Recherche par étiquette: Euthanasie/suicide assisté
Les actualitésPour une «culture des soins palliatifs»
Début février 2012, interviewé par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles, Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône-et-Loire, a dénoncé la proposition de François Hollande de légaliser l'euthanasie (Cf. Synthèse de presse du 27/01/12) : "le candidat socialiste veut légaliser l'euthanasie, c'est-à-dire inscrire dans la loi le droit de tuer".
L'euthanasie, l'union homosexuelle, les divorces...
Le Cardinal André Vingt-Trois a été interrogé dans La Vie. Extraits : "Dans le programme du candidat socialiste figure la légalisation de l’euthanasie et du mariage homosexuel, ce qui entre en choc frontal avec le magistère catholique. Qu’en dites-vous ?
Mères porteuses, euthanasie : le dernier sondage critiqué
Le 26 janvier 2012, Christian Lefebvre, Président de la Chambre des Notaires de Paris, est revenu sur le sondage BVA du 24 janvier, dont les résultats laissaient penser que l'opinion des Français quant aux mères porteuses et à l'euthanasie aurait basculé.
L'euthanasie doit toujours être interdite
L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, le 25 janvier 2012, une résolution stipulant que « l’euthanasie, entendue comme le fait de tuer intentionnellement – activement ou par omission – un être humain dépendant – soi-disant pour son bien – doit toujours être interdite ».
François Hollande relance le débat sur l'euthanasie
Le 26 janvier 2012, François Hollande, candidat à la présidentielle, a annoncé sa volonté de légaliser l'euthanasie. Il s'est engagé dans son programme, à ce que "toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21).
23 000 médecins contre l'euthanasie
Le 3 décembre 2011 aux Etats-Unis, 23 000 membres du Massachusetts Medical Society (MMS) ont voté et réaffirmé leur opposition au "suicide médicalement assisté", la grande majorité souhaitant maintenir l'interdiction en vigueur depuis 1996. Selon un communiqué du MMS, cette "opposition au suicide médicalement assisté implique que la dignité du patient soit reconnue jusqu'à la fin de sa vie et que le rôle du médecin consiste à prendre soin des patients en phase terminale".
Enquête sur 70 morts suspectes à l'hôpital de Budapest
Fin novembre 2011 à Budapest, la police a débuté une enquête sur soixante-dix morts suspectes au sein d'un hôpital de la capitale; celle-ci a été initiée suite à la publication d'un article par un médecin dénonçant que ces patients auraient reçu des doses mortelles de médicaments. Dans le cadre de cette enquête sur des "criminels inconnus" de "meurtres soupçonnés", la police a interrogé les médecins et les infirmières de différents services. L'hôpital a cependant nié les faits et a ajouté toujours garder un contrôle très serré sur l'utilisation des médicaments.
Canada : un rapport relance le débat sur l'euthanasie
Selon un rapport sur la fin de vie de la Société royale du Canada, des experts estiment qu'il serait préférable que l'euthanasie soit légalisée dans le pays, bien que la loi en vigueur interdise clairement ce qu'ils appellent "le suicide assisté" et "l'euthanasie volontaire". Le groupe argue que dans plusieurs provinces du Canada, ces actes sont déjà pratiqués par des professionnels de la santé. Il propose que l'euthanasie soit autorisée "pour les individus aptes qui prennent une décision libre et éclairée selon laquelle leur vie ne vaut plus la peine d'être vécue", soutenant que les canadiens y seraient favorables tout en s'opposant à "une méthode involontaire" d'euthanasie. En effet, les opposants canadiens à cette légalisation s'inquiètent des abus qui en découleraient, comme l'euthanasie de patients gravement malades par certaines personnes qui bénéficieraient de leur mort.
Belgique : près de la moitié des demandes d'euthanasie acceptées
Un sondage réalisé en Belgique auprès de 914 médecins par les groupes de recherche en soins palliatifs de l'université libre de Bruxelles et de l'université de Gand révèle que 48% des demandes d'euthanasie ont été accordées depuis l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie, en 2002. 39% des médecins interrogés disent avoir eu au moins une demande depuis la légalisation de la loi dans le pays. Après avoir souhaiter être euthanasié, 10% des patients ont changé d'avis. Le sondage note que les principales raisons poussant les patients à effectuer une telle demande sont les troubles psychiatriques et les cancers et non l'existence d'une douleur aigüe et incurable.
Fin de vie : deux enquêtes
D'après une enquête nationale qui sera publiée fin octobre 2011 dans la revue European Journal of Cancer, les demandes d'euthanasies ne diminuent pas malgré la prise en charge actuelle des patients en soins palliatifs. L'étude a été menée entre novembre 2010 et février 2011 et coordonnée par Edouard Ferrand, de l'unité mobile de soins palliatifs de l'hôpital Foch de Suresnes. Ce dernier souligne que l'on ne dispose aujourd'hui que de résultats partiels. Si ceux-ci semblent montrer que "les souhaits explicites de ne plus vivre" persistent, toutefois les patients ne réclament pas la légalisation de l'euthanasie, observent les auteurs de l'enquête.
Un guide pour faire connaître la loi Leonetti
Alors que l'affaire Bonnemaison, du nom du médecin urgentiste soupçonné d'euthanasies sur plusieurs de ses patients en fin de vie (Cf. Synthèse de presse du 13/09/11), entraîne de nombreuses confusions concernant la fin de vie, le Collectif Plus Digne la Vie publie un guide de référence intitulé "Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l'appliquer". "Il est urgent de proposer les données nécessaires à une juste compréhension des avancées" de la législation française "en termes de droits des personnes, de lutte contre la douleur et d'accompagnement jusqu'au terme de la vie", souligne Emmanuel Hirsch, président du Collectif.
ONU : Chercher à prévenir les maladies du grand âge
Le Saint-Siège demande aux médecins de chercher à prévenir les maladies du grand âge et de refuser la tentation de l’euthanasie. MgrSilvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU et aux agences de Genève est en effet intervenu ce 16 septembre lors de la 18e session du Conseil des Droits de l’Homme consacrée au thème : « Etude thématique sur la réalisation du droit à la santé des personnes âgées ». Le Saint-Siège « exhorte les scientifiques et les médecins à orienter la recherche vers la prévention et la menace de maladies liées au grand âge, sans jamais céder à la tentation d’avoir recours à des pratiques qui abrègent la vie des personnes âgées et des malades, des pratiques qui seraient en fait des formes d’euthanasie », a déclaré Mgr Tomasi, citant des paroles de Benoît XVI.
Nicolas Sarkozy s'oppose à un "droit à mourir"
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a reçu le 7 septembre 2011 la famille d’Eddy de Somer, jeune tétraplégique de 33 ans, et son avocat, Me Picchiotino. Michèle de Somer, mère du jeune handicapé, décédée le 1er juillet 2011 d’un cancer, avait envoyé une lettre au Président de la République où elle demandait pour son fils un placement dans un établissement spécialisé ainsi qu’un "droit à mourir" (Cf. Synthèse de presse du 06/07/11). Elle avait adressé la demande d’un "droit à mourir" en 2004 à Jacques Chirac, ainsi qu’en 2007 à Nicolas Sarkozy.
Des médecins prennent leurs distances avec le débat sur l'euthanasie
A l’occasion de la polémique provoquée par les agissements du Dr Bonnemaison, des praticiens hospitaliers témoignent de leur manière d’aborder la fin de vie et prennent leurs distances avec le débat sur l’euthanasie qu’ils jugent trop tranché et superficiel. "Des patients bien pris en charge qui demandent à en finir, c’est exceptionnel, constate le Dr Bernard Devalois, chef du service de l’unité de soins palliatifs de Pontoise et auteur de l’essai Peut-on vraiment choisir sa mort ? En 20 ans, cela m’est arrivé 2 ou 3 fois." "La tonalité de leurs humeurs [Ndlr : des patients] dépend en grande partie de la qualité des soins et de leur entourage", décrit de son côté le Dr Gilbert Desfosses, chef de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital des Diaconesses à Paris, qui tient à rappeler que son métier est de soigner.
Controverse sur les pratiques d'euthanasie hollandaises
Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Hugo Siblesz, ambassadeur des Pays-Bas en France, dément certains faits rapportés par le Dr Xavier Mirabel et Tugdual Derville dans une tribune intitulée "Euthanasie : mortelle précipitation". "La liberté d’expression n’autorise pourtant pas à prendre des libertés avec les faits", estime-t-il, dénonçant notamment "l’allusion faite à des pratiques d’euthanasie clandestine et de personnes âgées qui quitteraient les Pays-Bas de peur d’être euthanasiées." Affirmant que cela n’a été démontré par aucune étude, il rappelle les termes de la loi néerlandaise légalisant l’euthanasie.
France: Le débat sur l'euthanasie relancé
La mise en examen le 12 août 2011 d’un médecin urgentiste du Centre hospitalier de Bayonne pour "empoisonnement" sur des personnes "particulièrement vulnérables" a relancé le débat sur l’euthanasie. Le Dr Nicolas Bonnemaison, un praticien expérimenté exerçant depuis plus de vingt ans, est soupçonné d’avoir mis fin aux jours d’au moins quatre personnes âgées entrées aux urgences en attente d’une place en soins palliatifs durant les cinq derniers mois. Le décès d’une femme de 92 ans, le 3 août, a notamment semblé suspect à des soignants du service qui ont signalé les faits à la direction de l’hôpital, laquelle a saisi le procureur de la République.
Euthanasie : "on ne répond pas à l'intolérable par l'intolérable"
Alors que le premier Congrès francophone d'accompagnement et de soins palliatifs commence aujourd'hui, mardi 28 juin 2011 à Lyon, La Croix interroge le philosophe Fabrice Hadjadj sur la question de l'euthanasie, dont certains réclament la légalisation en France au nom de la "dignité" de chacun (Cf. Synthèse de presse du 20/06/11).
Il y a bien sûr un "droit de mourir dans la dignité", souligne Fabrice Hadjadj, mais il faut d'abord se demander : "qu'est-ce que la dignité ?" Utilisé "à toutes les sauces", le terme de "dignité" en vient à être vidé de son sens. Fabrice Hadjadj se dit "frappé par l'idée selon laquelle chacun serait seul juge de sa propre dignité. Comme si le sentiment de ma dignité ne dépendait nullement du regard des autres, comme si je pouvais être entièrement détaché de ceux qui m'entourent". La dignité est livrée à tous les caprices dès lors qu'elle est rendue totalement subjective : il est en effet "très facile de susciter chez quelqu'un le sentiment qu'il n'est plus "digne". [...] Imaginez une grand-mère souffrante ou un jeune homme paralysé, il est facile de les laisser penser qu’ils sont un poids et les pousser à demander qu’on les aide à mourir". Un danger d'autant plus grand dans une société gouvernée par l'efficience et le jeunisme. Légaliser l'euthanasie ne peut aboutir qu'à l'élimination des plus vulnérables et fragiles car en oubliant que la dignité humaine est inconditionnelle, il devient aisé d'extorquer des demandes de mort aux plus souffrants.
Réactions après la retransmission d’un suicide assisté
La mort de Peter Smedley, récemment retransmise sur la BBC, suscite de nombreuses réactions, tant positives que négatives. Peter Smedley avait rejoint la clinique Dignitas en Suisse pour son "suicide assisté".
L'ADMD veut faire de l'euthanasie un thème de la présidentielle 2012
Le 18 juin 2011 à Lille, lors de sa 31e assemblée générale, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) a réélu à sa présidence Jean-Luc Romero pour une durée de 2 ans. Il s'agit de son 3e mandat.
Suisse : les Zurichois pour le maintien du "tourisme de la mort"
En Suisse, les habitants de Zurich ont voté, dans le cadre d'une consultation populaire au sujet du "tourisme de la mort", pour le maintien de "l'aide au suicide", y compris pour les étrangers non résidents de la Confédération helvétique.
Deux motions avaient été déposés par l'Union démocratique fédérale et par le Parti Evangélique, l'une visant à imposer aux personnes souhaitant une "aide au suicide" une obligation de résidence d'un an minimum dans le canton ; l'autre demandant une interdiction du suicide assisté au niveau national. Les électeurs zurichois ont voté contre les deux initiatives, à 78,4% pour la 1ère et à 84,5% pour la 2nde.
Les évêques d'Aragon contre une loi qui ouvre les portes à l’euthanasie
Rome - « Seul Dieu est le Seigneur de la Vie » : tel est le titre de la lettre pastorale de l'épiscopat des diocèses d'Aragon (Espagne) publiée la semaine dernière à l'occasion de la promulgation par le gouvernement aragonais de la « loi sur les droits et les garanties de la dignité de la personne dans le processus de mort et la mort ».
Les évêques reprochent à cette loi d'ouvrir une porte à « l'application de l'euthanasie », et de « ne pas considérer le droit des professionnels du corps médical à l'objection de conscience », ce dernier point constituant, selon eux, « une grave lacune», l'agent médical n'étant pas un simple anneau d'une chaîne ou d'un engrenage, mais un « sujet moral responsable personnellement de ses actes ».
Italie : alimentation et hydratation dans la loi sur la fin de vie
La Chambre des députés italienne a examiné, lundi 7 mars 2011, un projet de loi sur la fin de vie, déjà approuvé par le Sénat de la République.
Le texte, controversé, prévoit l’obligation d’alimenter et d’hydrater le patient, alimentation et hydratation constituant non des "thérapies" mais "un soutien vital" pour la personne. Elles ne peuvent être arrêtées à moins de n’être "plus efficaces ni adaptées aux conditions de vie du patient". Par ailleurs, le projet précise que le médecin, en vertu de l’alliance thérapeutique qu’il passe avec le patient, n’est pas obligé de suivre la déclaration anticipée de traitement (DAT) établie par celui-ci : son devoir est au contraire de l’évaluer "en conscience sur la base de ses connaissances". En cas de conflit entre le médecin et la personne de confiance, nommée par la DAT, la décision est renvoyée à un collège de médecins, qui n’a pas de fonction contraignante.
Inde : l'euthanasie autorisée dans certains cas
En Inde, la Cour suprême de justice a autorisé l'euthanasie pour certains patients sans espoir de guérison : les médecins ou des membres de leur famille peuvent désormais proposer que soit débranchée leur assistance respiratoire ou alimentaire.
Royaume-Uni : décalage entre médecins et opinion publique sur l'euthanasie
Selon une recherche menée au Royaume-Uni sur une période de vingt ans, les médecins anglais s'opposent toujours à l'euthanasie et au suicide assisté. Parus dans Palliative Medicine*, les résultats de cette enquête mettent en évidence un décalage entre l'attitude des médecins et celle de l'opinion publique britannique.
Le Dr Ruaidhrí McCormack, du Milford Care Centre en Irlande, s'est penché sur 16 études clefs réalisées entre 1990 et 2010, relatives à l'attitude des médecins à l'égard de l'euthanasie et du suicide médicalement assisté. Dans toutes les études, excepté une, la majorité des médecins sont opposés à l'euthanasie.
Plaidoyer pour une mort digne
Qu’est-ce que mourir dans la dignité ? Est-ce avoir recours à l’euthanasie ou au suicide assisté ? Est-ce tout tenter pour prolonger artificiellement la vie ? Endormir un mourant avant son décès, est-ce une forme déguisée d’euthanasie ? Vous êtes concernés par ces questions complexes ? Vous souhaitez y réfléchir pour ensuite être en mesure d’en discuter dans votre milieu ou d’accompagner un être cher ?
Les soignants contre l'euthanasie
Après le rejet par le Sénat en janvier 2011 de la proposition de loi sur l’euthanasie, Le Quotidien du médecin est allé à la rencontre des professionnels de santé qui s’étaient opposés au texte. Celui-ci prévoyait en effet que tout malade "capable majeur", en phase terminale ou avancée d’une affection grave et incurable, puisse demander à bénéficier "d’une assistance médicalisée permettant par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur". Il précisait que tout médecin s’opposant à une telle procédure devait orienter son patient vers un confrère.
Allemagne : de nouvelles directives sur le suicide assisté
L’Association médicale allemande (German Medical Association) a publié ses nouvelles directives concernant le "suicide médicalement assisté". Le nouveau texte tend à faciliter la pratique de cet acte par les médecins. "L’assistance du médecin lors d’un suicide n’est pas un devoir médical", se contente-t-il de noter alors que les anciennes directives définissaient le suicide médicalement assisté comme une pratique radicalement contraire à l’éthique médicale. L’Association estime désormais que c’est au médecin de décider si le suicide assisté est justifiable ou pas.
Légalisation de l’euthanasie : dérives inévitables
Au Québec, le Dr François Primeau, chef du service de gérontopsychiatrie à l’Hôtel-Dieu de Lévis et professeur à l’Université de Laval, a été auditionné par la Commission spéciale sur la question de "mourir dans la dignité" (Cf. Synthèse de presse du 10/09/11).
France: Le Sénat a rejeté l'euthanasie
La Commission des affaires sociales du Sénat a fait marche arrière sur l'euthanasie le 25 janvier 2011. Gilbert Barbier, sénateur RDSE (rassemblement démocratique et social européen, ex radicaux de gauche) et Marie-Thérèse Hermange, sénatrice UMP, ont présentés deux amendements proposant de supprimer l'article 1er de la proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie (Cf. Synthèse de presse du 25/01/11). La Commission a également donné son feu vert à 6 autres amendements qui ont rayé les autres articles de la proposition de loi.
France : S’engager dans « la lutte anti-douleur »
Rome - « L'Alliance pour les droits de la Vie » (ADV) salue le rejet, par le Sénat français, de la proposition de loi qui prévoyait de légaliser l'euthanasie, indique aujourd'hui un communiqué de l'ADV. L'ADV rappelle la priorité de s'engager dans « la lutte anti-douleur » et les soins palliatifs.
France : 700 gisants et 55 247 signataires contre l’euthanasie
Rome - « 700 gisants et 55 247 signataires contre l'euthanasie », annonce l'Alliance pour les Droits de la Vie qui a manifesté contre ce projet de loi, finalement invalidé par le sénat. Une mobilisation exceptionnelle pour la vie.
C'est par un happening réunissant 700 personnes que l'Alliance pour les Droits de la Vie a manifesté son hostilité à l'euthanasie ce mardi 25 janvier 2011 entre 12h et 14h, à proximité du Sénat. La pétition « Stop à l'euthanasie », lancée sur le site www.fautpaspousser.com, a recueilli ce matin 55 247 signataires.
L'euthanasie en question
Le Quotidien du Médecin publie une interview du Dr. Bernard-Marie Dupont, spécialiste des soins palliatifs et professeur de philosophie, qui publie un livre intitulé D'un prétendu droit de mourir par humanité. L'euthanasie en question.
N’ayez pas peur d’être impopulaires en défendant la vie
« N'ayez pas peur d'être impopulaires en défendant la vie » : c'est l'un des encouragements adressés par Benoît XVI aux évêques de la région du Nord-Est (5) du Brésil, ce jeudi 28 octobre, à l'occasion de leur visite quinquennale ad limina. Le pape les a invités à ne pas cesser de promouvoir « le bien commun » de la société brésilienne.
Benoît XVI déplore en effet un système social et politique qui ne protège pas la vie et la dignité humaine, et qui est fondé sur un droit « faux et illusoire ». Les chrétiens ont donc le droit d'user de leur vote pour défendre le bien commun.
Canada : Interdiction d’une publicité pro-euthanasie
Une publicité pro-euthanasie controversée réalisée par l'organisation australienne de suicide assisté « Exit International » a été interdite au Canada, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.
En effet, cette publicité met en scène un vieil homme en phase terminale assis au bord de son lit : "J'ai choisi d'épouser Tina et nous avons eu deux beaux enfants. J'ai choisi de toujours conduire une voiture de marque Ford. Mais je n'ai pas choisi d'être en phase terminale [...] J'ai pris ma décision finale. J'ai seulement besoin que le gouvernement m'écoute".
Tribunes de médecins s'opposant à l'euthanasie et prônant une fin de vie «naturelle»
À l'approche des consultations publiques que tiendra la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité (Commission mise sur pied par l'Assemblée nationale du Québec), dix médecins viendront partager avec nous le fruit de leur expérience auprès des malades et donneront leur point de vue sur cette importante question de l'euthanasie.
La valeur de la vie - Marie Gaille
Alors qu’en contexte hospitalier, les décisions de maintien ou d’interruption de la vie semblent tracer un seuil entre les vies qui vaudraient d’être vécues et celles qui ne le vaudraient pas, l’ouvrage de Marie Gaille La valeur de la vie entend interroger la légitimité morale de cette notion de "valeur de la vie". Cette enquête philosophique en milieu médical propose une clarification conceptuelle des usages nouveaux des termes "valeur de la vie" et une évaluation critique de ces jugements et de leur portée morale. Elle conduit l’auteur à soutenir que "le jugement sur la valeur de la vie, quel qu’il soit, ne constitue pas un argument moral pour la décision de maintien ou d’interruption de la vie (…) parce que l’idée même d’une "mesure" et d’une hiérarchisation entre des états de la vie humaine n’a aucun fondement objectif et ne peut légitimer l’acte du médecin, même lorsqu’elle est prise comme l’expression d’un jugement de valeur strictement personnel du patient sur la vie".
"Se mobiliser contre l'euthanasie"
Vivre dans la Dignité, un nouveau réseau citoyen, vous invite à se joindre à une campagne visant à éviter que l’euthanasie et le suicide assisté n’entrent clandestinement dans le système de santé public, déguisés en traitement médical. « Donner la mort par euthanasie ou par suicide assisté, c’est tuer. Nous ne pouvons pas permettre que l’acte de tuer soit reconnu comme un soin dans le système de santé au Québec», rapporte Mme Linda Couture, directrice de Vivre dans la Dignité.
Un nouveau réseau citoyen appelle les Québécois à se mobiliser contre l'euthanasie
Les Québécois et Québécoises sont vivement encouragés à se joindre à une campagne visant à éviter que l’euthanasie et le suicide assisté n’entrent clandestinement dans le système de santé public, déguisés en traitement médical.
Vivre dans la Dignité, un nouveau réseau citoyen, lance officiellement sa campagne aujourd’hui. Il invite les citoyens et citoyennes du Québec à entrer dans le combat pour faire clairement comprendre au Gouvernement Charest qu’il faut rejeter l’euthanasie et le suicide assisté, qui sont des pratiques non nécessaires et dangereuses.
Belgique : prélèvement d'organes après euthanasie
Le site Internet BioEdge revient sur le compte-rendu d'une conférence faite en 2006 par des chirurgiens belges sur le prélèvement d'organes après euthanasie. Lors d'un Congrès mondial sur la greffe en 2006, les médecins de l'hôpital universitaire d'Anvers ont expliqué comment ils ont euthanasié une femme de 46 ans souffrant d'un problème neurologique, avec son consentement, et ont prélevé ensuite son foie et ses deux reins.
Allocution du Primat de l'Église canadienne aux médecins catholiques
Du 30 avril au 2 mai dernier, les membres de la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques (FCSMC) se réunissaient à Montréal. L’archevêque de Québec et Primat du Canada, le cardinal Marc Ouellet, a participé à la rencontre en présentant une conférence touchant aux grandes questions bioéthiques, le 2 mai.
Vous pouvez la retrouver ci-dessous dans son intégralité.
Les démographes de l'INED enquêtent sur la fin de vie
En mai et juin 2010, l'INED va mener une enquête auprès de plusieurs milliers de médecins sur la fin de vie. Le but est d'apporter aux autorités sanitaires et à l'opinion publique "des données objectives sur les conditions de la fin de vie en France".
Projet de loi en faveur de l'euthanasie rejeté!
Nous avons le bonheur de vous annoncer, si vous ne le savez pas déjà, qu'à l'issue du vote tenu en Chambre des communes à 17 h 30 aujourd'hui, le projet de loi C-384 visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté au Canada a été rejeté fortement avec 228 votes contre et 59 votes pour.
Canada : proposition de loi pour l'euthanasie
Le Parlement canadien s'apprête à voter, le 21 avril 2010, une proposition de loi intitulée "Loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement)", déposée par la députée Francine Lalonde. Inspirée par les législations sur l'euthanasie et le suicide assisté existant déjà en Belgique, au Luxembourg et aux Pays Bas, cette loi vise à autoriser les "personnes en fin de vie, dont les souffrances sont insupportables et ne peuvent être soulagées, de demander à un médecin de les aider à mourir, à certaines conditions".
Modifications du code de déontologie médicale en fin de vie
Le code de déontologie médicale français sur la fin de vie a été modifié, en ce qui concerne le soulagement de la douleur notamment, rapporte aujourd'hui « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune. Un décret du 29 janvier 2010 a modifié « l'article 37 du code de déontologie médicale relatif au soulagement des souffrances et à la limitation ou l'arrêt des traitements » en fin de vie. Prolongeant la loi Leonetti du 22 avril 2005, et les décrets du 6 février 2006, ce décret - approuvé en février 2009 par le Conseil national de l'Ordre des médecins - « précise l'obligation du médecin de recourir à des traitements antalgiques et sédatifs en cas d'arrêt de traitement ».
Italie : anniversaire de la mort d'Eluana Englaro
Le débat sur l'euthanasie a été relancé en Italie, le 9 février 2010, à l'occasion du premier anniversaire de la mort d'Eluana Englaro, italienne de 38 ans restée dans le coma pendant 17 ans, jusqu'à ce que sa famille obtienne, après une bataille judiciaire, le droit d'interrompre son alimentation et hydratation.
Avis 108 du CCNE : favoriser les soins palliatifs
Jean Leonetti, rapporteur de la loi du 22 avril 2005 sur la fin de vie, a interrogé le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) pour savoir "comment mettre en place un système de financement des soins, qui évite l'obstination déraisonnable par l'article L.1110-5 du Code de la santé publique et facilite les soins palliatifs". L'avis 108, publié le 10 décembre 2009, lui répond.
Comment financer les soins palliatifs ?
Hier, le 10 décembre, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est penché sur la question du financement des soins palliatifs. Jean Leonetti, député UMP des Alpes Maritimes et auteur de la loi sur la fin de vie souhaitait que la Comité réponde à la question suivante : comment mettre en place un système de financement qui permette la bonne application des soins palliatifs ?
France : L’Assemblée nationale rejette la proposition de loi sur l’euthanasie
L'Alliance pour les Droits de la Vie salue le rejet par l'Assemblée nationale de la proposition de loi qui visait à légaliser l'euthanasie sous certaines conditions.
Réserve du vote de la proposition de loi sur l'euthanasie
Le gouvernement a demandé la réserve du vote de la proposition de loi sur l'euthanasie qui était discutée hier, 19 novembre 2009, à l'Assemblée (cf. Synthèse de presse du 19/11/09). Celui-ci a donc été reporté au mardi 24 novembre. Les députés socialistes, à l'initiative du texte, ont quitté l'hémicycle pour protester contre la décision du gouvernement et ont boycotté la suite de la discussion.
Manuel Valls, rapporteur du texte, avait plaidé pour un "droit à l'euthanasie", estimant que "la seule manière d'éviter les dérives est d'admettre enfin la réalité pour mieux l'encadrer". Pour lui, la "généralisation" du recours aux soins palliatifs "ne répondra jamais aux souffrances et aux demandes de tous les malades".
A propos de la proposition de loi sur l'euthanasie
C'est aujourd'hui que doit être discutée à l'assemblée nationale la proposition de loi "sur le droit de finir sa vie dans la dignité". Ce texte, défendu par le député socialiste Manuel Valls, autorise "l'aide active à mourir" et vise à rouvrir le débat sur l'euthanasie (cf. Synthèse de presse du 18/11/09).
La proposition de loi sur l'euthanasie débattue à l'Assemblée
Le texte de proposition de loi pour légaliser l'euthanasie (cf. Synthèse de presse du 23/10/09) sera débattu demain, 19 novembre 2009, à l'Assemblée Nationale. Les députés du PS qui l'ont déposé veulent relancer le débat . Ils estiment en effet que la loi Leonetti, qui autorise l'arrêt des soins curatifs pour les personnes atteintes de maladies graves et incurables, la mise en place de soins palliatifs et l'administration de sédatifs même si celle-ci doit entraîner la mort du patient, ne permet pas de répondre à toutes les situations de fin de vie. Il faut donc "aller plus loin et refuser l'hypocrisie. Plusieurs milliers de personnes bénéficient d'une "aide" à mourir dans les hôpitaux français, hors de tout cadre légal", affirme Manuel Valls, qui est à l'initiative du texte.
France : Contre l’euthanasie, rendez-vous à l’Assemblée nationale
« Ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie » : c'est le thème de la manifestation organisée en France, par l'Alliance pour les Droits de la Vie qui invite les Français à se rassembler devant l'Assemblée nationale, demain, jeudi 19 novembre 2009, de 9h à 10h30.
Le rendez-vous est place Edouard Herriot (Métro Assemblée nationale ou Invalides), à partir de 9h00.
Mais l'ADV ne se contente pas de discours, elle a mis en place « SOS Fin de Vie », qui est un service d'aide pour les malades en fin de vie et pour leurs proches.
Baby RB sera euthanasié
La Cour suprême de Grande-Bretagne a autorisé qu'il soit mis fin aux jours de "Baby RB" (cf. Synthèse de presse du 04/11/09), un petit garçon de 13 mois. La maman et les médecins estimaient qu'il serait dans l'intérêt du bébé qu'on interrompe les soins d'assistance vitale. Son père, en revanche, luttait pour qu'on le laisse en vie. Dans un article du 3 novembre 2009, Lifenews rapportait qu'il avait produit des vidéos montrant que Baby RB s'amusait avec ses jouets, écoutait de la musique et interagissait avec ses parents. Il avait également mis en avant le fait que l'enfant pourrait bénéficier d'une trachéotomie qui lui permettrait de respirer par lui-même et de sortir de l'hôpital où il était depuis sa naissance.
Contre l'euthanasie, l'ADV mène la campagne "Faut pas pousser"
Du 6 au 8 novembre 2009, l'Alliance pour les droits de la vie (ADV) a distribué 500 000 tracts dans 180 villes afin de mettre en garde contre la proposition de loi sur "le droit de finir sa vie dans la dignité" qui sera défendue par le député PS Jean-Marc Ayrault le 19 novembre 2009. Les prospectus expliquaient en 10 questions/réponses pourquoi l'euthanasie ne peut jamais être la meilleure solution.
Canada : débat sur l'euthanasie
Le débat sur une éventuelle légalisation de l'euthanasie se poursuit au Canada.
Grande-Bretagne : désaccord parental sur l'euthanasie d'un bébé
En Grande-Bretagne, des parents se battent en Cour Suprême à propos de la vie de leur enfant. "Baby RB", qui est âgé d'un an, est atteint du syndrome myasthénique congénital (CMS): cette maladie gêne lourdement le mouvement et la capacité à respirer .
La mère du bébé et les médecins ont estimé que la qualité de vie de l'enfant était trop basse pour qu'il soit dans son intérêt de rester en vie: ils préconisent donc l'interruption des soins d'assistance vitale.
Suisse : vers une loi restreignant "l'aide au suicide"
Chaque année des organisations suisses telles que Dignitas ou Exit reçoivent 400 personnes étrangères qui viennent se suicider. C'est pourquoi le gouvernement suisse vient de détailler un projet de loi visant à endiguer "ce tourisme de la mort".
Deux médecins, étrangers aux organisations promouvant l'assistance au suicide, devront attester que la personne souhaitant mourir est capable de discernement et qu'elle est atteinte d'une maladie incurable "dont l'issue sera fatale à brève échéance".
Allemagne : un médecin jugé pour l'homicide de 13 patients
Le Dr Mechtilde Bach, jugée pour l'homicide de 13 patients, a rejeté les charges. Elle est accusée d'avoir administré des doses trop fortes de morphine et de diazepame à ses patients, alors qu'elle travaillait dans un hôpital de la banlieue de Hanovre.
France : deux propositions de lois relatives à l'euthanasie
Quatre ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des malades et la fin de vie (avril 2005) et un an après la remise d'un rapport évaluant son application, le groupe socialiste vient de déposer deux propositions de lois relatives à l'euthanasie auprès de la présidence de l'Assemblée nationale.
Condamnation de la seconde affaire Humbert
La Cour d'assises du Rhône (Lyon) a condamné vendredi 16 octobre 2009 une femme de 52 ans pour avoir étouffé sa mère grabataire sous une couverture en mai 2005. Josiane Humbert a écopé de 8 ans de prison ferme pour "meurtre avec préméditation", son époux, Guy Humbert à 2 ans de prison avec sursis pour "s'être abstenu volontairement d'empêcher sa femme" de commettre ce crime.
Canada : Euthanasie et compassion, deux réalités incompatibles
« Puisque la peine de mort est désormais interdite au Canada, quelle contradiction et quelle injustice ce serait d'autoriser certaines personnes à donner directement et intentionnellement la mort à d'autres », écrit l'Organisme catholique pour la vie et la famille, l'OCVF, dans une lettre adressée aux membres de la Chambre des Communes et du Sénat du Canada.
Alors que le parlement canadien est appelé à réfléchir sur la décriminalisation de l'euthanasie et du suicide médicalement assisté, L'OCVF, organisation parrainée par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), tient à joindre sa voix à celles de tous ceux qui s'opposent à cette idée.
Débat sur les directives anticipées en Grande-Bretagne
Le 18 septembre 2007, une jeune femme anglaise de 26 ans, Kerrie Wooltorton, mourait après avoir avalé de l'antigel pour la dixième fois. A l'arrivée de l'ambulance, elle avait refusé le traitement des médecins en leur remettant un "testament de vie" et en leur faisant part verbalement de sa volonté de mourir. Les médecins, se référant à la loi de 2005 relative au droit de mourir - le Mental Capacity Act - respectèrent ses volontés et la jeune femme expira une journée plus tard.
Une euthanasie refusée au Luxembourg
Au Luxembourg, un patient, atteint d'un cancer très avancé, aurait vu sa demande d'euthanasie refusée par la direction de l'hôpital d'une congrégation catholique.Le député Jean Huss, co-auteur de la loi du 16 mars 2009 dépénalisant l'euthanasie (cf. Synthèse de presse du 18/03/09), s'est insurgé. De son côté, la direction de l'hôpital, qui était en désaccord avec l'avis du médecin du malade, a invoqué "l'avis d'un deuxième médecin qui était plus critique. Suite à cet avis, le patient a retiré sa demande d'euthanasie".
Proposition de loi sur la fin de vie
Une proposition de loi de Jean-Marc Ayrault relative "au droit de finir sa vie dans la dignité" a été annoncée jeudi 8 octobre à l'Assemblée Nationale.
Les canadiens invités à mieux s’informer sur l’euthanasie
Le président de la conférence épiscopale du Canada (CECC), Mgr Vernon James Weisberger, archevêque de Winnipeg, vient de publier une lettre qui invite les membres du parlement et le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, dont l'objectif est de légaliser l'euthanasie et le suicide assisté dans le pays.
Tout en relevant le fait que les personnes qui veulent rouvrir ce débat sont sans doute motivées par leur préoccupation face à la souffrance des autres, le président de la CECC met en doute les motivations qui animent ces personnes.
Belgique : 11 000 déclarations anticipées d'euthanasie
Laurette Onkelinx, la ministre belge des Affaires sociales, a rapporté vendredi 25 septembre 2009 que 10 799 citoyens auraient déposé une déclaration anticipée relative à l'euthanasie, 98% ont plus de quarante ans et 61% sont des femmes.
Euthanasie : les Pays-Bas mis en garde par les Nations-Unies
Lors de sa 96e session, qui s'est tenue à Genève du 13 au 31 juillet 2009, le Comité des droits de l'Homme de l'ONU a mis en garde les Pays-Bas pour son "taux élevé de cas d'euthanasie et de suicide assisté". Les membres du Comité s'inquiètent notamment que "la loi permette à un médecin d'autoriser de mettre fin à la vie d'un patient sans recourir à l'avis d'un juge" et que "le deuxième avis médical requis puisse être obtenu au travers d'une ligne téléphonique d'urgence". (cf. Lettre mensuelle Gènéthique de juin 2009)
Royaume-Uni : précisions sur le suicide assisté
Suite aux recours déposés par Debbie Purdy, le responsable des poursuites judiciaires, Keir Starmer, a émis mercredi 23 septembre de nouvelles directives sur le suicide assisté. Si l'euthanasie reste interdite en Grande-Bretagne, les proches d'un malade qui voudrait se donner la mort, dans son pays ou à l'étranger, ne seront plus poursuivis pour l'avoir aidé ou accompagné. Le Suicide Act de 1961 prévoyait pour ce délit une peine de quatorze ans de prison.
Euthanasie : les Français sondés
L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) a commandé un sondage sur l'euthanasie à l'institut BVA. Il a été réalisé les 18 et 19 septembre 2009, par téléphone, auprès d'un échantillon de 1005 personnes de 15 ans et plus.
Jean-Luc Romero publie un livre en faveur de l'euthanasie
Dans un livre intitulé Les voleurs de liberté (Ed. Florent Masso), Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le Droit de mourir dans la dignité (ADMD), précise son combat pour une loi sur l'"aide active à mourir".
Appel du Président de la CECC pour contrer l’euthanasie
Alors même que le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté reprend à travers le pays, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr V. James Weisgerber, archevêque de Winnipeg, vient de rendre publique une lettre afin d’inviter autant les membres du Parlement que tout le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement).
Benoît XVI reçoit le Grand Duc Henri de Luxembourg
Benoît XVI a reçu en audience à Castel Gandolfo le Grand Duc Henri de Luxembourg.
Le Prix Van Thuân a en effet été remis, hier, 16 septembre, à Rome, par la fondation « San Matteo », au Grand Duc Henri de Luxembourg, tandis que le Prix Van Thuân-Solidarité et Développement, a été décerné à quatre projets humanitaires, dont un français, « Le Rocher » (cf. Zenit du 11 septembre 2009).
Catholique engagé, le grand-duc Henri de Luxembourg, qui règne depuis l'an 2000, reçoit ce Prix Van Thuân notamment pour sa courageuse promotion de la culture de la vie. En décembre 2008, il avait en effet annoncé au Parlement que des « raisons de conscience » l'empêchaient de signer l'adoption d'une loi sur l'euthanasie à peine votée.
Euthanasie infantile?
Le Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin vient d'éditer une brochure : "Demander la mort de son enfant". Cette publication fait suite à une journée d'étude sur "la fin de vie médicalisée" chez les tout jeunes enfants. Elle donne la parole aux familles et aux médecins, confrontés à la demande d'"euthanasie" des parents de jeunes enfants nés très lourdement handicapés ou en comas irréversible.
Québec : l'avortement et l'euthanasie en débat
La mise en place de la loi 34 visant à mieux encadrer la pratique médicale privée a déclenché au Québec une vive polémique sur l’avortement. La loi 34 établit des normes plus strictes pour l’exercice d’une cinquantaine de procédures faites en cliniques privées, dont les IVG. Au nombre des exigences requises, la nécessité pour les cliniques de pratiquer les interruptions volontaires de grossesse en bloc opératoire. Cette mesure, qui implique des transformations et des coûts importants pour les établissements privés, a déclenché un véritable tollé. Le gouvernement s’est vu accusé de vouloir réduire l’accès à l’avortement et le "droit fondamental" des femmes après qu’une des cliniques de Montréal, L’Alternative, ait déclaré arrêter les avortements en raison des normes trop sévères de la loi 34.
Infatigable combattant pour la défense de la vie, le père de Terri Schiavo s’est éteint
Le père de Terri (Teresa) Schiavo, Robert Schindler Sr., s’est éteint à l’âge de 71 ans des suites d’un arrêt cardiaque fatal, au Northside Hospital de St. Petersburg (Floride), samedi dernier.
Je ne reviendrai pas ici longuement sur cette tragique « affaire Terri Schiavo » qui illustre horriblement les progrès de la « culture de mort » aux États-Unis. Victime chez elle d’un brutal – et mystérieux – arrêt cardiaque et respiratoire, le 25 février 1990, ayant entraîné de graves lésions cérébrales, Terri Schiavo fut diagnostiquée « en état végétatif persistant », pourtant elle demeurait consciente ne se manifestant que par des signes imperceptibles sauf à ses proches – signes qu’elle était consciente encore qu’incapable de se manifester extérieurement. Le mari, Michael Schiavo – qui était déjà en “affaire” avec une autre femme qu’il épousera sitôt la “mort” de Terri –, décida de mettre un terme à l’assistance technique – et non médicale ! – qui permettait à Terri de se maintenir en vie. Les parents de Terri, Robert et Mary Schindler, ne l’entendirent pas de cette oreille et se battirent pendant quinze ans (quinze ans !) pour qu’on maintienne leur fille en vie en l’hydratant et en la nourrissant par perfusion.
Euthanasie : le personnel infirmier flamand sondé
Le groupe de recherche Zorg de la Vrije Universiteit de Bruxelles (VUB) a publié le 12 août les résultats d’une étude menée en collaboration avec le groupe bioéthique de l’Institut de Gand sur la pratique de l’euthanasie telle qu’elle est vue par le personnel infirmier flamand. Rappelons que l’euthanasie a été légalisée en Belgique en 2002, et que l’écrasante majorité des cas est pratiquée en Flandres.
Trois Québécois sur quatre favorables à l'euthanasie
MONTRÉAL - Un peu plus de trois Québécois sur quatre sont favorables à la légalisation de l'euthanasie, actuellement interdite par la loi au Canada, selon un sondage réalisé les 4 et 5 août sur internet auprès de 800 adultes, a rapporté mardi le quotidien La Presse.
31% des répondants se déclarent "fortement d'accord" avec la légalisation de l'euthanasie et 46% "modérément d'accord", selon l'enquête réalisée pour La Presse par l'institut Angus Reid Strategies.
Suicide assisté et euthanasie : toujours plus ?
Debbie Purdy, âgée de 46 ans et souffrant d'une sclérose en plaque est satisfaite en sortant de la Cour suprême à Londres. Les juges viennent de demander au procureur général une clarification de la loi concernant le suicide assisté. C'est ce que réclamait Debbie Purdy qui veut se suicider en présence de son mari alors que selon l’actuelle loi britannique, son mari risque une peine de prison s’il accompagne sa femme pour se suicider en Suisse où le suicide assisté est toléré.
Peter Singer : soins médicaux selon la "valeur" des vies
Le New York Times publie aujourd'hui, 19 juillet 2009, un éditorial de Peter Singer, philosophe et professeur de bioéthique à l'Université de Princeton, intitulé :" Pourquoi nous devons réduire les soins médicaux". Il y défend le système QALY, établi en Angleterre, qui vise à déterminer quand les patients peuvent bénéficier de soins médicaux.
L'introduction donne le ton d'emblée : "Vous avez un cancer du rein. Cela vous tuera probablement dans un an ou deux. Un médicament, le Sutent, ralentit l'avancée de la maladie et pourrait vous permettre de gagner six mois de vie, pour le prix de 51 000$. Ces quelques mois supplémentaires valent-ils une telle somme ?" D'autant, et l'argument est de taille pour Peter Singer, que de telles dépenses grèvent notablement les finances des assurances maladies, et de ceux qui y investissent (rappelons qu'aux Etats-Unis, les systèmes de santé sont principalement privés).
Le Canada dira-t-il oui ou non à l'Euthanasie et au suicide assisté?
Le 13 mai 2009, la députée Francine Lalonde du Bloc Québécois a déposé le Projet de loi C-384 (Loi modifiant le Code criminel - droit de mourir dignement). S'il est adopté, ce projet de loi légalisera l'euthanasie et le suicide assisté au Canada. une analyse attentive du projet de loi en fait clairement ressortir le danger, non seulement pour les personnes atteintes de maladies "en phase terminale", mais aussi pour celles qui éprouvent "des douleurs physiques ou mentales aiguës sans perspective de soulagement". Les citoyens et citoyennes les plus vulnérables seraient les plus menacés par ces pratiques.
Royaume-Uni : loi sur le suicide assisté ?
Au Royaume-Uni, la Chambre des Lords discute la proposition de Lord Falconer de ne plus poursuivre les personnes qui aideraient les malades en phase terminale à aller se faire euthanasier à l’étranger. Alors que de telles actions tombent actuellement sous le coup de la loi sur le suicide, Lord Falconer propose d’autoriser l’assistance au suicide en l’assortissant de conditions : la personne souhaitant mettre fin à ses jours devra rédiger une déclaration et la signer en présence d’un témoin indépendant.
Indignation des médecins anglais sur les pratiques de Dignitas
La revue The Guardian a révélé qu'un certain nombre des Britanniques ayant "bénéficié" de suicides assistés ou euthanasies par l'organisation Dignitas, en Suisse, n'étaient pas en phase terminale. Pis encore, ils étaient atteints de maladies qui auraient pu être rapidement traitées.
Hausse des euthanasies
Aux Pays-Bas, selon le rapport des commissions chargées de vérifier la légalité des euthanasies, le nombre d'euthanasies a augmenté de près de 10 % en 2008 par rapport à 2007, passant de 2120 à 2331.
Ajoutons que dix cas ne respectant pas les critères imposés par la loi ont été transmis à la justice.
Enquête sur les pratiques de Dignitas
Installée en Suisse, l'association de suicide assisté Dignitas fait actuellement l'objet d'une enquête alors qu'elle est soupçonnée d'avoir aidé à mourir un homme dépressif, Andrei Haber. Or, selon la loi helvète, les personnes qui veulent "bénéficier" d'une assistance au suicide doivent être atteintes d'une maladie incurable.
Premier cas de suicide assisté dans l'état de Washington
Dans l'Etat de Washington, une femme de 66 ans atteinte d'un cancer du pancréas a été la première malade à avoir recours à la nouvelle loi sur le suicide assisté.
Fin de vie : la question centrale n'est pas celle de l'euthanasie
Les Echos reviennent sur le récent sondage commandité par l'Association pour "le droit de mourir dans la dignité" (ADMD) selon lequel 86% des personnes interrogées seraient favorables à ce que l'euthanasie soit autorisée lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable en phase terminale le réclame (cf. Synthèse de presse du 07/05/09). S'appuyant sur ces résultats, l'ADMD a de nouveau demandé la légalisation de l'euthanasie.
Grande-Bretagne : mise en place d'"ateliers euthanasie"
Alors que l'euthanasie est interdite en Grande-Bretagne, un médecin australien devrait mettre en place, dans plusieurs villes britanniques, des "ateliers euthanasie" pour apprendre aux participants les différentes manières de mettre fin à la vie.
Du "droit" au "devoir" de mourir
Dans La Croix, Danielle Mosye, docteur en philosophie et chercheur à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris), examine les enjeux soulevés par la question du "droit de mourir" au regard des personnes handicapées ou/et dépendantes.
Le 10 août 2008, Rémy Salvat, atteint d'une maladie orpheline dégénérative, se suicidait ; après que sa mère ait essayé de le tuer et que sa revendication d'un "droit d'être aidé à mourir" adressée au président de la république soit restée sans réponse. Le 9 avril 2008, la Cour d'assises du Val d'Oise acquittait Lydie Debaine du meurtre de sa fille de 26 ans sévèrement handicapée. Acquittement sur lequel est finalement revenu la Cour d'appel de Versailles le 16 décembre suivant, condamnant Lydie Debaine à deux ans de prison avec sursis.
Belgique : l'euthanasie en pratique
Professeur à l'université catholique de Louvain (Belgique), le Pr Herman Nys estime que, sept années après l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie, "le fossé entre la loi et la pratique médicale est plus grand que jamais". Ainsi, d'après la loi, il n'existe pas de "droit" à l'euthanasie et celle-ci doit être pratiquée par un médecin. Or, souvent exigée, l'euthanasie est ressentie comme un "droit" et, en pratique, ce sont les infirmiers qui la mettent en œuvre la plupart du temps. Enfin, selon la loi, le demande d'euthanasie doit être formulée en toute conscience, par écrit, par le patient. En pratique, la demande émane souvent des proches et est rarement formulée par écrit.
Dignitas veut aussi suicider les gens en bonne santé
Dans une interview accordée à la BBC, le fondateur de Dignitas - association suisse organisant des suicides assistés -, Luigi Minelli a déclaré qu'être malade n'était pas une condition pour recourir aux "services" proposés par Dignitas.
L'affaire "Chantal Sébire"
Lundi 23 mars, le parquet de Dijon a classé sans suite l'enquête pour "provocation au suicide" ouverte après le décès de Chantal Sébire, 52 ans, atteinte d'une tumeur incurable et qui demandait l'euthanasie (voir Synthèse de Presse du 28/03/08).
Le suicide assisté à l'étranger légalisé en Angleterre ?
Membre du Parlement britannique et ancienne secrétaire d'Etat à la Santé, Patricia Hewitt a déposé un amendement visant à légaliser le fait, pour les personnes en phase terminale, de se rendre à l'étranger pour recourir au suicide assisté, pratique interdite en Grande-Bretagne.
L'euthanasie dépénalisée au Luxembourg
Lundi 16 mars, le Grand-duc Henri II de Luxembourg a dû promulguer la loi légalisant l'euthanasie adoptée par les députés le 18 décembre dernier. Après les Pays-Bas et la Belgique, le Luxembourg devient donc le troisième pays de l'Union européenne à dépénaliser l'euthanasie. Rappelons que le Grand-duc ne voulait pas signer ce texte (cf. Synthèse de presse du 03/12/08), ce qui est à l'origine d'une évolution constitutionnelle majeure limitant les pouvoirs du souverain : désormais, il ne peut plus que promulguer les lois et non plus les sanctionner comme par le passé (cf. Synthèse de presse du 12/12/08).
Un cas sensible de l'application de la loi Leonetti
Le 25 novembre 2008, Patrick Koffel, un homme cérébro-lésé depuis 4 ans à la suite d'un grave accident de moto, est mort après avoir été privé d'alimentation.
Quelques mois après son accident de moto en 2004, Patrick Koffel s'est réveillé de son coma. Il est tétraplégique et trachéotomisé. Il ne peut communiquer qu'avec le regard et, pour sa femme Chantal, il aurait fait savoir qu'il voulait que ça s'arrête. Le 15 septembre 2007, Chantal et ses trois enfants âgés de 16 à 32 ans demandent que Patrick bénéficie d'un "arrêt de vie", conformément à la loi Leonetti. Après le refus de l'établissement où il était soigné, les Koffel font appel au professeur Régis Aubry, chargé de mission pour le programme national de développement des soins palliatifs et inspirateur de la loi sur la fin de vie. Jean Leonetti intervient lui aussi. Finalement, l'équipe médicale se résout à l'arrêt de l'alimentation de Patrick Koffel, le 14 novembre 2008.
DPN : une politique de traque...
Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur les propos de Didier Sicard, qui en février 2007, parlait de la montée de l'eugénisme en France (cf. Synthèse de presse du 05/02/07). Le professeur Sicard était l'un des invités de l'Académie pontificale pour la Vie pour son colloque international sur "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme" organisé à Rome les 20 et 21 février dernier. Au cours du colloque, il a réitéré ses craintes à l'encontre du système de dépistage pratiqué en France.
Alors que l'article 16-4 du Code civil mentionne que "toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite", force est de constater que le dépistage ne cesse d'augmenter. Le dernier rapport de l'Agence de la biomédecine nous apprend qu'il y a eu, entre 2005 et 2006, une augmentation de plus de 10% des interruptions médicales de grossesse (IMG) : 6 787 en 2006 contre 6 093 en 2005.
La réanimation des personnes âgées
Si aujourd'hui, en France, il n'y a pas officiellement d'accès "contingenté" à la réanimation, une étude, réalisée en 2006, a montré que l'âge serait un critère déterminant pour l’admission dans les services de réanimation : "36% des plus de 85 ans étaient refusés en réanimation contre 23% des 75–84 ans et 12% des 18–44 ans". Une autre étude a révélé que sur huit personnes de plus de 80 ans qui vont aux urgences avec une activité potentielle d’admission en réanimation, deux sont proposées par les urgentistes et une seule est admise.
Suède : un médecin suspecté d'avoir euthanasié un bébé
Une femme médecin d'un hôpital suédois pour enfants, soupçonnée d'avoie euthanasié un nourrisson, a été placée en détention provisoire. Le tribunal de Solan, dans la banlieue de Stockholm, a motivé sa décision de détention provisoire en s'appuyant sur le rapport médico-légal selon lequel le bébé a reçu une dose trop élevée d'une préparation à base de morphine et de thiopental, une substance administrée pour les anesthésies.
Etats-Unis : « L’Etat de Washington introduit le suicide assisté »
« L'Etat de Washington introduit le suicide assisté » titre L'Osservatore Romano (OR) du 6 mars, tout en rappelant que « le suicide assisté est encore considéré comme un homicide dans la grande majorité des Etats-Unis ».
A partir du 6 mars, fait remarquer le quotidien de la Cité du Vatican, dans son édition en italien, dans cet Etat de l'Ouest de la Nation (à ne pas confondre avec la capitale, Washington DC), entre en vigueur une loi appelée « Initiative 1000 » qui « permet aux patients qui ont moins de six mois » de pronostic vital de « demander l'assistance d'un médecin pour mourir », en pratique par « la prescription d'une dose mortelle de médicaments ».
Etats-Unis : Dans le coma, il se réveille avant d'être « débranché »
Dans le coma, Mike Connolly, 56 ans, s'est réveillé juste avant d'être « débranché » par les médecins, aux Etats-Unis, annonce «Gènéthique», la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.
Une proposition de loi pour légaliser l'euthanasie
Des députés de la majorité ont déposé une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie. D'après eux, le rapport Leonetti sur la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 01/12/08) ne va pas assez loin.
Premier signataire de la proposition de loi, André Wojciechowski estime que "le problème des soins palliatifs est qu'ils peuvent durer des semaines voire des mois, soit autant de temps de souffrance pour le malade". Les cosignataires insistent aussi sur le fait que "d'autres pays, proches de nous, ont ouvert la voie" et qu'"on ne peut pas indéfiniment fermer les yeux face à une tendance qui se propage si rapidement. Les mœurs évoluent et aujourd'hui, l'euthanasie (...) représente la seule issue possible des malades incurables qui souhaitent cette solution".
L'Italie étudie l'interdiction de l'interruption de l'alimentation et de l'hydratation
Revenant sur la mort d'Eluana Englaro (cf. Synthèse de presse du 10/02/09), l'avocate italienne Caterina Minneo estime, qu'a priori, les médecins qui ont "débranché" la jeune femme ne devraient pas être poursuivis pour complicité d'acte d'euthanasie dans la mesure où ils ont respecté le protocole autorisé par la justice dans un arrêt de la Cour de cassation rendu en novembre dernier (cf. Synthèse de pesse du 14/11/08). Mais, alors que la mort d'Eluana semble être survenue par déshydratation puis arrêt cardiaque (cf. Synthèse de presse du 12/02/09), si les examens toxicologiques révèlent une dose excessive de substances médicamenteuses, l'équipe dirigée par l'anesthésiste Amato Del Monte pourrait être condamnée à une peine allant de 5 à 11 ans d'emprisonnement.
Italie : le débat sur la fin de vie se poursuit
La mort d'Eluana Englaro (cf. Synthèse de presse du 10/02/09), cette jeune femme de 38 ans plongée dans le coma depuis 17 ans et privée d'alimentation et d'hydratation depuis vendredi dernier (cf. Synthèse de presse du 06/02/09), n'a pas mis fin au débat sur l'euthanasie qui divise l'Italie depuis plusieurs mois.
Rappelons que les autorités judiciaires ont ordonné une autopsie pour déterminer les causes exactes de la mort de la jeune femme. Les médecins avaient en effet estimé qu'elle mettrait une vingtaine de jours à mourir, or sa mort est survenue seulement trois jours après qu'elle ait été "débranchée". Certains soupçons planent donc quant à savoir si sa mort a été précipitée volontairement...
Eluana Englaro est morte
Cessée d'être alimentée et hydratée depuis vendredi (cf. Synthèse de presse du 06/02/09), Eluana Englaro, cette jeune Italienne de 38 ans plongée dans le coma depuis 17 ans, est morte hier, lundi 9 février, dans la soirée.
Selon les médecins, c'est l'interruption de l'hydratation qui a accéléré la mort d'Eluana, survenue par crise cardiaque. Une autopsie devrait toutefois être pratiquée afin de connaître avec précision les causes de la mort. "S'il s'avère que l'intervention humain a précipité sa mort, je continuerai à la considérer comme un crime", a déclaré hier le président de la Commission pontificale pour la santé, Mgr Javier Lozano Barraga.
L'affaire Eluana (suite)
Vendredi 6 février, en Italie, le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté un décret d'urgence pour garantir à toute personne l'alimentation et l'hydratation (cf. Synthèse de presse du 06/02/09). Ce décret vise à empêcher la fin programmée d'Eluana Englaro, cette jeune femme de 38 ans plongée dans le coma depuis 17 ans.
Le président de la République, Guiorgio Napolitano a refusé vendredi de signer ce décret-loi, en raison a-t-il expliqué de certains aspects "inconstitutionnels".
Nourriture et hydratation assistée : le Vatican apprécie
Le Vatican apprécie l'accélération de la procédure d'adoption d'un projet de loi italien garantissant la nourriture et l'hydratation assistée à tout patient.
Le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone s'est entretenu avec le président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano, à propos du cas d'Eluana Englaro, indique la salle de presse du Saint-Siège.
Italie : Eluana Englaro, dans le coma depuis 17 ans, sans alimentation artificielle
Eluana Englaro n'a pas été alimentée de façon « artificielle » déclare un professeur de médecine. Ce n'est pas un cas « d'acharnement » thérapeutique et elle ne souffrait pas : la jeune femme a vécu 17 ans sans l'assistance de médicaments pour soulager la douleur et sans appareils.
Eluana Englaro bientôt privée d'alimentation
Eluana Englaro, cette jeune italienne de 38 ans plongée dans le coma à la suite d'un accident de voiture il y a 17 ans, a été transférée, mardi matin, dans une clinique privée d'Udine, dans le nord du pays. Cet établissement s'est déclaré prêt à accueillir la jeune femme et une équipe médicale s'est constituée pour accéder, dans un délai de quelques jours, à la demande du père de la jeune femme de la "débrancher".
Les évêques italiens invoquent amour et assistance pour Eluana
Les évêques italiens invoquent amour et assistance et non la suspension de l'alimentation et de l'hydratation pour Eluana Englaro, la jeune italienne plongée dans le coma depuis 16 ans et qu'une sentence de la Cour de Cassation de Milan a condamnée à mourir de faim et de soif.
Après l'annonce du transfert d'Eluana de sa maison de repos, à Lecco, où les sœurs Miséricordieuses l'assistaient depuis 14 ans, à une autre maison à Udine où lui sera débranchée la petite sonde qui l'alimente et l'hydrate, les évêques dénoncent le faux sentiment de pitié qui accompagne ce geste.
L'affaire Englaro (suite)
Le tribunal administratif de Milan a annulé une décision de la région interdisant à tout le personnel de santé de suspendre l’alimentation d’Eluana Englaro, cette jeune femme italienne plongée dans le coma depuis 17 ans. Emise en septembre, cette directive s’opposait à la décision de la Cour d’appel de Milan autorisant le "débranchement" d’Eluana (cf. Synthèse de presse du 10/07/08), confirmée par la Cour de cassation en novembre (cf. Synthèse de presse du 14/11/08).
Dignitas en Suisse : témoignage
Depuis qu'elle a quitté la "clinique du suicide" en 2005, Wernli, infirmière, témoigne avec amertume des abus dont elle a été témoin. Elle a travaillé pour le fondateur de Dignitas en Suisse, Ludwig Minelli, pensant qu'elle se retrouverait dans un environnement compatissant envers les patients.
De la fragilité
Alors qu'un colloque, organisé par l'Arche en France et l'Institut des sciences et théologie des religions de Toulouse (ISTR), se tient se week-end sur le thème des "fragilités interdites", La Croix publie plusieurs tribunes sur "la force de la fragilité".
Père Blanc et directeur de l'ISTR, Benard Ugeux s'interroge : "comment être reconnu et respecté avec ses limites dans une société qui valorise la rentabilité et l'efficacité au détriment du respect de la dignité de la personne humaine ?".
Les religions et la bioéthique (suite)
La Croix résume l'audition, mercredi 21 janvier, des représentants des grandes religions par la mission d'information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique (cf. Synthèse de presse du 21/01/09). Le quotidien souligne le fait que, chacun à leur manière, Olivier Abel (professeur de philosophie éthique à la faculté de théologie protestante de Paris), Haïm Korsia (aumônier général israélite des armées) et Xavier Lacroix (philosophe, théologien et professeur d'éthique à l'Université catholique de Lyon) ont insisté sur un double impératif : celui d'opter pour une loi cadre et celui de protéger les plus vulnérables. [Signalons que ce concept de loi cadre reste flou dans le débat national, NDLR.]
L'affaire Englaro
Mercredi 21 janvier, la présidente de la région de Turin s'est déclarée prête à accueillir Eluana Englaro pour "débrancher" celle-ci. Rappelons que le cas de cette jeune femme, âgée de 37 ans et plongée dans le coma depuis 17 ans, divise l'Italie depuis plusieurs mois. En novembre dernier, la Cour de cassation avait autorisé l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation d'Eluana (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Plusieurs régions italiennes avaient ensuite refusé d'accueillir Eluana et de la "débrancher".
Inde : l'Eglise contre la légalisation de l'euthanasie
En Inde, dans l'état du Kerala, les représentants de l'Eglise catholique se sont élevés contre un projet de la Commission des lois visant à légaliser l'euthanasie. Président de la Commission pour la Famille et évêque d'Idukki, Mgr Mathew Anikuzhikattil a déclaré que l'approbation d'une telle pratique serait "inhumaine et contre les principes fondamentaux de la foi des chrétiens".
L'alimentation des personnes "démentes"
Dans ses "carnets de santé", Libération publie l'histoire d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer et qui un jour perdit le réflexe de s'alimenter. Les professionnels de santé de la maison médicalisée dans laquelle il était placé décidèrent de ne pas poser de sonde gastrique car, selon certaines études médicales "la pose d'une sonde gastrique sur les personnes démentes n'est guère bénéfique". "Ce qui était déroutant c'est que cette personne était gaie, vivante. Il marchait, il nous parlait. Il ne manifestait vraiment pas l'envie de mourir", raconte une auxiliaire de vie. Une infirmière se rappelle que "tous les jours, on le voyait devenir de plus en plus faible". Trois semaines plus tard, cet homme est mort.
A propos de Jean Leonetti
Le magazine La Vie dresse un portrait de Jean Leonetti, député UMP, qui va piloter les premiers états généraux de la bioéthique avant la révision des lois prévue en 2010. Cela fait six ans que ce médecin cardiologue travaille sur la fin de vie. Sur la bioéthique, il estime qu'il faut écouter les expériences de chacun et se méfier de la médiatisation des histoires particulières et de l'émotion qu'elles suscitent. "Je ne crois pas que les émotions doivent être éliminées, mais il faut les confronter, en étudier toutes les facettes dans leur complexité et les organiser, afin d'élaborer un raisonnement", explique-t-il.
A propos du suicide assisté en Suisse
Swissinfo.ch a interviewé le Dr. Jérôme Sobel, président d'Exit, association organisant les suicides assistés. Ce dernier rappelle que l'euthanasie active n'est pas autorisée en Suisse mais que l'aide au suicide d'un malade qui veut mettre fin à ses jours, en respectant une certaine procédure, n'est pas poursuivie. Il souhaite qu'à l'avenir l'assistance au suicide soit régularisée et acceptée socialement et politiquement. Enfin, il prône la dépénalisation de l'euthanasie.
Fin de vie, loi générale et exceptions
Docteur en philosophie et chercheuse associée au CNRS-EHESS, Danielle Moyse revient, dans La Croix, sur le rapport d'évaluation de la loi de 2005 "relative aux droits des malades et à la fin de vie" remis au gouvernement par le député Jean Leonetti début décembre 2008 (cf. Synthèse de presse du 01/12/08).
Elle regrette que l'on n'ait pas suffisamment insisté sur le fait que la législation en vigueur - qui maintient l'interdit de tuer - "est suffisamment souple pour nécessiter un solide sens de la responsabilité médicale, destiné à prévenir ses possibles dérives". Rappelons que la loi de 2005 affirme d'une part que "les actes médicaux ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable" et, d'autre part, qu'il est possible de recourir à des antalgiques qui "peuvent avoir pour effet secondaire d'abréger la vie".
Le débat sur l'euthanasie au Luxembourg
Liberté politique revient sur l'affaire de l'euthanasie au Luxembourg. Rappelons que les députés luxembourgeois se sont prononcés, à 31 voix contre 26, en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie. Le Grand-duc ayant refusé de promulguer toute loi autorisant l'euthanasie, le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, a initié une réforme de la Constitution afin de réduire les pouvoirs du souverain et lui ôter la possibilité de sanctionner les textes législatifs (cf. Synthèse de presse du 03/12/08). Cette révision a fait l'objet d'une première lecture favorable (cf. Synthèse de presse du 12/12/08) et devrait passer en deuxième lecture au cours du mois de mars 2009.
« Jamais plus d’euthanasie »
« De Dachau où l'Europe a connu sa nuit la plus sombre nous voulons porter un message d'espérance », a souligné le président du Mouvement italien pour la vie (MpV), Carlo Casini, à l'occasion de sa visite au camp de concentration de Dachau, en Allemagne.
« En ce 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a-t-il poursuivi, nous voulons éclairer le ciel de l'Europe, en défendant la vie et la famille ».
Lydie Debaine condamnée
Hier, Lydie Debaine a été condamnée en appel à deux ans d'emprisonnement avec sursis par la cour d'assises de Versailles. Rappelons qu'elle avait été acquittée en avril dernier pour l'assassinat en 2005 de sa fille unique de 26 ans, handicapée motrice cérébrale lourde (cf. Synthèse de presse du 14/04/08).
Procès en appel pour Mme Debaine
En avril 2008, Lydie Debaine était acquittée par la cour d'assises du Val d'Oise pour le meurtre de sa fille handicapée, l'avocat général ayant pourtant requis une peine de principe de trois ans de prison avec sursis (cf. Synthèse de presse du 14/04/08). Le procureur général de Versailles fait ensuite appel, expliquant :"ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés."
Euthanasie : L’Académie pour la vie adresse une lettre au Luxembourg
Nous publions ci-dessous la lettre que le président de l'Académie pontificale pour la vie a adressée aux parlementaires du Luxembourg « qui semble sur le point de voter la loi sur la dépénalisation de l'euthanasie ».
Une euthanasie masquée?
Directrice du Centre d'éthique clinique à l'hôpital Cohin (Paris), Véronique Fournier revient, dans Libération, sur "le droit de mourir à la française" et un certain "péril éthique" sévissant chez certains de nos voisins (comme en Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Suisse) et dénoncé par les conclusions de la mission Leonetti.
Une campagne d'information sur la fin de vie
A la suite du rapport Leonetti qui soulignait notamment la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 02/12/08), le ministère de la Santé a annoncé le lancement, début 2009, d'une campagne de communication et d'information sur la fin de vie et les soins palliatifs. Plus de 5 millions d'euros seront consacrés à cette campagne de grande envergure qui vise aussi bien les professionnels de santé que le grand public. Comme le Premier ministre, la ministre de la Santé a "souscrit à la très grande majorité des mesures préconisées".
Italie : vers le testament biologique ?
L'Affaire Eluana Englaro fait grand bruit en Italie (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Alors que la Cour de cassation a confirmé il y a quelques jours l'autorisation d'interrompre l'alimentation de la jeune femme plongée depuis 16 ans dans le coma, son père tente de faire appliquer le jugement. Or, l'ensemble des structures hospitalières interpellées pour débrancher Eluana refusent de l'accueillir. La seule solution qui reste est la mort à domicile. Pour le sous-secrétaire d'Etat à la Santé, Eugenia Roccella, cette décision de justice est comparable à une "condamnation à mort".
"L'Ultime Liberté ?"
Axel Kahn publie un nouvel ouvrage baptisé" "L'Ultime Liberté ?"* sur la question de l'euthanasie. Il explique dans ce livre que la loi Leonetti est un excellent compromis (cf. Synthèse de presse du 06/11/08)
Il critique particulièrement l'Association pour le "droit" de mourir dans la "dignité" (ADMD) et son usage du mot "dignité". "Cela signifie-t-il qu'il existe des gens qui meurent dans l'indignité ? Quels sont-ils [...] : les grands vieillards ? Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ? Sont-ce là des citoyens indignes ?". Pour éviter de sombrer dans d'éventuelles dérives, Axel Kahn propose donc de compléter la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789 de la manière suivante : "tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits."
A propos de la mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie
Le quotidien Le Monde revient sur la question de la fin de vie et de l'euthanasie, à quelques jours de la remise des conclusions de la mission d'évaluation sur ce sujet. L'hypothèse de l'instauration d'une "exception d'euthanasie" semble pour l'instant écartée, les pouvoirs publics ne souhaitant pas aller au delà des dispositions de la loi du 22 avril 2005.
Cette loi de 2005, adoptée après l'affaire Vincent Humbert, ce jeune homme tétraplégique qui réclamait de mourir, encadre les conditions de fin de vie : elle proscrit l'acharnement thérapeutique, autorise le "laisser mourir" quand les patients refusent les traitements et les soins et permet aux médecins de soulager la douleur au risque d'entraîner la mort.
Nouvelle décision de justice dans l'affaire d'Eluana Englaro
Jeudi dernier, la Cour européenne des droits de l'Homme a refusé d'intervenir auprès de l'Italie pour qu'elle suspende le jugement rendu sur le cas d'Eluana Englaro. Rappelons que le père de cette jeune femme de 26 ans dans le coma depuis 1992 a obtenu de la justice italienne que l'on arrête d'alimenter sa fille.(cf. Synthèse de presse du 14/11/08)
Jean Leonetti : réflexions sur la fin de vie
En décembre prochain, la mission Leonetti, chargée de l'évaluation de la loi sur la fin de vie, remettra son rapport au gouvernement. Après neuf mois de travaux, le député Jean Leonetti, rapporteur, publie un ouvrage intitulé "A la lumière du crépuscule" (Editions Michalon, 160 pages, 14 euros). Le Quotidien du Médecin dévoile quelques unes des réflexions de l'auteur.
Jean Leonetti revient sur l'affaire Sébire*, à l'origine de cette mission d'évaluation. Selon lui, le traitement médiatique qui en a été fait "a complètement éclipsé tout raisonnement derrière". Sur un sujet aussi grave que celui de la fin de vie, il est nécessaire de ne pas se laisser guider par l'émotion. Et puis, "quand on connaît l'histoire médicale et qu'on voit comment les choses se sont passées, on se dit que tout le monde a manipulé tout le monde".
Réactions autour de la décision de la Cour de cassation de débrancher Eluana Englaro
Jeudi dernier, la Cour de cassation italienne a rejeté le recours introduit par le parquet de la Cour d'appel de Milan, autorisant ainsi l'arrêt de l'alimentation d'Eluana Englaro, cette jeune femme âgée de 26 ans dans le coma depuis 1992 (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Le père d'Eluana, qui demandait que sa fille cesse d'être alimentée, se réjouit de cette décision : "la loi a prévalu", a-t-il affirmé.
Des critères de mort
Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient dans Liberté Politique sur les critères de la mort et les prélèvements d'organes.
Il rappelle la polémique qu'a entraîné l'article du 2 septembre dernier de l'Osservatore Romano (cf. Synthèse de presse du 04/09/08) qui remettait en cause les critères actuels de définition de la mort.
Eluana Englaro condamnée à mourir de faim et de soif
La sentence prononcée par la Cour de Cassation sur le cas d'Eluana Englaro, une jeune italienne plongée dans le coma depuis 16 ans, a été rendue publique jeudi après-midi, provoquant une immense émotion en Italie.
Cette décision est « un fait gravissime sur le plan éthique et moral car on envoie une jeune fille à la mort », a déclaré sur Radio Vatican le président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella. Il a immédiatement souhaité une loi qui empêche « toute euthanasie active ou passive ».
Lorsqu'une jeune fille refuse une transplantation...
Hannah Jones, une jeune fille britannique de 13 ans atteinte d'une forme rare de leucémie depuis l'âge de 4 ans vient de refuser une transplantation cardiaque au résultat incertain bien qu'elle sache qu'elle risque de mourir dans les mois qui viennent. Les autorités médicales britanniques ont dans un premier temps envisagé de la contraindre à subir cette intervention avant de se plier à sa volonté. Dans cette histoire, droit, médecine et éthique sont étroitement liés.
Déclaration finale du forum catholico-musulman
Hier en fin d'après-midi a été diffusée la déclaration finale du premier séminaire du Forum catholico-musulman (Rome 4 - 6 novembre): "Amour de Dieu, amour du prochain" Les délégués des deux parties et leurs conseillers ont abordé deux grands thèmes: les Fondements théologiques et spirituels, la Dignité humaine et Respect mutuel. "Des points de ressemblance et de divergence ont émergé, réfléchissant le génie spécifique et distinctif des deux religions". Voici les extraits majeurs du document:
Axel Kahn et "l'ultime liberté"
A l'occasion de la sortie de son ouvrage "L'ultime liberté" sur la fin de vie, Axel Kahn, généticien et président de l'université Paris-V, a accordé une interview à l'hebdomadaire La Vie. Il s'élève d'abord contre le fait de présenter le "droit de mourir" [c'est-à-dire l'euthanasie, NDLR] comme "l'ultime liberté" alors que "les conditions dans lesquelles on est amené à demander l'euthanasie ou le suicide assisté ne sont quasiment jamais des conditions de liberté". "Où est la liberté quand on est le jouet de douleurs tyranniques ?", interroge celui pour qui il est indispensable avant toute chose de "restaurer la possibilité d'un vrai choix".
Suisse : une étude sur les personnes qui recourent au suicide assisté
Financée par le Fonds national de la recherche et l'Académie des sciences médicales, une étude, réalisée par l'Université de Zurich et la Haute Ecole zurichoise pour les sciences appliquées, s'est, pour la première fois, penchée sur le profil des personnes qui ont recours à l'aide au suicide via les associations suisses Dignitas et Exit.
Une proposition de loi pour légaliser "l'aide à mourir"
Le sénateur UMP, Alain Fouché, présent hier au Trocadéro, vient de proposer un texte de loi intitulé "Aide active à mourir dans le respect des consciences et des volontés". Ce dernier considère que "le droit français n'est pas adapté aux cas des personnes qui demandent lucidement une aide active à mourir". Il regrette que l'homme ne puisse obtenir "une réponse légale à sa demande de délivrance". Il considère que la loi Leonetti du 22 avril 2005 prend en charge une partie seulement des situations de souffrance.
Il souligne que les soins palliatifs apportent une "solution appréciable et humaine" mais qu'ils ne répondent pas à toutes les situations, notamment pour les malades atteints de "maladies incurables et invalidantes ou en situation pathologique irréversible" et qui veulent en finir avec la vie. Pour lui, soins palliatifs et euthanasie sont des éléments complémentaires.
Australie : prélèvement d'organes sur des patients encore vivants ?
Le professeur James Tibballs, du service des soins intensifs en néonatalogie au Royal Children' Hospital de Melbourne dénonce dans the Journal of Law and Medicine le non respect de la procédure du don d'organes. Il explique que les malades ne sont pas toujours morts quand on leur prélève leurs organes.
Les jeunes demandent à l’Europe de défendre la vie et les racines chrétiennes
Trois cents vainqueurs du concours Europe 2007-2008, organisé par le mouvement pour la vie italien (MPV), en collaboration avec le forum des familles AGE, AGESC, FIDAE, UCIIM, USMI école et culture, sur le thème « Europe et droits de l'homme. Nous jeunes protagonistes », se sont réunis hier mercredi dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe pour discuter et voter un document qui sera envoyé à tous les parlementaires européens et à toutes les écoles italiennes.
Luxembourg : le projet de loi sur l'euthanasie revu par le Conseil d'Etat
Au Luxembourg, le Conseil d'Etat a revu le projet de loi sur l'euthanasie. Il estime que les amendements apportés à la proposition de loi sur l'euthanasie ne suffisent pas à préserver les médecins sur le plan juridique. En cause, la coexistence de la proposition sur l'euthanasie et du projet de loi sur les soins palliatifs.
Dix-septième congrégation générale - Rapport du cardinal Ouellet
La dix-septième Congrégation générale s'est tenue cet après-midi sous la présidence du Cardinal Odilo Scherer (236 Pères synodaux). Elle a été consacrée à la lecture du Rapport d'après débat général par le Cardinal Marc Ouellet, PSS (au cours des Congrégations générales se sont exprimés 229 Pères, 9 délégués fraternels et 22 auditeurs). Le Cardinal a d'abord proposé une synthèse des interventions autour du thème synodal (La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l'Eglise) qui devraient faciliter l'approfondissement du thème et la préparation des propositions pastorales à soumettre à l'attention du Saint-Père. Une telle synthèse, a-t-il précisé, a été "élaborée à partir d'un cadre général en dix chapitres, choisis par le Rapporteur général et développés avec l'aide du Secrétaire spécial et des Experts. En suivant la division utilisée dans le cadre de l'Instrumentum Laboris, elle est présentée en trois parties".
Jean Foyer est mort
Ancien ministre du général de Gaulle, ayant participé à la rédaction de la Constitution de la Vème République, membre de l’Académie des sciences morales et politique, Jean Foyer est mort vendredi dernier à l’âge de 87 ans.
Juriste de haute volée, résistant, Jean Foyer commence sa carrière à la Libération occupant de 1944 à 1946 des postes de conseiller technique. Il entre au gouvernement comme secrétaire d’Etat chargé des relations avec la Communauté (1960 – 1961), avant de devenir ministre de la Coopération (1961 – 1962) puis Garde des Sceaux, ministre de la justice dans le gouvernement de Georges Pompidou (1962 – 1967). En 1967, Jean Foyer n’est plus membre du gouvernement mais président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupera de 1968 à 1972 puis de 1973 à 1981.
D'autres commissions épiscopales rendent compte du travail accompli au cours de l’année écoulée
D'autres commissions épiscopales rendent compte du travail accompli au cours de l’année écoulée
26 septembre 2008
(CECC-Ottawa)… L’heure était au bilan en cette quatrième journée de l’Assemblée plénière 2008 de la CECC, alors que deux autres commissions nationales ont fait part du travail accompli au cours de la dernière année, en plus de suggérer quelques pistes d’action pour la prochaine année. En premier lieu, la Commission de théologie a souligné trois sujets d’intérêt : le mariage, l’identité chrétienne et le 40e anniversaire de la Lettre encyclique Humanae Vitae.
Science et dignité humaine
L'Institut catholique de Paris et la Commission Justice et paix de l'épiscopat organisaient, mardi et mercredi dernier, un colloque consacré à "la dignité humaine : quelle réalité soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme ?". Ce sujet est d'autant plus d'actualité que Nicolas Sarkozy souhaite compléter le préambule de la Constitution pour "répondre au défi de la bioéthique" (cf. Synthèse de presse du 04/04/08).
Euthanasie "personne ne peut disposer de la vie d'autrui..."
L'avocat Robert Badinter, sénateur socialiste des Hauts de Seine, ancien Garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel et l'un des principaux acteurs de l'abolition de la peine de mort en 1981 vient d'être auditionné par la mission Leonetti sur la question de la fin de vie. Il a estimé que la loi du 22 avril 2005 était "satisfaisante" et s'est montré très sceptique sur l'idée d'une "exception d'euthanasie".
La loi sur la fin de vie va-t-elle évoluer ?
Tout porte à croire que la mission Leonetti qui travaille sur une éventuelle évolution de la loi de 2005 sur la fin de vie privilégiera une approche modérée. Au fil des consultations, les vertus de ce texte ont souvent été mises en avant. Ainsi, Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) saluait la semaine dernière une loi "tout à fait remarquable". On pourrait s'orienter alors vers une évolution du code de déontologie médicale.
La mort et l'euthanasie selon Jean Leonetti, député UMP en France
Le journal Libération a accordé une interview à Jean Leonetti, député UMP et spécialiste des questions de la mort et de l'euthanasie à l'Assemblée nationale. Il est l'auteur de la loi sur la fin de vie qui porte son nom et pilote une mission parlementaire qui fait le bilan de l'application de la loi.
Il reconnait que dans sa loi, "chacun y a mis ce qu'il attend", que ce soit les personnes favorables à l'euthanasie ou que ce soit ceux qui y sont opposés. Jean Leonetti estime que beaucoup attendaient de cette loi une réponse univoque. Or, "c'est une loi qui propose une méthode pour choisir la moins mauvaise des solutions. Une méthode qui repose sur la transparence et la collégialité. Si le patient est conscient, c'est lui qui décide de l'arrêt des traitements. S'il ne l'est pas, ce sont les médecins".
Débat sur les critères de la mort
L'article de l'Osservatore Romano du 3 septembre 2008 (Cf. Synthèse de presse du 04/09/08), lance un pavé dans la mare en contestant que le concept actuel de mort cérébrale suffise à déclarer la mort. Cet article qui, selon le Père Lombardi, directeur de la salle de presse du Vatican, "ne peut être considéré comme une position du Magistère de l'Eglise", relance le débat sur la définition de la mort au moment où l'opinion en Italie est secouée par la décision du père d'Eluana Englaro d'arrêter l'alimentation et l'hydratation de sa fille (dans le coma depuis 16 ans).
La rentrée du 3e cycle de bioéthique Jérôme Lejeune
Le 25 septembre prochain aura lieu la rentrée du 3e cycle de bioéthique Jérôme Lejeune au Collège des Bernardins.
La Fondation Jérôme Lejeune a lancé cette formation avec l’Institut politique Léon Harmel dans la perspective de la révision des lois de bioéthique. Les enjeux de la prochaine révision des lois de bioéthique seront complexes et déterminants : cette nouvelle législation orientera fondamentalement notre société en matière de santé et de recherche. Les débats qui précèderont cette révision, organisés dans le cadre d’États Généraux en 2009, interpelleront tous les citoyens, et en priorité les professionnels de la santé, acteurs publics, conseillers, étudiants et responsables de formations impliquant une dimension éthique.
Italie : Le cas d’Eluana Englaro n’est pas de l’acharnement thérapeutique
Pour le cardinal Lozano Barragan, le cas de Mme Eluana Englaro qui vit dans un état de coma végétatif depuis maintenant plus de 16 ans ne relève pas du cas d'acharnement thérapeutique.
Le cardinal Javier Lozano Barragan approuve la décision du directeur général de la Santé de la région de la Lombardie, M. Carlo Lucchini, qui a adressé une lettre au père de la jeune femme, M. Beppe Englaro, affirmant que « le personnel sanitaire de l'une des structures qui suspendrait l'hydratation et l'alimentation artificielle du patient manquerait à ses obligations professionnelles et de service ». Il répond ainsi à la requête déposée par les avocats de la famille.
La mort cérébrale et la position de l’Eglise, par le P. Lombardi
Le critère adopté pour déclarer avec certitude la mort, est « la cessation complète et irréversible de toute activité cérébrale » et doit être « correctement appliqué », rappelle le P. Lombardi.
Le directeur de la salle de presse du Vatican, le P. Federico Lombardi, a publié une mise au point à la suite d'un article paru dans L'Osservatore Romano (OR) en italien des 1er et 2 septembre 2008 sur la question de la mort cérébrale, signé par Mme Lucetta Scaraffia, historienne et journaliste italienne. Le P. Lombardi salue l'article comme « une contribution intéressante et de poids » mais fait observer qu'il « ne peut être considéré comme une position du Magistère de l'Eglise ».
Le respect de la vie humaine : un enjeu important d'élection aux Etats-Unis
Avortement, recherche sur l'embryon, clonage, sont autant de sujets sur lesquels les électeurs américains entendent avoir des réponses concrètes avant de choisir leur candidat. La présidence de George Bush a été marquée par un politique très ferme de défense de l'embryon humain. Mettant un terme au soutien financier du planning familial international faisant la promotion de l'avortement dans les pays en développement, comme moyen de contrôle des naissances, G. Bush s'est aussi engagé en refusant tout financement fédéral à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (autorisant "seulement" la recherche sur les lignées cellulaires obtenues sur des embryons détruits avant 2001).
Par deux fois, en 2001 et 2006 il a opposé son veto à ce financement : "si une telle législation avait force de loi, elle obligerait le contribuable américain à soutenir la destruction délibérée d'embryons humains. J'ai fait savoir clairement au Congrès et au peuple américain que je ne permettrai pas à notre nation de franchir ce fossé moral."
Recours déposé pour sauver Eluana Englaro
Le procureur général de Milan a introduit, jeudi 31 juillet, un recours auprès de la Cour de cassation contre la décision rendue par la Cour d'appel de Milan autorisant le père d'Eluana Englaro à arrêter l'hydratation et l'alimentation médicales de cette-dernière (cf. Synthèse de presse du 10/07/08). Selon le procureur, les juges "n'ont pas établi avec suffisamment d'objectivité l'irréversibilité de l'état végétatif permanent" de la jeune femme, plongée dans le coma depuis 16 ans à la suite d'un accident de la route. Déposé, ce recours a pour conséquence immédiate de suspendre la décision de la Cour d'appel de Milan.
Préparer la révision des lois de bioéthique avec le 3ème cycle Jérôme Lejeune
Les enjeux de la prochaine révision des lois de bioéthique seront complexes et déterminants : cette nouvelle législation orientera fondamentalement notre société en matière de santé et de recherche. Les débats qui précèderont cette révision, organisés dans le cadre d’Etats Généraux en 2009, interpelleront tous les citoyens, et en priorité les professionnels de la santé, acteurs publics, conseillers, étudiants et responsables de formations impliquant une dimension éthique.
Fête des tentes!
Le Centre Québec-Ixthus rappelle que ce sera très bientôt la Fête des Tentes 2008, du du 29 août au 31 août 2008, à St-François du Lac, près de Sorel (1).
Des jeunes adultes (18 à 30 ans) d’un peu partout au Québec et de l’Ontario s’y retrouveront pour découvrir l’art de vivre développé par François & Claire d’Assise.
Le thème : Rebâtir l'Église à la suite de saint François d'Assise.
Bilan 2007 de l'Agence de la biomédecine
L'Agence de la biomédecine vient de publier son bilan pour l'année 2007 (les chiffres publiés étant en partie ceux de 2006).
En ce qui concerne les greffes, notons que 38 prélèvements d'organes ont eu lieu sur des personnes après arrêt cardiaque. 13 081 patients étaient en attente de greffe en 2007 ; 366 personnes ont reçu une greffe en 2007. 6 164 unités de sang placentaire sont actuellement stockées dans les banques du réseau français et 4 239 greffes de cellules souches hématopoïétiques ont été réalisées en 2007. Dans son "contrat de performance 2007-2010", l'Agence de la biomédecine s'est fixée pour objectif de "poursuivre l'amélioration de l'accès à la greffe" et notamment celle de cellules souches hématopoïétiques (CSH).
République tchèque : bientôt une loi sur l'euthanasie ?
Pour la première fois, le parlement tchèque se penchera, à l'automne prochain, sur un projet de loi visant à légaliser l'euthanasie. Soumis par le Parti libéral pour les Réformes (LIRA), ce projet de loi autorise la "mort médicale assistée", par administration d'un poison ou d'une intervention médicale active, pour les malades, atteints d'affection au long cours et dont l'état serait irréversible, qui le demandent. Le texte précise que la demande du patient devra être confirmée par le consentement de deux médecins et d'une commission spéciale.
Un nouveau cas Terri Schiavo ?
Un nouveau cas, similaire à celui de Terri Schiavo, se déroule actuellement en Californie. Une femme de 46 ans, Janet Riviera, est dans le coma depuis deux ans à la suite d'une crise cardiaque. En l'absence de consignes particulières de la patiente, une instance publique locale a décidé d'arrêter la respiration, l'alimentation et l'hydratation artificielles, avec l'accord de la famille.
Suisse : l’Etat ne peut légitimer l’assistance au suicide
« Pas de légitimation étatique pour les organisations d'assistance au suicide », déclarent les évêques catholiques de Suisse dans ce communiqué du 8 juillet. Ils soulignent que « la compassion envers une personne souffrante ne réside pas dans l'homicide, mais dans l'affection » et donc « l'accompagnement » qui repose « sur le dévouement de nombreux bénévoles ».
Espagne : vers une révision législative de l'avortement?
Réuni à Madrid en congrès, le Parti socialiste espagnol, au pouvoir depuis 2004, a annoncé qu’il souhaitait assouplir les conditions relatives à l’avortement en Espagne.
La vie est belle! (Le NIC)Pas encore mort!
(NDLR: Nous diffusons cet article en primeur. L'original est publié dans le numéro 13, 35e année, de notre magazine Le Nouvel informateur catholique.) «Not dead yet!» C’est une pancarte qu’arboraient récemment des handicapés en chaise roulante pour manifester leur opposition à l’euthanasie devant la Cour Suprême américaine. Je la fais mienne, cette affiche, même si personne n’a encore tenté de m’euthanasier. Mais au rythme où vont les choses dans notre belle province, ça pourrait venir assez vite, n’est-ce pas? Et bien, j’ai une bonne nouvelle pour vous! Je ne suis pas encore mort.
Protéger le droit de vivre et non donner le "droit" de mourir!
Dans une lettre qu’elle a fait parvenir aux membres de la chambre des Communes et au Sénat du Canada, et dans laquelle elle ne mâche pas ses mots, Michèle Boulva, directrice de l’Organisme catholique pour la vie et la famille, (OCVF) rappelle aux parlementaires «que la perspective d’une légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté en terre canadienne est loin de faire l’unanimité.»
Un feu qui dépasse celui des camps de vacances!
Le mot d’ordre de notre magazine du 26 juillet : Feu! Et pourtant, personne ne l’avait prévu. À part l’Esprit Saint, je veux dire! C’est seulement après en avoir fait le tour, une fois tous les textes de nos collaborateurs rentrés, que ça nous est apparu. Franchement, Le NIC de l’été vous réchauffera le cœur bien plus que ne pourra le faire une soirée autour d’un feu camp pendant vos vacances (même en chantant « Feu! Feu! Joli Feu, Ta chaleur nous réjouit » !). Je vous presse de le lire parce qu’il vous comblera d’espérance. Ce n’est pas Le NIC comme tel qui brille tant (quoiqu’il n’est pas mal non plus!), mais plutôt ce qu’il a à transmettre au sujet de notre Église. Vivante, bel et bien vivante, cette Église! Dans ses membres, dans sa structure, dans son déploiement, dans sa mission. Récemment, Alain Crevier de Second Regard titrait un de ses carnets : « Catholiques : ils sont de retour! » Il ne pouvait pas dire mieux! Venez et voyez…
Les bloguesMots d'enfant... sur la vie et la mort
L'Évangile selon Alain Dubuc
L'EUTHANASIE À FOND DE TRAIN
Le rouleau compresseur de la mort
|