Recherche par étiquette: Procréation assistée
Les actualitésImplanter plus d'embryons n'augmenterait pas les chances
Selon une étude publiée dans The Lancet le 12 janvier 2012, "l'implantation de trois embryons ou plus au lieu de deux chez les femmes suivant un traitement contre l'infertilité n'augmente pas les chances d'enfanter et accroît en revanche les chances de grossesse multiple à risque". L'étude révèle que le taux de naissance vivantes est de 33% chez les femmes à qui ont implante deux embryons et qu'il tombe à 25% pour celles à qui on en implante trois.
"Les cicatrices sont profondes quand, après la FIV, les berceaux restent vides"
Si la fécondation in vitro (FIV) représente une prouesse technique, Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste, et Jacques Milliez, obstétricien et professeur des universités appellent à la précaution face à la "rude" réalité des FIV. Sans vouloir "briser le rêve" des couples, ils soulignent que les traitements indus sont très prenants, longs et lourds, surtout lorsque l'on sait que le taux d'échec des FIV en France s'élève à 80%. En 2007, l'Agence de la Biomédecine (ABM) a indiqué en effet que sur 122 056 tentatives d'assistance médicale à la procréation (AMP), seuls 20 657 enfants sont nés.
Procréation assistée pour les prisonniers loin de leur famille?
En France début novembre 2011, l'Académie nationale de médecine a constitué un groupe de travail "Procréation médicalement assistée et prison", qui a pour vocation d'arbitrer les problèmes médicaux, éthiques et sociaux liés à ce type de demandes. Selon un praticien hospitalier de la prison de Fresnes, ces demandes de PMA formulées par des personnes détenues et leur famille seraient "de plus en plus nombreuses et pressantes".
Brésil : Une femme de 61 ans enceinte
Une brésilienne de 61 ans donnera naissance à une petite fille en novembre 2011. Cette enfant, qui sera son premier, a été conçu par FIV avec les spermatozoïdes de son mari de 38 ans et un don d’ovocyte. La mère a déclaré ne pas vouloir révéler plus tard à la fillette sa naissance par don d’ovocyte.
"Les humains dans les éprouvettes de la bioéthique"
Dans le cadre du Forum "Respect ! Un nouveau contrat social", organisé par le quotidien Libération à Rennes du 14 au 16 avril 2011, la sociologue Irène Théry et Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo, ont débattu de la procréation médicalement assistée lors d’une conférence samedi 16 avril 2011 intitulée "Les humains dans les éprouvettes de la bioéthique".
Le tourisme de la procréation en Espagne
Le Point consacre un article à la clinique privée espagnole Ivi-Instituto Valenciano de Infertilidad, spécialisée dans les techniques d'assistance médicale à la procréation et particulièrement dans le don d'ovocytes, qui attire des couples de toute l'Europe. Chez Ivi, 30% de la clientèle est étrangère : "Chez nous, neuf couples sur dix réalisent leur objectif : devenir parents", promet le site Internet.
"FIV trois parents" : une technique controversée
Au Royaume-Uni, le secrétaire à la santé Andrew Lansley a demandé à la Human Fertilisation and Embryology Authority, organisme britannique d'observation de la fertilité, de mener une enquête sur une technique de fécondation in vitro menant à des embryons issus de trois parents.
Cette technique, dénommée "FIV trois-parents" (three-parent IVF), conçue par le Pr. de neurologie Doug Turnbull de l'université de Newcastle, vise à remédier à la transmission de maladies mitochondriales, incurables et mortelles. Près de 100 enfants atteints d'une maladie mitochondriale naissent chaque année au Royaume-Uni. Les mitochondries sont les minuscules éléments présents dans le cytoplasme des cellules et produisant leur énergie. A la différence de l'ADN présent dans la majeure partie du corps humain, l'ADN mitochondrial est transmis uniquement par la mère.
Vitrification : un pas de plus dans la dissociation sexualité-procréation
Le projet de loi sur la bioéthique adopté par les députés le 15 février 2011 contient deux décisions complémentaires qui "bouleversent de manière radicale et irréversible le paysage tricolore de l’assistance médicale à la procréation". L’autorisation du don de gamètes par des hommes et des femmes n’ayant pas encore eu d’enfants, associée à celle de la vitrification (congélation ultra-rapide) d’ovocytes, marquent en effet "une nouvelle étape de la dissociation sexualité-procréation".
La première mesure tend à pallier l’insuffisance des dons de gamètes, notamment d’ovocytes. Jusqu’ici en France, une femme ne peut faire un don d’ovocyte que si elle a déjà un enfant, est âgée de moins de 37 ans et est en bonne santé. Mais les femmes procréant de plus en plus tard, les dons restent peu nombreux et sont faits à un âge où la qualité des cellules reproductrices est moins bonne.
Demande de pension alimentaire à un donneur de sperme
Après avoir fait un don de sperme à un couple de lesbiennes, Klaus Shröder, enseignant allemand de 52 ans pourrait être contraint de leur verser une pension alimentaire.
Le « droit à l’enfant » devant la Cour européenne des droits de l’homme
Rome - Ce 23 février, la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l'homme a tenu une audience publique dans une affaire relative à la légitimité de l'interdiction de la fécondation in vitro avec tiers donneur, c'est-à-dire avec don d'ovule ou de sperme par une personne étrangère au couple souhaitant avoir un enfant (FIV hétérologue).
Don de gamètes : l'anonymat sans rapport avec la connaissance des origines ?
Louis Bujan, professeur des universités et praticien hospitalier en médecine de la reproduction, président de la fédération des Cecos (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme) et Jean-Claude Mazzone, psychiatre et psychanalyste attaché aux Cecos, publient un texte dans Le Monde.fr sur l’anonymat du don de gamètes.
Etats-Unis : une clinique californienne propose des "bébés sur mesure"
En Californie à Los Angeles, le Fertility Institute dirigé par le docteur Jeffrey Steinberg, propose aux couples des fécondations in vitro pour choisir le sexe de leur enfant. Le diagnostic génétique des embryons conçus par FIV est légal aux Etats-Unis, quelles que soient les motivations des couples ; ce qui n'est pas le cas dans la plupart des autres pays du monde. La clinique du docteur Steinberg opère systématiquement un diagnostic sur les embryons "afin d'éliminer ceux qui sont porteurs d'une maladie génétique identifiable", puis il "effectue le tri entre les embryons masculins et féminins".
Vitrification des ovocytes : la fin de la congélation des embryons ?
"Allons-nous bientôt assister à la disparition progressive de la congélation des embryons humains ?" s'interroge Jean-Yves Nau sur Slate.fr. Revenant sur le fort développement de l'assistance médicale à la procréation (AMP) ces dernières années, Jean-Yves Nau fait le point sur les "règles de bonne pratique médicale" en la matière et présente la technique de la vitrification des ovocytes que certains spécialistes de l'AMP souhaiteraient voir légalisée en France (Cf. Synthèses de presse du 20/05/10 et du 22/06/10).
Le mal-être des jeunes adultes conçus par don de sperme
La constante augmentation du recours aux techniques d'insémination artificielle à partir de sperme de donneurs signifie qu'augmente aussi le nombre des enfants qui ignorent l'identité de leur père biologique. A ce propos, un récent rapport américain a examiné les conséquences sur la vie de ceux qui ont désormais atteint l'âge adulte.
L'enquête, publiée par la Commission sur l'avenir de la condition parentale et intitulée « My Daddy's Name is Donor: A New Study of Young Adults Conceived Through Sperm Donation » (« Le nom de mon père est Donneur : une nouvelle étude sur de jeunes adultes conçus au moyen de dons de sperme »), a été conduite par Elizabeth Marquardt, Norval D. Glenn et Karen Clark.
Risques accrus de malformations des organes
La presse rapporte les résultats d'une vaste étude française conduite par le Dr. Géraldine Viot, généticienne à la maternité de Port Royal de Paris, concernant les risques accrus de malformations chez les enfants conçus par assistance médicale à la procréation (AMP). Présentée le 14 juin 2010 au Congrès européen de génétique humaine, à Göteborg en Suède, cette étude a été menée à l'initiative de l'association AMP vigilance réseau Follow up, qui vise à observer le devenir des enfants conçus dans le cadre d'une AMP.
Rapport sur le mal-être des personnes nées d’un don de sperme
Selon une étude intitulée "My Daddy’s Name is Donor" (Le nom de mon père est donneur), les enfants nés suite à une insémination avec donneur (IAD) souffrent d’un fort sentiment d’incompréhension. Ce rapport a été demandé par la Commission sur l’avenir de la condition parentale, un groupe d’universitaires et d’experts qui réfléchit à "la situation juridique, éthique, sociale et scientifique des parents dans la société contemporaine".
Naissance après congélation d'ovaire
Une petite fille est née le 28 octobre 2009 à Limoges après que sa mère ait fait congeler du tissu ovarien 10 ans plus tôt.
Affranchir l'AMP des lobbies économiques
Comment faire pour que la révision des lois de bioéthique ne gomme pas les principes de notre société et ne soit pas influencée par les lobbies industriels, notamment dans le domaine de l'assistance médicale à la procréation (AMP) ? Un article de la Croix, à l'occasion des Semaines Sociales de France, revient sur ces questions.
Transmission de maladies génétiques par don de sperme
Une étude récente du Journal of the American Medical Association vient de révéler qu'un donneur de sperme américain était porteur d'un défaut génétique responsable de cardiopathie qui a été transmis à 9 des 25 enfants dont il est le géniteur. L'un d'entre eux en est décédé à l'âge de 2 ans. Le jeune homme, qui avait fait des dons de sperme à plusieurs reprises entre 1990 et 1991 avait pourtant subi avec succès les tests médicaux requis pour donner son sperme.
Vous voulez un garçon ou une fille ?
Plus de 65 cliniques de procréation assistée dans le monde proposent aujourd'hui aux parents de choisir le sexe de leur enfant.
Les Etats-Unis ont été les premiers à appliquer à l'homme une technique jusque là réservée à l'animal : en 1998, un groupe de chercheurs de la firme américaine Genetics and IVF Institute de Fairfax affirme dans la revue Human Reproduction avoir réussi à trier les spermatozoïdes au rayon laser. Sur les 119 femmes inséminées qui souhaitaient un bébé féminin, 29 furent enceintes et 28 accouchèrent d'une fille. Aujourd'hui, la publicité pour ces cliniques s'étale sans complexe dans les journaux américains. La prestation coûte 5 000 $. Certaines affirment même être désormais capables de proposer aux parents de choisir la couleur des yeux de leur progéniture.
Québec : reconnaissance d'un droit à l'enfant
Depuis 2002, le Code civil du Québec reconnaît un droit à l’enfant et permet aux couples homosexuels et aux femmes célibataires de recourir à la procréation assistée. Cette mesure a engendré une explosion des demandes : aujourd’hui, entre 10% et 30% de la clientèle en insémination des cliniques privées sont des célibataires.
Affaire Justel : la justice refuse l'insémination post-mortem
Le tribunal de grande instance de Rennes a refusé hier, jeudi 15 octobre 2009, la demande de Fabienne Justel qui souhaitait récupérer les paillettes de sperme de son époux décédé afin de procéder à une insémination post-mortem à l'étranger (cf Synthèse de presse 23/09/09). Les magistrats ont estimé que Mme Justel "recherchait en définitive à contourner l'application de la loi française qui prohibe l'insémination post-mortem". Pour maître Poignard, avocat du Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme (CECOS), "rendre possible l'insémination post-mortem pose des questions d'éthique, et interroge sur la situation de l'enfant à naître, de fait un orphelin".
Claude Allègre et la bioéthique
Dans une interview à Var Matin, Claude Allègre dénonce le danger de l'eugénisme et l'avènement d'une industrie de la procréation. Il dénonce notamment la pratique des mères porteuses qui, selon lui, permet aujourd'hui à certaines stars du cinéma de garder le ventre plat.
Le Parquet défavorable à l'insémination post-mortem
Le ministère public a demandé hier le rejet de la demande de Fabienne Justel qui réclamait le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 23/09/09).
Insémination post-mortem : faire évoluer la loi ?
Fabienne Justel, qui souhaite obtenir le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 29/07/09), se confronte aujourd'hui mercredi 24 septembre 2009 à la justice.
Fécondation in vitro : un embryon transplanté par erreur
Une jeune femme de Sylvania, dans l'Ohio, a fait l'objet d'une fécondation in vitro (FIV) et s'est vue transférer par erreur l'embryon d'un autre couple. Elle a décidé, avec son mari, de mener la grossesse à terme et de rendre l'enfant au couple de parents biologiques.
Les dangers de la fécondation in vitro (FIV)
Le professeur Sammy Lee, un des spécialistes du traitement de la stérilité les plus reconnus au Royaume-Uni, a décidé d'alerter les femmes sur les dangers potentiels de la fécondation in vitro. Il dénonce le cercle vicieux dans lequel les avancées de la science entraînent les couples en leur donnant un espoir sans limite. Nombre de jeunes femmes n'hésiteront pas alors à tout sacrifier afin d'avoir un enfant à tout prix.
Royaume-Uni : allongement du délai de conservation des embryons
Le Gouvernement du Royaume-Uni a apporté des changements à l'Acte Human Fertilisation and Embryology qui prend effet le 1er octobre 2009.
Pologne : rejet de la proposition de loi sur la fécondation in vitro
La Diète, chambre basse du Parlement polonais, a rejeté hier soir, 10 septembre 2009, le projet de loi prévoyant l'interdiction du recours à la fécondation in vitro (cf. Synthèse de presse du 04/09/09) Examiné en première lecture, le texte a été rejeté par 244 députés, alors que 162 l'ont soutenu et que dix se sont abstenus.
Publication : "A la poursuite de l'enfant parfait"
Benoît Bayle, psychiatre des hôpitaux et docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages consacré à la psychologie prénatale, publie un nouveau livre : "A la poursuite de l'enfant parfait. L'avenir de la procréation humaine", aux éditions Robert Laffont.
Nouvelle technique de fécondation in vitro
Une femme anglaise, âgée de 41 ans, vient de mettre au monde un bébé en bonne santé après 13 tentatives infructueuses de fécondation in vitro (FIV). La naissance a eu lieu grâce à une nouvelle technique de FIV : l’hybridation génomique comparative.
Pologne : vers une loi interdisant la fécondation in vitro ?
Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique polonaises, un projet de loi prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans pour "toute personne dont l'action conduit à une fécondation in vitro"(FIV). Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le texte a réuni plus de 160 000 signatures et sera examiné la semaine prochaine par le Parlement polonais, "pour des raisons formelles" affirme son président, Bronislaw Komorowski, qui estime que "ce projet suscitera sans doute d'énormes émotions".
Diagnostic préimplantatoire/diagnostic prénatal et prédisposition au cancer
L'équipe de Claire Julian-Reynier, directrice de recherche Inserm au sein de l'Unité Inserm 912 "Sciences économiques et sociales, systèmes de santé, sociétés" (Unité mixte de recherche : Inserm-IRD-Université Aix-Marseille II), a publié en août 2009 dans le Journal of Clinical Oncology une étude sur l'acceptabilité du diagnostic préimplantatoire (DPI) et du diagnostic prénatal (DPN) pour les prédispositions génétiques au cancer par les médecins les plus impliqués (onco-généticiens).
La fécondation in vitro, un « avortement raffiné »
Un projet de loi prévoyant une peine de prison pour le recours à la fécondation in vitro (FIV), sera examiné la semaine prochaine par le parlement polonais. Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le projet a réuni en sa faveur plus de 160.000 signatures. Il propose que "toute personne dont l'action conduit à la fécondation in vitro" soit passible d'une peine de prison allant jusqu'à 3 ans.
Un enfant par-delà la mort
Le cas de Fabienne Justel relance le débat sur l'insémination post-mortem. La révision des lois de bioéthique, prévue en 2010, pourrait faire évoluer la législation.
Les états généraux de la bioéthique ont clos leurs travaux début juillet sur une polémique récurrente : faut-il légaliser la gestation pour autrui, autrement dit les mères porteuses ? Quinze jours plus tard, s'est ouvert un autre de ces débats de société entre science et conscience. Fabienne Justel, une veuve de 39 ans demeurant en Bretagne, veut se faire inséminer par du sperme congelé de son mari décédé l'an passé d'un cancer. Et comme le Cecos (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes refuse de lui restituer les « paillettes », elle a décidé de saisir la justice (et les médias), avec le soutien de son avocat, Gilbert Collard. L'audience programmée le 13 août au tribunal de grande instance de Rennes a finalement été renvoyée à l'automne.
Elle veut une insémination post-mortem
« Avoir un petit bébé d’amour » : Fabienne Justel formule ainsi le désir qu’elle partageait avec son mari avant que celui-ci ne décède d’un cancer. Celui-ci avait effectué un prélèvement de son sperme à Rennes avant ses traitements. Aujourd’hui Fabienne souhaite récupérer les gamètes de son époux mais se heurte à l’interdiction de l’insémination post mortem en France. Fabienne indique qu’au Cécos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes, personne ne les a jamais informés qu’en cas de décès il serait impossible d’utiliser ces gamètes.
Une banque de sperme condamnée pour le handicap d'un bébé
En avril 2009 on apprenait qu’un juge new-yorkais Thomas O'Neill avait autorisé une jeune fille de 13 ans, Brittany Donovan, atteinte du syndrome de l'X-fragile à poursuivre la banque de sperme (Idant Laboratories) de laquelle provient le sperme avec lequel elle a été conçue et à l'origine de sa maladie génétique. Le juge avait établi que les tests susceptibles de détecter le syndrome de l’X fragile existaient depuis 1992 et que la naissance ayant eu lieu en 1996 la banque aurait dû faire ces tests. Il y a quelques années une banque de sperme au Canada (Colombie britannique) avait été condamnée pour avoir tardé à effectuer des tests de détection du sida.
Mère à 66 ans : une "bouffonerie éthique"
Le quotidien Les Echos qualifie l'histoire de Maria del Carmen Bousada de "profondément choquante sur le plan éthique". Cette femme, qui en 2006 avait donné naissance à des jumeaux grâce à une fécondation in vitro après un traitement hormonal intensif à l'âge de 66 ans, vient de décéder à la mi-juillet (cf. Synthèse de presse du 17/07/09). A un âge où l'on rêve normalement d'être grand-mère, cet exemple est "la conséquence de l'absence de législation bioéthique. Un vide qui permet, au nom du libéralisme, de laisser chacun faire ce que bon lui semble."
Mère à 66 ans, elle décède à 69
Maria del Carmen Bousada, qui en 2006 avait donné naissance à des jumeaux grâce à une fécondation in vitro à l'âge de 66 ans, vient de décéder.
Cryos, géant du "sperme business", s'ouvre aux particuliers
Cryos, la plus grande banque de sperme d'Europe implantée à Aarhus, au Danemark faisait jusqu'alors uniquement affaire avec les cliniques. Depuis trois mois, elle a décidé d'ouvrir ses services aux particuliers. Une décision qui se fonde sur le constat d'une demande d'enfants croissante chez les femmes célibataires. "Aujourd'hui, les 'singles', qui ont souvent plus de 30 ans, représentent de 30% à 40% de la clientèle", constate Ole Schou, créateur de Cryos.
A propos du DPI
Le magazine l'Express consacre un article au diagnostic préimplantatoire (DPI), méthode dont l'objectif est de sélectionner, après fécondation in vitro, des embryons non porteurs d'une maladie héréditaire grave. Les embryons atteints de la maladie recherchée sont éliminés.
Dans certains pays on commence à assouplir cette pratique, réservée à l'origine à des maladies graves pour l'enfant. En Grande-Bretagne, les autorités médicales ont autorisé récemment le recours au DPI pour sélectionner un embryon indemne d'un gène de prédisposition au cancer du sein (cf. Revue de presse du 12/01/09).
L'AMP à l'étranger
Le quotidien régional Nord éclair consacre un article au recours à l'assistance médicale à la procréation (AMP) à l'étranger.
Il cite la clinique espagnole Eugin, où "commercial et médical sont très liés", spécialisée dans le don d'ovocytes, plus simple et plus rapide qu'en France où le délai d'attente moyen est de deux ans contre quelques mois seulement en Espagne. Cette différence s'explique par le nombre élevé de donneuses en Espagne, celles-ci étant indemnisées (900 euros environ).
Il est recommandé de concevoir naturellement
Les enfants fécondés par des techniques de procréation artificielles présentent deux fois plus de risque d'être hospitalisés dans leurs trois premières années de vie que les enfants conçus naturellement. Ils sont en effet plus facilement exposés aux problèmes de naissance prématurée, de bas poids ou de mortalité infantile comme l'indique une étude du journal scientifique Human Reproduction. Ce problème est dû notamment aux grossesses pluri-gémellaires beaucoup plus fréquentes quand on a recours à la Fivète.
Le Pr René Frydman contre les mères porteuses
Le Pr René Frydman, "père" du premier bébé-éprouvette français (Amandine, née en 1982) explique pourquoi il a signé le manifeste, lancé la semaine dernière par 82 personnalités, contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 13/05/09).
Convaincu que cette pratique servirait "quelques nantis" et qu'il ne peut y avoir de mères porteuses sans commerce, il dénonce avec véhémence cette "location d'utérus au profit d'une autre personne, avec des intermédiaires, des avocats, des médecins qui prennent chacun leur dû sur le dos de la femme". "C'est ce que j'appelle l'aliénation, l'esclavage, la dépendance", poursuit-il.
Grossesses multiples : quelle solution ?
Alors qu'elle tiendra ses assises nationales ce samedi à Paris, la fondation PremUp, (réseau de coopération scientifique) veut alerter sur l'augmentation du nombre de grossesses multiples en France depuis 30 ans. Cette hausse de 80% s'explique notamment par le développement des traitements de l'infertilité et la multiplication des fécondations in vitro (FIV) : 40% des naissances de jumeaux en seraient issues.
Vers un moratoire sur les embryons congelés ?
Le Figaro consacre un article au "choix délicat des parents" face à leurs embryons congelés. Issus de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), ces embryons dits "surnuméraires" étaient, selon les derniers chiffres disponibles, au nombre de 176 523 en 2006 pour 49 618 couples, ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à 2005.
Ce "sur-stock" ne va pas sans poser de problèmes, à la fois pragmatiques et éthiques. Et ce, d'autant plus, que les parents sont de plus e plus nombreux à abandonner leurs embryons congelés au cours des cinq années de conservation prévues par la loi. Ils étaient 83 407 en 2006. Parmi ces abandons, 37 435 étaient le fruit d'un choix délibéré des parents. Restent les 45 972 autres pour lesquels les 13 263 parents ne répondent pas au formulaire annuel leur demandant quelle option ils choisissent : donner leurs embryons à la recherche (en 2006, cela concernait 9 319 embryons), les donner à d'autres couples (en 2006, ce fut le cas pour 10 239 embryons) ou les détruire (option choisie pour 17 877 embryons en 2006).
Cryos ne connaît pas la crise
En ce contexte de crise économique, un article rapporte la "bonne santé" de la première banque mondiale de sperme : la banque danoise Cryos (14 000 grossesses menées à terme depuis 1991). En 2008, le nombre de donneurs a été multiplié par trois, passant de 30 à 100 par jour et le nombre de nouveaux candidats a atteint environ un millier contre 350 en 2007. Malgré cela, Cryos a du mal à répondre à la demande. Pour Ole Schou, directeur, cela s'explique par le nombre de couples infertiles (entre 10 et 15%), mais aussi par le demande de plus en plus forte "femmes célibataires hautement éduquées, plus exigeantes, qui ont privilégié leur carrière et qui veulent à un âge avancé avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard".
Les bloguesLe québec paiera pour la procréation assistée
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