roupies (75 euros), pour leur implication dans les violences antichrétiennes qui ont touché l'Orissa l'année dernière (1), a annoncé Eglises d'Asie (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris, le 31 juillet.
Déclenchées au lendemain de l'assassinat, le 23 août 2008, du leader extrémiste hindou Swami Laxmanananda Saraswati, les attaques contre les chrétiens, en particulier dans le district du Kandhamal, ont fait plus de 90 morts, déplacé près de 50 000 personnes et détruit des milliers de maisons et de lieux de culte (2).
Italie : Mgr Fisichella dénonce l’autorisation de la pilule abortive
L'Agence italienne du médicament (Agenzia italiana del Farmaco) s'est prononcée, le 30 juillet, en faveur de l'autorisation de la pilule abortive RU486. Le président de l'Académie pontificale pour la vie a dénoncé cette décision et souligné l'importance de former les consciences.
Mgr Rino Fisichella a accordé une interview au quotidien italien Corriere della Sera, le 31 juillet. Evoquant cette « technique abortive » qui vise « à l'élimination de l'embryon déjà niché dans l'utérus de la femme », le haut prélat a redit avec force que « les embryons ont une dignité de personne et qu'il ne peut pas y avoir de discriminations sur la vie humaine ».
Caracas : l’éducation religieuse est un droit
L'éducation religieuse « est un droit déjà acquis », et une éducation pluraliste et nationaliste ne peut aller « au détriment de ce droit ».
Cette prise de position de l'archevêque de Caracas, le cardinal Jorge Urosa Sabino, est une réponse aux déclarations du ministre de l'éducation vénézuélien, Héctor Navarro, sur la Loi organique sur l'éducation, qui exclue l'enseignement de la religion dans les écoles publiques du pays.
Selon le ministre, l'enseignement d'une religion spécifique conduirait à « ne pas respecter le credo d'autres religions ».
Suicide assisté et euthanasie : toujours plus ?
Debbie Purdy, âgée de 46 ans et souffrant d'une sclérose en plaque est satisfaite en sortant de la Cour suprême à Londres. Les juges viennent de demander au procureur général une clarification de la loi concernant le suicide assisté. C'est ce que réclamait Debbie Purdy qui veut se suicider en présence de son mari alors que selon l’actuelle loi britannique, son mari risque une peine de prison s’il accompagne sa femme pour se suicider en Suisse où le suicide assisté est toléré.
L’impact de Tremblay c. Daigle et discussions américaines constructives
Le Soleil d’hier (27 juillet) présentait un intéressant article qui soulignait les 20 ans de l’affaire Chantal Daigle et de la décision de la Cour d’appel reconnaissait les droits de Tremblay sur le fœtus porté par son ex-conjointe, un jugement qui allait cependant être cassé deux semaines plus tard quand la Cour suprême a rendu une décision qui a fait école en droit canadien.
Une banque de sperme condamnée pour le handicap d'un bébé
En avril 2009 on apprenait qu’un juge new-yorkais Thomas O'Neill avait autorisé une jeune fille de 13 ans, Brittany Donovan, atteinte du syndrome de l'X-fragile à poursuivre la banque de sperme (Idant Laboratories) de laquelle provient le sperme avec lequel elle a été conçue et à l'origine de sa maladie génétique. Le juge avait établi que les tests susceptibles de détecter le syndrome de l’X fragile existaient depuis 1992 et que la naissance ayant eu lieu en 1996 la banque aurait dû faire ces tests. Il y a quelques années une banque de sperme au Canada (Colombie britannique) avait été condamnée pour avoir tardé à effectuer des tests de détection du sida.
Amnesty exhorte le Nicaragua à légaliser l'avortement
Lundi 27 juillet 2009, Amnesty International a "exhorté" "le gouvernement du Nicaragua à abroger immédiatement" la loi votée fin 2006, interdisant toute forme d'avortement. Cette loi punit de 4 à 8 ans de prison les médecins qui pratiquent une interruption de grossesse et prévoit les mêmes peines pour les femmes y ayant recours. Ce texte a été adopté le 26 octobre 2006 par les libéraux (droite) et les sandinistes (gauche) de l’Assemblée nationale. La nouvelle loi a été intégrée au Code pénal du pays et est entrée en vigueur en juillet 2008.
Myanmar - On attend la sentence pour San Suu Kyi
Yangon – D’ici quelques jours (probablement le 31 juillet), le Tribunal birman fera connaître la sentence du procès à charge contre Aung San Suu Kyi, chef de l’opposition au Myanmar et prix Nobel de la paix, accusée de violation des normes de sécurité.
Elle veut une insémination post-mortem
« Avoir un petit bébé d’amour » : Fabienne Justel formule ainsi le désir qu’elle partageait avec son mari avant que celui-ci ne décède d’un cancer. Celui-ci avait effectué un prélèvement de son sperme à Rennes avant ses traitements. Aujourd’hui Fabienne souhaite récupérer les gamètes de son époux mais se heurte à l’interdiction de l’insémination post mortem en France. Fabienne indique qu’au Cécos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes, personne ne les a jamais informés qu’en cas de décès il serait impossible d’utiliser ces gamètes.
Corée du Nord : une femme tuée pour avoir distribué des bibles
Plusieurs organisations pour la défense des droits de l'homme en Corée du Sud ont dénoncé l'augmentation des exécutions de chrétiens en Corée du Nord, dont certaines en public.
Un rapport de différentes organisations sud-coréennes souligne le cas d'une femme qui a été jugée publiquement le mois dernier dans une localité proche de la frontière chinoise.
Selon Andre Vornic, correspondant de la BBC en Asie, la femme a été accusée de distribuer des bibles, de répandre des nouvelles de Corée du Sud aux Etats-Unis et de collaborer avec les dissidents.
Malaisie - Possibles changements de loi en matière de conversion religieuse
Kuala Lumpur - Les Églises chrétiennes en Malaisie ont exprimé leur préoccupation et leur perplexité devant les possibles changements annoncés par le gouvernement aux lois qui régulent les rapports entre la sphère civile et la sphère religieuse dans le pays, en particulier avec la religion islamique, professée par 60% des 28 millions de citoyens malaisien.
Uruguay - Pour l’Église "un nouveau et grave attentat contre la vie".
Montevideo – L’Archidiocèse de Montevideo, par les mots de son porte-parole Miguel Ángel Pastorino, définit comme un “nouveau et grave attentat contre la vie et la dignité humaine, un fait contraire aux valeurs de l’Église” le projet de loi du Gouvernement uruguayen qui veut permettre la recherche scientifique sur des cellules souches embryonnaires. Le porte-parole a ajouté que “l’Église n’est pas contre l’utilisation des cellules souches dans la recherche, car on a démontré qu’elles peuvent avoir de nombreux bénéfices pour la santé, mais elle s’oppose à l’utilisation d’embryons humains dans ce but”. Le projet de loi a été présenté l’année dernière par l’Institut National de Donation et de Transplantation (INDT) et modifié ces derniers mois par des sénateurs de la majorité proches du Ministère de la Santé Publique (MSP). L’initiative a été votée à l’unanimité dans la Commission Santé et ensuite à la Chambre des Sénateurs la semaine dernière. L’initiative est donc passée à la Chambre des Députés qui a jusqu’au 15 septembre pour donner l’approbation définitive. La loi, en effet, a besoin de l’approbation des deux Chambres.
Le Conseil Constitutionnel invalide la disposition IVG-Sages-Femmes
Par la décision n°2009-584 DC du 16 juillet 2009, le Conseil Constitutionnel a invalidé la disposition de la loi sur la réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires autorisant l'expérimentation de la pratique de l'IVG médicamenteuse par les sages-femmes.
France : le repos dominical doit rester la norme, affirme Mgr Castet
« Ce que nous vivons dans notre pays est grave et décisif », a souligné avec force Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, en s'exprimant sur le texte de loi controversé sur le travail du dimanche, voté le 15 juillet dernier par les députés français.
Dans un communiqué diffusé le 16 juillet, il a rappelé que « le repos dominical doit rester la norme ».
Le Canada dira-t-il oui ou non à l'Euthanasie et au suicide assisté?
Le 13 mai 2009, la députée Francine Lalonde du Bloc Québécois a déposé le Projet de loi C-384 (Loi modifiant le Code criminel - droit de mourir dignement). S'il est adopté, ce projet de loi légalisera l'euthanasie et le suicide assisté au Canada. une analyse attentive du projet de loi en fait clairement ressortir le danger, non seulement pour les personnes atteintes de maladies "en phase terminale", mais aussi pour celles qui éprouvent "des douleurs physiques ou mentales aiguës sans perspective de soulagement". Les citoyens et citoyennes les plus vulnérables seraient les plus menacés par ces pratiques.
Canada: Un cours d’Éthique et de culture religieuse devant les tribunaux
Le Loyola High School, une école catholique privée de Montréal, au Canada, conteste devant les tribunaux son obligation d’offrir le nouveau cours d’Éthique et de culture religieuse qui, depuis septembre 2008, remplace le régime d'option entre l'enseignement moral et l'enseignement religieux catholique ou protestant dans les écoles.
Ce cours, rendu obligatoire par le gouvernement, introduit les élèves aux grandes questions éthiques ainsi qu’aux principaux courants religieux, promettant une certaine prédominance du christianisme, compte tenu de l’héritage catholique québécois. Le cours doit être enseigné de façon neutre, même dans un établissement d’enseignement confessionnel.
Dans sa contestation, le collège jésuite réclame la possibilité d’offrir un cours assez similaire, mais où les valeurs catholiques seraient préservées, touchant en cela des questions très importantes.
Pérou - Le projet de loi sur la liberté religieuse
Lima – “Je lance un appel à la sérénité et à la sagesse afin que soient affrontés au Parlement les thèmes les plus urgents pour la société péruvienne, comme par exemple les évènements qui sont en train de se produire à Chumbivilcas, dans la province du Cusco”, affirme Mgr Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, Archevêque de Trujillo et Président de la Conférence Épiscopale Péruvienne, dans une déclaration sur l’approbation du projet de loi sur la liberté religieuse au Pérou. Le Président de la Conférence Épiscopale rappelle que “l’Église catholique est la première à défendre et à promouvoir la liberté religieuse”.
Vénézuela - Les Évêques demandent que tous participent à l’élaboration de la nouvelle loi sur l'éducation
Caracas – “L’éducation est le devoir de tous” : c’est le titre du communiqué des évêques du Venezuela, publié au terme de l’Assemblée Plénière et à la suite de la présentation d’un “ensemble d’idées pour l’élaboration de la loi dur l’éducation”, réalisée le 23 juin dernier à l’Assemblée Nationale par les Ministres Luís Acuña et Héctor Navarro, et à la suite de la réunion qui s’est déroulée entre la Présidence de la Commission d’Éducation Catholique (AVEC) et différentes organisations nationales liées au thème éducatif. A Conférence Épiscopale, encourageant la collaboration de tous, demande “la publication de la proposition du Projet de loi, dans la but de favoriser l’échange et d’obtenir des accords sur une matière si importante”.
"La plus grande crise des droits de l'homme qui ait jamais existé"
Rome – “Ce que nous voyons aujourd’hui à la frontière de l’Arizona, c’est la plus grande crise des droits de l’homme qui ait jamais existé, une crise qui provoque plus de 200 morts par an, rien que dans cet État”. Ce sont les paroles d’Isabel Garcia, co-président de la coalition des droits de l’homme aux États-Unis : “Pendant 100 ans notre gouvernement a encouragé l’entrée non autorisée, nous avons des millions de migrants parce que notre économie dépend du travail de ces Mexicains. Non seulement les personnes perdent la vie, mais nous sommes aussi an train de détruire leur mode de vie, nous avons supprimé leur lieux sacrés, leurs traditions. Des Vielleurs sont nés ainsi que des groupes de ‘haine’. Il n’y a plus de Charité ! Notre économie est en crise et dans le même temps les spéculateurs gagnent de l’argent avec la frontière, comme c’est le cas aujourd’hui”.
Pakistan: Accusé de blasphème, un chrétien est défendu par un comité interreligieux
Un des principaux évêques du Pakistan, Mgr Joseph Coutts, évêque de Faisalabad, a exprimé ses espoirs qu’un comité interreligieux trouve une solution au cas d’un jeune chrétien arrêté pour blasphème.
Mgr Coutts a indiqué à l’Aide à l’Église en Détresse, organisme international catholique de charité se préoccupant des chrétiens persécutés dans le monde, qu’un comité, composé de chrétiens et de musulmans, est en train d’enquêter sur les accusations qui pèsent sur Imran Masih, originaire de Hajwery dans la province du Punjab. Il est accusé d’avoir brulé des pages du Coran.
Vénézuela - Les évêques mettent en garde contre le projet de loi organique pour l'équité
Caracas – “L’avenir de notre société dépend du respect et de la protection qui est garantie au mariage et à la famille, aux institutions considérées fondamentales dans tous les pays”, affirment les évêques du Venezuela dans un communiqué diffusé au terme de l’Assemblée Plénière, dans lequel ils manifestent leur désir de participer au débat suscité par el projet de loi organique pour l’équité et l’égalité des genres, présenté et discuté par l’Assemblée Nationale de la république Bolivarienne du Venezuela, “pour illuminer le thème délicat des valeurs et des principes de la foi chrétienne”.
Royaume-Uni : loi sur le suicide assisté ?
Au Royaume-Uni, la Chambre des Lords discute la proposition de Lord Falconer de ne plus poursuivre les personnes qui aideraient les malades en phase terminale à aller se faire euthanasier à l’étranger. Alors que de telles actions tombent actuellement sous le coup de la loi sur le suicide, Lord Falconer propose d’autoriser l’assistance au suicide en l’assortissant de conditions : la personne souhaitant mettre fin à ses jours devra rédiger une déclaration et la signer en présence d’un témoin indépendant.
France : rapport des états généraux de la bioéthique
« Les citoyens attendent de l'Etat qu'il soit en mesure de protéger chacun », indique la consultation qui a eu lieu en France à propos des questions de bioéthique, souligne « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.
Le quotidien français « La Croix » est revenu la semaine passée sur le rapport sur les états -généraux de la bioéthique remis au président de la République française par le philosophe Alain Graf.
Cameroun - “Non à la légalisation de l’avortement” disent les évêques du Cameroun
Yaoundé - Oui à la protection de la femme africaine des violences et des discriminations en tout genre; non à la légalisation de l’avortement C’est ce qu’affirment les évêques du Cameroun dans une déclaration, envoyée à l’Agence Fides, à propos de l’approbation de la part du parlement camerounais de la loi qui autorise le Président, Paul Biya, à ratifier le “Protocole de Maputo”. Le “Protocole de la Charte des droits de l’homme et des peuples relatifs aux droits de la femme” a été adopté par la seconde Session ordinaire de l’Union Africaine à Maputo (Mozambique) le 11 juillet 2003. L’Eglise catholique a exprimé son opposition au paragraphe c de l’article 14 du Protocole, qui établit de protéger les droits reproductifs des felles en autorisant l’avortement médical des cas de viol, d’inceste, et quand la poursuite de la grossesse met en cause la santé physique et mentale de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus (cf. Fides 26/1/2006).
Israël/Saint-Siège : rencontre en vue de l’Accord juridico-financier
« La Commission bilatérale permanente de travail entre l'Etat d'Israël et le Saint-Siège a rencontré hier en Israël le ministre des affaires étrangères israélien, pour poursuivre les négociations en vue de l'accord économique », a annoncé un communiqué diffusé le 10 juillet par le Bureau de presse du Saint-Siège.
« Les rencontres ont eu lieu dans une atmosphère de grande cordialité et les délégations soutiennent avoir contribué à avancer en vue de l'accord souhaité », peut-on lire dans le communiqué.
Le rapport des Etats-Généraux de la bioéthique
La Croix revient sur le rapport sur les Etats-Généraux de la bioéthique remis au Président de la République par le philosophe Alain Graf.
De manière générale, les panels de citoyens ont exprimé une demande de repères : "Les citoyens attendent de l'Etat qu'il soit en mesure de protéger chacun, en particulier les plus vulnérables, contre les dérives mercantiles, les expérimentations et les pratiques qui bafouent le principe d'intégrité du corps humaine", constate-t-il.
Né sous X : les grands-parents déboutés
Les grands-parents du petit "Constantin" né sous X en 1995 ont été déboutés. Rappelons que ces derniers voulaient être reconnus comme les grands-parents génétiques de l'enfant, dont leur fille avait accouché sous X en 1995, avant de se suicider quelques mois plus tard. (Cf. Synthèse de presse du 30/06/09).
"Accouchement protégé" ou accouchement sous X ?
Suite au jugement rendu par la Cour de Cassation concernant les grands-parents du petit Constantin (cf. Synthèse de presse du 09/07/09), Nadine Morano s'interroge sur la pertinence du dispositif actuel d'accouchement sous X. Elle estime qu' "un adulte ne peut construire sa vie sans connaître ses origines, s'il souhaite le faire".
Elisabeth Badinter : oui aux mères porteuses
L'avis du Conseil d'Etat contre la légalisation des mères porteuses s'est vu qualifié par Elisabeth Badinter d'"avis moral qui ne tient compte ni de l'évolution des mentalités ni de l'évolution des techniques".
C'est par "souci d'humanité" et par "réalisme" qu'elle défend quant à elle la légalisation des mères porteuses. Son argumentation se fonde sur l'affirmation d'une construction a posteriori de la maternité : il n'y a pas d'instinct maternel dans la femme qui lui permettrait de reconnaître son enfant. Seules les relations "tricotées au jour le jour" dans l'éducation peuvent construire la maternité : "je crois qu'une femme peut tout à fait porter l'enfant d'une autre, soit parce qu'elle aime cet état, soit parce qu'elle veut aider un couple en mal d'enfant. On peut porter un enfant sans fantasmer, sans créer de relations autres que physiologiques et bienveillantes".
Des milliers d’Américains contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires
Alors qu'aux Etats-Unis, les National Institutes of Health (Nih) (Instituts nationaux de la santé) viennent de publier la version finale de la directive pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le cardinal Justin Francis Rigali a dénoncé l'absence de prise en compte de la position - défavorable à cette directive - de plusieurs milliers d'Américains et de la Conférence des évêques catholiques.
USA : directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines
Les Instituts américains de la santé (NIH) ont publié lundi 6 juillet 2009 la directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche publique. Barack Obama avait levé en mars les restrictions édictées par George W. Bush, qui interdisaient tout financement fédéral de la recherche sur des cellules embryonnaires créées après août 2001.
Trisomie 21 : publication d'un arrêté sur le dépistage précoce
Deux arrêtés du Ministère de la Santé ont été publiés vendredi le 3 juillet, au Journal Officiel. L'arrêté annoncé du Ministère de la Santé sur la mise en place d'un nouveau dispositif de dépistage des foetus atteints de trisomie 21 a été publié ce matin au Journal Officiel. Il est relatif aux "règles de bonnes pratiques en matière de dépistage et diagnostic prénatals avec utilisation des marqueurs sériques maternels de la trisomie 21" . Il est accompagné d'un second arrêté qui a trait à "l'information, à la demande et au consentement de la femme enceinte à la réalisation d'une analyse portant sur les marqueurs sériques maternels et à la réalisation du prélèvement et des analyses en vue d'un diagnostic prénatal in utero".
Les salésiens perplexes quant au nouveau décret italien sur la sécurité
La récente approbation par le gouvernement italien du décret sur la sécurité, suscite la perplexité chez les salésiens dont fait part le père Domenico Ricca, président de la Fédération SCS/CNOS (Services civils et sociaux - Centre national œuvres salésiennes) - Salésiens pour le social, dans un communiqué rapporté l'agence ANS de la congrégation.
Faisant siennes les positions de Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, le communiqué souligne que « le Décret provoque un dégât réel et un dégât symbolique », poursuit l'agence.
Cinq ans de prison pour avoir tenté un avortement forcé
Le chanteur de raï Cheb Mami a été condamné vendredi 3 juillet 2009 à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il comparaissait pour avoir tenté un avortement forcé, en 2005, sur sa compagne, Camille.
Spécialiste du droit des homosexuels
Libération consacre son portrait du jour à Caroline Mécary. "Avocate homologuée", elle a fait de la jurisprudence son arme de combat afin de faire avancer la législation en matière de droit des homosexuels. "Elle a fait faire des progrès à l'homoparentalité", estime Noël Mamère, un de ses "collaborateurs" lors du premier et unique mariage d'homosexuels en France, à Bègles.
Etats-Unis: le nouvel avocat général du Département d'Etat pour un droit universel à l'avortement
Le Sénat a ratifié la nomination par Barack Obama de Harold Koh au poste d'avocat général du Département d'Etat. Celui-ci pourrait recommander au Secrétaire d'Etat de légaliser l'avortement illimité pendant toute la grossesse et pour quelque raison que ce soit, au nom du respect de la vie privée.
L'avortement au coeur de l'actualité
Liberté Politique dénonce le statut qu'un prétendu "droit à l'avortement" entend s'attribuer au sein des droits fondamentaux et universels. Il s'est notamment inscrit au coeur du débat des élections européennes. Ainsi le mouvement Choisir, qui défend une "clause de l'Européenne la plus favorisée", place le "droit à l'avortement" au premier plan des conditions permettant aux femmes de "demeurer des citoyennes à part entière".
Éthique et culture des religions au Palais de Justice
Vendredi dernier, j’ai pour la première fois franchi les portes du Palais de justice de Montréal pour assister aux plaidoiries finales dans la cause opposant le Loyola High School, une école catholique privée de Montréal et le gouvernement du Québec représenté par l’entremise de la Ministre de l’éducation Michèle Courchesne.
Le collège jésuite conteste son obligation d’offrir le nouveau cours d’Éthique et culture des religions et demande que le ministère de l’éducation accepte un cours équivalent très similaire, mais qui présente son contenu selon une perspective catholique.
La prescription de la pilule pour les pharmaciens et les infirmiers
Alors que jusqu'ici, seuls les médecins généralistes et les gynécologues étaient habilités à prescrire les moyens de contraception, le Sénat vient d'adopter une disposition permettant aux pharmaciens et infirmiers de prescrire dans certains cas la pilule contraceptive (projet de loi sur la réforme de l'hôpital).
Médecins et gynécologues prescrivent la pilule pour six mois, un an maximum. Le nouveau texte devrait permettre aux pharmaciens et infirmiers de renouveler les prescriptions "datant de moins d'un an (...) pour une durée de maximum six mois, non renouvelable."
Jean-Marie Le Méné auditionné par la mission parlementaire
Jean-Marie Le Méné a été auditionné mercredi 3 juin par les députés de la mission parlementaire d’information sur la révision des lois de bioéthique (www.assemblee-nationale.fr). Il a axé son intervention sur deux points : la recherche sur l’embryon ; le diagnostique prénatal et la dérive eugéniste.
Concernant la recherche sur l’embryon, un des deux sujets envisagés par le premier forum des Etats-Généraux de la bioéthique à Marseille, Jean-Marie Le Méné a souligné que l’Agence de Biomédecine a autorisé la quasi-totalité des projets de recherche sur l’embryon qui lui ont été présentés. Ce faisant, elle a dérogé aux deux exigences qui accompagnaient le moratoire sur la recherche sur l’embryon : l’exigence de progrès thérapeutique majeur, et l’absence de méthode alternative d’efficacité comparable notamment en raison des récents progrès de la recherche sur les cellules iPS, « car non seulement cette méthode présente des critères d’efficacité, mais encore cette méthode n’est pas d’une efficacité comparable à la recherche sur l’embryon, elle lui est supérieure dans la mesure où- précisément – elle est capable de se passer des recherches sur l’embryon. »
Légalisation des avortements d’urgence au Timor est
Le parlement de Timor est vient d'approuver un article du code pénal autorisant les avortements d'urgence, après des débats de deux jours, les 25 et 26 mai.
Le nouvel article 142 définit l'avortement un crime, mais précise que dans les cas où la grossesse met la vie de la mère en danger, la santé maternelle doit avoir la priorité sur la vie d'un enfant non né.
L'article précise également que la décision d'« extraire l'embryon du ventre de la mère » doit être prise avec l'accord préalable entre trois médecins et les parents.
Veillée pour la Vie : Homélie du card. Vingt-Trois
Le cardinal Vingt-Trois appelle à « prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques » spécialement en France.
Le site Internet du diocèse de Paris publie l'homélie intégrale du cardinal Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ainsi qu'un compte-rendu de la veillée pour la Vie, du 28 mai dernier à Notre-Dame de Paris.
Grande-Bretagne : débat autour de l'avortement après 24 semaines
La Grande-Bretagne débat actuellement de la publication ou non des chiffres de l'avortement pour cause de malformations ou maladies, après la 24e semaine.
L'association Pro-life Alliance demande ainsi "la transparence" et proteste contre le fait que, depuis 2002, aucune information sur les conditions de ces avortements n'a été délivrée. Elle a déclaré, dans un communiqué, qu' "aujourd'hui, il est impossible d'identifier précisément combien d'avortements ont été faits et sur quelles pathologies".
Espagne : controverses sur la légalisation de l'avortement
Alors que le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero propose de dépénaliser l'avortement sans condition jusqu'à 14 semaines de grossesse et d'autoriser l'avortement sans consentement parental dès l'âge de 16 ans, une quarantaine d'associations, coordonnées par le Forum espagnol de la Famille, a appelé à manifester, le 17 octobre prochain à Madrid, contre ce projet de libéralisation de l'avortement. Une majorité d'Espagnols se déclare opposée à l'avortement sans consentement parental dès l'âge de 16 ans (cf. Synthèse de presse du 20/05/09).
Émission spéciale le 1er juin 20h
Le 14 mai dernier, des milliers de Canadiens ont convergé vers la colline parlementaire à Ottawa pour défendre la vie. Pour plusieurs d’entre eux, la journée avait débuté par une messe à la cathédrale Notre-Dame, présidée par l’archevêque du diocèse, Mgr Terrence Prendergast, sj. Il était accompagné d’une douzaine de ses confrères qui s’étaient donné le mot pour être présents, surtout que la marche de cette année soulignait le 40e anniversaire de la loi omnibus qui avait placé l’enfant à naître dans un vide juridique et décriminalisé l’avortement. Par leur présence remarquée, les évêques ont signifié qu’ils étaient de retour en force sur la place publique pour s’engager dans les grands débats de l’heure, ceux qui font les manchettes et ceux dont on parle moins. Le respect de la vie et la question de l’avortement font partie de cette dernière catégorie.
38 boîtes de cartes postales sur la colline parlementaire
Le 12 mai 2009, Développement et Paix déposait sur la colline parlementaire plus de 140 000 cartes d'actions. Ces cartes, à l'intention du premier ministre du Canada, demandaient que soient mis en place les mécanismes légaux nécessaires pour tenir les compagnies minières canadiennes responsables de leurs actes à l'étranger.
Pour un dépistage plus performant de la trisomie 21...
Le Collectif inter-associatif autour de la naissance (CIANE) dénonce, dans une lettre adressée au président de la République, "l'entrave" faite à la validation et à la valorisation du test de diagnostic prénatal (DPN) baptisé ISET développé par une équipe de l'INSERM et déjà validé pour le dépistage de l'amyotrophie spinale et la mucoviscidose.
Révision des lois de bioéthique : un point sur le DPI
l'occasion des Etats généraux de la bioéthique, Le Monde Diplomatique revient sur plusieurs sujets, notamment le diagnostic prénatal (DPN) et préimplantatoire (DPI), ainsi que la recherche sur l'embryon.
En ce qui concerne le DPI, Le Monde Diplomatique rappelle la position de l'Agence de la biomédecine qui, en 2008, s'est prononcée en faveur d'un élargissement du DPI à certaines prédispositions (notamment pour certains cancers) et souhaitait augmenter le nombre de centres de DPI (cf. Synthèse de presse du 11/04/08).
Le Togo abolira la peine de mort
Le Togo abolira la peine de mort dans les prochains jours. Le ministre de la Justice dans le pays, Kokou Biossey Koné, l'a annoncé lundi à Rome durant les travaux du IV Congrès international des Ministres de la justice réunis sur le thème « Du moratoire à l'abolition de la peine capitale », rapporte la Communauté de Sant' Egidio, organisatrice de l'événement dans un communiqué.
Pour le ministre africain, la décision de mettre fin à la peine capitale dans le pays a été prise « grâce aux liens d'amitié qui unissent le Togo et la communauté de Sant' Egidio ».
Enquête sur les pratiques de Dignitas
Installée en Suisse, l'association de suicide assisté Dignitas fait actuellement l'objet d'une enquête alors qu'elle est soupçonnée d'avoir aidé à mourir un homme dépressif, Andrei Haber. Or, selon la loi helvète, les personnes qui veulent "bénéficier" d'une assistance au suicide doivent être atteintes d'une maladie incurable.
Mariage gai : la Cour suprême de Californie maintient l'interdiction
Par Nicolas Bérubé, Agence France-Presse, Los Angeles, 26 mai 2009.
Les mariages entre conjoints de même sexe continueront d'être interdits en Californie, a décidé, hier, la Cour suprême de l'État. Par contre, les 18 000 unions célébrées l'an dernier en Californie restent valides.
Dans une décision à six contre un, les juges ont estimé que la décision de bannir le mariage gai est un «amendement permis par la Constitution».
Les militants pour les droits des homosexuels ont promis que la question serait de nouveau sur les bulletins de vote en 2010.
Italie: «Il faut arriver à ce que tout le monde abolisse la peine de mort,»
Rome – « Nous devons convertir les Etats-Unis et la Chine pour qu’ils abolissent la peine de mort. Ces deux géants ont un grand rôle international ». Ce sont les paroles du Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical Justice et paix, prononcées en marge du IVe Congrès international des ministres de la justice organisé par la Communauté Saint Egidio le 25 mai à Rome. Trente-cinq personnalités politiques et de la société civile –dont 15 ministres de la justice, ainsi que des parlementaires, des juges des cours suprêmes, des procurateurs de 25 pays- se sont rencontrés au Capitole pour continuer un parcours unitaire vers une ligne d’arrivée possible : du moratoire à l’abolition de la peine de mort.
Premier cas de suicide assisté dans l'état de Washington
Dans l'Etat de Washington, une femme de 66 ans atteinte d'un cancer du pancréas a été la première malade à avoir recours à la nouvelle loi sur le suicide assisté.
Projet chrétien de réinsertion des détenus avec leur famille
Au sein du Renouveau dans l'Esprit (RNS, Rinnovamento nello Spirito) est née une initiative sociale aux caractéristiques uniques au monde : un projet de réinsertion adressé au monde carcéral, avec en son centre le détenu, non pas seul, mais avec toute sa famille.
Nous sommes au cœur de la Sicile, aux portes de Caltagirone, une des zones italiennes au taux le plus élevé de délinquance des mineurs. Le siège est un domaine nobiliaire de 40 hectares donné au diocèse de Piazza Armerina par la famille de don Luigi Sturzo, fondateur du Parti populaire italien en 1919.
De la sélection prénatale des garçons
Le Monde consacre un article à la sélection prénatale des garçons, phénomène connu en Chine et en Inde mais qui se développe dans d'autres pays comme le Vietnam. Directeur de recherche au Centre population et développement à Paris, le démographe Christophe Z. Guilmoto vient de publier une étude sur la pratique des avortements sélectifs et a accordé au quotidien une interview.
L'état civil des enfants nés de mère porteuse
Libération consacre un article "aux enfants cachés que la République feint de ne pas voir" - comprenez les enfants nés à l'étranger de mères porteuses et qui n'ont pas d'état civil en France - sur le sort desquels le législateur devrait se pencher à l'occasion de la prochaine révision de la loi de bioéthique.
Le quotidien rappelle que, le 26 février dernier, la Cour de cassation a, conformément au droit français pour qui la mère est celle qui accouche, demandé l'annulation de la transcription de l'acte de naissance américain sur les registres français d'un enfant né d'une mère porteuse aux États-Unis en 2001.
France : promotion du gender et de la transsexualité
Alors que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a saisi la Haute autorité de santé (HAS) en vue d'un décret sortant la transsexualité de la catégorie des affections psychiatriques, Le Monde publie une tribune intitulée "refusons la transphobie, respectons l'identité de genre !".
Amnesty International appelle au "droit" à l'avortement dans tous les pays
Après les Comités des Nations-Unies des droits de l'homme, des droits économiques, sociaux et culturels et pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, c'est au tour du Comité contre la torture d'exhorter le Nicaragua à revenir sur son interdiction de l'avortement au nom des droits humains. Selon les experts de ce Comité, l'interdiction de l'avortement "expose les femmes (...) à une menace constante de graves violations de leurs droits".
Recherche sur l'embryon : loi civile et transgression
Archevêque de Rennes et président du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, Mgr Pierre d'Ornellas revient sur la proposition du Conseil d'Etat d’adopter un régime permanent d’autorisation de la recherche sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines à la place de l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation (cf. Synthèse de presse du 06/05/09).
L'avortement et Obama : entente et arrestations
Le 17 mai, dans son discours à l’université catholique Notre-Dame à South Bend (Indiana), le président américain a appelé à trouver "un terrain d’entente" pour "que baisse le nombre de femmes qui souhaitent avorter" et "le nombre de grossesses accidentelles".
De la conservation du sang placentaire
Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat sur la révision de la loi de bioéthique paru le 6 mai dernier (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et particulièrement sur la question de la collecte du sang de cordon ombilical.
Espagne : approbation de l’avant projet de loi visant à libéraliser l’IVG
Le gouvernement espagnol a approuvé, le 14 mai, l'avant projet de loi visant à libéraliser l'avortement. Cette réforme permettrait à des femmes d'avorter jusqu'à leur 14e semaine de grossesse et dès l'âge de 16 ans.
Dans un article publié le 15 mai dernier, l'agence Fides dénonce l'idée défendue par le gouvernement espagnol selon laquelle ce « projet du gouvernement est le fruit du ‘plus grand consensus possible' puisque il y a eu ‘un grand débat au Parlement durant lequel les députés, les experts, les organisations sociales, les jeunes, les femmes, les professionnels ont été écoutés' ».
Nigéria: Construction d’une chapelle dans la prison d’Umuahia
Abuja – La construction d’une chapelle dans la prison d’Umuahia, au Nigeria, a commencé, un projet soutenu par le “Umuahia Diocesan Council of Catholic Women Organisation” (UDCCWO).
Selon ce que rapportent à l’Agence Fides des sources du diocèse, la cérémonie de la pose et de la bénédiction de la première pierre a été présidée par le Vicaire général du diocèse d’Umuahia, Mgr Domenic Ibe, qui a représenté l’Evêque du diocèse, Mgr Lucius Iwejuru Ugorji.
Dans son homélie, l’aumônier de l’UDCCWO, le p. Okike, a souligné l’importance même en prison d’une ambiance favorable à la prière, qui commence par le silence du cœur de l’homme. C’est pourquoi il a loué l’initiative de construire un lieu où tous peuvent aller adorer Dieu « en esprit et en vérité ».
Revue de presse - Plaidoiries du cours ECR
La Tribune, Jean-Pierre Boisvert, 16 mai 2009
(DRUMMONDVILLE) C'est par écrit que les plaidoiries des avocats mis en cause dans le procès sur le cours d'éthique et culture religieuse (ECR) parviendront au juge Jean-Guy Dubois d'ici le début juillet.
Vendredi, à la toute fin de la dernière des quatre journées d'audience au palais de justice de Drummondville, le juge Dubois a décrété que la partie demanderesse, représentée par Me Jean-Pierre Bélisle et Me Jean-Yves Côté, aura jusqu'au 29 mai pour présenter son mémoire tandis que la partie défenderesse, celle de la procureure générale (ministère de l'Éducation) représentée par Me Benoit Boucher, aura jusqu'au 19 juin pour le faire, cela en raison d'une cause semblable en anglais (le collège Loyola contre le ministère de l'Éducation) qui occupera pendant deux semaines les procureurs de la défense.
Revue de presse concernant la manifestation pour la vie du 14 mai 2009 à Ottawa
NDLR: Nous vous présentons ci-dessous quelques articles qui reviennent sur la marche pour la vie qui a eu lieu hier à Ottawa et qui soulignait le malheureux 40e anniversaire du Bill omnibus.
À remarquer: aucun des articles des médias francophones ne mentionne que les manifestants ont bravé la température: pluie et vents à écorner les boeufs. On ne s'entend pas non plus sur le nombre de manifestants (entre 4000 et 5000). Par contre, on fait grand état d'une autre manifestation pro-choix qui s'est tenue à Montréal avec un nombre de 100 participants seulement!
Du côté anglophone, il n'y a pas grand-chose de plus. À part le nombre de participants qui varie entre 10 000 et 12 000. À la fin de cette revue de presse, nous avons inclus l'article de Deborah Gyapong de l'agence Canadian Catholic News pour ceux qui lisent l'anglais.
Espagne: Approbation du Le projet de loi sur l'avortement et la santé sexuelle et la reproduction
Madrid – Sans arriver à un compromis avec l’opposition et en niant l’évidence scientifique sur le principe de la vie, le Conseil des Ministres espagnol a approuvé hier, la proposition de loi sur “l’Interruption Volontaire de Grossesse et Santé Sexuelle et Reproduction” qui transforme en un droit de la femme l’avortement libre jusqu’à la 14ème semaine et jusqu’à la 22ème en cas de risque de la vie ou de la santé de la femme ou en cas de grave anomalie dans le fœtus. La nouvelle norme substituera, quand elle sera loi, l’actuelle législation, en vigueur depuis 1985, qui dépénalisait l’avortement dans les cas de violence, de graves malformations du fœtus et de danger pour la santé physique et psychique de la mère. La loi, en outre, établit à 16 ans l’âge majeur pour décider d’une interruption volontaire de grossesse.
Canada - Marche nationale pour la Vie, le 14 mai
Ottawa – L’Organisation Catholique pour la Vie et la Famille du Canada a publié un message à l’occasion de la Marche nationale pour la Vie, qui aura lieu le 14 mai à Ottawa. Le message est intitulé “40 ans d’avortement : un débat public est maintenant urgent”. A 40 ans de la légalisation de l’avortement au Canada et en 20 ans du constat, de la part de la Cour Suprême du Canada, d’un vote juridique qui rende possible l’avortement durant les 9 mois de la grossesse, il faut se demander “combien d’arguments n’ont pas été soulevés pour montrer la malveillance et l’incohérence du mépris des êtres humains plus innocents et plus vulnérables, qui sont nos citoyens à venir ?”
Le Diocèse de Québec en marche pour la vie et la famille
Plus de 100 diocésains et diocésaines sont partis ce matin, en direction d’Ottawa, pour rejoindre leur archevêque, le cardinal Marc Ouellet, à la manifestation en soutien à la vie et à la famille.
Invités à être témoins de l’importance de promouvoir le respect de la vie et le soutien à la famille dans notre pays par l’archevêque d’Ottawa, Monseigneur Terrence Prendergast, le cardinal Ouellet, les participants et les participantes du Diocèse de Québec veulent lancer un message clair aux autorités fédérales afin qu’ils se penchent sur la législation entourant le respect de la vie et la promotion de la famille.
États-Unis - Les évêques demandent une nouvelle réforme des lois sur l’immigration
Washington – Pour commémorer le premier anniversaire de la grande rafle d’immigrés à Postville, dans l’Iowa, qui tombe aujourd’hui, 12 mai, Mgr John C. Wester, Evêque de Salt Lake City et Président du Comité des évêques pour les thèmes migratoires, a diffusé un communiqué rappelant le coût humanitaire de telles actions et adressant un nouvel appel en faveur de la réforme des lois migratoires dans le pays.
Espagne - De nombreux groupes civiques repoussent la vente de la “pilule du lendemain” sans ordonnance
Madrid – L’annonce donnée le matin du 11 mai par les ministres de la Santé et de l’Egalité, Trinidad Jiménez et Bibiana Aído, par laquelle est approuvée l’administration de la « pilule du lendemain » (PDD) sans ordonnance médicale, a été repoussée par de nombreuses associations et collectifs civiques. La PDD était disponible jusqu’à ce jour exclusivement dans les hôpitaux et dans les centres de planification familiale. Désormais la prescription du médecin ne sera pas nécessaire, et il n’y aura pas de contrôle, même dans le cas de mineurs. Trinidad Jiménez a annoncé que dans trois mois on pourrait disposer de la PDD dans toutes les pharmacies. La décision rentre dans la stratégie du gouvernement en matière de santé sexuelle et reproductive. En réalité la nouvelle loi sur l’avortement libre – qui sera appelée Loi sur la santé sexuelle et reproductive- inclut un article consacré à la prévention des grossesses inattendues : formation, contraception et PDD.
A propos des mères porteuses
82 personnalités de tous bords (de Sylviane Agacinski à Carole Bouquet en passant par Gisèle Halimi, Boris Cyrulnik ou encore Axel Khan) viennent de lancer un manifeste contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Pour elles, "prendre en compte la souffrance des couples infertiles ne peut justifier de transgresser des principes qui fondent notre vie collective et notamment le devoir de protection des plus vulnérables". Elles estiment que la GPA ouvre la voie à l'exploitation des femmes, à la promotion du "tout génétique" et à la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par les femme qui les ont portés. Et, quand bien même la loi limiterait les dérives mercantiles voire le tourisme procréatif, celle-ci "légitimerait (...) des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection des plus vulnérables".
Plus de 140 000 personnes demandent des mécanismes légaux
Lors d’un événement aujourd’hui sur la colline parlementaire, Développement et Paix a livré 38 boîtes remplies de cartes postales adressées au Premier ministre Stephen Harper. Ces cartes ont été signées par plus de 140 000 personnes à travers le Canada qui demandent au gouvernement canadien de mettre en place des mécanismes légaux pour rendre les compagnies minières canadiennes responsables de leurs actions à l’étranger. Depuis le début de la campagne de Développement et Paix, intitulée La vie avant le profit, plus d’un demi million de canadiens et de canadiennes ont signé ces cartes.
Le parlement européen rejette une proposition de censure de Benoît XVI
Le parlement européen a rejeté un amendement présenté au nom du groupe alliance des démocrates et libèraux de Marco Cappato et Sophie in't Veld, qui prétendait « condamner fermement » les affirmations de Benoît XVI sur l'utilisation du préservatif dans la lutte contre le SIDA.
C'est ce qu'a rapporté L'Osservatore Romano dans son édition du 8 mai dernier. 253 députés européens ont voté contre, 199 pour et 61 se sont abstenus. L'amendement concernait le rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde.
Selon le quotidien du Saint-Siège, le vote s'est déroulé à Strasbourg après une initiative analogue, approuvée par le parlement belge le 2 avril qui avait protesté officiellement auprès du Saint-Siège.
Cryos ne connaît pas la crise
En ce contexte de crise économique, un article rapporte la "bonne santé" de la première banque mondiale de sperme : la banque danoise Cryos (14 000 grossesses menées à terme depuis 1991). En 2008, le nombre de donneurs a été multiplié par trois, passant de 30 à 100 par jour et le nombre de nouveaux candidats a atteint environ un millier contre 350 en 2007. Malgré cela, Cryos a du mal à répondre à la demande. Pour Ole Schou, directeur, cela s'explique par le nombre de couples infertiles (entre 10 et 15%), mais aussi par le demande de plus en plus forte "femmes célibataires hautement éduquées, plus exigeantes, qui ont privilégié leur carrière et qui veulent à un âge avancé avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard".
Grande-Bretagne : mise en place d'"ateliers euthanasie"
Alors que l'euthanasie est interdite en Grande-Bretagne, un médecin australien devrait mettre en place, dans plusieurs villes britanniques, des "ateliers euthanasie" pour apprendre aux participants les différentes manières de mettre fin à la vie.
France: La prochaine loi de bioéthique sera-t-elle un clone de 2004 ?
Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat rendu la semaine dernière (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et plus particulièrement sur la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI), les sages n'ayant proposé "aucun changement profond" par rapport à l'actuelle législation. Le journaliste semble ainsi regretter que tout soit, en France, "très encadré", "comme si le législateur était surtout obsédé par la prévention des dérapages à venir".
Vers un moratoire sur les embryons congelés ?
Le Figaro consacre un article au "choix délicat des parents" face à leurs embryons congelés. Issus de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), ces embryons dits "surnuméraires" étaient, selon les derniers chiffres disponibles, au nombre de 176 523 en 2006 pour 49 618 couples, ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à 2005.
Ce "sur-stock" ne va pas sans poser de problèmes, à la fois pragmatiques et éthiques. Et ce, d'autant plus, que les parents sont de plus e plus nombreux à abandonner leurs embryons congelés au cours des cinq années de conservation prévues par la loi. Ils étaient 83 407 en 2006. Parmi ces abandons, 37 435 étaient le fruit d'un choix délibéré des parents. Restent les 45 972 autres pour lesquels les 13 263 parents ne répondent pas au formulaire annuel leur demandant quelle option ils choisissent : donner leurs embryons à la recherche (en 2006, cela concernait 9 319 embryons), les donner à d'autres couples (en 2006, ce fut le cas pour 10 239 embryons) ou les détruire (option choisie pour 17 877 embryons en 2006).
Appui de 37 000 coptes orthodoxes et 4 000 membre de l'AFEAS
Deux nouveaux groupes soutiennent les démarches des parents qui s'oppossent à l'imposition du cours ECR. En effet, les coptes orthodoxes du grand Montréal (37 000) ont voté à l'unanimité une résolution en ce sens. Du côté de l'AFÉAS, (Centre du Québec, environ 4000 membres), les membres se sont rendues solidaires de la résolution des Chevaliers de Colomb contre l'imposition du cours ECR. Ainsi, le nombre de personnes qui s'opposent publiquement au cours ECR est porté à 141 000! Ci-dessous les deux documents qui font foi de ces appuis.
Chants et Poèmes pour la liberté
Des artistes, des orateurs se lèvent !
La liberté, c'est non négociable !
La liberté d'expression, la liberté de conscience, la démocratie. Quand on sent que les libertés fondamentales ne sont pas respectées comme elles devraient l'être, il faut manifester notre malaise, notre désaccord. Il faut surtout affirmer notre engagement.
Une société demeure démocratique tant que les citoyens s'assurent qu'elle le reste.
Chine : développement du trafic d'enfants
Le journal Libération consacre un article au "vol" des enfants chinois. Conséquence directe de la politique de l'enfant unique et de la valorisation des garçons, entre 8 000 et 15 000 enfants, dont trois quarts de garçons, disparaissent chaque année en Chine, victimes d'un trafic humain.
Un avocat chinois explique que "le gouvernement ne veut pas reconnaître l'ampleur" de ce phénomène et qu'il ne lutte quasiment pas contre.
La politique de l'enfant unique instaurée dans les années 80 n'a pas été acceptée dans les campagnes où la descendance est la seule assurance décès-santé-vieillesse. "Maintenant que beaucoup de paysans se sont enrichis, ils se posent la question de l'héritage. Et à qui transmettre lorsqu'on n'a pas de garçon ?", explique un député.
Les mères porteuses : "une aliénation biologique"...
Le président de la république "fera une synthèse des propositions à l'été prochain" sur la révision des lois de bioéthique et notamment sur le sujet des mères porteuses, a déclaré Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille.
Alors que le Conseil d'Etat (CE) vient de se prononcer contre la légalisation des mères porteuses (cf. Synthèse de presse du 06/05/09), y opoosant des "objections très fortes" dont celle du "risque de marchandisation du corps humain", Nadine Morano a réitéré sa position en faveur de la légalisation de cette pratique.
OGM : Monsanto au coeur de la polémique
En Afrique du Sud, des plants de maïs OGM de la firme Monsanto se sont avérés stériles et ont plombé les rendements de 400 exploitants. La firme américaine Monsanto a reconnu que 75 000 hectares étaient concernées et s'est engagée à dédommager les agriculteurs. Rappelons que l'Afrique du Sud est le huitième producteur mondial d'OGM et que 62% du maïs est désormais génétiquement modifié. Le débat sur l'éventuel dangerosité des OGM y est quasiment inexistant.
Alerte sur le nouveau dépistage de la trisomie 21
Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de "La trisomie est une tragédie grecque" (Salvator, 2009), alerte dans le Figaro sur les dangers liés à l'imminente intensification du dépistage de la trisomie 21 en France.
Alors qu'aujourd'hui ce dépistage est proposé au deuxième trimestre de grossesse, le nouveau dépistage sera, lui, proposé au premier trimestre. A ce stade, l'amniocentèse étant impossible, il sera proposé de recourir à la biopsie du trophoblaste (futur placenta) qui induit un taux de pertes fœtales 1,5 à 2 fois plus élevé que pour une amniocentèse.
Réactions au rapport du Conseil d'Etat sur la bioéthique
La presse revient largement sur le rapport du Conseil d'Etat (CE) relatif à la révision des lois de bioéthique (Cf. Synthèse de presse du 06/05/09).
Dans son édito, Le Monde se félicite de la "sagesse éthique" dont a fait preuve le CE qui a voulu conjurer "le risque de surenchère vers le moins disant éthique" tout en se montrant pragmatique pour ne pas "brider les évolutions et les attentes de la recherche médicale".
Philippe Bas, ancien ministre de la famille et de la santé qui a présidé le groupe d'experts, rappelle que "les questionnements éthiques doivent être tranchés par l'affirmation de convictions démocratiquement partagées". Et de rappeler qu'il y a des principes intangibles, comme celui du respect de la vie et de la dignité humaine qui ne peuvent évoluer au gré des progrès de la science.
La vie est belle! (Le NIC)En Angleterre, une loi protège la liberté de conscience du personnel médical
Une loi votée en 2010 procure désormais une protection à la liberté de conscience des professionnels de la santé en Angleterre, ceux qui croient à l’inviolabilité «de la vie, de la conception jusqu’à la mort naturelle», selon leurs croyances religieuses. Le «Thomas More Legal Centre», spécialisé dans les lois sur la discrimination religieuse, a récemment défendu avec succès deux infirmières catholiques employées dans un hôpital du centre de Londres, qui avaient demandé de ne pas être assignées aux soins de femmes hospitalisées pour subir un avortement par procédé chimique. C’était la première fois que la croyance à «l’inviolabilité de la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle» était présentée comme une «croyance philosophique» protégée par une loi.
Les bloguesLettre ouverte à Yves Boisvert de La Presse: ÉCR et Galilée
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Cours ECR: Un jugement qui n'est pas le dernier
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Revue de presse La CLE jusqu'au 3 juin
Cours de morale bien adapté
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Mariage gai aux États-Unis: le vent tourne
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