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Bioéthique


Les actualités

Consultation publique sur la "FIV trois parents"

Au Royaume-Uni, le gouvernement s’apprête à lancer une consultation publique pour évaluer l’acceptabilité d’une pratique controversée de fécondation in vitro (FIV), appelée "FIV trois parents" ("Three-parent IVF") (Cf. Synthèse de presse du 17/03/11). Dans le même temps, le Wellcome Trust ** a annoncé sa volonté d’allouer des fonds supplémentaires pour développer les recherches sur cette technique. Cette dernière consiste à utiliser le matériel génétique de trois personnes, deux femmes et un homme, pour donner naissance à un enfant.

Science et éthique : les Français se disent mal informés

Début janvier 2012, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a publié un sondage sur la perception de la science et de son rôle par la population française. Plus de la moitié de Français ressentent un sentiment d'opacité à l'égard des avancées scientifiques et une grande majorité souhaitent imposer des limites à la science (71%), même si une majorité d'entre eux approuvent la recherche, notamment en vue de traitement du cancer.

Mépris du droit à la vie des nouveau-nés

En janvier 2012, Pierre-Olivier Arduin a dénoncé dans La Nef la dangerosité du raisonnement utilitariste qui voudrait que l'on juge du droit à la vie d'un fœtus, et maintenant d'un nouveau-né, en fonction de sa qualité de vie future. Méprisant le droit, cette manière de pensée conduit à une "légitimisation de l'infanticide", selon l'expression de Jean-Paul II. Selon lui, plusieurs faits ont été des signes annonciateurs de la "montée en puissance d'un discours légitimant l'euthanasie néonatale".

USA : un test non invasif de diagnostic de la trisomie 21 disponible

Un test prénatal non invasif destiné à diagnostiquer la trisomie 21 est proposé dans 20 villes aux Etats-Unis depuis le 24 octobre 2011. Utilisable dès la 10ème semaine de grossesse, ce test mis au point par la firme biotechnologique Sequenom, est appelé MaterniT21. Ce nom est particulièrement ironique, étant donné que presque tous les enfants atteints qui seront détectés seront avortés. Selon le journal Genetics in Medicine, ce diagnostic, qui s'effectue à partir d'une prise de sang chez la mère, détecterait 98,6% des enfants atteints de trisomie 21 avec un taux de faux positifs de 0,2 % seulement. Il devrait coûter 1900$ aux Etats-Unis, ou 235$ si les assurances décident de le couvrir.

Arrêt de la Cour européenne de justice : définition de "l'embryon humain"

Le 18 octobre 2011, la Cour européenne de justice a précisé la notion d’ "embryon humain" en rendant un arrêt affirmant la non-brevetabilité des innovations entrainant la destruction de l'embryon humain. Le communiqué de la Cour précise que "doit être exclu de la brevetabilité un procédé qui, en utilisant le prélèvement de cellules souches obtenues à partir d’un embryon humain au stade du blastocyste, entraîne la destruction de l’embryon". Cette publication vient répondre à la demande de la Cour fédérale de justice allemande quant à la brevetabilité d’un procédé, déposé par le Pr Oliver Brüstle et condamné par Greenpeace (Cf. Lettre mensuelle de mai 2011), utilisant des cellules souches embryonnaires humaines en vue de traiter des maladies neurodégénératives.

Chine et Inde : graves conséquences démographiques

Isabelle Attané, chercheuse à l'Institut national d'études démographiques (INED) publie un livre intitulé "Au pays des enfants rares" dans lequel elle décrit les conséquences dramatiques de la politique de l'enfant unique adoptée en Chine dans les années 1970. Cette politique, souligne-t-elle, offre des destinées diamétralement opposées selon que l'on vienne du milieu urbain ou rural. Si dans les campagnes, les petites filles sont toujours avortées ou non soignées et les enfants continuent de manquer l'école pour aider aux travaux des champs; en ville, on assiste à un "darwinisme obtus", la réussite personnelle étant la priorité dans l'éducation des enfants. Ces derniers apprennent dès 18 mois les maths, les sciences, l'anglais, etc. L'objectif est de les rendre les plus "performants" possible dès l'enfance, au risque de leur faire vivre un enfer.

Pharmaciens privés du droit à l'objection de conscience

Le 7 octobre 2010, le Conseil de l’Europe votait le droit à l’objection de conscience pour toutes les "professions médicales" (Cf. Synthèse de presse du 08/10/11). En France pourtant, les pharmaciens, qui n’entrent pas sous cette appellation, en sont toujours privés. Bien qu’il soit précisé dans le Code de déontologie que "le pharmacien exerce sa mission dans le respect de la vie et de la personne humaine", ceux-ci ne bénéficient pas de leur liberté de conscience aujourd’hui. Hospitalier ou en officine, les pharmaciens se voient contraints de délivrer des produits abortifs, sous peine de se voir interdit temporairement ou définitivement d’exercer leur profession.

Trafic d'organes : ouverture du procès au Kosovo

Le 4 octobre 2011, la Mission européenne de justice au Kosovo (Eulex) a annoncé la comparution au tribunal de sept personnes, en majorité médecins, accusées d’avoir pris part à un trafic d’organes et à des transplantations illégales dans la clinique Medicus de Pristina (Cf. Synthèse de presse du 16/06/11 et du 05/09/11). L’établissement en question a été fermé en 2008, suite à une enquête policière.

Discussion interreligieuse sur la « vulnérabilité humaine »

Des experts de bioéthique de six grandes religions du monde (bouddhisme, christianisme, confucianisme, hindouisme, islam et judaïsme) se réuniront, à Rome, du 9 au 11 octobre prochain pour discuter de la signification et des implications du principe de vulnérabilité humaine comme énoncé dans l’article 8 de la Déclaration de l’UNESCO sur la bioéthique et les droits de l’homme. Cet atelier est organisé par la Chairede l’Unesco en Bioéthique et Droits de l’homme (www.unescobiochair.org) de l’Institut de Bioéthique et Droits de l’homme de la Faculté de bioéthique de l’université pontificale Regina Apostolorum et la faculté de droit de l’université européenne de Rome.

Dérives liées à la multiplication des tests prénatals sur internet

La Croix publie un dossier sur les risques liés au diagnostic prénatal (DPN). Aujourd’hui, des sociétés américaines proposent, en vente libre sur internet, des tests prénatals qui échappent à tout contrôle. Dans certains pays comme l’Inde, l’apparition de ces tests est de plus en plus problématique. Ils permettent de contourner la loi interdisant les avortements sélectifs. Beaucoup de futurs parents, apprenant que l’enfant est une fille, choisissent d’avorter (Cf. Synthèse de presse du 16/03/11).

Canada : une radio propose de gagner un bébé

Une radio canadienne, Hot 89.9, a été vivement critiquée pour avoir lancé un jeu-concours intitulé "gagnez un bébé". Ce concours proposait de gagner 3 FIV (fécondation in vitro), représentant un coût de C$35 000. Un jury devait choisir le gagnant parmi les auteurs d'articles décrivant leur motivation pour obtenir ce "gain".

La bioéthique, une urgence politique !

Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Famille Chrétienne, l’essayiste Jean-Claude Guillebaud souligne l’importance des questions de bioéthique, "les plus importantes de toutes" dans la mesure où "elles touchent directement à l’humanité de l’homme". Alors que la société s’aperçoit qu’elle ne peut vivre sans un minimum d’éthique, il appelle les hommes politiques à "moraliser" leur vie privée : "je continue à penser qu’un homme qui a des vices en privé ne peut avoir en même temps des vertus en public…x

France : Nouvelle mobilisation sur la bioéthique

Rome – « Etant donné l’urgence de mobiliser à nouveau les citoyens au sujet du projet de loi de bioéthique », qui arrive au Sénat le 1er juin et sera voté en séance le 8 juin prochain, la Fondation Jérôme Lejeune relance la pétition qui a rassemblé près de 30 000 signataires en une quinzaine de jours. Nouvel objectif de l’appel : 65 000 signatures !

www.signezcontreleugenisme.org

Loi de bioéthique : la position de la Fédération Protestante de France

La Fédération protestante de France (FPF) a rappelé sa position concernant le projet de loi de bioéthique. Publiant un communiqué sur son site internet le 26 mai 2011, elle a largement repris son rapport publié en 2009 sur la question.

L’interdiction de la recherche sur l’embryon rétablie à la force du poignet

La deuxième lecture du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée nationale s’est poursuivie mercredi 25 mai 2011 jusque tard dans la nuit.

Dans un contexte polémique, les députés ont finalement rétabli le régime d’interdiction assortie de dérogations de la recherche sur l’embryon humain, en votant à 73 voix contre 33 un amendement du rapporteur Jean Leonetti. C’était le souhait du gouvernement qui a plaidé pour une position "d’équilibre". "La bonne réponse est celle de l’interdiction avec dérogations", a défendu de son côté le député Hervé Mariton, notant que "l’embryon n’est ni une personne ni un matériau". L’opposition a dénoncé, selon les termes du député Gaëtan Gorce, un "débat idéologique" et "politique" refusant le "compromis" et empêchant les progrès de la science et les investissements industriels.

Transhumanisme : que voulons-nous vraiment faire de la médecine ?

Venu des États-Unis, le transhumanisme est un mouvement prônant l'utilisation des innovations techno-scientifiques afin d'accroître les capacités physiques et intellectuelles de l'homme. Les tenants de ce courant de pensée appellent de leurs voeux une reconfiguration de l'humain grâce à la convergence de plusieurs technologies (convergence NBIC) que sont les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives. L'informaticien américain Ray Kurzweil et l'ingénieur Eric Drexler, spécialiste des nanotechnologies, font, entre autres, partie des théoriciens et promoteurs de ce mouvement.

Des cellules hépatiques fonctionnelles à partir de cellules iPS

Une équipe de chercheurs américains, dirigée par le Dr Yoon-Young Jang de l’université Johns Hopkins (Baltimore) a démontré que les cellules de foie (cellules hépatiques) dérivées de cellules iPS sont fonctionnelles et capables d’être greffées et de régénérer un foie malade.

France : Révision de la loi de bioéthique, 2e lecture à l’Assemblée

Rome - En France, l'examen en deuxième lecture du projet de loi sur la bioéthique a commencé mardi 10 mai 2011 en Commission spéciale sur la bioéthique à l'Assemblée Nationale, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

« Les discussions s'annoncent animées tant le texte a été remanié en première lecture par le Sénat. La recherche sur l'embryon humain devrait notamment être au cœur du débat. Le Sénat a en effet choisi d'autoriser la recherche encadrée sur les cellules souches embryonnaires humaines alors que l'Assemblée avait de son côté, en février dernier, renforcé le régime d'interdiction par des amendements contraignants. Le gouvernement lui aussi soutient un régime d'interdiction avec dérogations.

"Les humains dans les éprouvettes de la bioéthique"

Dans le cadre du Forum "Respect ! Un nouveau contrat social", organisé par le quotidien Libération à Rennes du 14 au 16 avril 2011, la sociologue Irène Théry et Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo, ont débattu de la procréation médicalement assistée lors d’une conférence samedi 16 avril 2011 intitulée "Les humains dans les éprouvettes de la bioéthique".

FRANCE - L'embryon humain réduit à un "matériau à gérer"

En faisant le choix de révoquer le régime d'interdiction de la recherche sur l'embryon humain le 8 avril 2011 (Cf. Synthèse de presse du 08/04/11), le Sénat se positionne clairement en faveur d'une vision matérialiste et scientiste de la vie. Si ce vote était confirmé en deuxième lecture, "plus aucune exigence éthique, même symbolique, ne s'opposerait à la réduction de l'embryon humain au statut de matériau de laboratoire entièrement disponible au bon vouloir des firmes pharmaceutiques et autres consortium de recherche" souligne Pierre-Olivier Arduin.

Loi de bioéthique : le débat continue

Le 8 avril 2011, le Sénat a confirmé la plupart des orientations de sa Commission des affaires sociales pour le projet de loi bioéthique. Le texte adopté en première lecture entérine plusieurs modifications majeures qui contredisent les choix effectués par les députés, le 15 février 2011.

Contre l'avis du gouvernement, les sénateurs ont autorisé la recherche sur l'embryon humain. Ils ont supprimé la mesure adoptée par les députés sur le dépistage prénatal (DPN) disposant que les médecins proposent les examens de DPN "lorsque les conditions médicales le nécessitent". Le transfert d'embryon post mortem, qui avait été voté à l'Assemblée nationale, a été écarté, ainsi que le don d'ovocytes pour les femmes nullipares, conformément à l'avis de la commission des affaires sociales. En revanche, contrairement à l'avis de la commission, les sénateurs ont voté en séance l'extension de l'assistance médicale à la procréation "à tous les couples", l'ouvrant de facto aux femmes homosexuelles. Ils se sont aussi prononcés, après un long débat, pour le maintien de l'anonymat du don de gamètes bien que la commission en préconisait la levée. Enfin, les sénateurs ont réintroduit une clause de révision de la loi de bioéthique dans un délai de 5 ans.

Loi sur la bioéthique au sénat : Très graves régressions

Rome - L'Alliance pour les droits de la Vie s'alarme des très graves régressions éthiques introduites par le sénat dans le projet de loi bioéthique, sous couvert de progrès, dans un communiqué publié ce vendredi.

Mgr. Pierre d'Ornellas : privilégier une écologie humaine

Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, chargé de la bioéthique au sein de la Conférence des Evêques de France, appelle dans Le Monde à une "écologie humaine" fondée sur le respect de la dignité humaine. Il rappelle que "l’écologie nous apprend que l’emprise de la technique conduit à des impasses" et que "l’être humain dès qu’il existe et quel qu’il soit, force le respect en raison même de sa dignité."

France/bioéthique : L’Alliance pour les Droits de la Vie demande justice et liberté

Rome - A propos de la discussion sur les lois de bioéthique au Sénat français, l'Alliance pour les Droits de la Vie appelle « à la justice et à la liberté » dans ce communiqué publié ce 7 avril 2011.

Loi de bioéthique : les sénateurs divisés, des observateurs vigilants

Commencé le 5 avril 2011, l'examen du projet de loi sur la bioéthique par les sénateurs s'annonce animé. Un certain nombre de points divisent les sénateurs au sein des différents groupes politiques.Les 29 et 30 mars 2011, la Commission des affaires sociales du Sénat est revenue sur plusieurs dispositions du projet de loi voté par les députés le 15 février dernier en se prononçant en faveur de changements radicaux. La Commission a en effet adopté l'autorisation de la recherche sur l'embryon humain. Elle a aussi rejeté l'amendement sur le diagnostic prénatal (DPN) précisant que les examens de ce diagnostic sont proposés aux femmes enceintes "lorsque les conditions médicales le nécessitent". Des sénateurs ont exprimé leur opposition à un texte qui n'hésite pas à bousculer les principes fondateurs de respect de la dignité humaine et de non-commercialisation du corps humain. Beaucoup se sont également dit inquiets de l'eugénisme risquant de découler de certaines dispositions.

M. Peschanski : mensonges autour de la recherche sur l'embryon

Dans une tribune publiée dans Le Monde, Marc Peschanski et Cécile Martinat réclament l’autorisation de la recherche sur les cellules souches embryonnaires en prenant appui sur les résultats de leurs travaux, très médiatiquement annoncés le 1er avril 2011. Ils estiment que cette étude ne serait pas possible si le régime d’interdiction-dérogation proposée par le Gouvernement venait à être adopté.

"Ces cellules, affirment-ils, intéressent scientifiques et médecins parce qu’elles sont seules capables de proliférer indéfiniment et de donner naissance à n’importe quelle cellule spécialisée de l’organisme, et sont ainsi les meilleurs outils de la ‘médecine régénératrice’ dans la lutte contre les maladies dégénératives." Une affirmation qui n’est pas partagée par tous les scientifiques. "L’essor des connaissances retirées des recherches sur les cellules souches adultes induites à la pluripotence – cellules iPS – va nous affranchir de la nécessité de travailler sur des cellules souches embryonnaires", déclarait ainsi lors de son audition à l’Assemblée le Pr Arnold Munnich, conseiller scientifique de l’Elysée, visé dans la tribune.

Révision de la loi de bioéthique : deuxième lecture au Sénat

Le Sénat entame aujourd’hui la deuxième lecture du projet de loi sur la bioéthique. Le texte, modifié les 29 et 30 mars 2011 par la Commission des Affaires Sociales sera discuté jusqu’au 7 avril 2011. Il comporte des enjeux majeurs.

Le premier concerne la levé de l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain, votée par la Commission. Le sénateur Alain Milon, rapporteur au Sénat du projet de loi sur la bioéthique, se dit "pragmatique" et favorable à ce changement de régime : "Les chercheurs doivent pouvoir travailler de façon pérenne. En outre, à l’heure actuelle, notre système d’interdiction-dérogation est illisible à l’étranger." Dans un communiqué, la Fondation Jérôme Lejeune a dénoncé une "rupture radicale avec le choix de la France de respecter la vie et la dignité de l’embryon humain dès le commencement de son développement : ‘La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie’ (article 16 du code civil)". Elle a souligné qu’un tel choix est d’autant plus "scandaleux" qu’il ne repose sur aucune justification scientifique mais est en lien avec les investissements de la recherche pour l’industrie pharmaceutique.

Deux scientifiques relativisent l’annonce du Pr Peschanski

Alain Privat, ancien directeur d’unité à l’INSERM et ancien directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (EPHE) et Monique Adolphe, ancienne présidente de l’EPHE et ancienne présidente de l’Académie de pharmacie, publient dans le Quotidien du médecin une tribune pour critiquer le parti pris idéologique de l’annonce du Pr Marc Peschanski le 1er avril 2011.

"L’objectivité scientifique impose de relativiser de telles annonces. Elles enferment les patients, leurs familles, l’opinion publique, les médias et les responsables politiques dans une logique erronée, selon laquelle la recherche sur les maladies génétiques ne pourraient désormais progresser que ‘grâce aux cellules souches embryonnaires humaines’", protestent-ils tout en faisant remarquer que, comme l’annonce de la naissance du premier bébé-médicament français le jour de l’ouverture du débat bioéthique à l’Assemblée nationale, cette annonce est justement intervenue à la veille des discussions au Sénat.

Bioéthique : "La loi doit être claire et univoque, non schizophrène"

Politique magazine publie une interview de Dominique Souchet, député de Vendée, sur les enjeux liés à la révision de la loi bioéthique. Infertilité, dépistage prénatal généralisé pour les femmes enceintes, etc. : bien plus qu'auparavant, la science fait irruption au coeur de nos existences quotidiennes et met en jeu notre conception même de la vie. C'est pourquoi "la réflexion bioéthique ne doit pas rester l'apanage d'un cercle restreint de spécialistes". La bioéthique, rappelle Dominique Souchet, est "une des rares compétences que les Etats [européens] n'ont pas abandonné à l'Union européenne". Dans le rapport final des états généraux de la bioéthique, les citoyens avaient insisté sur le fait que "la France est un pays souverain qui ne doit pas se soumettre à la pression internationale en matière d'éthique". C'est pourquoi la responsabilité des élus ne peut être confisquée par un corps d'experts ou déléguée à des "personnalités techno-scientifiques désignées", qui sont "plus aisément exposées à des conflits d'intérêts industriels, financiers et commerciaux". Elle ne doit pas non plus être déléguée à "aucune agence, fût-elle de biomédecine".

Bioéthique : un problème politique

"La bioéthique est-elle un problème politique?" interroge Politique magazine.

Plusieurs raisons expliquent les nombreuses controverses et "l'agitation politico-médiatique" qui entoure les débats sur les lois de bioéthique : la complexité des enjeux liés aux avancées scientifiques et de leurs implications morales, de "puissants intérêts où se mêlent les préoccupations économiques et financiers des laboratoires, les ambitions de carrière de tel ou tel chercheur et les passions idéologiques des uns et des autres". Enfin, la manipulation médiatique qui s'alimente de la "célébration des miracles apportés par la science" et de l'exploitation du "registre compassionnel" est un élément qui ne permet pas toujours de clarifier le débat.

Benoît XVI : syndrome post-abortif et sang de cordon

Le Pape Benoît XVI a reçu les membres de la XVII° Assemblée plénière de l’Académie pour la Vie samedi 26 février 2011, pour débattre sur les banques de sang de cordon et le traumatisme post-avortement. "En commentant ces deux thèmes, Benoît XVI est allé au cœur des questions en rappelant la présence et le rôle de la conscience", a indiqué Gian Maria Vian, directeur de l’Osservatore Romano.

Dans son discours, le Pape a en effet rappelé que "le thème du syndrome post-abortif, c’est-à-dire le grave malaise psychique dont font souvent l’expérience les femmes qui ont eu recours à un avortement volontaire, révèle la voix irrépressible de la conscience morale, et la très grave blessure qu’elle subit à chaque fois que l’action humaine trahit la vocation innée au bien de l’être humain, dont elle témoigne". Il a précisé que, contrairement à ce qu’avancent les détracteurs de la conscience, celle-ci n’est pas le "résultat de conditionnements extérieurs ou un phénomène purement émotif" : "Il est important de répéter que la qualité morale de l’agir humain n’est pas une valeur extrinsèque ou optionnelle et n’est pas même une prérogative des chrétiens ou des croyants, mais est commune aux êtres humains".

Apologie du DPI par la Société de pédiatrie

Dans un article publié dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin répond à la commission d’éthique de la Société française de pédiatrie qui, dans une tribune parue dans Le Monde le 15 février 2011, s’était montrée agacée par les critiques faites à l’encontre de la technique du "bébé-médicament". Plutôt que de parler "d’instrumentalisation du corps humain" ou "plus gravement de bébé-médicament", les membres de la commission estimaient que le "DPI porte l’empreinte de l’humanisme médical".

Bioéthique : "dogmatisme" du modèle familial ?

Ruwen Ogien, philosophe directeur de recherches au CNRS, revient sur le projet de loi de bioéthique, adopté le 15 février 2011, qu’il pense "aussi peu ouvert aux évolutions de la société que les précédents".

Selon lui, la France possède l' "un des régimes bioéthiques les plus autoritaires d’Europe" car fondé sur "le paternalisme politique et médical" de l’Etat qui ne laisse pas le choix "au citoyen de décider ce qui est bien pour lui".

Des cellules souches nasales pour restaurer l’audition ?

A Sidney, l’Institut de recherche médicale Garvan a montré, sur des souris, que des cellules souches du nez, injectées dans l’oreille interne, pourraient restaurer l’audition au tout début d’une perte précoce de l'audition neurosensorielle.

Don de gamètes : l'anonymat sans rapport avec la connaissance des origines ?

Louis Bujan, professeur des universités et praticien hospitalier en médecine de la reproduction, président de la fédération des Cecos (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme) et Jean-Claude Mazzone, psychiatre et psychanalyste attaché aux Cecos, publient un texte dans Le Monde.fr sur l’anonymat du don de gamètes.

Naissance du premier bébé-médicament français

Rome - Le premier « bébé-médicament » français est né le 26 janvier 2011, à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, rapporte « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Lejeune. Pour le cardinal Vingt-Trois c'est une « instrumentalisation d'un être humain au service des autres ».

L'enfant est né après une fécondation in vitro et un double diagnostic préimplantatoire : l'un pour sélectionner un embryon exempt de la maladie grave qui touchait ses deux frères aînés, l'autre pour choisir un embryon compatible avec l'un des deux. Celui-ci, atteint de bêta-thalassémie, une grave maladie du sang, devrait être traité grâce à une greffe de sang de cordon ombilical de son petit frère. L'enfant a été prénommé Umut-Talha, ce qui signifie « notre espoir » en turc.

Prélèvement d'organes sur euthanasiés

L’Académie Royale de médecine de Belgique et la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België ont organisé un symposium sur le don et la transplantation d’organes afin de développer des solutions pour obtenir plus de dons d'organes.

Les participants ont estimé que la donation vivante pourrait être développée dans le cadre de la Déclaration d’Istanbul sur le commerce d’organes et le tourisme de la transplantation. Ils ont préconisé une compensation des frais encourus pour les donneurs et la création d’un registre national des donneurs vivants.

Un mammouth par clonage ?

Faire revivre le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d’années, est l’objectif que se fixent des scientifiques de l’université de Kyoto au Japon, dirigés par Akira Iritani.

Qu’est-ce que l’homme ? – Collectif

"Bien que chacun reconnaisse comme un des fondements de la vie publique le respect des Droits de l’Homme exprimés par la Déclaration universelle, il est moins évident que tous s’accordent sur ce qu’est l’Homme." Tel est le constat de l’Académie d’éducation et d’études sociales (AEES) qui publie, aux éditions François-Xavier de Guibert, les comptes rendus de ses séances pour l’année 2008-2009 : Qu’est-ce que l’homme ? Les auteurs y mènent une réflexion sur la nature complexe de l’homme : vulnérabilité, animalité, filiation, communion et don, principe et gratuité, etc.

Etats-Unis : une clinique californienne propose des "bébés sur mesure"

En Californie à Los Angeles, le Fertility Institute dirigé par le docteur Jeffrey Steinberg, propose aux couples des fécondations in vitro pour choisir le sexe de leur enfant. Le diagnostic génétique des embryons conçus par FIV est légal aux Etats-Unis, quelles que soient les motivations des couples ; ce qui n'est pas le cas dans la plupart des autres pays du monde. La clinique du docteur Steinberg opère systématiquement un diagnostic sur les embryons "afin d'éliminer ceux qui sont porteurs d'une maladie génétique identifiable", puis il "effectue le tri entre les embryons masculins et féminins".

Vitrification des ovocytes : la fin de la congélation des embryons ?

"Allons-nous bientôt assister à la disparition progressive de la congélation des embryons humains ?" s'interroge Jean-Yves Nau sur Slate.fr. Revenant sur le fort développement de l'assistance médicale à la procréation (AMP) ces dernières années, Jean-Yves Nau fait le point sur les "règles de bonne pratique médicale" en la matière et présente la technique de la vitrification des ovocytes que certains spécialistes de l'AMP souhaiteraient voir légalisée en France (Cf. Synthèses de presse du 20/05/10 et du 22/06/10).

Rapport de l'OPECST : pour l'autorisation de la recherche sur l'embryon et le clonage

Le 7 juillet 2010, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a remis son rapport sur la recherche sur les cellules souches à l'Assemblée nationale. Rédigé par les députés Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, il préconise de ne pas "opposer les recherches sur les diverses catégories de cellules souches" et de "prendre acte de l'intérêt que porte la communauté scientifique à tous les types de recherche".

Le mal-être des jeunes adultes conçus par don de sperme

La constante augmentation du recours aux techniques d'insémination artificielle à partir de sperme de donneurs signifie qu'augmente aussi le nombre des enfants qui ignorent l'identité de leur père biologique. A ce propos, un récent rapport américain a examiné les conséquences sur la vie de ceux qui ont désormais atteint l'âge adulte.

L'enquête, publiée par la Commission sur l'avenir de la condition parentale et intitulée « My Daddy's Name is Donor: A New Study of Young Adults Conceived Through Sperm Donation » (« Le nom de mon père est Donneur : une nouvelle étude sur de jeunes adultes conçus au moyen de dons de sperme »), a été conduite par Elizabeth Marquardt, Norval D. Glenn et Karen Clark.

Belgique : prélèvement d'organes après euthanasie

Le site Internet BioEdge revient sur le compte-rendu d'une conférence faite en 2006 par des chirurgiens belges sur le prélèvement d'organes après euthanasie. Lors d'un Congrès mondial sur la greffe en 2006, les médecins de l'hôpital universitaire d'Anvers ont expliqué comment ils ont euthanasié une femme de 46 ans souffrant d'un problème neurologique, avec son consentement, et ont prélevé ensuite son foie et ses deux reins.

Eléonore : "Nous les 'trisos', on a aussi le droit au bonheur"

"Grand sourire et regard malicieux derrière ses lunettes", Eléonore Laloux, jeune fille trisomique de 24 ans, est devenue la porte-parole des personnes trisomiques et de leurs familles dans l'actuel débat bioéthique. "Affirmée, débordante de vie", elle fait entendre sa voix avec une "maturité surprenante". Elle a rencontré le 20 mai dernier Alain Graf, le rapporteur des états généraux de la bioéthique et Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République. Avec sa famille et les membres du Collectif Les Amis d'Eléonore qui regroupe un quinzaine d'associations, elle conteste une proposition du rapport parlementaire sur la bioéthique, remis au gouvernement en janvier, qui préconise le diagnostic de la trisomie 21 sur les embryons soumis au diagnostic préimplantatoire (DPI). Comme l'explique Emmanuel Laloux, son père, "si la loi passait, ce serait la première fois qu'une maladie serait listée explicitement pour être éliminée [...]. Pour nous, cela fait peser un poids supplémentaire sur nos enfants. Pourquoi stigmatiser la seule trisomie ? [...] Alors que le contexte est déjà difficile, n'en rajoutons pas dans l'exclusion". Alain Graf aurait assuré que le projet de loi du gouvernement ne comprendrait pas l'extension du DPI au dépistage de la trisomie 21. Roselyne Bachelot ne serait pas favorable à cette mesure. Le Collectif a également demandé un rendez-vous à l'Elysée. "Nous restons mobilisés, car le débat parlementaire est à venir" explique Emmanuel Laloux.

Greffes d'organes : trafics et marchandisation des corps

Le magazine TéléObs publie un dossier sur la problématique des greffes d'organes. En principe, la greffe d'organe repose sur la gratuité et un accès égal pour tous, mais en pratique, la médecine fait face à une "pénurie" de greffons, ce qui entraîne de vastes trafics d'organes dans certains pays peu regardants. Ce commerce donne lieu à une véritable "marchandisation du corps humain qui réduit les organes vitaux à des pièces détachées, avec tarifs et catalogues". En toute illégalité et au mépris des conventions internationales, des cliniques privées procèdent à des prélèvements d'organes (foie, rein, poumon, cornée) sur des individus sains pour des coûts d'intervention pouvant approcher les 100 000 dollars. L'OMS fournit des chiffres des "cours" du rein, organe le plus transplanté dans le monde : en 2006, le prix était de 700 dollars en Afrique du Sud, 1000 dollars en Inde, 2700 dollars en Moldavie, 5000 dollars en Turquie et jusqu'à plus de 30 000 dollars aux Etats-Unis. Les pays les plus touchés par cette "activité florissante" sont l'Inde, la Chine, les Philippines et l'Egypte. Selon l'OMS, ces trafics juteux représenteraient plus de 10% des transplantations rénales dans le monde.

Allocution du Primat de l'Église canadienne aux médecins catholiques

Du 30 avril au 2 mai dernier, les membres de la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques (FCSMC) se réunissaient à Montréal. L’archevêque de Québec et Primat du Canada, le cardinal Marc Ouellet, a participé à la rencontre en présentant une conférence touchant aux grandes questions bioéthiques, le 2 mai.

Vous pouvez la retrouver ci-dessous dans son intégralité.

Naître ou ne pas naître, « tournée »

« Naître ou ne pas naître. De l'avortement au bébé à tout prix », c'est le thème de la seconde « tournée bioéthique » organisée en France du lundi 17 mai au mercredi 2 juin 2010 par « l'Alliance pour les Droits de la Vie » (ADV). Zenit a rencontré Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les Droits de la Vie, fondateur d'A Bras Ouverts, qui a expliqué les objectifs de la tournée 2010.

La biologie serait-elle destinée à créer une autre espèce humaine?

Le Panorama du médecin, une revue médicale française, a publié un dossier intitulé "L'affirmation de la bioéthique à la française". A l'approche du projet de loi de bioéthique, la réflexion éthique s'avère nécessaire pour "savoir si et comment la science peut influer sur les valeurs de notre société pluraliste et laïque" affirme Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Certains se demandent si l'on est déjà "entré dans l'ère du transhumanisme", un courant de pensée technoscientiste né aux Etats-Unis dont l'objectif est "de repousser les limites biologiques de l'espèce humaine pour parvenir, à terme, à une autre espèce".

Canada : condamner les pressions faites aux femmes pour avorter ?

Le 14 avril 2010 au Canada, Rod Bruinooge, député de Winnipeg-Sud a présenté une proposition de loi "pour rendre illégal le fait de pousser une femme à se faire avorter". Ce texte prévoit une peine maximale de cinq ans de prison. Par contraindre, il faut entendre notamment "des menaces de blessures physiques ou des menaces de retirer son soutien financier ou un logement". Cette loi serait nécessaire, a expliqué Rod Bruinooge, parce qu'il existe "beaucoup d'histoires de femmes qui ont été intimidées et poussées à subir des avortements dont elles ne voulaient pas". Selon lui, cela "n'influencerait en rien la légalité de l'avortement" au Canada.

Scandale autour d'une crème antirides contenant des cellules de foetus humains

Une crème antirides contenant des cellules de foetus humain, fabriquée par l'entreprise suisse Neocutis et commercialisée aux Etats-Unis pour 120 dollars (90 euros) provoque de nombreuses polémiques. Les cellules ayant servi à l'élaboration de la crème ont en effet été obtenues sur un foetus avorté. "Il se trouve qu'une patiente qui avait avorté nous a fait don de quelques cellules de peau de son foetus. [...] Ensuite, nous avons reproduit ces cellules en laboratoire afin de faire nos crèmes. En aucun cas, nous n'encourageons l'avortement" a expliqué Frédéric-Edouard Koehn, dirigeant de Neocutis.

Condamnation du CHU de Nantes après la naissance d'un enfant trisomique

Le 7 avril 2010, le CHU de Nantes a été condamné par le tribunal administratif de Nantes pour n'avoir pas détecté avant la naissance le handicap d'un enfant porteur de trisomie 21, né en janvier 1994.

Après des examens qui laissaient présager une anomalie, de nouveaux examens s’étaient révélés plus rassurants : "les médecins du CHU ne firent pas part de leurs interrogations à leur patiente, et ne lui proposèrent pas de réaliser une amniocentèse".

Les périls de la révision de la loi de bioéthique

Dans Marianne, le philosophe Christian Godin évoque les différentes propositions du rapport parlementaire de Jean Leonetti et montre le caractère utilitariste de l'éthique qui sert de plus en plus "une volonté individuelle portée à l'absolu et jamais interrogée". Christian Godin montre comment "la vie et la mort sont devenues des enjeux politiques" et combien la partie qui se joue autour de cette révision de la loi de bioéthique de 2004 est complexe. Il repère cinq acteurs principaux : tout d'abord, "l'Etat, prudent, voudrait un simple toilettage de la loi", et "face à lui, des groupes actifs et influents défendent des positions radicales". Viennent ensuite ceux qui souhaitent le maintien du statu quo, et "les lobbies technoscientifiques qui ont évidemment tout à gagner à l'ouverture des marchés et des consciences, mais aussi tout intérêt à jouer en sourdine". Le cinquième pôle est "l'opinion publique, elle-même partagée, attentiste, pleine de crainte et d'espoir mêlés".

Bientôt une chaire UNESCO de bioéthique et droits humains

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la Science et la Culture (UNESCO) a signé un accord avec l'Université européenne de Rome et l'Université pontificale Regina Apostolorum pour instituer une Chaire UNESCO de bioéthique et droits humains.

La Chaire intègrera l'Institut de bioéthique et droits humains, soutenu par la faculté de bioéthique de l'université pontificale Regina Apostolorum et la faculté de droit de l'université européenne de Rome.

La présentation de la chaire aura lieu le lundi 22 mars, à 18h00, au siège de l'université européenne (Via degli Aldobrandeschi 190, Roma).

Perspectives des manipulations nanométriques

Le Figaro magazine consacre quelques pages aux applications permises par les nanosciences. Les "nanotechnologies" concernent les outils permettant aux scientifiques d'observer et de manipuler l'infiniment petit. Le "nanomonde" désigne les particules que les nanotechnologies permettent d'exploiter. Ces particules, à l'échelle nanométrique, échappent "aux lois de la physique classique (telles que la gravité ou la vitesse de déplacement proportionnelle à l'énergie déployée) pour répondre à celles de la physique quantique, encore largement méconnues, mais fort utiles dans de nombreux domaines". Il devient ainsi possible de "s'en servir pour bombarder littéralement une tumeur cancéreuse, sans rien abîmer autour. Ou pour fabriquer un cadre de vélo cent fois plus solide et six fois plus léger qu'en acier".

La vie humaine, sujet inaliénable de droits, rappelle Benoît XVI

La vie humaine doit « toujours être reconnue comme un sujet inaliénable de droits et jamais comme un objet soumis à l'arbitraire du plus fort », réaffirme Benoît XVI. Le pape a reçu samedi matin, 13 février, au Vatican, les participants de la XVIe assemblée générale de l'Académie pontificale pour la vie, qui s'est réunie sur le thème de la bioéthique et de la loi naturelle.

Le pouvoir de l'A de biomédecine (ABM) sur les choix bioéthiques

Le rapport de la mission d'information parlementaire sur la bioéthique - remis au gouvernement fin janvier - confère un rôle décisif à l'Agence de biomédecine (ABM), notamment en ce qui concerne la question sensible de la recherche sur l'embryon. Bien qu'elle n'ait pas de pouvoir décisionnel, l'ABM s'est vu conféré par le législateur, depuis la loi du 6 août 2004, "d'importantes compétences dans les domaines de la reproduction, de l'embryologie et de la génétique : autorisation des recherches sur l'embryon et sur les cellules souches embryonnaires, agrément des praticiens réalisant des activités d'assistance médicale à la procréation, délivrance d'autorisations des centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal et préimplantatoire, promotion du don de gamètes..."

Bioéthique et loi morale naturelle

Ce matin, le Saint-Père a reçu en audience les membres de l'Académie pontificale pour la vie, présidée par Mgr.Rino Fisichella, à l'occasion de leur assemblée plénière. Les problématiques de la bioéthique, a dit le Pape, "mettent la question anthropologique au premier plan" et touchent "la vie humaine de façon décisive dans son éternelle tension entre immanence et transcendance, de grande importance pour la culture des générations à venir. Il est donc nécessaire d'engager un projet pédagogique intégral qui permette d'affronter de façon positive, équilibrée et constructive, de telles thématiques, surtout dans le rapport entre la foi et la raison".

Avis contrastés sur le rapport parlementaire sur la bioéthique

Le rapport de la mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, présenté mercredi 20 janvier 2010, n'a pas été adopté à l'unanimité, "certains députés, trouvant que les propositions allaient soit trop loin, soit à l'inverse, pas assez loin".

Polémiques autour des banques autologues de sang de cordon

Autrefois considéré comme un "déchet hospitalier", le sang de cordon ombilical est désormais l'objet de vifs débats en France. Les spécialistes se divisent quant à la légitimité pour les parents de conserver le sang de cordon de leur enfant dans une banque autologue. La question est de "savoir s'il faut stocker les échantillons uniquement dans des banques publiques, avec un fonctionnement gratuit et solidaire comme pour toutes les greffes d'organes. Ou si peut aussi se développer un système privé, payant, pour un usage plutôt personnel ou intrafamilial".

Rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique : des dérives inquiétantes

Le rapport de la mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique conduit par Jean Leonetti et rendu public hier, n'a pas fait l'unanimité. (Voir les propositions du rapport dans la Synthèse de presse du 18/01/10). Plusieurs députés "de gauche comme de droite se sont démarqués de ses conclusions". Jean-Frédéric Poisson, député UMP-PCD des Yvelines, a dit son regret de constater "que le rapport n'ait pas été l'occasion d'une remise en cause profonde de principes et de pratiques dont la validité scientifique, médicale et éthique est désormais clairement remise en cause".

Le rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique est rendu public

Préparé de longue date, le rapport de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique est rendu public aujourd'hui. De nombreuses questions y sont traitées, parmi lesquelles : la gestation pour autrui, l'assistance médicale à la procréation (AMP), la recherche sur les embryons humains, le diagnostic préimplantatoire (DPI), le don d'organes.

Les propositions de la mission parlementaire sur la bioéthique

Le quotidien La Croix fait état des 94 propositions du rapport de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique. Ces propositions seront soumises le 19 janvier 2010 au vote des autres membres de la mission.

Le rapporteur maintient les principes qui ont jusqu’ici guidé le législateur : "anonymat, gratuité, respect de la dignité". Il propose l’ajout d’un nouveau principe : "la référence à ‘l’intérêt de l’enfant à naître’".

Un test sanguin pour diagnostiquer in utero

Le Pr. Patrizia Paterlini-Bréchot, responsable d'un laboratoire de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et fondatrice de la société Metagenex a obtenu fait et cause dans le conflit qui l'opposait depuis plus de trois ans avec les investisseurs de sa société et le dirigeant de celle-ci. Mme Paterlini-Bréchot "se battait pour récupérer ses inventions". Créée en 2001, Metagenex avait pour but la commercialisation de "tests sanguins pour dépister des cancers et pour effectuer des diagnostics prénataux sur simple prise de sang et ainsi détecter des maladies génétiques du foetus, telles la trisomie 21, la mucoviscidose ou l'amyotrophie spinale, sans risque de fausse couche". Ayant fait appel en 2006 à des investisseurs, les fondateurs de Metagenex se trouvèrent peu après en conflit avec eux : "les investisseurs voulant commercialiser les tests, alors que les inventeurs estimaient que ceux-ci n'étaient pas encore au point et faisaient courir le risque de faux diagnostics".

Avis du conseil d'orientation de l'Agence de biomédecine contre les mères porteuses

Le conseil d'orientation de l'Agence de biomédecine (ABM) a dressé, dans un avis court et précis, la liste des difficultés concrètes que présenteraient la mise en oeuvre et le contrôle de la pratique des mères porteuses si celle-ci était autorisée par la loi.

La recherche sur l'embryon : enjeu bioéthique majeur

La révision des lois de bioéthique en 2010 va être une étape importante quant à la recherche sur l’embryon. Lors de la révision précédente, "les véritables enjeux de la recherche sur l’embryon avaient été passés sous silence". L’on avait déclaré que "les travaux sur les cellules souches déboucheraient sur la guérison de plusieurs maladies graves, alors que nul n’en savait rien". Le débat s’annonce aujourd’hui différent.

Les dérives du diagnostic anténatal

Le psychologue-psychanalyste Jean-Philippe Legros rattaché depuis 1989 au Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN), présente dans le quotidien La Croix son point de vue concernant les dévoiements du diagnostic anténatal.

Récemment l’avis n°107 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a franchi un seuil significatif en proposant de "pouvoir profiter du DPI pour rechercher une trisomie 21. Cette recommandation fait ainsi sortir le DPI de son cadre spécifique et le détourne de sa fonction initiale, en présupposant que « la décision ultérieure prise par les parents ne peut être que l’interruption médicale de grossesse (IMG)" explique J.-P. Legros.

Geron : essai de thérapie avec des cellules souches embryonnaires ?

Le Quotidien du Médecin a publié vendredi 18 décembre 2009 un panorama des avancées médicales de 2009. Au nombre de celles-ci les progrès des études sur les cellules iPS, la découverte de cellules souches dans les trompes utérines, le succès du traitement de l'adrénoleucodystrophie, les essais de thérapie génique contre l'amaurose de Leber et la préparation de la révision des lois de bioéthique.

Débat autour des banques de sang de cordon

Le Quotidien du Médecin revient sur la proposition faite par le député UMP, Damien Meslot qui vise à autoriser la conservation de sang de cordon autologue, c'est à dire pour un éventuel usage ultérieur pour son propre enfant (cf. Synthèse de presse du 09/12/09). Il estime que cette loi est nécessaire pour permettre une augmentation des unités de sang de cordon ombilical conservées en France.

Audition de Roselyne Bachelot par la mission parlementaire

Les travaux de la mission parlementaire d'information sur la révision des lois de bioéthique se sont clos, mardi 15 décembre 2009, sur l'audition de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé qui sera chargée de porter le débat au Parlement. Elle a d'emblée annoncé que "ce n'est pas un chamboule-tout législatif qui s'annonce" car il ne s'agit pas de remettre en cause "les grands principes régissant le droit qui font largement consensus".

L'Agence de biomédecine dresse un bilan sur la recherche sur l'embryon

L'Agence de biomédecine (ABM) dresse aujourd'hui son premier bilan sur la recherche sur l'embryon, autorisée par la loi de 2004 à titre dérogatoire pour une durée de 5 ans. Au 31 octobre 2009, le gouvernement et l'ABM avaient délivré 48 autorisations de protocoles de recherche à 36 équipes. Arnaud de Guerra, responsable de l'unité Recherche à la direction médicale et scientifique de l'Agence, précise : "Sur les 48 protocoles, 11 étaient à visées de recherche sur l'embryon lui-même, 37 concernaient les cellules souches embryonnaires". Ainsi, alors que la recherche sur l'embryon devait viser principalement une meilleure compréhension de son développement, les expérimentations sur les cellules souches ont principalement eu pour objectif l'étude de diverses pathologies. Elles ont notamment servi à tester des médicaments potentiels.

Diagnostic anténatal et eugénisme

La Croix consacre aujourd'hui un dossier à la question de l'eugénisme. Celle-ci était au coeur des Journées annuelles d'éthique qui se tenaient aujourd'hui, mardi 24 novembre 2009, à Paris. Sont en cause le diagnostic préimplantatoire (DPI) et le diagnostic prénatal (DPN), qui ont fait récemment l'objet de l'avis 107 rendu par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) (cf. Synthèse de presse du 18/11/09).

L'avis du Comité consultatif national d'éthique sur le DPI est controversé

Le Quotidien du Médecin s'est fait l'écho du communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune, qui estime que l'avis 107 du CCNE (Comité consultatif national d'éthique) (cf. Synthèse de presse du 18/11/09) "renforcera l'eugénisme" envers les enfants trisomiques. Alors qu'il affirme qu'il faut continuer à réserver le DPI aux couples ayant des antécédents familiaux, le CCNE recommande "de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 avant de transférer les embryons non atteints de l'anomalie recherchée". La cause invoquée pour justifier ce dépistage systématique est qu'"il s'agit de l'anomalie chromosomique la plus fréquente, qui fait déjà l'objet d'un dépistage".

"Nascituri te salutant!" - La crise de conscience bioéthique

Dans le cadre d'un papier d'ensemble sur la révision à venir de la loi de bioéthique, le magazine Famille Chrétienne interview Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune.

Interrogé sur la prise de conscience éthique constatée au cours des Etats généraux il précise : "il apparaît aujourd'hui clairement que les dérapages éthiques sont nombreux et que les promesses de la techno-science n'ont pas été tenues. Autrement dit, l'équation selon laquelle "pour progresser, il faut transgresser" est moins démontrée que jamais".

Avis du CCNE : un pas de plus dans l'eugénisme

L'avis n°107 du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) est largement répercuté par la presse (cf. Synthèse de presse du 17/11/09). Celui-ci préconise d'étendre le diagnostic préimplantatoire (DPI), reconnu comme "transgressif" mais censé éviter "les souffrances attendues d'une vie humaine". Le DPI est autorisé pour permettre la sélection d'embryons exempts de maladies génétiques d'une particulière gravité, reconnues comme incurables au moment du diagnostic. A la question de savoir si cette pratique peut être considérée comme eugénique ainsi que l'avançait le Conseil d'Etat dans son rapport de mai 2009, le philosophe Pierre Le Coz, membre du CCNE, a répondu : "Il ne s'agit pas d'eugénisme au sens juridique du terme, car il n'existe pas d'incitation coercitive de l'Etat obligeant les couples à avorter ou à faire un DPI". Tout au plus pourrait-on parler de "pression du corps social".

Perspectives chrétiennes sur la recherche sur les cellules souches

La recherche sur les cellules souches, un domaine en rapide évolution, mobilise d'énormes quantités de fonds privés et publics. Elle soulève par ailleurs d'importantes questions éthiques liées à la justice sanitaire et à la dignité de la vie humaine.

Les cellules souches ont la capacité d'évoluer en cellules spécialisées. Elles peuvent être cultivées afin de produire des cellules identiques à celles de divers tissus, comme les muscles ou les nerfs. La recherche dans ce domaine s’efforce essentiellement de trouver des traitements pour certaines maladies, du cancer à la maladie de Parkinson. La recherche sur les cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d'embryons humains pour obtenir les cellules.

France : Le card. Vingt-Trois dénonce le risque d’eugénisme

Le président de la conférence des évêques de France (CEF), le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dénonce le risque d'eugénisme dans l'utilisation du « diagnostic pré-implantatoire ».

« Le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) vient de rendre un avis (n°107) sur les questions éthiques liées au diagnostic anténatal. Cet avis ouvre la possibilité du dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI) », déplore le cardinal Vingt-Trois.

CCNE : dépistage systématique de la trisomie lors d'un DPI

Le Comité Consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu public son avis n°107 sur "les problèmes éthiques liés aux diagnostics anténatals : le diagnostic prénatal (DPN) et le diagnostic préimplantatoire (DPI)".

Tout en estimant que la loi relative à la bioéthique fournit "un cadre juridique globalement satisfaisant et n'appelle pas de remise en cause majeure", il préconise pourtant "de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 avant de transférer les embryons non atteints de l'anomalie recherchée afin d'éviter le risque d'une trisomie révélée au cours de la grossesse". Il s'agira donc de systématiser le dépistage d'enfants trisomiques lors d'un DPI.

France : « Bioéthique, questions pour un discernement »

Avec une deuxième publication intitulée : « Bioéthique, questions pour un discernement », l'Eglise catholique de France poursuit son dialogue sur ces questiosn d'actualité. Ce communiqué de la conférnece des évêques de France (CEF) fait le point.

Au moment du lancement des Etats généraux de la bioéthique, en février 2009, Mgr d'Ornellas et les évêques du groupe de travail sur la bioéthique avaient publié « Bioéthique, propos pour un dialogue ». Comme le titre l'indiquait, ce livre avait pour objet d'ouvrir un dialogue de l'Eglise catholique avec la société française sur les questions issues des progrès des sciences biomédicales.

Des rats soignés par cellules souches embryonnaires humaines

Une étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) le 9 novembre 2009 montre que les capacités cognitives de rats ayant subi des radiothérapies auraient été restaurées grâce à des transplantations de cellules souches embryonnaires humaines.

Développer le "don" d'ovocytes en France

Dans une interview, le Dr Françoise Merlet, de l'Agence de biomédecine, fait le point sur la situation du don d'ovocytes en France et tente d'analyser les raisons du "manque de donneuses".

Le "don" d'ovocytes est permis et réalisé en France depuis une vingtaine d'années. Ce fait est souvent ignoré du public, ce qui fait le succès de l'offre étrangère, notamment espagnole, qui bénéficie de la lassitude des délais d'attente que le manque de donneuses occasionne en France. Un grand nombre de couples partent ainsi à l'étranger, tout en bénéficiant du remboursement de l'assurance-maladie. Celle-ci rembourse en effet tous les soins qui sont dispensés à l'étranger lorsqu'ils ne sont pas disponibles en France ou qu'ils nécessitent un trop long délai d'attente. Le don d'ovocytes est considéré comme tel.

Bioéthique. Questions pour un discernement

Après Bioéthique. Propos pour un dialogue, les évêques de France publient Bioéthique. Questions pour un discernement. Ce second ouvrage se veut une réponse et une discussion serrée des positions prises par le Conseil d'Etat et les Etats-Généraux de la bioéthique dans leurs rapports de mai et juin 2009.

Une médecine régénérative sans cellules souches ?

L'équipe de chercheurs de Michael Sieweke, du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2/ CNRS/ Inserm) a publié dans Science le 6 novembre 2009 les résultats d'études qui semblent montrer que l'on pourrait régénérer des cellules et réparer un tissu endommagé sans passer par l'étape des cellules souches.

La Convention d'Oviedo a 10 ans

La Convention européenne de bioéthique, également appelée Convention d'Oviedo, fête le dixième anniversaire de son entrée en vigueur. A cette occasion, un colloque organisé à Strasbourg en a dressé le bilan.

Luc Ferry : tout être humain mérite d'être respecté

Dans une tribune du Figaro publiée le 5 novembre 2009, Luc Ferry montre que l'idéal républicain français est pétri de christianisme : alors que la France est universellement reconnue pour avoir apporté au monde une nouvelle conception de l'universalité des droits, gravée dans la déclaration de 1789, Luc Ferry rappelle que cette conviction "que l'être humain mérite d'être respecté indépendamment de toutes ses appartenances" est née de l'union singulière des valeurs républicaines avec l'héritage judéo-chrétien. Et de rappeler : "N'en déplaise aux laïcards, notre identité doit au moins autant à la religion qu'à la laïcité."

Les chimères à la base de l'art biotech

Le magazine La Vie, consacre un article à l'art biotech également appelé bioart. L'un des pionniers de cet art nouveau est Eduardo Kac. Ce brésilien vient, au terme de six ans de travail avec des scientifiques d'intégrer l'un de ses chromosomes dans le patrimoine génétique d'un pétunia. Il a ainsi crée un organisme baptisé plantanimal qui ressemble à un pétunia mais "dans ses nervures, coule non pas de la sève mais un peu du sang de l'artiste".

Naissance après congélation d'ovaire

Une petite fille est née le 28 octobre 2009 à Limoges après que sa mère ait fait congeler du tissu ovarien 10 ans plus tôt.

Avis sur la définition des aliments sans OGM

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) vient de rendre un avis sur la définition des produits pouvant être étiquetés "sans OGM".

Transmission de maladies génétiques par don de sperme

Une étude récente du Journal of the American Medical Association vient de révéler qu'un donneur de sperme américain était porteur d'un défaut génétique responsable de cardiopathie qui a été transmis à 9 des 25 enfants dont il est le géniteur. L'un d'entre eux en est décédé à l'âge de 2 ans. Le jeune homme, qui avait fait des dons de sperme à plusieurs reprises entre 1990 et 1991 avait pourtant subi avec succès les tests médicaux requis pour donner son sperme.

Vers la production de gamètes à partir de cellules iPS

Une équipe de chercheurs de l'université de Standford a réussi à produire des cellules haploïdes (cellules qui ne possèdent qu'un seul jeu de chromosome) présentant toutes les caractéristiques des ovules et des spermatozoïdes humains à partir de cellules souches embryonnaires. Ce résultat a été obtenu par stimulation de trois protéines cellulaires : DAZL, DAZ1 et BOULE. Pour les scientifiques ayant participé à l'opération, il serait possible de poursuivre ces recherches à partir de cellules iPS. Les résultats ont été publiés sur le site de Standford et dans la revue Nature le 28 octobre 2009.

Vers une remise en cause de l'accouchement sous X ?

Le préfet du Maine-et-Loire n'a pas fait appel à la décision du juge des référés d'Angers, le 8 octobre 2009, reconnaissant à des grands-parents le droit d'établir leur lien de filiation avec leur petite fille née sous X (cf. Synthèse de presse du 12/10/09). Celui-ci avait donné son autorisation au nom de "l'intérêt de l'enfant" et en tenant compte de ses "intérêts affectifs".

Monaco : Congrès sur les cellules souches adultes somatiques

Le deuxième Congrès international pour une recherche responsable sur les cellules souches aura lieu à Monaco du 26 au 28 novembre prochains sur le thème « Cellules souches somatiques adultes : nouvelles perspectives ».

Organisé par l'Académie pontificale pour la vie, la Fondation Jérôme Lejeune, la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) et le Comité Consultatif Bioéthique de Monaco, ce congrès est placé sous le haut patronage de son altesse le Prince Albert II de Monaco.

Deux ans de prison avec sursis pour le Pr Hwang Woo-suk

La peine à l'encontre du Pr Hwang Woo-suk (cf. Synthèse de presse du 26/10/09) a été prononcée hier par un tribunal de Séoul : deux ans de prison avec sursis pour détournement de fonds et violation des lois de bioéthique.

OGM : un enjeu d'avenir

L'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), créée en juin dernier, vient de demander à la commission Juppé-Rocard de faire figurer les organismes génétiquement modifiés et les techniques innovantes en matière d'amélioration des plantes, parmi les bénéficiaires du futur grand emprunt destiné à relancer l'économie nationale.

Thérapie génique réussie pour une maladie dégénérative de l'oeil

L'amaurose congénitale de Leber est une maladie provoquant chez les enfants qui en sont atteints une perte sévère de la vision associée à des mouvements anormaux des yeux. L'altération visuelle progresse vers une cécité complète vers l'âge de 30 à 40 ans. Il n'existe pour l'instant aucun traitement.

Faut-il autoriser la castration physique ?

L'ouverture du procès de Francis Evrard, qui comparaît pour le viol du petit Enis en août 2007, ouvre un débat sur l'autorisation de la castration physique. Ce violeur récidiviste a en effet demandé au Président de la République de pouvoir faire l'objet d'une telle opération, aujourd'hui interdite par la loi française car "contraire à la dignité humaine".

A propos de la révision de la loi de bioéthique

Le journal Valeurs Actuelles consacre un dossier à la prochaine révision de la loi de bioéthique qui aura lieu début 2010. Recherche sur l'embryon, mères porteuses et procréation médicalement assistée (AMP) sont les principaux enjeux des futurs débats. "Autant de sujets où s'affirme une certaine idée de l'homme et de sa dignité", explique le journaliste.

Second congrès scientifique international pour une recherche responsable sur les cellules souches adultes

Organisé par l'Académie pontificale pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune, la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) et le Comité Consultatif Bioéthique de Monaco, un congrès international intitulé "Cellules souches somatiques adultes : nouvelles perspectives" se tiendra à Monaco du jeudi 26 au samedi 28 novembre 2009.

Chimères : abandon des recherches en Grande Bretagne

Le journal britannique Independent a dénoncé récemment le manque de financement public pour les recherches sur les embryons hybrides. Cela conduirait les scientifiques anglais à s’expatrier afin de pouvoir mener leurs recherches.

Cellules iPS: reprogrammation chimique

Une équipe de chercheurs de Harvard vient de publier dans Cell Stem Cell un article faisant état de la découverte d’une nouvelle méthode de reprogrammation des cellules. Alors que jusqu’ici, les cellules étaient reprogrammées par introduction de quatre gènes, ces scientifiques ont démontré qu’il était possible de remplacer deux d’entre eux par une molécule chimique : RepSox. Celle-ci inhibe la voie de signalisation TGF-Beta.

Affaire Justel : la justice refuse l'insémination post-mortem

Le tribunal de grande instance de Rennes a refusé hier, jeudi 15 octobre 2009, la demande de Fabienne Justel qui souhaitait récupérer les paillettes de sperme de son époux décédé afin de procéder à une insémination post-mortem à l'étranger (cf Synthèse de presse 23/09/09). Les magistrats ont estimé que Mme Justel "recherchait en définitive à contourner l'application de la loi française qui prohibe l'insémination post-mortem". Pour maître Poignard, avocat du Centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme (CECOS), "rendre possible l'insémination post-mortem pose des questions d'éthique, et interroge sur la situation de l'enfant à naître, de fait un orphelin".

Il plaide à l’ONU pour le « bien-être global » des enfants 

Le Saint-Siège plaide à l'ONU pour le « bien-être global - physique, émotionnel, et spirituel - des enfants » et pour la famille : il discerne une « gestion économique irresponsable » comme l'obstacle majeur au développement, et non pas la démographie. Il dénonce l'exploitation des femmes et souligne les besoins des migrants. Il déplore des politiques qui ne prennent pas en compte « le droit à la vie de l'enfant à naître ».

Evaluation de la fiabilité des tests génétiques en ligne

Quatre spécialistes du génome - Pauline Ng, Samuel Levy, Craig Venter et Sarah Murray - ont publié un article dans Nature le 8 octobre 2009. Cette publication fait acte d'une étude menée sur les performances d'entreprises de tests génétiques en ligne comme 23andMe ou Navigenics.

D'après eux, les deux sociétés seraient compétentes dans la délivrance de données brutes telle que l'indication de la séquence de bases de l'ADN correspondant à tel ou tel marqueur génétique.

Une femme dans le coma accouche d'un bébé en bonne santé

Une femme allemande de 40 ans a donné naissance à un enfant en bonne santé alors qu'elle était dans un coma persistant depuis 22 semaines. Celui-ci était consécutif à un infarctus survenu à la 13° semaine. La future mère avait été accueillie à la clinique universitaire d'Erlangen, en Bavière, où "les médecins et l'équipe soignante ont pu, avec le soutien des proches, prolonger la grossesse pendant 22 semaines dans l'unité de soins intensifs, jusqu'à la naissance d'un enfant en bonne santé", a déclaré le communiqué de la clinique.

Alternative à la congélation lente d'embryons: la vitrification

Deux méthodes de cryopréservation des embryons en vue de leur réimplantation dans l'utérus de la femme existent : la congélation lente et la vitrification des embryons. La méthode de vitrification est une technique en évolution qui permet d'améliorer la viabilité et la réimplantation post-décongélation des embryons fécondés in vitro. Contrairement à la méthode de congélation lente, la vitrification présente l'avantage de ne pas former de cristaux de glace intra et extra-cellulaire. On expose les embryons à des concentrations élevées en cytoprotecteurs puis on les refroidit très rapidement, ce qui induit une augmentation de la viscosité favorisant la formation d'un état vitreux.

L'avenir prometteur des cellules de sang de cordon

Le quotidien La Croix dresse le portrait du professeur Eliane Gluckman, pionnière des greffes de sang de cordon ombilical. En 1988, elle réalisait la première greffe au monde sur un patient américain atteint de l’anémie de Fanconi, une maladie génétique rare entraînant une défaillance importante de la moelle osseuse. Aujourd’hui ce patient va bien et elle a traité de nombreux autres patients. Elle préside aujourd’hui Eurocord, une association dédiée au développement international des banques de sang de cordon.

L'avenir prometteur des cellules de sang de cordon

Le quotidien La Croix dresse le portrait du professeur Eliane Gluckman, pionnière des greffes de sang de cordon ombilical. En 1988, elle réalisait la première greffe au monde sur un patient américain atteint de l’anémie de Fanconi, une maladie génétique rare entraînant une défaillance importante de la moelle osseuse. Aujourd’hui ce patient va bien et elle a traité de nombreux autres patients. Elle préside aujourd’hui Eurocord, une association dédiée au développement international des banques de sang de cordon.

Obstétrique : éthique médicale et loi de bioéthique

Le Dr Patrick Leblanc et Pierre-Olivier Arduin publient un article dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la reproduction intitulé "L'éthique médicale à l'épreuve de la loi de bioéthique. Point de vue d'un obstétricien". Au coeur de leur réflexion, une question : la loi laisse-t-elle toujours l'obstétricien libre d'agir conformément à l' éthique médicale propre à sa spécialité ? "Y aurait-il des choix de société qui nous seraient imposés ? (...) Sommes-nous au service d'une médecine non plus vitaliste mais utilitariste ? Enfin, la définition de notre spécialité demeure-t-elle toujours valide ? Nous faudra-t-il changer son nom ?" Car, comme le rappellent les auteurs, l'obstétricien (ob-stare) est étymologiquement celui qui se tient debout devant la femme afin de l'accompagner et l'aider à donner la vie. Or, c'est cette vocation elle-même que les aspects irrationnels de la pratique obstétrique contemporaine semblent remettre en cause.

Un Français nommé membre de l’Académie pontificale pour la vie

Le professeur Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune (Paris), a été nommé membre de l'Académie pontificale pour la vie. Il était membre correspondant de l'Académie pontificale pour la vie depuis 2002.

Le Bureau de presse du Saint-Siège a publié sa nomination, le 30 septembre 2009.

USA : financement fédéral des cellules souches embryonnaires

Le National Institute of Health des Etats-Unis (NIH) vient de mettre en ligne un site internet par l'intermédiaire duquel les chercheurs pourront soumettre leurs lignées de cellules souches embryonnaires à l'agrément pour la recherche financée par les fonds fédéraux. La décision sera prise au cas par cas par le Dr Francis Collins, directeur du NIH. Il sera assisté par un groupe de travail, composé d'experts en génétique, droit, médecine et éthique et dirigé par le Dr Jeffrey Botkin.

Signes de conscience chez les personnes en "état végétatif"

Une étude britannico-argentine montre que des patients dont la conscience est altérée seraient capables d'apprendre. Ces travaux pourraient contribuer au diagnostic des états végétatifs ou de conscience minimale.

L'expérience repose sur la réponse conditionnée de type pavlovien, qui nécessite un certain degré d'éveil. Les chercheurs des universités de Buenos-Aires et de Cambridge ont ainsi montré que des sujets inconscients étaient capables d'intégrer une réponse conditionnée.

Journée mondiale de la contraception

La troisième Journée mondiale de la contraception aura lieu samedi 26 septembre. A cette occasion, les professionnels de santé et les partenaires de cette manifestation (la Société européenne de contraception, huit ONG internationales et le laboratoire Bayer Schering Pharma) souhaitent communiquer essentiellement auprès des jeunes filles de 15 à 19 ans.

Transsexuel à 12 ans

Un jeune garçon de 12 ans d'un collège du Sud de l'Angleterre a fait sa rentrée scolaire sous l'identité d'une fille : durant les vacances d'été, il a troqué, avec l'aide de ses parents, son prénom masculin contre un prénom de fille et vient désormais à l'école habillé de jupes roses et coiffé de couettes.

Il pensait que son entrée dans le secondaire masquerait son changement d'identité. En réalité, ses camarades ont rapidement fait le lien. Depuis, il est au coeur des moqueries , à tel point qu'il a dû s'absenter de l'école.

Un débat sur les nanotechnologies

Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo a lancé hier, un débat public national sur les nanotechnologies. "C'est une révolution devant nous qui est majeure et je ne veux pas que cette révolution n'appartienne qu'aux experts", a-t-il précisé. Organisé sur Internet et dans 17 villes françaises, les débats donneront lieu à un rapport prenant en compte l'opinion des français.

Insémination post-mortem : faire évoluer la loi ?

Fabienne Justel, qui souhaite obtenir le droit d'utiliser le sperme de son époux décédé pour se faire inséminer à l'étranger (cf. Synthèse de presse du 29/07/09), se confronte aujourd'hui mercredi 24 septembre 2009 à la justice.

Révision des lois de bioéthique : la recherche sur l'embryon

Dans une interview du 11 septembre 2009 au Généraliste, Roselyne Bachelot a expliqué que la discussion parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique aurait lieu à la fin du premier trimestre 2010 avant que n'expire le moratoire sur la recherche sur l'embryon (11 février 2011). "Si rien n'est fait, cela veut dire que la recherche sur l'embryon sera totalement interdite", a-t-elle affirmé avant de se prononcer quant à elle pour le "maintien de l'interdiction de la recherche avec un régime dérogatoire." Elle estime en effet qu'il faut conserver intangible le principe de non instrumentalisation de la personne humaine sur laquelle repose l'interdiction.

Rapport Mariton : l'occasion d'un nouveau débat sur l'avortement ?

Profitant d’une citation d’Hervé Mariton à l’occasion de la présentation de son rapport : " Reprendre la main sur les questions de société", Pierre-Olivier Arduin et Cécile Edel proposent dans Liberté Politique de remettre la question de l’avortement en débat. Le député UMP, qui a présidé un groupe de trente-deux parlementaires UMP dans l’élaboration de ce rapport, avait en effet déclaré le 16 juillet 2009 au Figaro : "La philosophe Monique Canto-Sperber nous a rappelé que la loi anglo-saxonne en matière d’avortement était beaucoup plus libérale que la loi française. Pourtant, il y a plus d’avortements en France qu’en Grande-Bretagne. Là-bas, on en parle, alors qu’ici, le sujet est exclu du débat public".

Royaume-Uni : allongement du délai de conservation des embryons

Le Gouvernement du Royaume-Uni a apporté des changements à l'Acte Human Fertilisation and Embryology qui prend effet le 1er octobre 2009.

France: Rediscussion de la loi sur les tests ADN

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a informé le Premier ministre, dimanche 13 septembre 2009, qu'il ne pouvait signer le décret d'application de la loi sur le recours à des tests ADN pour vérifier la filiation de candidats à l'immigration au titre du regroupement familial (cf. Synthèse de presse du 24/10/07). Il affirme qu'il n'est pas en mesure d'en "respecter l'esprit et la lettre". "Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état", a-t-il expliqué.

Des cellules iPS à partir de cellules adipeuses

Le Dr Michael Longaker, de l'Ecole de médecine de Stanford en Californie a annoncé avoir identifié une nouvelle source de cellules iPS beaucoup plus faciles à reprogrammer que les fibroblastes cutanés. Les résultats de son étude ont été publiés dans the Proceedings of the National Academy of Sciences (édition en ligne du 7 septembre 2009).

Publication : "A la poursuite de l'enfant parfait"

Benoît Bayle, psychiatre des hôpitaux et docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages consacré à la psychologie prénatale, publie un nouveau livre : "A la poursuite de l'enfant parfait. L'avenir de la procréation humaine", aux éditions Robert Laffont.

Dix mesures pour augmenter les greffes

Alors que le nombre de patients en attente de greffe continue d’augmenter, les professeurs Bernard Charpentier et Yvon Lebranchu ont présenté au congrès de l’ESOT (European Society for Organ Transplantation) dix mesures visant à augmenter de 10% le don d’organes.

Les biohackers : bricoler le vivant

Le supplément du Monde du 5 septembre 2009 consacre un article aux biohackers, bricoleurs de "laboratoires-maison" qui s'organisent pour mener des recherches sur le vivant dans le courant de la culture des hackers informatiques : ils revendiquent la compétence technique, la solidarité, l'irrespect à l'égard des autorités et des savoirs établis et un "désir irrépressible de démonter tout ce qui leur tombe sous la main pour voir comment ça marche". Les biohackers entendent mener leurs recherches en toute liberté, loin des laboratoires officiels. Scientifiques ou simples curieux, ils bénéficient de la démocratisation de l'accès au savoir permis par internet.

Nouvelle technique de fécondation in vitro

Une femme anglaise, âgée de 41 ans, vient de mettre au monde un bébé en bonne santé après 13 tentatives infructueuses de fécondation in vitro (FIV). La naissance a eu lieu grâce à une nouvelle technique de FIV : l’hybridation génomique comparative.

Pologne : vers une loi interdisant la fécondation in vitro ?

Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique polonaises, un projet de loi prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans pour "toute personne dont l'action conduit à une fécondation in vitro"(FIV). Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le texte a réuni plus de 160 000 signatures et sera examiné la semaine prochaine par le Parlement polonais, "pour des raisons formelles" affirme son président, Bronislaw Komorowski, qui estime que "ce projet suscitera sans doute d'énormes émotions".

Dents de souris à partir de cellules souches

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à faire repousser des dents chez des souris adultes. Les scientifiques ont d’abord prélevé sur un très jeune embryon de souris des tissus à l’origine des dents : épithéliales et mésenchymateuses. Ces deux populations de cellules ont ensuite fusionné pour obtenir un germe de dent que les chercheurs ont implanté dans la mâchoire à la place d’une dent préalablement retirée. Cette étude a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Science.

Cellules souches embryonnaires humaines : essais cliniques suspendus par la FDA

La Food and Drug Administration (FDA) a suspendu l’autorisation délivrée à la Geron Corporation, compagnie leader en recherche sur les cellules souches embryonnaires, de se livrer à des essais cliniques sur des sujets humains malades. Geron devait tester cet été le GRNOPC1, un produit traitant les lésions de la moelle épinière, sur 8 à 10 patients récemment atteints de paraplégie. Le traitement, rapidement administré (dans les quinze jours après la lésion) devait permettre de régénérer la gaine de myéline.

Bientôt un nouveau test pour détecter la trisomie 21

D’après le National Institute of Health Research (NHS), le centre de recherche de l’autorité sanitaire britannique, le diagnostic prénatal de maladies génétiques telles que la trisomie 21, la mucoviscidose ou la myopathie pourrait bientôt reposer sur un examen du sang maternel.

Eviter la transmission des maladies mitochondriales

La revue Nature a publié le 26 août 2009 les résultats des travaux de chercheurs ayant réussi à mettre au point une technique qui pourrait permettre à des femmes souffrant de maladies héréditaires d’avoir des enfants indemnes.

Des cellules IPS par inactivation du gène p53

Des chercheurs ont découvert que le gène suppresseur de tumeur p53, surnommé gardien du génome, a pour rôle non seulement d’arrêter net les cellules en train de devenir cancéreuses, mais aussi de faire barrière à la reprogrammation des cellules adultes en cellules souches. Cela expliquerait pourquoi peu de cellules adultes se transforment en cellules iPS lors de la reconduction opérée par les scientifiques : deux des facteurs de reprogrammation employés sont en effet des oncogènes (Kif4 et c-Myc) risquant d’induire un cancer. Ils activent donc le gène p53 qui bloque dès lors la reprogrammation.

Génétique et médecine

Le Figaro Magazine du 1er août 2009 consacre tout un dossier à la "révolution ADN", ou la manière dont les avancées fulgurantes de la génétique pourraient transformer radicalement la pratique de la médecine dans les années à venir.

Un enfant par-delà la mort

Le cas de Fabienne Justel relance le débat sur l'insémination post-mortem. La révision des lois de bioéthique, prévue en 2010, pourrait faire évoluer la législation.

Les états généraux de la bioéthique ont clos leurs travaux début juillet sur une polémique récurrente : faut-il légaliser la gestation pour autrui, autrement dit les mères porteuses ? Quinze jours plus tard, s'est ouvert un autre de ces débats de société entre science et conscience. Fabienne Justel, une veuve de 39 ans demeurant en Bretagne, veut se faire inséminer par du sperme congelé de son mari décédé l'an passé d'un cancer. Et comme le Cecos (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes refuse de lui restituer les « paillettes », elle a décidé de saisir la justice (et les médias), avec le soutien de son avocat, Gilbert Collard. L'audience programmée le 13 août au tribunal de grande instance de Rennes a finalement été renvoyée à l'automne.

Sperme dérivé de cellules embryonnaires : article retiré

L'article “Dérivation in vitro de sperme humain à partir de cellules embryonnaires humaines” a été retiré de la revue Stem Cells and Development.

Nouvelles bioéthique en bref

Étude belge sur l'insémination artificielle

La probabilité de donner naissance à des enfants suite à une insémination artificielle passerait de 89% pour les 20-29 ans à 67% pour les 38-39 ans. Ce fait établi par une récente étude belge démontre que plus l'ovule est jeune, plus les femmes ont de chance d'accoucher.

Une banque de sperme condamnée pour le handicap d'un bébé

En avril 2009 on apprenait qu’un juge new-yorkais Thomas O'Neill avait autorisé une jeune fille de 13 ans, Brittany Donovan, atteinte du syndrome de l'X-fragile à poursuivre la banque de sperme (Idant Laboratories) de laquelle provient le sperme avec lequel elle a été conçue et à l'origine de sa maladie génétique. Le juge avait établi que les tests susceptibles de détecter le syndrome de l’X fragile existaient depuis 1992 et que la naissance ayant eu lieu en 1996 la banque aurait dû faire ces tests. Il y a quelques années une banque de sperme au Canada (Colombie britannique) avait été condamnée pour avoir tardé à effectuer des tests de détection du sida.

Contrôler la spécialisation des cellules souches sanguines

Une équipe marseillaise du Cnrs et de l’Inserm publie dans la revue Cell les résultats de leurs travaux montrant dans les cellules souches sanguines l’existence d’un mécanisme qui oriente leur spécialisation.

En travaillant sur des cellules sanguines de souris, les chercheurs du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy ont découvert que pour les cellules myéloïdes appartenant aux globules blancs et assurant la défense de l’organisme, l'action conjointe de deux protéines est déterminante.

Elle veut une insémination post-mortem

« Avoir un petit bébé d’amour » : Fabienne Justel formule ainsi le désir qu’elle partageait avec son mari avant que celui-ci ne décède d’un cancer. Celui-ci avait effectué un prélèvement de son sperme à Rennes avant ses traitements. Aujourd’hui Fabienne souhaite récupérer les gamètes de son époux mais se heurte à l’interdiction de l’insémination post mortem en France. Fabienne indique qu’au Cécos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes, personne ne les a jamais informés qu’en cas de décès il serait impossible d’utiliser ces gamètes.

Mère à 66 ans : une "bouffonerie éthique"

Le quotidien Les Echos qualifie l'histoire de Maria del Carmen Bousada de "profondément choquante sur le plan éthique". Cette femme, qui en 2006 avait donné naissance à des jumeaux grâce à une fécondation in vitro après un traitement hormonal intensif à l'âge de 66 ans, vient de décéder à la mi-juillet (cf. Synthèse de presse du 17/07/09). A un âge où l'on rêve normalement d'être grand-mère, cet exemple est "la conséquence de l'absence de législation bioéthique. Un vide qui permet, au nom du libéralisme, de laisser chacun faire ce que bon lui semble."

Naissance de souris par reprogrammation cellulaire

Deux revues scientifiques ont publié les résultats surprenants de deux équipes chinoises. Les chercheurs ont réussi à induire un état pluripotent à des cellules de fibroblastes du tissu conjonctif de souris. Ils ont ainsi créé des lignées de cellules reprogrammées (iPS) qu'ils ont implantées dans un embryon de souris tétraploïde (créé en laboratoire et qui ne peut développer que des annexes embryonnaires comme le placenta et non l'embryon tout entier).

Hollywood met en scène un bébé-médicament

Un film inspiré par des faits réels met en vedette Cameron Diaz dans My Sister's Keeper où l'on relate l'histoire d'un bébé-médicament qui, à 12 ans, poursuit ses parents pour éviter qu'ils ne l'obligent à donner un rein à sa soeur aînée atteinte d'une leucémie, après avoir déjà dû donner de son sang et de la moelle osseuse. L'histoire permet de s'interroger sur la légitimité de cette pratique pour l'enfant, conçu dans l'optique de traiter un membre de sa fratrie. "Un bébé-médicament pourrait-il poursuivre ses parents pour ne pas avoir à donner de moelle osseuse en cas de rechute de la leucémie de son grand frère ou de sa grande soeur"?

Uruguay - Pour l’Église "un nouveau et grave attentat contre la vie".

Montevideo – L’Archidiocèse de Montevideo, par les mots de son porte-parole Miguel Ángel Pastorino, définit comme un “nouveau et grave attentat contre la vie et la dignité humaine, un fait contraire aux valeurs de l’Église” le projet de loi du Gouvernement uruguayen qui veut permettre la recherche scientifique sur des cellules souches embryonnaires. Le porte-parole a ajouté que “l’Église n’est pas contre l’utilisation des cellules souches dans la recherche, car on a démontré qu’elles peuvent avoir de nombreux bénéfices pour la santé, mais elle s’oppose à l’utilisation d’embryons humains dans ce but”. Le projet de loi a été présenté l’année dernière par l’Institut National de Donation et de Transplantation (INDT) et modifié ces derniers mois par des sénateurs de la majorité proches du Ministère de la Santé Publique (MSP). L’initiative a été votée à l’unanimité dans la Commission Santé et ensuite à la Chambre des Sénateurs la semaine dernière. L’initiative est donc passée à la Chambre des Députés qui a jusqu’au 15 septembre pour donner l’approbation définitive. La loi, en effet, a besoin de l’approbation des deux Chambres.

Des cellules iPS pour soigner les infarctus ?

Des chercheurs américains de la Mayo Clinic (Rochester) ont réussi à "réparer" le cœur de souris victimes d'infarctus grâce à des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Jusqu'à maintenant, des modèles animaux avaient bénéficié de cette technique pour la maladie de Parkinson, la drépanocytose et l'hémophilie A.

Vatican: rencontre "cordiale" entre Benoît XVI et Barack Obama

Le Pape Benoît XVI a reçu vendredi 10 juillet le président des Etats-Unis Barack Obama. "Ces entretiens, emprunts de cordialité, ont surtout porté sur les questions touchant à l'avenir des peuples et au vrai progrès social, notamment la défense de la vie et le droit à l'objection de conscience", ont noté le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les Etats.

Australie : l’Eglise finance la recherche sur les cellules souches adultes

L'archidiocèse de Sydney a mis à disposition un fond de 100.000 dollars australiens (environ 70.000 euros) pour soutenir les recherches sur le potentiel thérapeutique des cellules souches adultes, peut-on lire dans L'Osservatore Romano, le 11 juillet.

Ce financement est strictement lié au respect de paramètres précis, établis dans le Code of Ethical Standards for Catholic Health and Aged Care Services en Australie.

Dans le document, on souligne que « la recherche qui implique des êtres humains doit toujours respecter la dignité des personnes et servir le bien commun ». Elle « ne doit jamais constituer un danger irraisonné à la vie et à la santé d'une personne ».

France : rapport des états généraux de la bioéthique

« Les citoyens attendent de l'Etat qu'il soit en mesure de protéger chacun », indique la consultation qui a eu lieu en France à propos des questions de bioéthique, souligne « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Le quotidien français « La Croix » est revenu la semaine passée sur le rapport sur les états -généraux de la bioéthique remis au président de la République française par le philosophe Alain Graf.

Testicules de souris et cellules souches pluripotentes

L’équipe de Kinarm Ko et Hans Schöler, de l’Institut Max Planck de biomédecine moléculaire à Münster, est parvenue à transformer en cellules souches pluripotentes des cellules issues de testicules de souris adultes en modifiant leurs conditions de culture. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Cell Stem Cell du 2 juillet 2009.

OGM : les tests de Bruxelles sont-ils fiables ?

Huit chercheurs internationaux mettent en cause la fiabilité des tests de l'Autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) et de son équivalent américain, la Food and Drug Administration (FDA) concernant l'évaluation des risques pour la santé des OGM et des pesticides. Le communiqué émane du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Crii-gen).

A propos du DPI

Le magazine l'Express consacre un article au diagnostic préimplantatoire (DPI), méthode dont l'objectif est de sélectionner, après fécondation in vitro, des embryons non porteurs d'une maladie héréditaire grave. Les embryons atteints de la maladie recherchée sont éliminés.

Dans certains pays on commence à assouplir cette pratique, réservée à l'origine à des maladies graves pour l'enfant. En Grande-Bretagne, les autorités médicales ont autorisé récemment le recours au DPI pour sélectionner un embryon indemne d'un gène de prédisposition au cancer du sein (cf. Revue de presse du 12/01/09).

Le rapport des Etats-Généraux de la bioéthique

La Croix revient sur le rapport sur les Etats-Généraux de la bioéthique remis au Président de la République par le philosophe Alain Graf.

De manière générale, les panels de citoyens ont exprimé une demande de repères : "Les citoyens attendent de l'Etat qu'il soit en mesure de protéger chacun, en particulier les plus vulnérables, contre les dérives mercantiles, les expérimentations et les pratiques qui bafouent le principe d'intégrité du corps humaine", constate-t-il.

Elisabeth Badinter : oui aux mères porteuses

L'avis du Conseil d'Etat contre la légalisation des mères porteuses s'est vu qualifié par Elisabeth Badinter d'"avis moral qui ne tient compte ni de l'évolution des mentalités ni de l'évolution des techniques".

C'est par "souci d'humanité" et par "réalisme" qu'elle défend quant à elle la légalisation des mères porteuses. Son argumentation se fonde sur l'affirmation d'une construction a posteriori de la maternité : il n'y a pas d'instinct maternel dans la femme qui lui permettrait de reconnaître son enfant. Seules les relations "tricotées au jour le jour" dans l'éducation peuvent construire la maternité : "je crois qu'une femme peut tout à fait porter l'enfant d'une autre, soit parce qu'elle aime cet état, soit parce qu'elle veut aider un couple en mal d'enfant. On peut porter un enfant sans fantasmer, sans créer de relations autres que physiologiques et bienveillantes".

Des milliers d’Américains contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires

Alors qu'aux Etats-Unis, les National Institutes of Health (Nih) (Instituts nationaux de la santé) viennent de publier la version finale de la directive pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le cardinal Justin Francis Rigali a dénoncé l'absence de prise en compte de la position - défavorable à cette directive - de plusieurs milliers d'Américains et de la Conférence des évêques catholiques.

Caritas in veritate : "l'ouverture à la vie est le centre d'un développement véritable"

La nouvelle encyclique de Benoît XVI, Caritas in Veritate, est consacrée à la mondialisation. Rappelant la doctrine sociale de l'Eglise, elle reprend la problématique de Paul VI dans Populorum Progressio (1967) : comment promouvoir un développement humain intégral ? Pour ce faire, elle envisage de nombreuses questions comme l'économie, la finance, l'environnement, la politique, la démographie, la technique...Elle s'achève sur l'idée que dans "la bioéthique (...) se joue de manière radicale la possibilité même d'un développement humain intégral".

Développement de sperme humain à partir de cellules souches embryonnaires

L'équipe du Pr Karim Nayernia, de l'université de Newcastle et du NorthEast England Stem Cell Institute (NESCI) aurait développé une nouvelle technique permettant de fabriquer du sperme humain en laboratoire à partir de cellules souches embryonnaires porteuses des chromosomes XY (mâles).

USA : directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines

Les Instituts américains de la santé (NIH) ont publié lundi 6 juillet 2009 la directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche publique. Barack Obama avait levé en mars les restrictions édictées par George W. Bush, qui interdisaient tout financement fédéral de la recherche sur des cellules embryonnaires créées après août 2001.

Trisomie 21 : publication d'un arrêté sur le dépistage précoce

Deux arrêtés du Ministère de la Santé ont été publiés vendredi le 3 juillet, au Journal Officiel. L'arrêté annoncé du Ministère de la Santé sur la mise en place d'un nouveau dispositif de dépistage des foetus atteints de trisomie 21 a été publié ce matin au Journal Officiel. Il est relatif aux "règles de bonnes pratiques en matière de dépistage et diagnostic prénatals avec utilisation des marqueurs sériques maternels de la trisomie 21" . Il est accompagné d'un second arrêté qui a trait à "l'information, à la demande et au consentement de la femme enceinte à la réalisation d'une analyse portant sur les marqueurs sériques maternels et à la réalisation du prélèvement et des analyses en vue d'un diagnostic prénatal in utero".

Caritas in veritate : Le développement des peuples et la technique

« Le développement des peuples et la technique » : le 6e et dernier chapitre de « Caritas in veritate », aborde notamment la question de la « technique », ce qui constitue une des nouveautés du document. Et c'est pour mieux recentrer sur le bien de la personne : « Le thème du développement des peuples est intimement lié à celui du développement de chaque homme ».

Encyclique : Développement des peuples, droits et devoirs, environnement

« Développement des peuples, droits et devoirs, environnement » (§§ 43-52), est le titre du quatrième chapitre de l'encyclique sociale de Benoît XVI, qui aurait dû marquer, en 2007, l'anniversaire de Populorum Progressio, publiée en 1967.

Mais Benoît XVI souligne que la recherche du « développement des peuples » s'accompagne maintenant de la recherche d'un « développement humain intégral ».

Les cellules souches adultes sont les plus adaptées pour la réparation musculaire

Des chercheurs de Maryland et d'Indiana ont publié dans la revue Nature (25/06/09) une étude attestant que les cellules souches adultes seraient plus appropriées que les cellules souches embryonnaires pour guérir les maladies et troubles musculaires. En effet, les gènes impliqués dans le développement des muscles s'éteignent à la naissance, et n'interviennent plus dans la réparation musculaire. Comme l'ont montré les chercheurs du Département d'embryologie du Carnegie Institute à Baltimore, c'est un autre ensemble de gènes, présents dans les cellules souches adultes des muscles, qui prennent la suite.

Jean-Marie Le Méné auditionné par la mission parlementaire

Jean-Marie Le Méné a été auditionné mercredi 3 juin par les députés de la mission parlementaire d’information sur la révision des lois de bioéthique (www.assemblee-nationale.fr). Il a axé son intervention sur deux points : la recherche sur l’embryon ; le diagnostique prénatal et la dérive eugéniste.

Concernant la recherche sur l’embryon, un des deux sujets envisagés par le premier forum des Etats-Généraux de la bioéthique à Marseille, Jean-Marie Le Méné a souligné que l’Agence de Biomédecine a autorisé la quasi-totalité des projets de recherche sur l’embryon qui lui ont été présentés. Ce faisant, elle a dérogé aux deux exigences qui accompagnaient le moratoire sur la recherche sur l’embryon : l’exigence de progrès thérapeutique majeur, et l’absence de méthode alternative d’efficacité comparable notamment en raison des récents progrès de la recherche sur les cellules iPS, « car non seulement cette méthode présente des critères d’efficacité, mais encore cette méthode n’est pas d’une efficacité comparable à la recherche sur l’embryon, elle lui est supérieure dans la mesure où- précisément – elle est capable de se passer des recherches sur l’embryon. »

Un traitement de la cécité grâce aux cellules souches adultes

Une équipe de l’Université Australienne du New South Wales a découvert un traitement permettant l’amélioration notable de la vue de patients atteints de maladies de la cornée. Trois personnes aveugles d’un œil se sont vues appliquées le traitement avec succès.

La méthode consiste dans le prélèvement de cellules souches, dans l’œil sain du malade. Celles-ci sont ensuite cultivées dans une lentille de contact qui sera appliquée sur l’œil endommagé pendant une quinzaine de jours. Les cellules peuvent ainsi s’attacher à la cornée afin de la régénérer. Des améliorations notables sont apparues au bout de quelques semaines. Dix-huit mois plus tard, elles persistent toujours.

L?ingénierie tissulaire : expérimenter directement sur des tissus humains

Le NC3Rs (National Centre for the Replacement, Refinement and Reduction of animals in Research) et le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) ont organisé les 1er et 2 avril 2009 à Londres une conférence intitulée “Ingénierie tissulaire: une nouvelle dimension pour le remplacement des animaux”. Il s’agissait d’évaluer les avancées scientifiques qui permettent de réduire l'utilisation des animaux à des fins de recherche biomédicale.

Deux préoccupations majeures ont été évoquées : la protection des animaux d’une part, mais aussi la nécessité de trouver des modèles d’expérimentation plus appropriés aux pathologies humaines que les modèles animaux existants.

Recherche sur les cellules iPS : le vecteur protéinique

Des scientifiques américains et coréens ont annoncé avoir trouvé un nouveau moyen de contourner le problème que constituait l’implication de virus ou de substances chimiques comme vecteurs dans la reprogrammation cellulaire. Ce sont désormais des protéines, les peptides, qui acheminent les gènes nécessaires à l’induction des cellules de peau en cellules pluripotentes.

Bilan de la recherche sur les cellules souches au Royaume- Uni

Du 6 au 8 avril 2009 s’est tenue à Oxford la deuxième conférence du UKNSCN (United Kingdom National Stem Cell Network). Toute la communauté scientifique britannique travaillant sur les cellules souches s’y est réunie afin de faire un état des lieux des avancées scientifiques en la matière.

Le don de gamètes doit-il rester anonyme ?

Les lois de bioéthique de 1994 – reprises par celle de 2004 - ont soumis les pratiques d’assistance médicale à la procréation (AMP) par don de gamètes au principe d’anonymat entre donneurs et receveurs. La révision de la loi prévue en 2010 est l'occasion d'interroger à nouveau ce principe, de plus en plus remis en cause.

La règle sur l’anonymat se veut une règle protectrice :

- elle garantit la gratuité du don et permet ainsi d’éviter tout trafic de matériaux biologiques humains, et particulièrement de gamètes ;

- elle évite aux donneurs toute responsabilité vis-à-vis de l’enfant conçu et encouragerait ainsi les dons ;

- elle tente d'assurer enfin la stabilité de la cellule familiale en évitant d’y introduire un tiers.

Lancement d'un projet de recherche sur les cellules iPS

Le NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization), organisme public japonais de financement et de gestion de projets de recherche et développement, vient d'annoncer le lancement d'un programme sur 5 ans visant à développer des applications pour la technologie des cellules souches pluripotentes induites humaines (iPS).

Veillée pour la Vie : Homélie du card. Vingt-Trois

Le cardinal Vingt-Trois appelle à « prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques » spécialement en France.

Le site Internet du diocèse de Paris publie l'homélie intégrale du cardinal Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ainsi qu'un compte-rendu de la veillée pour la Vie, du 28 mai dernier à Notre-Dame de Paris.

A propos du foetus

Dans son dossier Sciences et éthique, le journal La Croix s'interroge sur nos contradictions dans notre relation à l'embryon humain et ce qu'il juge comme "l'un des grands paradoxes de notre époque".

Alors que l'on connaît de mieux en mieux son développement, ce qu'il peut ressentir... "on évite d'évoquer le statut de l'embryon, de peur d'avoir à le rouvrir le dossier de l'avortement (...) de même, on parle peu de ce que peut ressentir le fœtus, quand est évoquée la question des mères porteuses".

Révision des lois de bioéthique : un point sur le DPI

l'occasion des Etats généraux de la bioéthique, Le Monde Diplomatique revient sur plusieurs sujets, notamment le diagnostic prénatal (DPN) et préimplantatoire (DPI), ainsi que la recherche sur l'embryon.

En ce qui concerne le DPI, Le Monde Diplomatique rappelle la position de l'Agence de la biomédecine qui, en 2008, s'est prononcée en faveur d'un élargissement du DPI à certaines prédispositions (notamment pour certains cancers) et souhaitait augmenter le nombre de centres de DPI (cf. Synthèse de presse du 11/04/08).

"Il existe en France un eugénisme de masse..."

Professeur de gériatrie et de génétique médicale, rapporteur des lois de bioéthique en 1994, ministre de la Santé lors du vote de la loi de bioéthique de 2004 et actuel président de la Croix Rouge, Jean François Mattéi a accordé une interview au magazine Famille Chrétienne sur les Etats généraux de la bioéthique.

L'AMP à l'étranger

Le quotidien régional Nord éclair consacre un article au recours à l'assistance médicale à la procréation (AMP) à l'étranger.

Il cite la clinique espagnole Eugin, où "commercial et médical sont très liés", spécialisée dans le don d'ovocytes, plus simple et plus rapide qu'en France où le délai d'attente moyen est de deux ans contre quelques mois seulement en Espagne. Cette différence s'explique par le nombre élevé de donneuses en Espagne, celles-ci étant indemnisées (900 euros environ).

Le don de cellules souches hématopoïétiques

Le Quotidien du Médecin consacre un article à la manière dont se passent les dons, alors que le don de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est une des grandes causes nationales de l'année 2009. En France, si la pratique des greffes allogéniques de CSH est importante, il y a peu de donneurs. Le quotidien explique donc les démarches à entreprendre pour le devenir. C'est le don de moelle osseuse qui est proposé en premier lieu, puis le don de cellules périphériques.

IMG: cas de conscience pour les médecins

L'Hôpital Robert Debré à Paris évoque les cas de consciences auxquels sont confrontés les médecins quand ils doivent déterminer si les foetus dont on leur a soumis l'examen, présentent une affection d'une "particulière gravité" justifiant un avortement. Dans le cadre de sa case documentaire "Infrarouge", France 2 a abordé la question dans un documentaire réalisé par Karim Miské "Un choix pour la vie". Ce dernier évoque "une loi dont les termes ouvrent sur un questionnement philosophique abyssal" : "doit-on faire naître un enfant qui a 10% de risques de présenter un retard mental?" Comment décider de la gravité d'un handicap? Où sont les limites? La relation médecin-patient s'avère cruciale et devrait être permanente.

Il est recommandé de concevoir naturellement

Les enfants fécondés par des techniques de procréation artificielles présentent deux fois plus de risque d'être hospitalisés dans leurs trois premières années de vie que les enfants conçus naturellement. Ils sont en effet plus facilement exposés aux problèmes de naissance prématurée, de bas poids ou de mortalité infantile comme l'indique une étude du journal scientifique Human Reproduction. Ce problème est dû notamment aux grossesses pluri-gémellaires beaucoup plus fréquentes quand on a recours à la Fivète.

De la sélection prénatale des garçons

Le Monde consacre un article à la sélection prénatale des garçons, phénomène connu en Chine et en Inde mais qui se développe dans d'autres pays comme le Vietnam. Directeur de recherche au Centre population et développement à Paris, le démographe Christophe Z. Guilmoto vient de publier une étude sur la pratique des avortements sélectifs et a accordé au quotidien une interview.

Recherche sur l'embryon : loi civile et transgression

Archevêque de Rennes et président du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, Mgr Pierre d'Ornellas revient sur la proposition du Conseil d'Etat d’adopter un régime permanent d’autorisation de la recherche sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines à la place de l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation (cf. Synthèse de presse du 06/05/09).

La crise augmente le nombre d'avortements en Russie

Alors que la Russie affichait déjà le taux d’avortement le plus élevé au monde, la crise économique et financière actuelle semble accentuer encore le recours à l’avortement. Médecin-chef d'une maternité moscovite, Andreï Akopina estime ainsi que le nombre d’avortements va augmenter de 10 à 12%.

Le Pr René Frydman contre les mères porteuses

Le Pr René Frydman, "père" du premier bébé-éprouvette français (Amandine, née en 1982) explique pourquoi il a signé le manifeste, lancé la semaine dernière par 82 personnalités, contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 13/05/09).

Convaincu que cette pratique servirait "quelques nantis" et qu'il ne peut y avoir de mères porteuses sans commerce, il dénonce avec véhémence cette "location d'utérus au profit d'une autre personne, avec des intermédiaires, des avocats, des médecins qui prennent chacun leur dû sur le dos de la femme". "C'est ce que j'appelle l'aliénation, l'esclavage, la dépendance", poursuit-il.

De la conservation du sang placentaire

Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat sur la révision de la loi de bioéthique paru le 6 mai dernier (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et particulièrement sur la question de la collecte du sang de cordon ombilical.

Grossesses multiples : quelle solution ?

Alors qu'elle tiendra ses assises nationales ce samedi à Paris, la fondation PremUp, (réseau de coopération scientifique) veut alerter sur l'augmentation du nombre de grossesses multiples en France depuis 30 ans. Cette hausse de 80% s'explique notamment par le développement des traitements de l'infertilité et la multiplication des fécondations in vitro (FIV) : 40% des naissances de jumeaux en seraient issues.

De la recherche sur les cellules souches

Dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, l'Académie nationale de pharmacie s'est prononcée pour que la recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires humaines "relève d'une autorisation sous contrôle" plutôt que de l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation pour cinq années. Elle estime en effet que l'actuel système "risque de compromettre gravement la pérennité des recherches ou plus généralement de l'activité scientifique et technique" et souhaite qu'"un effort important" soit entrepris pour développer cette recherche "au profit de l'embryon"...

Cryos ne connaît pas la crise

En ce contexte de crise économique, un article rapporte la "bonne santé" de la première banque mondiale de sperme : la banque danoise Cryos (14 000 grossesses menées à terme depuis 1991). En 2008, le nombre de donneurs a été multiplié par trois, passant de 30 à 100 par jour et le nombre de nouveaux candidats a atteint environ un millier contre 350 en 2007. Malgré cela, Cryos a du mal à répondre à la demande. Pour Ole Schou, directeur, cela s'explique par le nombre de couples infertiles (entre 10 et 15%), mais aussi par le demande de plus en plus forte "femmes célibataires hautement éduquées, plus exigeantes, qui ont privilégié leur carrière et qui veulent à un âge avancé avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard".

France: La prochaine loi de bioéthique sera-t-elle un clone de 2004 ?

Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat rendu la semaine dernière (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et plus particulièrement sur la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI), les sages n'ayant proposé "aucun changement profond" par rapport à l'actuelle législation. Le journaliste semble ainsi regretter que tout soit, en France, "très encadré", "comme si le législateur était surtout obsédé par la prévention des dérapages à venir".

Vers un moratoire sur les embryons congelés ?

Le Figaro consacre un article au "choix délicat des parents" face à leurs embryons congelés. Issus de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), ces embryons dits "surnuméraires" étaient, selon les derniers chiffres disponibles, au nombre de 176 523 en 2006 pour 49 618 couples, ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à 2005.

Ce "sur-stock" ne va pas sans poser de problèmes, à la fois pragmatiques et éthiques. Et ce, d'autant plus, que les parents sont de plus e plus nombreux à abandonner leurs embryons congelés au cours des cinq années de conservation prévues par la loi. Ils étaient 83 407 en 2006. Parmi ces abandons, 37 435 étaient le fruit d'un choix délibéré des parents. Restent les 45 972 autres pour lesquels les 13 263 parents ne répondent pas au formulaire annuel leur demandant quelle option ils choisissent : donner leurs embryons à la recherche (en 2006, cela concernait 9 319 embryons), les donner à d'autres couples (en 2006, ce fut le cas pour 10 239 embryons) ou les détruire (option choisie pour 17 877 embryons en 2006).

Alerte sur le nouveau dépistage de la trisomie 21

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de "La trisomie est une tragédie grecque" (Salvator, 2009), alerte dans le Figaro sur les dangers liés à l'imminente intensification du dépistage de la trisomie 21 en France.

Alors qu'aujourd'hui ce dépistage est proposé au deuxième trimestre de grossesse, le nouveau dépistage sera, lui, proposé au premier trimestre. A ce stade, l'amniocentèse étant impossible, il sera proposé de recourir à la biopsie du trophoblaste (futur placenta) qui induit un taux de pertes fœtales 1,5 à 2 fois plus élevé que pour une amniocentèse.

Les mères porteuses : "une aliénation biologique"...

Le président de la république "fera une synthèse des propositions à l'été prochain" sur la révision des lois de bioéthique et notamment sur le sujet des mères porteuses, a déclaré Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille.

Alors que le Conseil d'Etat (CE) vient de se prononcer contre la légalisation des mères porteuses (cf. Synthèse de presse du 06/05/09), y opoosant des "objections très fortes" dont celle du "risque de marchandisation du corps humain", Nadine Morano a réitéré sa position en faveur de la légalisation de cette pratique.

OGM : Monsanto au coeur de la polémique

En Afrique du Sud, des plants de maïs OGM de la firme Monsanto se sont avérés stériles et ont plombé les rendements de 400 exploitants. La firme américaine Monsanto a reconnu que 75 000 hectares étaient concernées et s'est engagée à dédommager les agriculteurs. Rappelons que l'Afrique du Sud est le huitième producteur mondial d'OGM et que 62% du maïs est désormais génétiquement modifié. Le débat sur l'éventuel dangerosité des OGM y est quasiment inexistant.

Chine : développement du trafic d'enfants

Le journal Libération consacre un article au "vol" des enfants chinois. Conséquence directe de la politique de l'enfant unique et de la valorisation des garçons, entre 8 000 et 15 000 enfants, dont trois quarts de garçons, disparaissent chaque année en Chine, victimes d'un trafic humain.

Un avocat chinois explique que "le gouvernement ne veut pas reconnaître l'ampleur" de ce phénomène et qu'il ne lutte quasiment pas contre.

La politique de l'enfant unique instaurée dans les années 80 n'a pas été acceptée dans les campagnes où la descendance est la seule assurance décès-santé-vieillesse. "Maintenant que beaucoup de paysans se sont enrichis, ils se posent la question de l'héritage. Et à qui transmettre lorsqu'on n'a pas de garçon ?", explique un député.

Un constat lourd, des préconisations décalées

Le Conseil d’Etat présentait aujourd’hui son rapport sur la révision de la loi de bioéthique. Il est à noter que, lors de cette conférence de presse, la partie relative au diagnostic prénatal (DPN) et au diagnostic préimplantatoire (DPI) - à laquelle le deuxième chapitre du rapport est pourtant consacré - n’a pas été présentée. Comment interpréter ce silence ?

Dans sa lettre de saisine du 11 février 2008, le Premier ministre, François Fillon, faisait part de sa préoccupation quant aux dérives eugéniques permises par l’encadrement juridique actuel : "les dispositions encadrant les activités d’assistance médicale à la procréation et, en particulier, celles de diagnostic prénatal et de diagnostic préimplantatoire, garantissent-elles une application effective du principe prohibant "toute pratique eugénique tendant à l’organisation et à la sélection des personnes ?"".

Réactions au rapport du Conseil d'Etat sur la bioéthique

La presse revient largement sur le rapport du Conseil d'Etat (CE) relatif à la révision des lois de bioéthique (Cf. Synthèse de presse du 06/05/09).

Dans son édito, Le Monde se félicite de la "sagesse éthique" dont a fait preuve le CE qui a voulu conjurer "le risque de surenchère vers le moins disant éthique" tout en se montrant pragmatique pour ne pas "brider les évolutions et les attentes de la recherche médicale".

Philippe Bas, ancien ministre de la famille et de la santé qui a présidé le groupe d'experts, rappelle que "les questionnements éthiques doivent être tranchés par l'affirmation de convictions démocratiquement partagées". Et de rappeler qu'il y a des principes intangibles, comme celui du respect de la vie et de la dignité humaine qui ne peuvent évoluer au gré des progrès de la science.

Le rapport du Conseil d'Etat sur la révision des lois de bioéthique

Le Conseil d'Etat (CE) vient de rendre publique ses recommandations sur la révision des lois de bioéthique. La haute juridiction se prononce en faveur d’un régime permanent d’autorisation encadré de la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires.

Dans son rapport le CE rappelle que la recherche sur l'embryon humain "soulève des oppositions éthiques car elle porte atteinte non à une chose, mais à une personne humaine potentielle, qui ne saurait donner lieu à l'instrumentalisation". Malgré cela, il propose de substituer au régime actuel d'interdiction assorti de dérogation posé pour cinq ans, un régime permanent d'autorisation "enserré dans des conditions strictes". Ces "conditions strictes" seraient les suivantes : que ces recherches soient "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs" et qu’il y ait "impossibilité, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche identique à l’aide d’autres cellules que des cellules souches embryonnaires humaines". Par ailleurs, la pertinence des recherches autorisées devrait être préalablement établie ; elles devraient respecter les principes éthiques et être menées sur des embryons dits "surnuméraires" ne faisant plus l'objet d'un projet parental.

De la recherche sur l'embryon (I/III)

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur la question de la recherche sur l'embryon et sur le choix de la France en la matière.

Pierre-Olivier Arduin revient tout d'abord sur la découverte de l'existence des cellules souches embryonnaires humaines en 1998 par l'américain James Thomson.

En France, le première loi de bioéthique du 29 juillet 1994 stipulait que "toute expérimentation sur l'embryon est interdite". Elle l'assortissait d'une peine de sept ans d'emprisonnement et de 700 000 francs d'amende. La loi du 6 août 2004 cèdera aux revendications des scientifiques, instaurant un régime dérogatoire d'autorisation. Le décret réglementant cette recherche est paru le 6 février 2006.

Un plan pour les nanotechnologies

Hier, 5 mai, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieure et de la Recherche, a lancé un plan en faveur des nanotechnologies. Baptisé NANO-INNOV, il vise à "donner à l'industrie française les moyens de réussir le virage des nanotechnologies", un domaine en pleine expansion.

Vers une marchandisation du corps ?

Dans sa chronique du Figaro Magazine, Alain-Gérard Slama revient sur la question de la commercialisation du corps. Le progrès technique, explique-t-il apporte une nouvelle forme de dépossession du corps : "la mise sur le marché des cellules, des organes et des "services corporels", comme le transfert d'ovule ou la gestation pour autrui".

Il rappelle l'expression de Bernard Edelman auteur de "Ni chose, ni personne" : le corps devient un "réservoir économique" dont l'individu dispose en propriétaire. Ce nouveau type de relation à son corps nie la notion de dignité de la personne humaine qui est du ressort de l'être et non de l'avoir.

L'Allemagne réglemente les tests génétiques

Le 24 avril dernier, le Parlement allemand a, après sept ans de conflit, adopté la loi sur la réalisation et l'utilisation de diagnostics génétiques sur l'homme.

Le texte interdit notamment les tests prénataux censés détecter des maladies pouvant se développer à l'âge adulte. S'il est possible de recourir au diagnostic prénatal (DPN) pour raisons médicales, cela reste interdit pour détecter le sexe ou d'autre traits de caractère de l'enfant à naître.

Fermeture confirmée pour l'exposition "Our Body, à corps ouvert"

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi 30 avril, l'interdiction de l'exposition anatomique "Our body, à corps ouvert" qui présentait des cadavres humains, à Paris, depuis février. La cour d'appel s'est appuyée sur le doute entourant l'origine des corps : "la société organisatrice de l'exposition ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'origine licite et non frauduleuse des corps et de l'existence de consentements autorisés".

USA : démission au sein de la Cour suprême

Le président américain, Barack Obama, va devoir nommer prochainement un nouveau juge à la Cour suprême des Etats-Unis. En effet, après avoir siégé pendant plus de 19 ans, le juge David Souter, l'un des neuf magistrats, a décidé de prendre sa retraite fin juin.

Cellules embryonnaires humaines et maladie de Huntington

Médecine Sciences publie une étude menée par Laetitia Aubry (Inserm/UEVE UMR-861, I-STEM, AFM), Marc Peschanski et Anselme Perrier sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines pour la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington (MH).

Les auteurs rappellent qu'à ce jour il n'existe aucun traitement curatif de cette pathologie. Quelques améliorations cliniques ont été obtenues à partir de précurseurs neuraux prélevés chez des fœtus issus d'une interruption volontaire de grossesse (IVG) mais "l'extension de cette thérapie (...) se heurte à des obstacles aujourd'hui incontournables". Pour les auteurs, "la mise en œuvre à grande échelle de la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington nécessite donc l'identification d'une nouvelle source cellulaire permettant de s'affranchir de ces problèmes liés aux tissus fœtaux" et, d'après eux, "les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) apparaissent (...) comme des candidates particulièrement intéressantes du fait de leurs deux propriétés cardinales, l'autorenouvellement (...) et la pluripotence".

Québec : mobilisation contre un programme de dépistage prénatal

Alors qu’en janvier dernier, le Commissaire à la Santé du Québec suggérait la mise en œuvre d’un programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21, l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS) vient de créer une coalition, avec l’Association pour l’intégration sociale (Région de Québec) (AISQ) pour "contrer" ce projet. Sans renier la possibilité pour les femmes d'avorter, l’AQIS et l’AISQ s’attaquent à la sélection humaine et à l’eugénisme sous-jacent à une telle politique.

Les motivations de la recherche sur l'embryon

Dans le journal Libération, Jacques Testart, directeur de recherche honoraire à l'Inserm revient sur la question de la recherche sur l'embryon. Il explique que cette recherche ne correspond pas à ce qu'elle paraît exprimer et qui consisterait à mieux connaître le tout début de la vie.

En réalité, la recherche sur l'embryon recouvre deux domaines : soit l'identification des caractéristiques individuelles particulières à chaque embryon par le biais du diagnostic préimplantatoire (DPI), soit l'utilisation des cellules extraites de l'embryon dans un but "thérapeutique".

Qui de Québec ou d'Ottawa doit légiférer sur la procréation assistée ?

Alors qu'au Québec, le nouveau projet de loi sur la procréation assistée vient d'être déposé à l'Assemblée nationale (cf. Synthèse de presse du 24/04/09), la cour suprême du Canada doit juger qui du Québec ou du gouvernement fédéral a le droit de réglementer l'assistance médicale à la procréation (PMA).

OGM : la France se pose en modèle pour l'Europe

Né des recommandations du Grenelle de l'environnement et prévu par la loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM), le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a été présenté au gouvernement, mercredi 22 avril dernier, par le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Pluridisciplinaire, le HCB est chargé d'une expertise indépendante, à la fois scientifique et éthique, sur des sujets aussi divers que les OGM et la thérapie génique.

Québec : le projet de loi sur la procréation assistée a été déposé

Au Québec, le nouveau projet de loi 26 sur la procréation assistée vient d'être déposé à l'Assemblée nationale. Il prévoit notamment le remboursement de trois cycles de fécondation in vitro (FIV) ce qui devrait représenter, pour l'Etat, un coût de 35 millions de dollars canadiens par an. Le gouvernement estime que cette mesure fera doubler le nombre de "traitements" et qu'il en résultera 1 500 naissances en plus chaque année. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'a en revanche pas encore tranché la question du nombre d'embryons à réimplanter.

La bioéthique nous concerne tous

Dans le journal La Croix, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale adjointe de l'UMP reviennent sur les états généraux de la bioéthique.

Ils expliquent en quoi l'avancée des technologies rende nécessaire selon eux, l'évolution de la réglementation. Ce qui relève encore aujourd'hui du hasard et de l'inéluctable pourra t-il être soumis demain à la volonté souveraine des individus ?, s'interrogent-ils. "Et si tel devait être le cas, devrions nous le souhaiter? Et jusqu'à quel point?" .

A propos du don de gamètes au Québec

Au Québec, l'interdiction de la rémunération des donneurs de gamètes engendre un tourisme procréatif : "avant 2004, 80% des dons de sperme venaient de "donneurs" d'ici. Aujourd'hui, plus de 80% des "dons" sont importés des Etats-Unis", explique le Dr François Bissonnette, président de l'Association canadienne de fertilité et d'andrologie. C'est pourquoi, ce médecin propose la création d'une banque nationale de sperme, gérée par l'Etat, qui indemniserait les "donneurs" et qui contrôlerait le nombre de dons.

Dans le Devoir: les mères porteuses

Père du premier bébé-éprouvette français, le Dr René Frydman s’oppose, dans une interview accordée au Devoir, à toute reconnaissance des mères porteuses. Il est convaincu qu’ "on ne peut pas légaliser ce recours sans légaliser en même temps une certaine exploitation de la femme. Quand bien même la grossesse ne serait pas rémunérée, et quoi qu’en pensent certains idéalistes, être mère porteuse reste le symbole même de l’aliénation".

En légalisant cette "forme d’esclavage", y compris pour quelques femmes "prétendument volontaires", "on ouvre la porte à la reconnaissance de ces couples qui vont en Inde ou dans d’autres pays, là où l’exploitation est sans vergogne". "Il y a toujours eu des aliénés volontaires", "ce n’est pas une raison pour légaliser l’esclavage", ajoute-t-il.

Installation du Haut Conseil des biotechnologies

Créé par la loi sur les OGM afin d'éclairer les décisions des politiques, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) devrait être présenté aujourd'hui par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo.

Catherine Bréchignac, présidente du CNRS depuis 2006, dirigera cette nouvelle instance.

L'Allemagne va légiférer sur les tests génétiques

Alors que de plus en plus de tests génétiques (tests de paternité, prédictifs...) sont accessibles sur Internet, moyennant finances, le Parlement allemand devrait examiner cette semaine un projet de loi les réglementant.

A propos des mères porteuses

Les Echos reviennent sur le débat sur les mères porteuses qui dépasse largement les clivages traditionnels. La gestation pour autrui (GPA) est interdite en France au nom du principe de l'indisponibilité du corps humain et de la volonté d'empêcher l'exploitation de femmes démunies mais aussi parce qu'elle remet en cause les principes d'anonymat, les parents "intentionnels" voulant connaître la mère porteuse, et de gratuité, la frontière étant plus que floue entre rémunération et indemnisation.

Les dérives observées dans certains pays, comme l'Ukraine dans lequel se développe un véritable "tourisme procréatif" (cf. Synthèse de presse du 16/04/09), font craindre que le même schéma ne se reproduise en France. Pour les partisans de la légalisation de la GPA, c'est pour éviter ces dérives qu'il faut légiférer sur le sujet. Mais que faire si la mère porteuse décide de garder l'enfant ou si l'enfant naît handicapé et que les parents "intentionnels" n'en veulent plus...

De la congélation du sperme

Un tribunal de New York vient d'autoriser une femme à recueillir le sperme de son compagnon décédé. Il y a quelques jours, un autre tribunal américain a autorisé Missy Evans à recueillir le sperme de son fils mort, dans l'espoir de trouver une mère porteuse (cf. Synthèse de presse du 15/04/09).

Contre la "pénurie" d'organes : élargir les critères

A la demande de l'Agence de la biomédecine, l'Inserm publie une étude sur la transplantation d'organes proposant d'élargir les critères des donneurs pour lutter contre la "pénurie" de dons d'organes. Rappelons qu'en 2008, on recensait 13 687 personnes en attente d'une greffe pour 4 620 greffes réalisées.

La trisomie 21 au coeur d'une politique eugéniste

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur la trisomie 21, maladie qui semble concentrer sur elle tous les rejets contemporains.

"Éradiquer les anomalies chromosomiques et autres mutations génétiques est devenu la fin dernière de la biomédecine contemporaine. Sauf que dans ce cas, il faut éliminer ceux qui en sont porteurs", explique-t-il. Pour plusieurs personnalités (ministres, scientifiques et médecins), cette maladie devrait être effacée de la société.

Cellules souches

Du nouveau pour multiplier les cellules souches du sang

Une équipe de l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l'université de Montréal a réussi à produire, en laboratoire, une grande quantité de cellules souches hématopoïétiques à partir de quelques cellules souches provenant de la moelle osseuse. Ces travaux, publiés dans la revue Cell, pourraient permettre de développer de nouveaux traitements et de faciliter les greffes d'organes

Infertilité et greffe de cellules souches germinales d'ovaires

L'équipe du Dr Ji Wu de l'université de Shangaï (Chine) vient de publier, dans la revue Nature Cell Biology, des résultats montrant, chez la souris stérile, qu'il est possible de greffer des cellules souches germinales d'ovaires aboutissant à la naissance de souriceaux normaux et fertiles. Jusqu'à aujourd'hui, on pensait que les ovaires des mammifères ne conservaient pas leur capacité à produire de nouveaux ovocytes après la naissance.

De la conservation du sperme d'un homme mort

Aux Etats-Unis, le tribunal de Travis County a autorisé une mère, Missy Evans, à conserver le sperme de son fils Nikolas, mort le 5 avril dernier dans une bagarre de rue.

OGM : l'Allemagne va interdire le MON810

Selon la ministre allemande de l'Agriculture, Isle Aigner, l'Allemagne devrait interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de l'américain Monsanto. "Je suis parvenue à la conclusion qu'il existe une raison justifiée pour penser que le maïs génétiquement modifié du type MON810 présente un danger pour l'environnement", a-t-elle expliqué. Reste à la Commission européenne d'analyser cette interdiction.

Risques médicaux et consentement dit "éclairé"

Economiste à l'Inserm, Valérie Seror, a, dans un travail sur le dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 08/01/09), étudié la perception des risques médicaux par les patients dont l'éthique médicale demande, de plus en plus, le consentement "éclairé".

Dans son étude, Valérie Seror a "confronté les motivations à l'origine des décisions des pouvoirs publics (en France) - qui financent le dépistage de cette maladie - et des femmes enceintes auxquelles cette procédure est proposée".

Emmanuel Hirsch contre une loi-cadre en bioéthique

Professeur d'éthique médicale (université Paris-Sud 11), Emmanuel Hirsch appelle, à l'heure des états généraux de la bioéthique, à "un débat véritable, constructif" pour "inventer (...) une bioéthique respectueuse des principes démocratiques du vivre ensemble". Alors que "les textes internationaux de bioéthique s'attachent désormais à renforcer les mises en garde face aux dérives, abus, discriminations induits par un usage inconsidéré et dévoyé de la médecine" et que "le concept même de responsabilité scientifique semble équivoque", il exprime un "besoin de médiations, de compréhension, d'appropriation des enjeux et de participation responsable aux arbitrages indispensables (...) dans la société partagée entre défiance et fascination ambiguë à l'égard des sciences en général et de la biomédecine en particulier".

Belgique : l'euthanasie en pratique

Professeur à l'université catholique de Louvain (Belgique), le Pr Herman Nys estime que, sept années après l'entrée en vigueur de la loi sur l'euthanasie, "le fossé entre la loi et la pratique médicale est plus grand que jamais". Ainsi, d'après la loi, il n'existe pas de "droit" à l'euthanasie et celle-ci doit être pratiquée par un médecin. Or, souvent exigée, l'euthanasie est ressentie comme un "droit" et, en pratique, ce sont les infirmiers qui la mettent en œuvre la plupart du temps. Enfin, selon la loi, le demande d'euthanasie doit être formulée en toute conscience, par écrit, par le patient. En pratique, la demande émane souvent des proches et est rarement formulée par écrit.

L'Alliance pour les droits de la vie auditionnée pour la révision de la loi de bioéthique

Auditionnés par la mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les droits de la vie (ADV), et Caroline Roux, secrétaire générale de l'association, ont interpellé les députés sur les dérives du diagnostic prénatal (DPN). Ils ont dénoncé la pression qui pèse sur les parents confrontés au handicap, s'interrogeant sur l'existence d'un libre choix : "une femme a-t-elle encore le droit de donner naissance à un enfant qui ne serait pas parfait ?".

Québec : rembourser plus d'essais de PMA

Alors qu'un projet de loi sur la procréation médicalement assistée (PMA) devrait être déposé dans les prochains jours à l'Assemblée nationale du Québec, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a annoncé que le gouvernement avait l'intention de financer trois essais, au lieu de deux, par couple.

Québec : vers un projet de loi sur la procréation assistée

Alors qu'un projet de loi sur la procréation assistée est attendu pour le printemps, le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a déclaré, dans une entrevue accordée à La Presse, que ces traitements seraient remboursés à toute femme en âge de procréer, y compris les célibataires et les couples de même sexe, et que le nombre d'embryons transplantés pourrait être limité à deux ou trois en fonction du pronostic établi.

Ce nouveau mode de remboursement pourrait, selon le ministre, aboutir à la naissance de 1 400 québécois de plus par an. La facture devrait s'élever à 35 millions de dollars canadiens chaque année.

Questions autour du maïs MON810

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rendu public, jeudi 2 avril, un avis très critique sur une récente étude toxicologique évaluant les effets biologiques du maïs MON810. Cette étude suggérait une altération des fonctions de reproduction chez des souris nourries avec ce maïs.

L’eugénisme dans notre société, un problème redoutable: 1re partie

Eugénisme, génétique et eugénétique

Dans cet entretien magistral qu’IIS divisera en trois parties, Mgr Jacques Suaudeau, de l’Académie Pontificale pour la Vie, nous aide à saisir les enjeux éthiques actuels de la génétique et à discerner les risques de l’eugénétique. Cet entretien clarifie le lien historique entre génétique et eugénisme, définit ces deux termes ainsi que ce qu’il faut entendre par « eugénisme scientifique », « eugénisme social », « eugénisme individuel », « eugénisme négatif », « eugénisme positif », « diagnostic prénatal » et « diagnostic préimplantatoire ». J. Suaudeau montre comment les développements de la génétique après la seconde guerre mondiale ont permis de se libérer des erreurs du déterminisme génétique qui ont nourri l’eugénisme social pratiqué par les nazis. Néanmoins cet eugénisme a aujourd’hui « changé de boutique » en devenant « choix individuel » : l’eugénisme est plus subtil, moins absolutiste que dans le passé, mais très présent sous d’autres formes.

La précision technique et éthique des propos de J. Suaudeau rend la lecture par endroits ardue à ceux qui n’ont pas de formation scientifique, mais c’est elle justement qui rend ce matériau particulièrement utile et lui confère son autorité et intérêt.

L’eugénisme dans notre société : 2em partie

Eugénisme, génétique et eugénétique

Dans cette deuxième partie de notre entretien sur l’eugénisme, la génétique et l’eugénétique, J. Suaudeau définit la génétique et nous parle des enjeux de ses deux principales applications cliniques :

- les tests génétiques d’une part, surtout le diagnostic préimplantatoire et les tests vendus sur Internet ;

- et la thérapie génique d’autre part, dont J. Suaudeau évoque à la fois les promesses et les risques de déviances.

L'eugénisme dans notre société : 3em partie

L'Épigénétique

Dans cette dernière partie de notre entretien sur la génétique et l’eugénisme, J. Suaudeau nous parle de l’épigénétique ou principe directeur faisant fonctionner le matériel génétique. Ce développement récent de la génétique moléculaire permettra sans doute de nouvelles et fantastiques découvertes concernant le mystère de la vie.

Faut-il inclure les neurosciences dans la révision des lois de bioéthique ?

Une étude du Centre d'analyse stratégique s'interroge sur la pertinence d'étendre le champ d'application de la loi de bioéthique, dont la révision est en cours, au domaine des neurosciences.

Intitulé "Impact des neurosciences : quels enjeux éthiques pour quelles régulations ?", l'étude s'interroge sur les avancées d'une discipline en plein essor dont l'utilisation en dehors du cadre médical provoque des "craintes et des fantasmes". Aux Etats-Unis, par exemple, la neuro-imagerie permet déjà de prouver l'irresponsabilité pénale des accusés.

Le sort des embryons congelés

Mgr Jacques Suaudeau, médecin et directeur de la section scientifique de l'Académie pontificale pour la vie, revient dans Liberté Politique sur l'impasse morale à laquelle aboutit la congélation des embryons.

Il rappelle que l'Eglise "ne considère en aucune façon que la mort programmée de ces embryons est acceptable, et elle voit toujours dans l'embryon pré-implantatoire un être humain à part entière, au début de son "cycle vital", dont la vie doit être protégée, et qui ne doit pas être soumis à des manipulations".

France : Mgr D’ornellas invite au dialogue sur le blog bioéthique

Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique, postera un billet sur le blog www.bioethique.catholique.fr, puis répondra aux questions des internautes pendant l'assemblée des évêques à Lourdes (mardi 31 mars-vendredi 3 avril).

Depuis le 4 février dernier, jour de son lancement, le blog bioéthique de la Conférence des évêques de France a suscité en ligne de nombreux échanges et débats : outre les rédacteurs de billets hebdomadaires, qui répondent aux questions postées, les internautes eux-mêmes débattent entre eux, parfois même assez âprement !

Vers une modification génétique du groupe sanguin

Des chercheurs de l'Etablissement français du sang ont réussi, par transfert de gènes, à modifier un groupe sanguin. Cette opération réalisée à Marseille devrait permettre de créer des échantillons de sang rare.

Le groupe sanguin est déterminé en fonction de substances présentes à la surface des globules rouges, les antigènes. Certains groupes sont fréquents, notamment les groupes A, B, O et AB, mais d'autres sont plus rares et les besoins des malades qui nécessitent une transfusion sont complexes.

Des questions autour des greffes d'organes et de tissus

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question des greffes d'organes et de tissus. Pour la plupart des acteurs du dossier, la loi actuelle paraît satisfaisante. Pourtant, trois questions devraient être débattues : la nature du consentement (présumé ou explicite) du donneur d'organes, le développement des prélèvements sur cœur arrêté et les dons effectués par les personnes vivantes.

Les lois de bioéthique de 1994 et de 2004 réaffirment le principe de l'inviolabilité et la non patrimonialité du corps humain. Elle garantit aussi la gratuité et l'anonymat du don. Cet anonymat ne concerne pas les dons d'organes faits par des personnes vivantes. Ce type de don est aujourd'hui très encadré.

PMA : les enjeux psychiques de la naissance et de la filiation

Interrogée le 24 mars par les députés de la mission sur la révision de la loi de bioéthique, la psychologue et psychanalyste, Sophie Marinopoulos a insisté sur les enjeux psychiques de la filiation.

Etude sur le transfert d'un embryon unique en PMA

Actuellement, dans le cadre de la procréation médicalement assisté (PMA), le double transfert d'embryons (DTE) est préféré au transfert d'embryon unique (TEU). Pourtant d'après une étude finlandaise, il apparaît que le TEU est une pratique plus efficace et moins couteuse que le DTE.

Plus d'anomalies pour les enfants nés à la suite d'une FIV

La "Human Ferilisation and Embryology Authority" (HFEA) vient d'avertir officiellement des risques liés à la fécondation in vitro. Les embryons ainsi conçus auraient 30% de risques d'accidents génétiques de plus que les autres.

A propos du clonage

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question du clonage reproductif et thérapeutique.

En 1996, naissait la brebis Dolly, premier mammifère cloné à partir d'une cellule adulte. Depuis, ce clonage reproductif a fait l'objet d'un large bannissement international. Il existe également le clonage dit "thérapeutique", encore appelé "transfert nucléaire". Entre ces deux clonages, seul change le but poursuivi. La technique est la même : elle consiste à prélever le noyau d'une cellule ordinaire non sexuelle sur une personne et à l'introduire au cœur d'un ovocyte préalablement privé de son noyau. Cette manipulation fait démarrer le processus de la vie et permet le développement d'un embryon.

Dans le clonage reproductif, l'embryon est réimplanté dans un utérus au stade du blastocyste. Dans le clonage dit "thérapeutique", le développement de l'embryon est interrompu au même moment. Les cellules sont alors mises en culture pour donner naissance à des lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour les laboratoires de recherche.

Une piste de traitement pour la trisomie 21

Selon une étude publiée par l'équipe de Jean Delabar (CNRS - université Paris VII) dans la revue PLoSONE, on pourrait un jour guérir au moins en partie les personnes atteintes de trisomie 21.

Il y a 50 ans, le professeur Jérôme Lejeune découvrait la cause de la trisomie 21 : la présence de trois chromosomes au lieu de deux sur la 21ème des 23 paires de chromosomes qui composent le génome humain. En 2000, le séquençage de ce chromosome a permis aux chercheurs de recenser les centaines de gènes qu'il contient pour déterminer ceux qui pouvaient être responsables de la maladie.

De la recherche sur l'embryon

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix revient sur la question de la recherche sur l'embryon. Rappelant la définition d'une cellule souche - cellule souche totipotente : capable de se différencier en tous types de cellules ou pluripotente : capable de donner plusieurs types de cellules - La Croix constate que "ce sont les travaux portants sur les cellules souches embryonnaires qui focalisent l'intérêt des chercheurs. Or ceux-ci impliquent la destruction de l'embryon".

Les cellules souche embryonnaires qui intéressent les chercheurs, extraites de l'embryon âgé de 5 à 7 jours, sont dites pluripotentes car elles peuvent se différencier en plusieurs types de cellule humaine (de sang, de foie, de cœur, de muscle...). Pour Annelise Bennaceur, hématologue et directrice d'une unité Inserm sur les modèles de cellules souches : "Savoir comment un embryon se forme est essentiel pour la compréhension des maladies génétiques humaines qui se forment aux étapes précoces du développement".

Espagne : à propos du 1er bébé-médicament

Dans Le Monde, Jean-Jacques Bozonnet revient sur la naissance du 1er bébé-médicament en Espagne en octobre 2008 (voir Synthèse de Presse du 16/03/09). Il souligne l'attitude de la Conférence de l'épiscopat espagnol (CEE) qui s'indigne qu'on accorde beaucoup d'importance à la misère du monde animal alors que la vie de bébés humains est en jeu.

A propos des tests génétiques "prédictifs"

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix revient sur la question des tests génétiques "prédictifs". La médecine prédictive regroupe l'ensemble des techniques (génétiques mais aussi d'imagerie ou de biologie) qui permettent de "prévoir l'apparition de certaines maladies avant l'expression de leurs symptômes".

Le domaine couvert par les tests génétiques est très large. Ils peuvent servir à identifier un individu en matière civile (par exemple dans le cas de la filiation) ou pénale. En matière administrative, le recours aux tests ADN a été autorisé, sous conditions, par la réforme 2007 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour les candidats au regroupement familial.

Débat sur les mères porteuses

Mercredi dernier, devant la mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille s'est prononcée en faveur de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 19/03/09) . Elle a précisé le cadre dans lequel elle souhaitait voir autoriser cette pratique.

Des débats citoyens pour la révision des lois de bioéthique

Le magazine La Vie revient sur les débats citoyens organisés dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique. Il s'arrête ainsi sur le cas de Poitiers qui a organisé du 9 au 13 mars, une semaine de débat. Plusieurs centaines de personnes ont participé aux cinq soirées consacrées à des sujets tels que "jusqu'où peut-on choisir son enfant ?" ou "anonymat et gratuité du don d'organes". Le but de ces journées était d'associer le plus large public à la réflexion sur les progrès de la génétique et de la procréation.

En février dernier, Jean Leonetti, président du comité de pilotage des Etats généraux expliquait : "nous voulons, dans un premier temps, que des rencontres soient organisées partout en France, à l'initiative des Espaces éthiques des hôpitaux, des universités, des lycées".

L’Agence de la biomédecine, la loi et le citoyen

1- Recherche sur l’embryon

Les 3 et 10 mars derniers sont parues au Journal Officiel de nouvelles autorisations de recherches sur l’embryon humain et les cellules embryonnaires humaines délivrées par l’Agence de la biomédecine 1. Comme pour les autres autorisations avant celles-ci, on est en droit de s’interroger sur leur légalité.

Rappelons qu’actuellement, la loi interdit, par principe, toute recherche sur l’embryon humain. Toutefois, ces recherches sont autorisées, par dérogation, à condition qu’elles soient "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs" et qu’elles ne puissent pas "être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable" (art. L.2151-5 du Code de la santé publique).

Soutenir la recherche sur la trisomie 21

A l'occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, Le Quotidien du Médecin publie une interview de Jacqueline London, présidente de l'Association française pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT). Un colloque, organisé par l'AFRT et la Fondation Jérôme Lejeune, se tient actuellement à la faculté des sciences économiques de Limoges. Signalons aussi que cette année, on célèbre le cinquantenaire de la découverte de la cause de la trisomie 21.

Reprenant l'appel lancé, le 28 février dernier dans Le Figaro, par la Fondation Jérôme Lejeune : "pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister mais rien pour traiter ?" (cf. Synthèse de presse du 28/01/09), Jacqueline London confirme qu'"aucun crédit public n'est alloué à la recherche fondamentale et thérapeutique pour aider les personnes atteintes de trisomie 21 à mieux vivre". Elle estime qu'il revient aux pouvoirs publics de se mobiliser pour mettre un terme à cette situation., "en imposant, par exemple, une dîme pour aider la recherche" aux laboratoires qui pratiquent les tests anténataux.

Embryon et DPI selon Jaques Testart

Auditionné dans le cadre de la mission d’information sur la révision de la loi de bioéthique, Jacques Testart, biologiste et directeur de recherche honoraire à l’INSERM, s’est prononcé contre la recherche sur l’embryon et a souligné les dérives du diagnostic préimplantatoire (DPI).

Il affirme que s'acharner à mener des recherches sur l’embryon est inutile puisqu’elles n’ont donné "aucun résultat en 20 ans" - en Angleterre notamment où elles ont été largement favorisées - et que tout n’a pas encore été tenté au stade animal. De plus, s’il s’agit de recherches fondamentales, "pourquoi multiplier les lignées cellulaires embryonnaires humaines", d’autant que nos moyens techniques sont bien inférieurs à ceux dont disposent les Anglais ?

Les CECOS ne veulent pas d'un changement de loi

Lors de son audition à l'Assemblée nationale dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, le Pr Jean-Luc Besson, président de la Fédération des centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS), a indiqué qu'il ne souhaitait pas que les CECOS prennent en charge des indications d'aide médicale à la procréation (AMP) autres que celles définies dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur.

La révision de la loi de bioéthique du côté des catholiques

Paris Notre-Dame consacre un dossier spécial à la révision de la loi de bioéthique et présente les enjeux essentiels des futurs débats.

Le journal publie d'abord une interview de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des évêques de France. Celui-ci rappelle que l'Eglise est attentive au discernement éthique sur l'usage des techniques biomédicales. Mgr d'Ornellas prône un vrai dialogue pour "faire avancer la réflexion de tous pour le bien de tous et non pour celui de quelques uns seulement". "Par le dialogue nous pouvons tous arriver à reconnaître que le respect de la dignité de l'être humain dès le commencement de la vie est non négociable". Il appelle à une cohérence de la future loi : "on ne peut légaliser à la fois le respect de l'enfant et la dissociation de la filiation dans ses dimensions affective, sociale et génétique". Pour lui, la filiation est l'un des enjeux majeurs de cette révision : "nous ne pouvons pas construire durablement une société où le socle de la croissance humaine soit volontairement fragilisé". Il insiste également sur la distinction à faire entre le diagnostic et le dépistage. Enfin, il appelle les catholiques à se former à ces questions.

Diagnostic préimplantatoire et "bébé médicament"

L'ABC de la bioéthique du journal La Croix s'intéresse aujourd'hui au diagnostic préimplantatoire (DPI) et au "bébé médicament". Rappelons que le DPI concerne aujourd'hui les couples qui ont "une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic". Le DPI vise à permettre, après un tri embryonnaire, la naissance d'un enfant indemne de la maladie recherchée. Avec le "bébé médicament" ou "bébé du double espoir", l'objectif est de faire naître un enfant "compatible" c'est à dire doté de caractéristiques permettant de soigner son frère ou sa sœur atteint d'une maladie grave.

Diagnostic prénatal et risque eugéniste

La Croix consacre aujourd'hui son ABC de la bioéthique au diagnostic prénatal (DPN) qui, s'il est susceptible d'améliorer la prise en charge médicale précoce de certains enfants, "a aussi alimenté le mythe de "l'enfant parfait" et débouché sur de nombreuses interruptions de grossesses", posant la question de la sélection de l'enfant à naître.

Concrètement le DPN recouvre plusieurs pratiques : toutes les femmes enceintes se voient proposer trois échographies ainsi qu'un test sanguin de dépistage de la trisomie 21 ; celles dont les grossesses sont dites "à risques", c'est-à-dire celles dont les premiers résultats indiquent un risque de trisomie ou de malformation, celles âgées de plus de 38 ans et celles issues d'une famille porteuse d'une maladie génétique ou chromosomique, peuvent ensuite faire une amniocentèse (prélèvement de liquide amniotique).

Vers une légalisation des mères porteuses ?

La Croix consacre aujourd'hui son dossier bioéthique à la pratique des mères porteuses appelée aussi maternité ou gestation pour autrui (GPA). Cette pratique, qui permettrait l'accès à la maternité à des femmes privées d'utérus (dont le nombre est estimé à environ 300 par an), suppose qu'une femme accepte de porter volontairement un enfant conçu avec les gamètes d'un autre couple, après fécondation in vitro (FIV) et transfert de l'embryon dans son utérus, pour ensuite le "donner" à ce couple.

La CECC et L’AEC demandent à intervenir dans une affaire devant la Cour suprême

Le 6 mars 2009, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et l’Alliance évangélique du Canada (AEC) ont adressé une requête à la Cour suprême du Canada en vue d’obtenir l’autorisation d’intervenir dans une affaire impliquant une contestation, par le Québec, de la prérogative du gouvernement fédéral de réglementer les techniques de procréation assistée et la recherche génétique y afférente.

Du point de vue de la CECC et de l’AEC, la question fondamentale est celle du bien commun et de l’intérêt public de tous les Canadiens. L’affaire, Procureur général du Canada c. Procureur général du Québec, est fixée à l’audience du 24 avril 2009 de la Cour suprême. La CECC et l’AEC comptent exposer à la Cour combien la législation fédérale existante dans ce domaine est fondamentale pour la protection et la promotion effectives de la vie et de la dignité humaines, aussi bien que pour la dignité de la procréation humaine.

Vers un émiettement du corps humain ?

Le quotidien Le Monde revient sur plusieurs débats lancés par la révision de la loi de bioéthique. Il rappelle que l'une des principales questions est celle de l'assistance médicale à la procréation (AMP).

Aujourd'hui, l'AMP est réservée aux couples composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer et souffrant de stérilité. Alors que certains pensent qu'elle devrait être ouverte aux femmes célibataires et aux couples homosexuels, Jean-Yves Nau rappelle que cela soulève la question de la gestation pour autrui (GPA). En France, la loi interdit une telle pratique mais "la position française pourrait devenir une exception". Il s'étonne que l'on ne parvienne pas à élaborer un "consensus sur un sujet qui soulève des menaces aussi lourdes que celles de l'instrumentalisation des corps humains et de leur commercialisation". Et de citer la position du professeur René Frydman, chef de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine Béclère, qui s'oppose à la GPA en dénonçant un "abandon volontaire orchestré dès le départ". Pour lui, cette utilisation du corps au profit d'autrui constitue "une aliénation".

DPN : une politique de traque...

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur les propos de Didier Sicard, qui en février 2007, parlait de la montée de l'eugénisme en France (cf. Synthèse de presse du 05/02/07). Le professeur Sicard était l'un des invités de l'Académie pontificale pour la Vie pour son colloque international sur "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme" organisé à Rome les 20 et 21 février dernier. Au cours du colloque, il a réitéré ses craintes à l'encontre du système de dépistage pratiqué en France.

Alors que l'article 16-4 du Code civil mentionne que "toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite", force est de constater que le dépistage ne cesse d'augmenter. Le dernier rapport de l'Agence de la biomédecine nous apprend qu'il y a eu, entre 2005 et 2006, une augmentation de plus de 10% des interruptions médicales de grossesse (IMG) : 6 787 en 2006 contre 6 093 en 2005.

Vers un transfert d'embryons post-mortem ?

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix se penche aujourd'hui sur la question du transfert d'embryons post-mortem. Cette question date de l'affaire Pirès, en 1990. Une jeune femme, Maria Pirès, qui avait déjà subi sans succès six tentatives de fécondation in vitro (FIV) perd son mari et demande alors que lui soit transféré l'un des deux embryons congelés restant. Après le refus des médecins et du comité d'éthique local, la justice s'empare de l'affaire. Finalement, en 1996, la Cour de cassation affirme que le "père" des embryons étant décédé, ceux-ci ne peuvent pas être restitués à sa veuve.

Rappelons qu'aujourd'hui, la loi de 1994 réserve l'assistance médicale à la procréation (AMP) aux parents vivants et en âge de procréer. Plusieurs ministres ont essayé de revenir sur cette disposition mais, en 2004, le texte maintient la condition d'accès à l'AMP : être un couple formé de deux membres "vivants".

Le don de gamètes en France

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix se penche aujourd'hui sur la question du don de gamètes.

Le recours aux dons de gamète est prévu pour pallier certains cas d'infertilité : don de sperme en cas d'infertilité masculine, don d'ovocytes en cas d'infertilité féminine. Les procréations assistées avec don de sperme se font majoritairement par insémination artificielle, tandis que celles avec don d'ovocytes exige une fécondation in vitro.

L'Académie de médecine votre contre la GPA

L'Académie de médecine s'est prononcée hier contre la gestation pour autrui (GPA), à 43 voix sur 82. Deux recommandations étaient soumises au vote des académiciens : proposée par Roger Henrion et Claudine Esper notamment, la première recommandait, qu'en cas de légalisation, la GPA "soit assortie d'une démarche d'évaluation des risques" ; la seconde appelait les sages à se prononcer nettement contre cette pratique.

Un statut pour l'embryon humain ?

Suite de l'ABC de la bioéthique de La Croix, le journal fait aujourd'hui le point sur la question du statut de l'embryon humain, relancée notamment par la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Pour Marianne Gomez, "il ne s'agit plus seulement aujourd'hui de se prononcer sur le maintien en vie ou la destruction des embryons, mais de savoir dans quelle mesure ceux-ci peuvent être utilisés comme matériau de recherche".

Le statut est fixé par des lois ou des règlements. En France, le droit civil reconnaît seulement deux catégories juridiques : les choses, objets de droits, et les personnes, sujets de droits. Ni chose, "à l'évidence", ni personne, le droit français considérant qu'une personne doit être "née vivante et viable" pour disposer de la personnalité juridique, "où placer l'embryon" ?

A propos du financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines

La presse revient encore sur la levée de l'interdiction d'allouer des financements publics aux recherches sur les cellule souches embryonnaires (cf. Synthèse de presse du 10/03/09). Signé par Barack Obama, ce décret autorise les chercheurs américains à travailler non seulement sur les lignées cellulaires déjà existantes mais surtout sur d'autres lignées à venir issues d'embryons non utilisés pour la procréation assistée. Pour le nouveau président américain, cette décision va permettre aux chercheurs de regagner le terrain perdu en la matière face aux autres nations.

Obama autorise le financement public de la recherche sur les cellules embryonnaires humaines

La presse revient très largement sur la signature du décret, par Barack Obama, autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (cf. Synthèse de presse du 09/03/09). Rappelons qu'aucune loi fédérale n'existe sur le sujet et que son prédécesseur, George W. Bush, avait, en août 2001, limité les financements publics alloués à ces recherches à celles portant sur des lignées de cellules souches embryonnaires déjà existantes. L'actuel président américain a laissé à l'Institut national de la santé le soin d'établir, d'ici quatre mois, les règles éthiques et juridiques encadrant ces travaux.

Loi naturelle et bioéthique

Suite de l'ABC de la bioéthique de La Croix, "la loi naturelle, fondement de la morale chrétienne". "Ce concept fort ancien est remis en lumière par le pontificat de Benoît XVI, pour expliquer les positions de l'Eglise catholique en matière de morale, et notamment de bioéthique", introduit le quotidien. Devant la Commission théologique internationale, en décembre 2008, le pape insistait ainsi sur la nécessité de "créer dans la culture et dans la société civile et politique les conditions indispensables pour une pleine prise de conscience de la valeur incontournable de la loi morale naturelle".

Réaction des évêques américains

Washington – Le Cardinal Justin Rigali, chef du Comité d’activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), à travers un communiqué, a déploré la décision du président Barack Obama de permettre la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, définissant la décision de « triste victoire de la politique sur la science et sur l’éthique ». Comme on l’apprend par le communiqué, c’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’on utilise de l’argent public pour détruire des vies humaines à travers ce type de recherche scientifique.

A propos de la révision de la loi de bioéthique

Le journal La Croix commence aujourd'hui la publication d'une série de quinze dossiers sur les enjeux de la révision de la loi de bioéthique. Aujourd'hui, il fait le point sur la loi actuelle et revient sur les étapes clés et les acteurs principaux de cette révision.

En juillet 1994, la France adoptait les premiers textes sur les questions de bioéthique qui devaient être révisés tous les 5 ans. En 1999, les lois n'ont pas été révisées mais des rapports ont été établis. Le 6 août 2004, elle se dotait de nouvelles lois.

Va-t-on pouvoir choisir le sexe de son enfant ?

Sur Radio Vatican, l'ancien président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Sgreccia, est revenu sur l'annonce faite par le centre médical Fertility Institutes de Los Angeles qui offrirait aux futurs parents la possibilité de choisir le sexe de leur enfant ou certains traits physiques, en ayant recours au dépistage pré implantatoire (DPI).

Des discussions autour des questions de bioéthique

Le quotidien La Croix revient sur les débats qui sont actuellement organisés un peu partout en France dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique.

A Crest, dans la Drôme, une soirée vient d'être organisée sur ce sujet, en présence du cardinal Philippe Barbarin, de politiques comme Hervé Mariton, député de la Drôme, de personnalités comme Sadek Beloucif, président du conseil d'orientation de l'Agence de la biomédecine et membre du comité de pilotage des Etats généraux, et de médecins comme Régis Aubry, responsable du département douleur et soins palliatifs du CHU de Besançon ou Louis Puybasset, chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). A cette occasion, Hervé Mariton s'est demandé si l'on devait favoriser une certaine "exception française" alors que s'exerce la pression "d'une espèce de bon sens influencé par la comparaison internationale", avec des choix plus libéraux. Louis Puybasset de son côté a rappelé que "la médecine ne fait sens que si elle est morale".

28 mars, Messe pour la Vie : 15ème anniversaire de la mort de Jérôme Lejeune

A l'occasion du 15ème anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Jérôme Lejeune (3 avril 1994), une Messe sera célébrée le samedi 28 mars 2009 à 18 heures (messe anticipée du dimanche) en l'église de la Madeleine à Paris par Monseigneur André Vingt-Trois, cardinal archevêque de Paris.

Des enfants à la carte : un attentat contre l’éthique, selon Mgr Sgreccia

La proposition d'une clinique de fertilité de Los Angeles (Etats-Unis) d'offrir aux futurs parents la possibilité de choisir le sexe de leur enfant ou certains traits physiques comme la couleur de leurs cheveux ou de leurs yeux, représente une grave atteinte éthique, avertit Mgr Elio Sgreccia.

L'ancien président de l'Académie pontificale pour la vie a commenté sur Radio Vatican, ces propositions du centre médical Fertility Institutes.

À l'ordre du jour: ministères, éducation de la foi et bioéthique

Deux fois l’an, les évêques catholiques du Québec se réunissent pour traiter des diverses questions qui concernent la vie en Église. Voici quelques-uns des dossiers qui seront traités par l’assemblée plénière qui se tient du 3 au 6 mars, à Trois-Rivières.

Les évêques participeront tout d’abord à une session d’étude sur les ministères exercés par des laïcs. Après une trentaine d’années de pratique, le Comité des ministères dressera le bilan de ce qui se fait, analysera la pratique actuelle et cherchera des avenues nouvelles pour l’avenir de l’Église. Les évêques seront accompagnés dans leur réflexion de leurs principaux collaborateurs et collaboratrices et d’un certain nombre d’agentes et d’agents de pastorale.

Essai clinique pour traiter l'insuffisance cardiaque avec des cellules adultes

La société belge Cardio3 BioSciences vient de commencer son essai clinique C-Cure, une thérapie à base de cellules progénitrices cardiaques autologues pour restaurer la fonction cardiaque. Cette étude vise à évaluer la sécurité et l'efficacité chez l'homme de cette thérapie reposant sur des cellules cardiaques obtenues à partir de cellules de moelle osseuse du patient.

OGM : les ministres n'abrogent pas les clauses de sauvegarde

Contrairement à l'avis de la Commission européenne, une large majorité des Etats européens a refusé hier de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs génétiquement modifié MON810 de l'américain Monsanto. Seuls les ministres de l'environnement du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Suède, de la Finlande et de l'Estonie se sont prononcés en faveur de la levée des clauses de sauvegarde autrichienne et hongroise.

"Le mammouth n'est pas encore cloné"

Dans Libération, Jaques Testart, directeur de recherches honoraire de l'Inserm, revient sur la publication dans Nature, le 20 novembre 2008, de travaux annonçant la reconstitution de 80% du génome du mammouth. A la suite de cette annonce, le journaliste scientifique Henry Nicholls analysait "ce qu'il restait à réussir pour voir gambader dans nos champs de petits mammouths". Or, pour Jaques Testart, le clonage du mammouth reste à ce jour improbable car il faut mettre en jeu beaucoup plus que l'ADN d'un animal pour le faire revivre.

La vie humaine n’est pas une expérimentation de laboratoire

Annoncer la vie fait partie de « l'ADN de l'Eglise », a souligné Mgr Rino Fisichella, en rappelant « la valeur de l'éthique dans la science ».

L'Osservatore Romano a publié, le 26 février, un commentaire de l'Instruction ‘Dignitas Personae' du président de l'Académie pontificale pour la vie. Ce document sur certaines questions de bioéthique a été publié le 12 décembre 2008 par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

USA : à propos du nombre d'embryons à réimplanter

Aux Etats-Unis, moins de 20% des cliniques suivent les recommandations des professionnels à propos du nombre d'embryons à réimplanter au cours d'une fécondation in vitro.

Du dépistage de la trisomie 21

Le magazine La Vie consacre un article à la question du dépistage prénatal (DPN). Il rappelle que selon une étude de l'Inserm publiée en janvier dernier (Cf. Synthèse de presse du 08/01/09), "la plupart des femmes ne sont pas conscientes des implications possibles du dépistage de la trisomie 21 ou ne les comprennent pas". Pourtant prochainement, un arrêté devrait généraliser le dépistage de la trisomie 21 dès le premier trimestre de la grossesse avec l'examen de deux nouveaux marqueurs.

Rappelons que la France a le taux d'interruption médicale de grossesse (IMG) le plus élevé d'Europe après un diagnostic positif : 96% des enfants trisomiques 21 dépistés sont avortés.

Octuplés : demande de test de paternité

Denis Beaudoin, l'ancien petit ami de Nadya Suleman, la mère des octuplés (cf. Synthèse de presse du 09/02/09), a demandé lundi 23 février, que des tests génétiques soient réalisés car il pourrait bien être le père de ces enfants et des six précédents.

Fécondation in vitro et risques de problèmes génétiques

Selon une étude publiée dans le New York Times en novembre 2008, sur 9 584 bébés nés avec des problèmes de santé, 2,4% ont été conçus par FIV et sur 4 792 bébés nés en bonne santé, 1,1% ont été conçus par FIV.

A propos du don de gamètes

Alors qu'en France le don de gamètes se fait dans l'anonymat, ce n'est pas le cas dans d'autres pays européens ou aux Etats-Unis.

Le Dr Tabitha Freeman, du Centre de recherche pour la Famille de l'Université de Cambridge, vient de publier dans Human Reproduction du 24 février, une étude sur les liens qui se forment entre les familles d'enfants issus d'un même donneur.

Vers un eugénisme sans douleur ?

Docteur en philosophie et chercheur associée à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS, Inserm, EHESS), Danielle Moyse publie, dans La Croix, une tribune sur l'eugénisme prénatal. L'auteur se demande si "la concrétisation des derniers "progrès" du dépistage prénatal de la trisomie 21" va "nous faire assister à l'éradication des derniers scrupules concernant l'élimination d'environ 90% des fœtus qui en sont déclarés porteurs".

Des cellules adultes pour traiter la maladie de Parkinson

Des chercheurs de l'université de Californie à Los Angeles viennent de publier dans le Bentham Open Stem Cell Journal les résultats d'un essai clinique utilisant des cellules souches neuronales autologues dans le traitement de la maladie de Parkinson. Sur les cinq années suivant la transplantation des cellules adultes, 80% des patients ont connu une amélioration de leurs mesures de motricité pendant au moins 36 mois. "Nous avons démontré la sécurité et les effets thérapeutiques de cette approche sur le long terme", se réjouit le Dr Michel Levesque.

Accueillir celui qui souffre

Ce midi le Pape a reçu les participants au congrès sur les nouvelles frontières de la génétique, organisé par l'Académie pontificale pour la vie dans le cadre de sa XV assemblée générale (20 - 21 février). Benoît XVI a rappelé d'emblée que les progrès scientifiques permettent de mieux diagnostiquer et prévenir les maladies génétiques. "Ils favorisent le choix de thérapies de réduction de la douleur ou de traitements impliquant des espoirs de rétablissement des malades".

Clonage d'une chèvre disparue depuis près de 9 ans

Une équipe européenne de chercheurs, dirigée par le service de recherche en agriculture et alimentation du gouvernement d'Aragon (Espagne), a réussi à cloner une chèvre de la sous espèce Capra pyrenaica pyrenaica, officiellement éteinte depuis le 6 janvier 2000.

Quelle limite à la fécondation in vitro ?

L'annonce faite par le gynécologue Severino Antinori de procéder à la fécondation artificielle d'une femme de 32 ans, dont le mari âgé de 35 ans est dans un coma irréversible, (Cf. Synthèse de presse du 19/02/09) ainsi que celle de la naissance d'octuplés par une femme déjà mère de six enfants âgés de moins de sept ans (cf. Synthèse de presse du 28/01/09), font réagir vivement.

A propos du DPI dans les prédispositions au cancer du sein

Le Monde consacre une interview à Dominique Stoppa-Lyonnet, directrice de l'unité oncogénétique de l'Institut Curie de Paris et auteur d'un rapport sur le diagnostic préimplantatoire et les formes héréditaires de cancer. Elle réagit notamment à la naissance à Londres d'une petite fille issue d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) destiné à empêcher la naissance d'un enfant porteur d'un gène prédisposant au cancer du sein. (cf. Synthèse de presse du12/01/09).

Dominique Stoppa-Lyonnet ne se dit pas surprise de cette naissance estimant qu'il y en a déjà eu d'autres dans le monde. Elle précise qu'en France, le DPI ne peut être mis en œuvre que lorsqu'il s'agit de prévenir des maladies génétiques d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Les banques de cellules de sang de cordon se multiplient

Au Canada, la clinique montréalaise OVO lance la première banque privée de sang de cordon. Pour le Dr François Bissonnette, directeur médicale de la clinique, "il s'agit d'une bonne façon d'établir un "patrimoine familial" de cellules souches".

En Roumanie, la compagnie STEM-Health Unirea va ouvrir, en mars prochain, la première banque privée de sang de cordon à Bucarest. "Le traitement de certaines maladies par les cellules souches issues de sang de cordon est en plein développement et il s'agit donc d'offrir aux familles un potentiel en matière de médecine régénératrice."

AMP : l'évaluation à long terme est nécessaire

Revenant sur le symposium organisé par les Laboratoires Genévrier lors des 13èmes journées de la Fédération française d'étude de la reproduction, Le Quotidien du Médecin réaffirme la nécessité du suivi à moyen et long terme des enfants nés après par assistance médicale à la procréation (AMP). Et ce pour "évaluer les risques inhérents à des pratiques et/ou des indications spécifiques, tout comme les conséquences éventuelles de nouvelles structures de parenté, après dons de gamète ou d'embryon, par exemple".

"Pourquoi veut-on éliminer nos enfants trisomiques ?"

Chantal Crivello et Chantal Lamarre, toutes deux mères d’enfants trisomiques, réagissent à la recommandation du Commissaire à la santé de proposer à toutes les femmes enceintes de recourir gratuitement au dépistage prénatal de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 29/01/09).

Le DPI bientôt légalisé en Suisse ?

Mercredi 18 février, le Conseil fédéral suisse a proposé de lever l’interdiction faite aux couples qui risquent de transmettre une maladie grave et incurable à leur enfant de recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI). Actuellement, le diagnostic prénatal (DPN) est autorisé mais l’analyse génétique d’un embryon conçu in vitro avant son implantation est interdite.

Erreurs d'insémination

En Australie, dans la juridiction de Canberra, un couple de lesbiennes a été dédommagé à hauteur de 317 000$ australiens pour avoir eu des jumeaux alors qu'elle ne voulait qu'un seul enfant. Les femmes ont poursuivi leur obstétricien pour avoir, au cours de leur processus de fécondation in vitro (FIV) réimplanté deux embryons au lieu d'un seul.

Le scientifique n’est pas seul responsable en matière d’éthique

Mgr Rino Fisichella a insisté sur le fait que le scientifique ne peut pas être seul pour juger du caractère licite ou illicite de ses expérimentations. En matière d'éthique, il doit « se confronter aux autres » disciplines scientifiques.

Le président de l'Académie pontificale pour la vie s'est exprimé le 19 février lors de l'ouverture du congrès organisé au Vatican sur « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme ». Des passages de son discours d'introduction ont été publiés dans L'Osservatore Romano.

De l'anonymat du don de gamètes

Auditionnés hier, mercredi 18 février, par la mission sur la révision des lois de bioéthique, Jean-Luc Bresson, président de la fédération nationale des Centres d'études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), Jean-Marie Kunstmann, directeur du Cecos de Cochin, et Dominique Regnault, psychologue au Cecos de Reims, se sont prononcés contre la levée de l'anonymat relatif au don de gamètes.

Mère célibataire

En publiant une tribune de Corine Lesnes, Le Monde revient sur l'affaire Nadya Suleman, cette jeune (33 ans) mère célibataire de 14 enfants, tous issus d'une insémination artificielle - avec même donneur, "un ancien boy friend compatissant" (cf. Synthèse de presse du 28/01/09, du 02/02/09 et du 09/02/09). Surnommée l'"Octomom" outre-Atlantique, la jeune femme a expliqué sa "hâte d'avoir des liens avec une autre personne" : enfant unique, elle a aussi regretté que ses parents "ne soient pas restés ensemble" .

Des centres pour "gérer le risque" d'avoir un enfant trisomique

En écho à une l'étude de l'INSERM relative à l'information et au consentement des femmes pour le dépistage prénatal à la nouvelle procédure de généralisation du dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 09/01/09), Bruno Jeandidier, pédiatre, réagit. En effet, une procédure nouvelle veut qu'une généralisation du dépistage au cours du premier trimestre puisse être effectuée au sein d'un "centre de gestion des risques maternels foetaux". Ces centres auraient pour vocation de dépister et délivrer les résultats des tests au cours de la même journée, pour "favoriser un vrai choix des femmes enceintes, qui éviteraient ainsi avant leur décision de subir la pression sociale, leur grossesse n'étant pas encore visible". Cette explication, pour M. Jeandidier, est une "analyse erronée" car le choix qui s'impose est "éminemment personnel" et il serait faux de penser que ces centres puissent préserver les femmes de toute pression sociale. "Le huis clos dans ces centres ne protège que les professionnels."

Le risque de la « dérive eugéniste » n’est pas théorique, déclare Mgr Fisichella.

Le risque de la « dérive eugéniste » n'est pas purement théorique, déclare Mgr Fisichella. « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme » : c'est le thème du congrès organisé par l'Académie pontificale pour la Vie (PAV) qui se tiendra au Vatican vendredi et samedi prochain, les 20 et 21 février, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de l'académie. Le congrès a été présenté au Vatican ce mardi 17 février, par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier, et par le prof. Bruno Dallapiccola, professeur de génétique médicale à l'université de Rome « La sapienza ».

Du diagnostic à l'organisation du dépistage

La Croix revient sur l'ouvrage La trisomie est une tragédie grecque (1), de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune. "Cri du cœur" et "critique de la raison", ce livre "très dérangeant" paraît alors que l'on fête cette année le cinquantenaire de la découverte de l'origine de la trisomie 21 par Jérôme Lejeune (2).

Nouvelles frontières de la génétique

Ce matin a été présenté près la Salle-de-Presse du Saint-Siège le congrès annuel de l'Académie pontificale pour la vie, organisé en concomitance avec sa XV Assemblée générale: "Les nouvelles frontières de la génétique et le péril eugénique" (20 - 21 février). La conférence de présentation a été présidée par Mgr.Rino Fisichella, Président de l'Académie, accompagné de Mgr.Ignacio Carrasco de Paula, Chancelier, et M.Bruno Dallapiccola, Professeur à l'Université de Rome La Sapienza. Outre les sujets strictement bioéthiques, les scientifiques participant au congrès aborderont des sujets philosophiques, théologiques et sociologiques. "Grâce aux progrès faits ces dernières décennies -a souligné Mgr.Fisichella- et en particulier à l'Human Geonome Data Base dirigée par le Prof.F.Collins, des milliers de gènes identifiés permettent de mieux connaître des dizaines de maladies en offrant des perspectives nouvelles dans la lutte de pathologies héréditaires".

DPI et prédispositions

Le Parisien revient sur la naissance, il y a un peu plus d'un mois, du premier bébé britannique sélectionné pour ne pas être porteur du gène BRCA1, prédisposant aux cancers du sein (cf. Synthèse de presse du 12/01/09). Le journal affirme que "ce genre de diagnostic préimplantatoire (DPI) visant à sélectionner des embryons exempts de facteurs de risque génétique de cancer est également autorisé dans notre pays" mais que cette pratique restait "jusqu'ici confidentielle".

Vers un dépistage prénatal de l'autisme?

Le nombre de personnes atteintes d'autisme semblent augmenter, notamment aux Etats-Unis. En Californie, par exemple, la prévalence de la maladie a été multipliée par 7 depuis 1990. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cela et notamment le dépistage de plus en plus précoce qui prend désormais en compte des formes "atténuées".

En France, il existe peu d'études sur l'évolution des diagnostics.

Vers "le meilleur des mondes" ?

Portail d'informations canadien sur l'actualité internationale, Canoë publie une chronique sur "le meilleur des mondes". Réagissant à la lettre ouverte d'un père d'un enfant trisomique s'inquiétant des impacts du programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 que le ministère de la Santé s'apprête à mettre à disposition des couples québécois, l'auteur, Richard Martineau, s'interroge : "permettre aux futurs parents de se débarrasser d'un fœtus parce qu'il est atteint de trisomie 21 constitue-t-il de l'eugénisme ?".

50e de la découverte de la cause de la trisomie 21

Dans la Revue Médicale Suisse, Jean-Yves Nau consacre un article au cinquantenaire de la découverte de la cause de la trisomie 21 par le Pr Jérôme Lejeune1. Alors que toutes les hypothèses avaient été émises pour tenter d'expliquer cette pathologie - de la tare héréditaire à la dégénérescence raciale - les chercheurs français Lejeune, Gautier et Turpin ont, en 1959, mis en évidence la présence d'un troisième chromosome sur la 21ème paire chez les enfants dits, à l'époque, "mongoliens". "Cette découverte (...) aura une importance considérable", souligne l'auteur.

Canada: Les embryons manipulés sont-ils sans danger ?

La presse canadienne annonce la création d’un réseau de recherches sur l’embryon, "Embryogene". Piloté par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, cette équipe qui réunit 25 chercheurs, a pour but de savoir si les techniques de reproduction assistée (insémination artificielle, congélation, clonage...) provoquent un risque pour l’embryon.

« Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l’eugénisme »

« Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme » : ce sera le thème du congrès organisé par l'Académie pontificale pour la Vie (PAV) qui se tiendra au Vatican les 20 et 21 février.

Le congrès sera présenté au Vatican mardi prochain, 17 février, par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier, et par le prof. Bruno Dallapiccola, professeur de génétique médicale à l'université de Rome « La sapienza ».

Pénurie de donneurs d'organes

Le Figaro consacre un article à la pénurie de donneurs d’organes et au vieillissement de ceux-ci.

Le chef du service de néphrologie de l’hôpital Bicêtre, le professeur Bernard Charpentier constate que "le nombre de candidats aux greffes augmente plus rapidement que celui des donneurs décédés, donc la pénurie s’aggrave".

A propos de la mère des octuplés

La naissances des octuplés (cf. Synthèse de presse du 28/01/09) a soulevé une vive polémique dans le milieu médical. Le médecin qui a aidé la mère à donner 14 fois la vie par insémination artificielle fait l'objet d'une enquête. L'Ordre des médecins de Californie souhaite déterminer s'il y a eu "violation des normes de soins" par celui-ci. S'il est fréquent de réimplanter plusieurs embryons lors d'une fécondation in vitro (FIV), les règles médicales américaines recommandent généralement de ne pas dépasser deux embryons pour les femmes de moins de 35 ans.

France : Un blog sur la bioéthique pour l’Eglise catholique

A l'occasion de l'ouverture en France des états généraux de la bioéthique, le 4 février, l'Eglise catholique a souhaité prendre part au débat. Pour cette raison, le groupe de travail sur la bioéthique, instance de la Conférence des évêques de France, a lancé le jour même un blog et publié un livre intitulé « Bioéthique, propos pour un dialogue ».

Les états généraux de la bioéthique se dérouleront jusqu'en juin 2010, destinés à nourrir le débat public avant la révision de la loi de bioéthique du 6 août 2004.

Vers un cerveau artificiel ?

Deux équipes de chercheurs de la Viterbi School Engineering (Université de la Caroline du Sud) viennent de se regrouper autour du projet BioRC (Biomimetic Real Time Cortex) dont le but est de créer des neurones en nanocarbone qui soient capables de communiquer entre eux.

Lancement des états généraux de la bioéthique

Roselyne Bachelot, ministre de la santé, lancera cet après midi les états généraux de la bioéthique. Ceux-ci se dérouleront jusqu'en juin. Les débats serviront de base aux parlementaires qui auront jusqu'au premier semestre 2010 pour réexaminer la loi de bioéthique de 2004.

Au cours de la conférence de presse, la ministre annoncera le calendrier et les thèmes des débats (recherche sur l'embryon, assistance à la procréation, mères porteuses, dons de gamètes, dons d'organes, médecine prédictive...), ainsi que les villes retenues pour l'organisation de forums citoyens. Elle présentera aussi le site Web dédié à ces questions et mis en place par l'Agence de la Biomédecine (ABM).

Clonage commercial de chiens

Jeudi 29 janvier 2008, la société sud-coréenne RNL Bio a annoncé avoir cloné, en collaboration avec des chercheurs de l’université nationale de Séoul, deux chiens à partir de cellules souches prélevées sur un tissu cellulaire gras. Leur précédente création, le lévrier Snuppy, avait été conçu à partir d’une cellule de peau ordinaire (cf. Synthèse de presse d'août 2005). Ce serait donc la première fois que cette technique serait utilisée pour obtenir un chien.

A propos des greffes

Le 21 janvier dernier, à Louvain (Belgique), un cœur artificiel entier a été greffé avec succès sur un veau. Baptisé ReinHeart, le cœur artificiel a été mis au point par des chercheurs du Centre sur le cœur et le diabète de Rhénanie du Nord-Westphalie de Bad Oeynhausen et de l'Institut Helmholtz de l'Ecole supérieure technique de Rhénanie-Westphalie d'Aix-la-Chapelle (RWTH). "Nous sommes très confiants et nous pensons que le ReinHeart sera une alternative durable aux greffes cardiaques classiques d'ici deux à trois ans", ont déclaré les chercheurs.

Impossibles hybrides ?

Selon une étude du Pr Robert Lanza, responsable scientifique d'Advanced Cell Technology, les ovocytes de vaches, lapines et autres mammifères ne peuvent servir de point de départ pour des cellules souches. Rappelons que certains chercheurs espéraient, en créant des embryons hybrides humains-animaux issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovocytes d'animaux, disposer de cellules souches embryonnaires au patrimoine génétique presque totalement humain.

AMP et recherche sur l'embryon

A la veille de la révision de la loi de bioéthique, Le Quotidien du Médecin revient sur ce qui en sera l'un des enjeux majeurs : la libéralisation de la recherche sur l'embryon. Reprenant la proposition de l'Agence de la biomédecine de ne pas exclure l'embryon de la recherche pour lui-même et de la recherche clinique, le quotidien insiste sur le fait que la recherche sur l'embryon ne se limite pas aux seuls travaux sur les cellules souches embryonnaires (CSE), mais ouvre aussi la voie à l'amélioration des techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).

Loi-cadre et Agence de la biomédecine

Dans la perspective de la très prochaine révision de la loi de bioéthique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur l’idée d’opter pour une loi-cadre et le rôle qui incomberait alors à l’Agence de la biomédecine (ABM). Cette idée de loi-cadre, qui semble désormais faire l’unanimité, voit s’opposer deux systèmes éthiques : l’arbitraire des experts vs la tutelle de la loi.

L'accouchement sous X remis en question en France

Il ya 15 jours, le 16 janvier, les députés ont voté un amendement mettant fin à l'impossibilité pour l'enfant né sous X de rechercher sa mère. Jusqu'alors, une fin de non-recevoir était opposée aux enfants nés sous X qui voulaient rechercher leur mère. Ils seront désormais autorisés à le faire.

Questions éthiques autour de la naissance d'octuplés

Le Figaro revient sur la naissance, aux Etats-Unis, d’octuplés, dans une famille qui comptait déjà six enfants, et le débat éthique qu’elle soulève (cf. Synthèse de presse du 28/01/09). Rappelons que la mère aurait suivi un traitement contre l’infertilité.

Les traitements de l’infertilité sont connus pour favoriser les grossesses multiples. Ainsi, en Grande-Bretagne, le risque de grossesse multiple, estimé à 1,3% en conception naturelle, atteindrait les 20% en procréation artificielle et, en France, "environ 23% des grossesses obtenues (par AMP) sont multiples et 2% sont triples ou quadruples".

A propos des naissances prématurées

Selon des chercheurs de l’Oxford Centre for Health Economics, les naissances prématurées coûteraient chaque année au Royaume-Uni 939 M de £ (comprenant les soins de santé, l’éducation…).

Or, comme le nombre de naissances prématurées est en hausse, ce coût devrait encore augmenter au cours des prochaines années.

Diagnostic prénatal : un nouveau test pour la mucoviscidose et la trisomie 21 ?

Un communiqué du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) annonce qu'un test de diagnostic prénatal non-invasif de la mucoviscidose, le test ISET, vient de prouver sa fiabilité. L'ISET permet d'isoler quelques cellules foetales circulant dans le sang maternel, sur lesquelles sont ensuite pratiqués une microdissection et un séquençage ADN. Ce test est applicable à toute maladie génétique ou anomalie chromosomique.

Suisse : pénurie de sperme

Le magazine suisse L'Hebdo publie un article intitulé "SOS, banque du sperme en crise". Depuis le 1er janvier 2001, date d'entrée en vigueur de la loi fédérale supprimant le principe d'anonymat lié au don de sperme, le nombre de donneurs de sperme a fortement diminué. A ce changement législatif s'ajoute la demande croissante venant de couples étrangers et surtout les conditions de sélection des donneurs : "véritable parcours du combattant, les longues et multiples analyses de sang et d'urine visant à dépister toutes maladies infectieuses et sexuellement transmissibles, puis du sperme, tendent à décourager les éventuels donneurs".

Qu'avons-nous fait du chromosome 21 ?

Dans le magazine Valeurs Actuelles, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, revient sur le cinquantième anniversaire de la découverte de l'origine de la trisomie 21 par le Pr Jérôme Lejeune (cf. Synthèse de presse du 28/01/09). Ce dernier, qui n'acceptait pas l'explication de la dégénérescence raciale, a prouvé que "la seule explication du mongolisme était un accident chromosomique". Cette découverte rendait enfin aux parents d'un enfant trisomique "dignité et espoir".

Mais Jean-Marie Le Méné s'interroge : "aujourd'hui, qu'avons-nous fait de cette découverte ?". Il rappelle qu'en France, "l'essentiel de l'effort financier de la collectivité conduit plutôt à stigmatiser, à culpabiliser et à régresser". S'il se félicite des progrès dans le diagnostic, il s'interroge : "doit-il automatiquement basculer dans le dépistage ?". Et de préciser : "le diagnostic est un acte médical, le dépistage une mesure politique".

Trisomie 21 : dépistage vs recherche thérapeutique

Le Figaro revient sur la campagne lancée par SIMYO, nouvel opérateur de téléphonie mobile, dont l’acteur trisomique Pascal Duquenne est le personnage principal.

Certains dénoncent une mise en scène du handicap mais la majorité des commentateurs et notamment les associations de défense des personnes handicapées ont préalablement approuvé cette campagne grâce à laquelle les personnes handicapées mentales sont présentées comme des "citoyens comme les autres".

Les Français favorables aux mères porteuses ?

61% des Français interrogés (au nombre de 1 017, âgés de 15 ans et plus) seraient favorables aux mères porteuses, selon un sondage Ipsos pour Top Santé et France 5.

Par ailleurs, 85% des sondés seraient inquiets face aux menaces pour la fertilité ; pour 45% les problèmes de fertilité sont liés à la pollution et aux pesticides et 24% mettent en avant l’âge tardif de procréation.

Les nouvelles frontières de la génétique et le risque d’eugénisme

L'Académie pontificale pour la vie organise un congrès international sur le thème: « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme », à l'occasion de son assemblée générale, les 20 et 21 février 2009.

Les travaux du congrès seront introduits par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie. La première session de travail sera consacrée au thème : « Les nouvelles frontières : histoire et définition du concept de génétique » ; la deuxième session au thème : « La dignité de la personne humaine et l'eugénisme » ; la troisième session au thème : « Génétique et eugénisme à la lumière de la théologie morale ». Les travaux se termineront avec l'audience du Pape Benoît XVI.

Trisomie 21 : il y a 50 ans une révolution, par J.-M. Le Méné

A l'occasion de la publication se son livre, « La trisomie est une tragédie grecque » (ed. Salvator), qui marque le 50e anniversaire de la découverte, par le professeur Lejeune de l'origine de la Trisomie 21, Jean-Marie Le Méné rappelle combien ce fut une « révolution scientifique et humaniste ». Il invite maintenant à poser un « acte de justice » qui concerne chacun.

Saluée par le monde entier, la découverte du prof . Jérôme Lejeune ouvrait la voie à la génétique moderne. Elle changeait aussi le regard porté sur les personnes handicapées mentales.

Trisomie 21 : pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?

A l'occasion du cinquantenaire de la découverte par le professeur Jérôme Lejeune de la cause de la trisomie 21 (trois chromosomes au lieu de deux sur la 21ème paire), formidable avancée saluée par le monde entier, Le Figaro a publié un appel de la Fondation Jérôme Lejeune : "Pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?".

"En France, aujourd'hui, il n'y a aucune politique publique de recherche thérapeutique sur la trisomie 21. Seule existe une politique publique de dépistage".

De l'utilité des tests génétiques

"Quelle est l'utilité médicale de connaître son risque génétique d'être atteint d'une maladie qui n'offre pas de possibilité actuelle de prise en charge médicale ?" Telle est la question sur laquelle se sont penchés les participants à la journée éthique organisée par le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM). Sans donner de réponse définitive, les intervenants ont insisté sur la nécessité de donner du temps à l'accès au savoir : "ce temps est d'une grande importance, car certaines personnes, environ 40%, décident après réflexion qu'il vaut mieux rester dans leur statut à risque que savoir qu'elles sont porteuses du gène d'une maladie incurable".

Etats-Unis : naissance d'octuplés

Lundi 26 janvier dernier, en Californie, une femme ayant suivi un traitement hormonal a donné naissance à huit bébés vivants. Prématurés de neuf semaines, les six garçons et deux filles sont aujourd’hui dans un état stable.

Des risques des tests génétiques

Le Monde revient sur le débat actuel sur les tests prédictifs (cf. Synthèse de presse 27/01/09 et 13/01/09). Les mutations de gènes multiplient ou diminuent les risques évalués par un test génétique, c'est la raison pour laquelle il serait incorrect de recourir systématiquement à ces tests. Croire que tout est inscrit dans nos gènes de "superstition génétique" pour reprendre l'expression du professeur Henri Atlan.

Essai embryonnaire...

Marc Peschanski, directeur du laboratoire I-Stem à la Génopole d'Evry commente pour Le Quotidien du Médecin l'impact d'une autorisation par la Food and Drug Administration (FDA) de lancer un essai clinique à partir de cellules prélevées sur l'embryon (cf. Synthèse de presse du 26/01/09 et du 27/01/09).

Cette autorisation "a nécessité des mises au point très importantes de la part des chercheurs, pour résoudre les nombreuses questions techniques et règlementaires posées par ce type de travail".

France: Etude de législation comparée sur l'AMP

Le service des études juridiques du Sénat vient de publier une étude de législation comparée sur l’assistance médicale à la procréation (AMP). Selon ce document, "la France fait partie des pays qui limitent le plus strictement l’accès à l’assistance médicale à la procréation". La législation de huit pays a été analysée selon deux critères : l’état civil des bénéficiaires de l’AMP et la possibilité de réaliser des inséminations et implantations post-mortem.

Doit-on lever l'anonymat du don de gamètes ?

Le Monde a consacré une interview à Irène Théry, sociologue, directrice d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et auteur de "La distinction de sexe" (Odile Jacob, 2007), à propos de l'anonymat des dons de sperme ou d'ovocytes dans les cas d'assistance médicale à la procréation (AMP).

Pour elle, il faudrait revenir sur ce principe d'anonymat, afin que les enfants nés d'un don de sperme ou d'ovocytes puissent avoir un jour accès au nom du donneur. "Est-il normal de bafouer le droit fondamental de toute personne d'avoir accès aux informations la concernant ?", s'interroge-t-elle.

Un nouveau test pour discerner l'état de conscience

Une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et du groupe hospitalier de la Pitié-Salpétrière, vient de mettre au point une méthode consistant à évaluer - grâce à des séries de sons identiques incluant ou non des altérations - l'état mental de malades dits "non communicants". (Cf. Synthèse de presse du 23/01/09 et (cf. Synthèse de presse du 21/01/09). Cette étude a été publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences.

A propos de l'accouchement sous X

Le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (CNAOP) a enregistré, au 31 décembre 2008, 3 889 demandes d'enfants nés sous X qui étaient à la recherche de l'identité de leurs parents. Selon la loi, ces enfants ne peuvent connaître leurs origines que si la mère est d'accord pour en lever le secret. Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a reconnu "le rôle essentiel du CNAOP dans le rapprochement d'enfants et de mères ayant accouché sous X" ainsi que sa capacité à être "une force de propositions".

Alain Graf, rapporteur général des états généraux de la bioéthique

Alain Graf, 40 ans, ex-conseiller au cabinet de la ministre de la Santé, a été nommé rapporteur général pour les états généraux de la bioéthique. Il devra recueillir toutes les réflexions issues des débats et leur "donner du sens" avant de remettre son rapport en juin.

Etats-Unis : 1ère autorisation d'essai clinique avec des cellules souches embryonnaires

Les autorités sanitaires américaines de la FDA (Food and Drug administration) ont autorisé le lancement d'un essai clinique pour une thérapie faisant appel à des cellules souches embryonnaires et destinée à réparer des lésions de la moelle épinière.

A la différence de George Bush, qui s'était opposé à ce que de telles recherches soient financés par des fonds fédéraux, pour des raisons éthiques et religieuses, Barack Obama avait pris position en faveur de l'utilisation de ces cellules embryonnaaires à des fins scientifiques ou thérapeutiques.

L’Afrique est menacée par le « colonialisme biologique »

Dans un long discours sur les conséquences des idées de la post modernité, Mgr Buti Joseph Tlhagale, archevêque de Johannesburg a mis en garde, le 22 janvier, contre le risque d'utilisation des « ovules des femmes africaines » pour la recherche sur les cellules souches dans les pays industrialisés. Il a dénoncé la possibilité d'un « colonialisme biologique ».

Des extraits de son discours d'inauguration de l'Assemblée plénière de la Southern African Catholic Bishop's Conference (SACBC) ont été publiés dans L'Osservatore Romano, le 25 janvier.

Afrique du sud - Les ovules des africaines risquent d'être utilisées pour la recherche

Johannesburg - “L’éthique mondiale est un défi pour les Eglises”, affirme Mgr Buti Joseph Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans le discours d’inauguration de l’Assemblée plénière de la Southern African Catholic Bishops' Conference (SACBC), qui s’est ouverte le 22 janvier. Le discours de Mgr Tlhagale a été envoyé à l’agence Fides.

“La post modernité soutient que la réalité est une construction sociale, que tu construits toi-même ta vérité. Il n’y a aucune vérité objective. Elle affirme aussi que la réalité est un texte qui doit être interprété et mon interprétation est aussi valable que celle de la personne qui est à mes côtés”, rappelle Mgr Tlhagale.

Adoption du texte relatif à la recherche sur les personnes

L'Assemblée nationale a adopté hier, jeudi 22 janvier, la proposition de loi d'Olivier Jardé mettant en place un cadre unique pour la recherche médicale sur l'être humain (cf. Synthèse de presse du 20/01/09). En simplifiant les démarches administratives, le texte a pour but de "renforcer l'activité de notre pays en matière de recherche biomédicale", a expliqué le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

La conscience des personnes non communicantes

Le Quotidien du Médecin revient sur le test mis au point par des chercheurs de l'Inserm et du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, sous la direction de Lionel Nakache, permettant d'évaluer la conscience des patients non communicants hospitalisés en réanimation ou qui émergent d'états inconscients tels qu'un coma ou un état "végétatif" (cf. Synthèse de presse du 21/01/09).

Les religions et la bioéthique (suite)

La Croix résume l'audition, mercredi 21 janvier, des représentants des grandes religions par la mission d'information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique (cf. Synthèse de presse du 21/01/09). Le quotidien souligne le fait que, chacun à leur manière, Olivier Abel (professeur de philosophie éthique à la faculté de théologie protestante de Paris), Haïm Korsia (aumônier général israélite des armées) et Xavier Lacroix (philosophe, théologien et professeur d'éthique à l'Université catholique de Lyon) ont insisté sur un double impératif : celui d'opter pour une loi cadre et celui de protéger les plus vulnérables. [Signalons que ce concept de loi cadre reste flou dans le débat national, NDLR.]

5e Marche pour la Vie

La cinquième Marche pour la Vie, organisée par le collectif "30 ans, ça suffit", aura lieu dimanche 25 janvier à Paris, avec la participation de délégations européennes. La manifestation partira de la place de la République à 14h30 en direction de la place de la Bastille.

1 enfant sur 20 issu de l'AMP chaque année

Le Figaro revient sur l'étude de l'Ined concernant l'assistance médicale à la procréation (AMP) (Cf. Synthèse de presse du 13/01/09) et rappelle qu'1 enfant sur 20 naît aujourd'hui en France à la suite d'une AMP. Depuis 30 ans, 200 000 enfants sont issus d'une AMP, soit 14 000 bébés chaque année.

En 1988, les "bébés éprouvettes" représentaient 0.52% des naissances ; taux est passé à 1.74% en 2006 et sera de 2% en 2010 si "la tendance se poursuit à ce rythme".

Don d'organes: Angleterre et Singapour

Angleterre : de plus en plus de donneurs d'organes

En Angleterre, le nombre de personnes inscrites sur le registre des donneurs d'organes a atteint 16 millions, ce qui constitue un record. Malgré cela, les organes continuent à manquer et 1 000 personnes en attente d'une greffe pourraient mourir cette année.

A propos des cellules souches

Dans un article publié par la revue Nature biotechnology, Anselme Perrier et ses collaborateurs de l'Inserm expliquent comment ils ont utilisé des cellules souches embryonnaires pour comprendre les proliférations de cellules cancéreuses.

Par ailleurs, une équipe de scientifiques menée par l'Institut de Recherche sur les cellules souches et le cancer de l'Université de McMaster en Ontario a trouvé un moyen de différencier les cellules souches embryonnaires humaines saines de celles potentiellement cancéreuses. L'équipe a établi une liste de 12 critères qui permettent de distinguer les cellules normales de celles partiellement transformées et donc potentiellement cancéreuses. Cette étude montre le lien étroit entre les cellules souches embryonnaires et les cellules cancéreuses.

Les religions et la bioéthique

Seront auditionnés aujourd'hui devant la mission parlementaire d'information sur la révision des lois de bioéthique les représentants des grandes religions : Olivier Abel, professeur de philosophie éthique à la faculté de théologie protestante de Paris ; le rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées ; Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman et Xavier Lacroix, philosophe, théologien et professeur d'éthique à l'Université catholique de Lyon.

1er essai clinique sur les AVC à base de cellules foetales

En Grande-Bretagne, l'équipe dirigée par le neurologue Keith Muir (université de Glasgow) a reçu, pour la première fois, le feu vert des autorités sanitaires britanniques pour tenter de soigner les effets des accidents vasculaires cérébraux (AVC) avec des cellules souches d'origine fœtale.

Inde : l'Eglise contre la légalisation de l'euthanasie

En Inde, dans l'état du Kerala, les représentants de l'Eglise catholique se sont élevés contre un projet de la Commission des lois visant à légaliser l'euthanasie. Président de la Commission pour la Famille et évêque d'Idukki, Mgr Mathew Anikuzhikattil a déclaré que l'approbation d'une telle pratique serait "inhumaine et contre les principes fondamentaux de la foi des chrétiens".

De la féminisation des poissons

Selon une étude menée par des chercheurs britanniques et parue le 7 janvier dernier sur le site de la revue Environmental Health Perspectives, la féminisation des poissons des rivières résulte à la fois de la présence d'hormones féminines (œstrogènes) mais aussi de celle de substances antagonistes des hormones masculines : les anti-androgènes.

Axel Kahn et la recherche sur l'embryon

Plusieurs courriers des lecteurs de La Croix reviennent sur l'article du quotidien sur l'audition d'Axel Kahn dans le cadre de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique (cf. Synthèse de presse du 10/11/08).

Pour l'un, les positions d'Axel Kahn sur la recherche sur l'embryon ne sont pas aussi "claires" que La Croix l'affirme : "en fait de clarté, Axel Kahn ne fait qu'illustrer une fois de plus le travers de bien des positions dites "bioéthiques" : on s'appuie sur des faiblesses de la législation en vigueur, face à des situations imprévues (que faire des embryons surnuméraires congelés ?...) ou des progrès technologiques (faisabilité du "bébé médicament", amélioration du diagnostic préimplantatoire...), pour proposer une nouvelle législation plus permissive, tout en prétendant que cela permettra d'encadrer les pratiques, d'éviter les excès..." Ce lecteur appelle "la république des droits de l'homme [à] défendre le premier de ces droits, celui sans lequel les autres ne sont rien : le droit à la vie de chaque être humain, de sa conception à sa mort naturelle".

Une proposition de loi sur les recherches sur la personne

La Croix revient sur la proposition de loi du député (Nouveau Centre) Olivier Jardé sur les recherches sur la personne qui sera examinée jeudi prochain en séance publique (cf. Synthèse de presse du 15/01/09). Afin de contrecarrer "la lenteur des circuits administratifs" et "la multiplicité des guichets d'autorisation", le député propose d'adopter un socle commun aux trois types de recherche : recherches biomédicales (encadrées par la loi Huriet-Sérusclat de 1988), recherches "visant à évaluer les soins courants" (loi de santé publique 2004) et recherches "observationnelles".

Etats-Unis : vers une nouvelle loi sur les cellules souches embryonnaires ?

Alors que la cérémonie officielle d'investiture du nouveau président américain, Barack Obama a commencé hier et se terminera demain mardi 20 janvier, le président Bush et Barack Obama font état de leurs divergences sur les questions de bioéthique.

"Cherchons pour soigner et non plus pour supprimer"

Dans le courrier du lecteur du Monde, une personne dénonce la naissance du premier bébé britannique sélectionné par diagnostic préimplantatoire (DPI) sur une prédisposition au cancer du sein (Cf. Synthèse de presse du 14/01/09). Pour la première fois, le DPI a été utilisé pour sélectionner des embryons prédisposés à une maladie et non pas porteurs avec certitude d'une maladie grave. Ce lecteur regrette qu'avec ce type d'arguments, "on peut justifier tous les critères de sélection liés aux capacités physiques, intellectuelles...".

De la pertinence éthique et anthropologique de Dignitas personae

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur l'Instruction Dignitas personae (cf. Synthèse de presse du 12/12/08) et analyse pourquoi l'Eglise dit non à l'Assistance médicale à la procréation (AMP), y compris entre époux. L'Eglise réaffirme en effet le lien indissoluble entre le don de la vie et la dignité de l'amour humain ; l'Instruction rappelle "la reconnaissance inconditionnelle de la dignité de la personne à tout être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle" et "la dignité inviolable du mariage et de la famille qui constituent le contexte authentique où la vie humaine trouve son origine".

Marc Peschanski : il faut autoriser la recherche sur l'embryon

Hier, devant la mission parlementaire française sur la révision des lois de bioéthique, Marc Peschanski, directeur scientifique de l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-Stem), a demandé que la loi autorise la recherche sur l'embryon.

Rappelons que, depuis 2004, la loi interdit la recherche sur l'embryon mais l'autorise à titre dérogatoire, pour cinq ans, à condition que celle-ci puisse démontrer son intérêt thérapeutique. Marc Peschanski a d'ailleurs été le premier à obtenir l'autorisation, en 2006, d'établir des lignées de cellules souches embryonnaires.

Le taux de réussite des fécondation in vitro (FIV) diminue avec l'âge

D'après une étude menée par une équipe de Boston et publiée dans le New England Journal of Medicine, les chances de donner naissance à un bébé conçu par fécondation in vitro (FIV) après 40 ans, sont inférieures de plus de 50% à celles âgées de moins de 35 ans. Plus la femme avance en âge, plus les chances que la FIV réussisse s'amenuise. La FIV n'est donc pas une technique destinée à pallier l'infertilité liée à l'âge.

Une loi pour encadrer la recherche sur les personnes

Une proposition de loi pour "donner un cadre unique à toute recherche sur l'être humain" a été déposée à l'Assemblée nationale, le 12 janvier, par Olivier Jardé, député du Nouveau Centre. Elle sera débattue le 22 janvier prochain.

La proposition veut placer "la personne et donc son information et sa protection, au cœur de la recherche" et "déclarer solennellement que le développement de la recherche sur la personne constitue une priorité nationale". Il s'agit de "simplifier les démarches administratives des promoteurs de la recherche".

A propos de Jean Leonetti

Le magazine La Vie dresse un portrait de Jean Leonetti, député UMP, qui va piloter les premiers états généraux de la bioéthique avant la révision des lois prévue en 2010. Cela fait six ans que ce médecin cardiologue travaille sur la fin de vie. Sur la bioéthique, il estime qu'il faut écouter les expériences de chacun et se méfier de la médiatisation des histoires particulières et de l'émotion qu'elles suscitent. "Je ne crois pas que les émotions doivent être éliminées, mais il faut les confronter, en étudier toutes les facettes dans leur complexité et les organiser, afin d'élaborer un raisonnement", explique-t-il.

Belgique : un projet de loi sur le matériel corporel humain controversé

Le 4 décembre 2008, la Chambre des Représentants a adopté un projet de loi "relatif à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherche scientifique". Ce projet a été préalablement approuvé par le Sénat le 18 juillet 2008 par 42 voix favorables, 4 absentions et aucune voix contre.

Ce texte a pour objectif de "réglementer la commercialisation de tout matériel d'origine humaine". Selon l'article 2 du projet de loi : "pour l'application de la présente loi, on entend par "matériel corporel humain", tout matériel biologique humain, y compris les tissus, les cellules, les gamètes, les embryons, les fœtus, ainsi que les substances qui en sont extraites, et quel qu'en soit le degré de transformation".

La politique de limitation des naissances au Vietnam

Au Vietnam, la limitation des naissances est une priorité. Le 27 décembre dernier, le Comité permanent de l'Assemblée nationale vietnamienne a rappelé clairement à la population la règle de deux enfants par famille. Quelques exceptions sont tolérées et aucune sanction n'est prévue pour les couples qui ne se plient pas à la règle, contrairement à ce qui se passait dans les années 1980 et 1990.

Le Vietnam est le 13e pays le plus peuplé du monde avec 86 millions d'habitants. Son indice de fécondité, qui est de 2,1 enfants par femme, a été divisé par trois en trente ans. Le recul de la mortalité soutient l'augmentation de la population.

Diagnostic préimplantatoire (DPI) : jusqu'où aller ?

Le Monde revient sur la naissance, le 9 janvier dernier, du premier bébé britannique sélectionné par diagnostic préimplantatoire (DPI) contre une prédisposition au cancer du sein. Afin que l'enfant ne soit pas porteur du gène BRCA1 qui accroîtrait de 50 à 80% les risques de cancer du sein sa mère a décidé de recourir au DPI (cf. Synthèse de presse du 29/12/09). Cette naissance provoque bien des polémiques.

200 000 enfants sont nés par FIV en 30 ans

Selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED), depuis la naissance en Grande-Bretagne, en 1978, de Louise Brown, premier bébé éprouvette au monde, 200 000 enfants ont été conçus en France par fécondation in vitro (FIV). Au total, "en 2003, une naissance française sur vingt a été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale". En France, en 2007, ce sont plus de 20 000 enfants qui sont issus d'une assistance médicale à la procréation (AMP) ; parmi eux 70% sont nés par FIV et 30% par insémination artificielle (IA). Par ailleurs, "en 2006, les FIV avec don ont conduit à la naissance de 304 enfants par don de spermatozoïdes, 106 enfants par don d'ovules et 10 enfants par accueil d'embryons" ; 86% des IA ont été réalisées avec le sperme du conjoint.

Mensonges autour de la pilule du lendemain

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur l'un des aspects de l'Instruction Dignitas personae : la pilule du lendemain. Certains discutent sur l'action de cette pilule. L'Instruction, elle, est très clair : "les études expérimentales montrent que l’effet d’empêcher l’implantation est réellement présent, même si cela ne signifie pas que les moyens d’interception provoquent un avortement à chaque fois qu’on y a recours, puisqu’un rapport sexuel ne donne pas toujours lieu à une fécondation. Toutefois, il convient de noter que, chez celui qui veut empêcher l’implantation d’un embryon éventuellement conçu et qui pour cela demande ou prescrit de tels agents, l’intentionnalité de l’avortement est généralement présente [...]."

Les femmes sont-elles suffisamment informées sur le dépistage de la trisomie 21 ?

Selon une étude menée par l'unité Inserm 912 et le département de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Poissy-Saint Germain dans les Yvelines, le dépistage de la trisomie 21 au cours de la grossesse ne serait pas bien compris par les femmes.

En France, depuis le décret du 6 mai 1996, les médecins doivent proposer aux femmes enceintes d'établir un diagnostic prénatal, et de les informer sur cette démarche médicale. Ils doivent certifier avoir informé la femme enceinte en lui faisant signer une attestation et ils doivent recueillir son consentement écrit quant à la réalisation de ce dépistage.

A propos de la révision de la loi de bioéthique

L'Express revient sur la révision de la loi de bioéthique de 2004 dont le chantier s'ouvre concrètement en ce début d'année. De la légalisation des mères porteuses à la levée de l'anonymat des dons de gamètes en passant par l'accès à l'assistance médicale à la procréation (AMP), les conditions de recours au diagnostic préimplantatoire (DPI) et aux tests génétiques et la problématique de la recherche sur l'embryon... sont autant de questions auxquelles les parlementaires sont appelés à donner une réponse.

Le Vatican se démarque de l'Italie au niveau législatif

Le Vatican vient de décider de ne plus adopter automatiquement les lois votées par le Parlement italien. Même s'il n'était pas assujetti à la législation italienne, la force de l'habitude avait fini par prendre le dessus et les lois italiennes étaient automatiquement converties, depuis les accords de Latran signés en février 2009.

Quelques nouvelles brèves du service Gènéthique

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, contre l'euthanasie

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a réaffirmé son opposition à la légalisation du suicide assisté ou de l'euthanasie. Il a répété qu'il s'opposerait fermement à tout projet de loi visant à légaliser ces pratiques en Angleterre. "Je pense que nous devons faire en sorte que l'importance de la vie humaine soit reconnue", a-t-il ajouté. Pour lui, il est absolument nécessaire de pas mettre en place une législation qui agirait de telle sorte qu'elle pourrait contraindre certaines personnes âgées ou malades à accepter une mort assistée, considérant que c'est la seule chose que notre société attendent d'elles.

Canada : AMP et avortement

En 2006, les cliniques de fertilité canadienne ont enregistré un taux de 27 naissances vivantes pour 100 cycles de fécondations in vitro (FIV). Cette même année, 15% des grossesses obtenues par assistance médicale à la procréation (AMP) se sont soldées par une fausse couche et 70% des enfants issus d'une FIV étaient uniques et 95% des naissances multiples étaient celles de jumeau. En 2007, le taux de grossesse obtenues par FIV était de 35% (le taux de naissances vivantes n'est pas encore disponible).

La "Découverte de l'année" selon Science est...

Comme chaque année, la revue américaine Science a publié son palmarès des 10 travaux scientifiques les plus importants de l'année. Pour l'année 2008, c'est la reprogrammation cellulaire permettant d'obtenir des lignées de cellules souches à partir de cellules adultes qui est honorée du titre de "Découverte de l'année".

Les chiffres du dépistage prénatal

Le journal de la vie mutualiste, Viva, revient sur la question du dépistage prénatal (DPN) et des dérives qu'il entraine. Rappelons que l'amniocentèse et l'échographie permettent de détecter des malformations ou des anomalies mais que 30 à 40% des anomalies fœtales ne sont pas décelables.

Le marché des éléments du corps humain

L'Express consacre un dossier à l'expansion des thérapies à base de cellules souches et d'organes du corps humain et évoque les questions éthiques liées au développement d'un marché planétaire, pas toujours bien contrôlé.

Citant le cas d'Albert, "grand gaillard de 52 ans" qui a été sauvé in extremis d'une grave leucémie grâce à la greffe de sang de cordon d'une petite fille née dans une maternité des environs, le magazine évoque les qualités exceptionnelles des cellules souches et notamment celles des cellules du sang de cordon ombilical. Les cellules souches qui ont la particularité de se multiplier de façon quasi illimitée ont le pouvoir de donner naissance à plusieurs types de cellules en vue de régénérer de nombreux tissus.

La science n'est ni bien ni mal, c'est l'usage qu'on en fait...

A l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Alfred Nobel, le 10 décembre, Libération s'interroge sur le lien entre science et liberté en matière de tests génétiques. Si pour Alfred Nobel la première vertu de la recherche scientifique est "d'œuvrer pour le plus grand bénéfice de l'humanité", qu'en est-il de l'usage des empreintes génétiques, s'interroge le quotidien ? Ainsi le 8 décembre, la revue Nature, publie une intervention d'Alec Jeffreys, inventeur des empreintes génétiques, qui s'indigne de ce que l'ADN de près d'un million d'innocents soit stocké dans le ficher de police de son pays, ruinant ainsi le principe de présomption d'innocence fondant le système judiciaire. Toutefois, il reconnaît que le stockage des empreintes génétiques des criminels est utile et que "la science des empreintes génétiques" a permis d'innocenter des milliers de personnes condamnées.

La nouvelle Instruction du Vatican sur la bioéthique : Dignitas Personae

"Par le simple fait qu'il existe, chaque être humain doit être pleinement respecté".

Alors que l'Eglise de France se prépare au débat bioéthique et a invité samedi 13 décembre, 300 "personnes ressources" à réfléchir à l'approche des Etats généraux de la bioéthique, la Congrégation pour la doctrine de la Foi, au Vatican, a publié vendredi 12 décembre 2008, une nouvelle Instruction très attendue, sur les questions de procréation et de recherche biomédicale : Dignitas Personae. 21 ans après l'Instruction Donum Vitae publiée en 1987, ce texte rappelle les principes déjà énoncés dans Donum Vitae et les revisite à la lumière des avancées scientifiques et technologiques. Si le principe fondateur de respect de la dignité de la personne n'a pas changé, la technique médicale a évolué et de ce fait de nouvelles questions surgissent : le texte évoque donc en 37 articles les principes et affronte certaines de ces problématiques récentes qui suscitent attentes et préoccupations. L'Eglise précise que le "Magistère tient à encourager et à exprimer sa confiance envers ceux qui considèrent la science comme un précieux service pour le bien intégral de la vie et pour la dignité de chaque être humain" et que c'est avec espoir qu'Elle regarde la recherche scientifique.

Dignitas personae

20 ans après l'instruction Donum Vitae qui portait "sur la respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation", paraît aujourd'hui l'instruction Dignitas personae "sur certaines questions de bioéthique". Quatre années de travail ont été nécessaires à la Congrégation pour la doctrine de la foi pour élaborer ce document qui a pour but de répondre aux nouvelles questions posées par les avancées de la science (embryons hybrides, clonage, recherche sur les cellules souches, contraceptifs-abortifs...).

Réglementer le "business des cellules souches"

Face au "business des cellules souches", la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (ISSCR) vient de lancer un appel aux instances réglementaires pour qu'elles enrayent des techniques souvent pratiquées "au mépris de l'éthique et du respect des patients". "Les législateurs ont la responsabilité de prévenir l'exploitation des patients dans leur juridiction et, lorsque cela est nécessaire, de fermer les cliniques frauduleuses et de prendre des mesures à l'encontre des médecins impliqués", explique Georges Daley, ancien président de l'ISSCR.

France: Le comité de pilotages des États généraux est installé

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a installé, hier, lundi 8 décembre, le comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique. Roselyne Bachelot a d'abord rappelé que la loi de bioéthique "est destinée à encadrer les recherches et les pratiques médicales dans ce domaine, en suivant un seul et même impératif : garantir le respect de la dignité humaine". "Il importe bien évidemment de prendre en compte les progrès scientifiques constants et les évolutions de la société et des mentalités", a-t-elle ajouté.

Droits de l'homme et éthique médicale

Interviewé dans Le Quotidien du Médecin, Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace éthique de l'AP/HP, revient sur la filiation entre les droits de l'homme et l'éthique médicale alors que l'on fête le soixantième anniversaire de la Déclaration de 1948.

Dès son préambule, la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame "la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et leurs droits égaux et inaliénables" comme "fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde". Il constate d'ailleurs que, dans cette Déclaration, "la réflexion sur l'éthique du soin et la relation à l'autre y est très présente". Rédigé en 1947, le Code de Nuremberg constituait déjà "un appel à la vigilance de la communauté internationale".

A propos des neurosciences

La Croix consacre un dossier aux deux pistes fondamentales de recherches envisagées pour "réparer" le cerveau que sont d'une part les méthodes électro-physiologiques et celles dites biologiques de thérapie cellulaire.

Les premières visent à "corriger l'activité électrique des cellules nerveuses - neurones - en leur imprimant un courant électrique, continu et à haute fréquence, à partir d'une électrode positionnée sur la zone déficiente du cerveau et d'une pile située sous la peau". La technique de la stimulation profonde est ainsi proposée, par exemple, pour la maladie de Parkinson, les troubles obsessionnels compulsifs, ou la dystonie déformante. Professeur de neurologie à l'hôpital de la Piété-Salpêtrière, William Camus ajoute que "les résultats thérapeutiques obtenus par la stimulation profonde sont nettement supérieurs à ceux apportés par les greffes de cellules nerveuses embryonnaires, et se maintiennent plusieurs années".

France: Vers une dépénalisation du clonage embryonnaire

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon revient sur le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) qui préconise une dépénalisation du clonage embryonnaire.

Il rappelle que le clonage consiste à retirer le noyau d'une cellule adulte pour le transférer dans un ovocyte duquel on a retiré au préalable son matériel génétique. On déclenche artificiellement la formation de l'embryon. L'objectif annoncé de cette technique : obtenir des cellules souches immuno-compatibles pour une thérapie cellulaire individualisée.

Un réseau démantelé de vente de bébés sur Internet

L'escroquerie d'une mère porteuse vient de révéler aux Pays-Bas un marché clandestin de nourrissons sur Internet.

Marc P. interrogé par la police a révélé que sa compagne, Sonia R. avait vendu à une amie les jumeaux qu'elle avait mis au monde pour un montant de 10 000 euros. Cette dernière a été arrêtée et mise en examen pour escroquerie et traitement dégradant, vendredi 5 décembre. Cette histoire a permis de mettre à jour l'existence d'un marché clandestin d'enfants auquel appartenaient Sonia R. et d'autres femmes flamandes.

Des droits de l'homme

L'hebdomadaire La Vie consacre un dossier au 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies, à l'heure où certains revendiquent de "nouveaux droits" comme le suicide assisté, "le "droit à la maternité" qui "exige" la légalisation des mères porteuses" ou encore "le droit à l'enfant parfait, avec des embryons triés sur le volet". Dans son éditorial, Jean-Pierre Denis s'élève contre ces "revendications particulières" qui pourrait faire que "la dimension universelle risque de se retourner comme un gant, au profit de satisfactions privées apparemment légitimes, mais souvent plus consuméristes qu'altruistes".

L'UE contre la brevetabilité des cellules embryonnaires humaines

La Grande chambre de recours de l'Office européen des brevets (OEB) a statué que la brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) va à l'encontre du droit européen relatif aux brevets. Rendue publique hier, jeudi 27 novembre, cette décision met fin, en dernière instance, à l'affaire WARF/Thomson dans laquelle le requérant demandait un brevet sur une méthode de culture de cellules souches embryonnaires humaines.

Illustrations "banales" de l'assistance médicale à la procréation

A la veille de la révision des lois de bioéthique qui portera notamment sur les conditions de mise en œuvre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), Libération décrit le "quotidien dans un service de procréation assistée", celui du Pr René Frydman, à l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart. La journaliste cite ainsi l'exemple de trois patients.

La première, âgée de 22 ans et enceinte de 18 semaines souhaite pratiquer une interruption médicale de grossesse (IMG) parce que son bébé a, comme elle, un bec-de-lièvre. Ce genre de malformation n'entraîne normalement pas d'IMG, mais les médecins en discutent en "staff". Pour Paul Atlan, gynécologue-obstétricien, "quand il y a une demande aussi forte, c'est difficile de dire non". Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, estime que "sa demande n'est que le reflet de sa souffrance". Finalement, la décision sera reportée et on apprend à la fin de l'article que la jeune femme est parie en Hollande pour se faire avorter.

Révision des lois de bioéthique : le rapport du CCNE

Mardi 25 et mercredi 26 novembre se tenaient les Journées annuelles d’éthique organisées par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). La journée du 26 novembre était consacrée à la prochaine révision des lois de bioéthique. Le CCNE y présentait notamment ses travaux préparatoires à cette révision, commandés par le Premier ministre, pour "identifier les problèmes philosophiques et les interrogations éthiques que suscite ce rendez-vous, en indiquant les questions qui méritent d’être débattues et en rendant compte de la complexité de ces questions".

Un comité de pilotage pour la révision des lois de bioéthique

Roselyne Bachelot a annoncé hier, en conseil des ministres, la nomination d'un comité de pilotage des états généraux de la bioéthique, présidé par le député Jean Leonetti. "Les questions de bioéthique ne doivent pas être confisquées par les spécialistes, elles concernent tout un chacun. Mon objectif est que le débat puisse avoir lieu, débarrassé des fausses craintes et des faux espoirs que suscitent ces questions fondamentales", a déclaré la ministre.

Europe : Non brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines

La « non brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines » est une « décision de bon sens et un bon signe », déclare le secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE), Piotr Mazurkiewicz.

Il salue la décision de la Grande Chambre de recours de l'Office Européen des Brevets (OEB): « La brevetabilité de cellules souches embryonnaires humaines va à l'encontre du droit européen des brevets. Cette confirmation de la part de l'Office européen des brevets est un signe important en faveur de la protection des embryons humains.»

Une nouvelle piste de recherche pour le traitement de la trisomie

Une nouvelle piste de recherche s'est ouverte pour le traitement de la trisomie, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Selon une étude parue dans le magazine New Scientist, des chercheurs américains auraient, en injectant deux protéines (NAP, SAL) chez des souris atteintes de trisomie 21, réussi à freiner les effets de cette déficience intellectuelle d'origine génétique.

Bébé-médicament ou bébé-instrument

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur le processus du bébé-médicament qu'il juge "inutilement transgressif et scientifiquement inutile".

Rappelons que cette méthode a pour but de "réussir un enfant dans le but d'en guérir un autre", en l'occurrence son frère ou sa sœur malade. Pierre-Olivier Arduin rappelle que la pratique du "bébé-médicament" repose sur la mise en œuvre d'une fécondation in vitro (FIV) à l'issue de laquelle on fait un diagnostic pré-implantatoire (DPI) qui a pour but de rejeter, d'une part les embryons porteurs de la maladie, et d'autre part ceux qui sont sains mais incompatibles génétiquement avec l'ainé malade. Si l'on détecte "un bon donneur", celui-ci est réimplanté chez la mère pour "récolter à la naissance le sang placentaire qui sera administré à l'enfant malade".

Qui, parmi les Français, participera au débat sur la bioéthique ?

Le journal La Croix a interviewé Dorothée Benoit-Browaeys, déléguée générale de l'Association VivAgora, sur la façon dont vont être recrutés les Français qui participeront au débat sur les question de bioéthique.

Etats généraux : les parlementaires craignent l'opinion

Alors que s'ouvrent les Journées annuelles d'éthique, organisées par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), La Croix revient sur les Etats généraux prévus, au deuxième semestre 2009, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique de 2004.

Selon un décret qui devrait paraître cette semaine, le comité de pilotage devrait être constitué de six personnes dont Alain Claeys (PS, Vienne), président et rapporteur de la mission parlementaire sur la révision de la loi, et Jean Leonetti (UMP, Alpes Maritimes).

Plaidoirie pour mères porteuses

Dans Libération, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval et le gynécologue-obstétricien François Olivennes fustigent le récent rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) dans lequel les parlementaires se prononcent contre une légalisation de la pratique des mères porteuses (cf. Synthèse de presse du 18/11/08). Pour eux, les mères porteuses sont une forme de "parenté moderne", "composée de la participation corporelle d'un ou de plusieurs parents" et "n'est en aucun cas un mode d'acharnement procréatif".

Environnement chimique et reproduction

Alors que s'ouvre aujourd'hui le colloque européen sur les effets de l'environnement chimique sur la reproduction et le développement de l'enfant (cf. Synthèse de presse du 19/11/08), la presse revient largement sur la dégradation de la fertilité masculine constatée depuis quelques années. En 50 ans, le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué de 50% environ ; le nombre de malformations génitales masculines est en hausse et les cancers du testicule ont augmenté de 50% en 20 ans en France... En Espagne par exemple, selon une étude publiée en octobre dernier par des chercheurs de l'Institut Marques de Barcelone, près de 6 jeunes sur 10 auraient un sperme de qualité inférieure au seuil considéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le début d'éventuels problèmes de fécondité.

Le marché du sang de cordon

Le Figaro revient sur le rapport de Marie-Thérèse Hermange, sénateur UMP de Paris, dans lequel elle dénonce, au nom de la Commission des Affaires sociales du Sénat, le retard français en matière de stockage de sang de cordon alors que les indications thérapeutiques de ces cellules se multiplient (cf. Synthèse de presse du 05/11/08 et du 07/11/08).

Le quotidien se penche notamment sur la question des banques de stockage. Dans le monde, des dizaines de banques privées proposent d'assurer le prélèvement de sang de cordon à la naissance ainsi que sa conservation pendant une vingtaine d'années, pour un usage personnel ou intrafamilial, et ce moyennant une somme estimée entre 1 000 et 3 500 euros. Selon la banque britannique Cryogenesis, en Angleterre, 30 000 patients ont été déjà été séduits quand la banque nationale stocke 11 000 unités de sang placentaire (USP) seulement. Aux Etats-Unis, les banques privées compteraient plus de 2,5 millions de clients.

Le rapport du CCNE sur la loi de bioéthique de 2004

Après l'Agence de la biomédecine (cf. Synthèse de presse du 13/11/08) et l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) (cf. Synthèse de presse du 18/11/08), c'est au tour du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) de rendre sa copie sur la loi de bioéthique de 2004. Son rapport devrait être rendu public jeudi prochain. Les "Sages" n'ont pas rédigé d'avis ou de propositions, mais ont fait un travail de "mise à plat" du dispositif législatif actuel destiné à guider le législateur.

Insémination avec donneur : vers une levée de l'anonymat

L'Agence de la biomédecine, sous la tutelle du ministère de la Santé lance aujourd'hui une campagne d'information et de recrutement sur le don de spermatozoïdes.

Rappelons que la loi française repose sur le principe de l'anonymat. Les parents et le donneur ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais. Les enfants ne connaissent donc pas leur père biologique. Tel est le cas pour Justine, 27 ans, Arthur, 25 ans et Audrey, 19 ans, ces trois frère et sœurs chacun conçu grâce à un don de sperme mais d'un donneur différent. Dans le quotidien Libération, ils racontent pourquoi ils souffrent de ne rien savoir de leurs géniteurs.

Les chiffres de l'AMP

Le Monde revient sur la question de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et notamment sur l'âge de la mère. Les différentes techniques d'AMP ont permis, en 2006, la naissance de 20 042 bébés, ce qui représente 2,4% des naissances enregistrées par l'Insee la même année. Aujourd'hui, 15% des couples consultent pour infertilité.

La plupart de ces bébés (18 804) sont issus des gamètes de leur père et de leur mère. 1 122 sont nés à la suite d'un don de spermatozoïdes, 106 après un don d'ovocytes et 10 après un transfert d'embryons congelés.

A propos du rapport de l'OPECST (suite)

Le quotidien La Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de bioéthique de 2004. Considérant que la révision de cette loi est lourde et difficilement compatible avec le rythme des avancées scientifiques, ils préconisent une évolution "vers une loi cadre qui énonce les grands principes et les interdits, mais n'entre pas dans la technicité". Cette loi-cadre serait évaluée chaque année par l'Agence de la biomédecine et l'OPECST ; ce qui "permettrait une réactivité plus grande", a indiqué Alain Claeys.

Réactions au test permettant "d'améliorer" le dépistage des enfants trisomiques

Dans le courrier des lecteurs de La Croix, plusieurs personnes réagissent à la façon dont le journal a présenté les "avantages d'un nouveau test de la trisomie 21" (cf. Synthèse de presse du 17/10/08). Le lecteur fait remarquer que "de façon étonnante" ce test est présenté comme "sans danger pour le fœtus, alors que chacun sait que la positivité du test aboutit le plus souvent à un arrêt de mort pour celui-ci !" et "qu'il n'a qu'un seul objectif : l'élimination de l'enfant non conforme".

A propos du rapport de l'OPECST

La Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de bioéthique de 2004. Après avoir été présenté hier aux autres membres de l'OPECST (cf. Synthèse de presse du 18/11/08), ce document devrait être rendu public aujourd'hui.

Les souris nourries aux OGM ont des problèmes de reproduction

Selon une étude menée par des chercheurs autrichiens et publiée le 12 novembre dernier, les souris nourries au maïs génétiquement modifié MON810-NK603 se reproduisent moins bien que celles nourries au maïs non OGM. Prudents dans leur conclusion, les chercheurs du département de médecine vétérinaire de l'université de Vienne appellent à poursuivre ces recherches afin d'en confirmer - ou infirmer - les résultats : "d'autres études devront déterminer si d'autres espèces animales que les souris sont également concernées". Ils soulignent qu'il s'agit de "résultats provisoires" qui ne peuvent "en aucun cas, être aujourd'hui reportés sur l'être humain".

Jean Leonetti : réflexions sur la fin de vie

En décembre prochain, la mission Leonetti, chargée de l'évaluation de la loi sur la fin de vie, remettra son rapport au gouvernement. Après neuf mois de travaux, le député Jean Leonetti, rapporteur, publie un ouvrage intitulé "A la lumière du crépuscule" (Editions Michalon, 160 pages, 14 euros). Le Quotidien du Médecin dévoile quelques unes des réflexions de l'auteur.

Jean Leonetti revient sur l'affaire Sébire*, à l'origine de cette mission d'évaluation. Selon lui, le traitement médiatique qui en a été fait "a complètement éclipsé tout raisonnement derrière". Sur un sujet aussi grave que celui de la fin de vie, il est nécessaire de ne pas se laisser guider par l'émotion. Et puis, "quand on connaît l'histoire médicale et qu'on voit comment les choses se sont passées, on se dit que tout le monde a manipulé tout le monde".

Un partenariat public-privé pour les prélèvements de sang de cordon

Les présidents de la Fondation générale de santé, Antonio Ligresti, et de l'Etablissement français du sang (EFS), Jacques Hardy, ont signé hier, lundi 17 novembre, un accord de partenariat pour doubler le nombre de maternités qui prélèvent le sang de cordon en France d'ici à 2010. Interviewé dans Le Quotidien du Médecin, le Pr Grégory Katz, directeur de la Générale de santé, explique ce qu'il présente comme "une solution à la pénurie de greffons".

Le rapport de l'OPECST sur la loi de bioéthique soumis au vote

Les députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS) soumettent aujourd'hui leur rapport sur l'évaluation de la loi de 2004 aux membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST). S'il est adopté, ce document servira à informer les parlementaires des sujets et de leurs enjeux qui seront débattus à l'occasion de la révision de la loi de bioéthique, prévue en 2009. Jean-Sébastien Vialatte en commente les grandes lignes dans Le Figaro.

Sur la question des mères porteuses, les rapporteurs restent prudents, d'une part en raison de l'impossible anonymat des mères porteuses et, d'autre part, à cause des éventuelles conséquences psychologiques pour l'enfant.

De la banalisation de l'avortement à l'eugénisme

La revue L'Obstétrique consacre, dans son numéro du mois de novembre, un article à la clause de conscience à propos de l'avortement. Dans une première partie, les auteurs retracent l'histoire de la loi Veil qui "réglait un problème de santé publique ancestral" et qu'ils soutiennent largement. Dans la conclusion de cette partie, les auteurs regrettent l'exercice de la clause de conscience puisqu'"il s'agit en effet d'appliquer une loi qui a été votée démocratiquement pour traiter un problème reconnu de santé publique".

L'Agence de la biomédecine rend son bilan de l'application des lois de bioéthique

L'Agence de la biomédecine, qui encadre les activités de greffe, de procréation et de recherche, a remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, un bilan d'application des lois de bioéthique du 6 août 2004. Cet état des lieux vise à faire le bilan de la mise en œuvre de la loi et de proposer des pistes de réflexion pour un changement législatif.

Barack Obama et l'avortement

Le président élu, Barack Obama, envisagerait de remettre en cause rapidement plusieurs décisions de son prédécesseur George W. Bush, notamment sur la question des cellules souches embryonnaires. John Podesta, chef de son équipe de transition, a ainsi expliqué : "sur la recherche sur les cellules souches [...] on voit l'administration Bush, même à l'heure actuelle, avancer de façon agressive pour faire des choses qui, je pense, ne sont probablement pas de l'intérêt du pays".

Transplantation d'ovaire entre jumelles

Pour la première fois, une équipe américaine a greffé intégralement un ovaire sur une femme stérile. Celle-ci devrait très prochainement donner naissance à un enfant.

La patiente, une londonienne de 38 ans, a reçu il y a un peu plus d'un an l'ovaire de sa sœur jumelle. La transplantation gémellaire offre l'avantage d'éviter tout rejet immunitaire et assure aussi la naissance d'un bébé au patrimoine génétique "identique" à celui de la mère.

Création en 2006 d'une chimère homme animal en France : rapport entre science et droit

Dans le quotidien Libération, Sonia Desmoulin, juriste et chargée de recherche au CNRS, explique le but de ses travaux. Ceux-ci sont de deux ordres l'un fondamental, l'autre pratique : "comment s'articulent les relations entre le droit et les sciences dures ?" et "dans quelles conditions, au terme de quel processus, peut-on encadrer juridiquement des activités scientifiques et techniques ?".

Le Saint-Siège rappelle à Obama que la destruction d’embryons est injustifiable

A l'annonce de l'intention du président américain Barack Obama de libéraliser la recherche sur les embryons humains, le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, le cardinal Javier Lozano Barragán, a réaffirmé ce mardi que cette pratique constitue une atteinte à l'éthique.

Interrogé par une journaliste, au cours d'une conférence de presse au Vatican, sur ce qu'il pensait des politiques de recherche sur les cellules souches évoquées dimanche dernier par le président élu des Etats-Unis, le prélat mexicain a rappelé la position de l'Eglise.

Axel Kahn auditionné à l'Assemblée

Le Pr Axel Kahn, généticien et président de l'université Paris-Descartes a été entendu dans le cadre de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique.

ll a demandé que soit autorisée en France la recherche sur l'embryon. Pour lui, il faut transformer le moratoire de 5 ans en "loi positive". "La loi ne gagne rien à être en faux semblant." Rappelons qu'actuellement, en France, la recherche sur l'embryon reste interdite sur le principe. Une dérogation a été donnée, l'autorisant pour 5 ans, lorsqu'elle est "susceptible de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivie par une méthode alternative d'efficacité comparable, en l'état des connaissances scientifiques".

Les évêques de France veulent faire entendre leurs voix

Réunis en Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont consacré une séance à la réflexion sur la bioéthique, à la veille de la révision des lois de bioéthique. Dans le cadre de cette révision, le gouvernement souhaite organiser des Etats généraux - prévus en 2009 - au cours desquels les évêques veulent faire entendre la voix de l'Eglise. "L'enjeu, expliquent-ils, est que le débat ne soit pas confisqué par les spécialistes mais que tous les citoyens (...) puissent y participer." C'est dans cette perspective qu'ils travaillent à se former eux-mêmes : "il faut que nous nous renseignions, c'est-à-dire que nous ayons une information qui nous enseigne et nous aide à aller au fond des questions posées par les questions scientifiques en les encourageant, pas en les diabolisant", explique Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur le sujet. Ils veulent "fournir des éléments de réflexion" aux parlementaires qui devront prendre position sur des sujets qu'ils ne maîtrisent pas forcément. Cela prendra la forme de "notes" sur les sept "têtes de chapitre" du gouvernement.

Respect de la dignité humaine

Le Pape a reçu ce midi le congrès international sur le don d'organes en cours à Rome sous les auspices de l'Académie pontificale pour la vie, de la Fédération internationale des associations médicales catholiques et du Centre italien de transplantations. Benoît XVI a d'abord rappelé que la transplantation de tissus et organes "constitue une grande conquête scientifique et un grand espoir pour tant de malades graves. Malheureusement, la question des disponibilités d'organes vitaux n'a rien de théorique. Elle apparaît dramatique lorsqu'on voit tant de malades en attendre une ultime chance de survie, conditionnée par des disponibilités sans mesure avec les besoins". Puis il a rappelé que "le corps et l'esprit donnés ensemble à une personne constitue un tout formé à l'image de Dieu". Pour ce, il est nécessaire d'en respecter la dignité et d'en défendre l'identité".

L'insuffisance du réseau français de sang placentaire

Jean-Yves Nau revient dans Le Monde sur le rapport de Marie-Thérèse Hermange (sénateur UMP de Paris) sur les cellules souches de sang de cordon adopté, mardi 4 novembre, par la Commission des affaires sociales du Sénat (cf. Synthèse de presse du 05/11/08).

Il rappelle qu'aujourd'hui, en France, la plupart des cordons ombilicaux sont détruits au même titre que des déchets opératoires. Et ce, malgré les "larges perspectives thérapeutiques quant à l'usage qui peut être fait de ces cellules souches [extraites du sang de cordon]" ; perspectives ouvertes notamment par le Pr Eliane Gluckman (hôpital Saint-Louis, Paris) qui fut, à la fin des années 1980, l'une des pionnières de la greffe de sang de cordon.

Etats-Unis : élection présidentielle et questions de société

Parallèlement aux élections présidentielles, les Américains étaient appelés, dans différents Etats, à se prononcer sur diverses propositions de lois (cf. Synthèse de presse du 03/11/08). Ces propositions sont quelques actions parmi les nombreuses menées par les pro-life américains. Ainsi, le Michigan serait en passe de libéraliser la recherche sur les cellules souches embryonnaires ; le Colorado aurait rejeté l'Amendement 48 qui prévoyait de rappeler que la vie humaine commence à la fécondation ; le Dakota du Sud aurait voté contre l'interdiction de l'avortement ; la Californie s'est opposée à la Proposition 4 qui visait à rendre obligatoire l'avis parental avant un avortement pratiqué par une mineure et Washington est devenu le second Etat à légaliser le suicide assisté.

Sang de cordon : rattraper le retard de la France

Dans un rapport rendu public hier, Marie-Thérèse Hermange, sénateur UMP de Paris, dénonce, au nom de la Commission des Affaires sociales du Sénat, le retard français en matière de stockage de sang de cordon. 20 ans après la première greffe mondiale de sang de cordon réalisée en France par le Pr Eliane Gluckman, la France se place au 16ème rang mondial en matière de collecte de sang de cordon avec 7 000 unités stockées quand 50 000 seraient nécessaires.

A propos de la médecine prédictive

Alors que la Cité des sciences et de l'industrie de Paris consacre une exposition aux tests génétiques, à l'imagerie médicale et au dépistage, à la veille de la révision des lois de bioéthique, Ségolène Aymé, généticienne et épidémiologiste, directrice de recherche à l'Inserm et responsable d'Orphanet, répond aux questions du Monde sur les tests génétiques dont le développement a connu un essor sans précédent ces dernières années.

Sélection des enfants sourds par DPI : contradiction ou cohérence ?

Danielle Moyse, docteur en philosophie et chercheur associé au Centre d'Etudes des mouvements sociaux revient dans le quotidien La Croix sur la demande émanant d'associations de personnes sourdes en Grande-Bretagne qui revendiquent le droit de mettre au monde des enfants sourds en ayant recours au diagnostic préimplantatoire (DPI), c'est à dire en concevant des embryons par fécondation in vitro (FIV) et en ne réimplantant que les embryons porteurs de surdité et en détruisant les autres. Ils estiment constituer une "minorité culturelle", et souhaitent que leurs enfants aient la même identité.

Cette demande n'est pas unique. Déjà 3% des cliniques américaines de la fertilité ont utilisé le DPI pour sélectionner un embryon porteur d'une anomalie génétique pour le réimplanter.

Une proposition de loi pour légaliser "l'aide à mourir"

Le sénateur UMP, Alain Fouché, présent hier au Trocadéro, vient de proposer un texte de loi intitulé "Aide active à mourir dans le respect des consciences et des volontés". Ce dernier considère que "le droit français n'est pas adapté aux cas des personnes qui demandent lucidement une aide active à mourir". Il regrette que l'homme ne puisse obtenir "une réponse légale à sa demande de délivrance". Il considère que la loi Leonetti du 22 avril 2005 prend en charge une partie seulement des situations de souffrance.

Il souligne que les soins palliatifs apportent une "solution appréciable et humaine" mais qu'ils ne répondent pas à toutes les situations, notamment pour les malades atteints de "maladies incurables et invalidantes ou en situation pathologique irréversible" et qui veulent en finir avec la vie. Pour lui, soins palliatifs et euthanasie sont des éléments complémentaires.

Le monde n'est pas issu du chaos

Le Pape a reçu ce matin les membres de l’Académie pontificale des sciences qui tient sa session plénière du 31 octobre au 3 novembre sur le thème: “Perspectives scientifiques sur l’évolution de l’univers et de la vie”.

Etats-Unis : élection présidentielle et avortement

A quelques jours de l'élection présidentielle américaine, Le Figaro revient sur la question de l'avortement, "un sujet qui divise toujours profondément la société américaine". Les deux candidats à l'élection s'opposent radicalement sur cette question : d'un côté, Barack Obama, démocrate, qui ne reviendra pas sur l'arrêt Roe v. Wade de 1973 à l'origine de la légalisation de l'avortement aux Etats-Unis, et, de l'autre, John McCain, républicain.

Des couples anglais veulent choisir le sexe de leur enfant

En Angleterre, beaucoup de couples choisissent le sexe de leur enfant en se rendant à l'étranger, où la procédure n'est pas toujours légale, a révélé la BBC.

Des représentants d'une clinique turque, the Jinemed Center, ont été filmé à leur insu quand ils sont venus à Londres rencontrer de futurs parents.

"Vers l'instauration d'un eugénisme d'Etat ?"

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission de bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, et Patrick Leblanc, gynécologue-obstétricien au CHG de Béziers, reviennent sur l'annonce des chercheurs américains qui auraient mis au point un nouveau test pour "améliorer" le dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 17/10/08). Ils s'interrogent : "allons nous irrémédiablement vers l'instauration d'un eugénisme d'Etat ?".

Grande-Bretagne : vers une création d'embryons hybrides

Les députés britanniques ont autorisé hier la création d''embryons hybrides, issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules animaux, dans un but de recherche.

La chambre basse a approuvé par 355 voix contre 129, le projet de loi sur les embryons humains et la fécondation qui pourrait entrer en vigueur en novembre.

Australie : prélèvement d'organes sur des patients encore vivants ?

Le professeur James Tibballs, du service des soins intensifs en néonatalogie au Royal Children' Hospital de Melbourne dénonce dans the Journal of Law and Medicine le non respect de la procédure du don d'organes. Il explique que les malades ne sont pas toujours morts quand on leur prélève leurs organes.

Les jeunes demandent à l’Europe de défendre la vie et les racines chrétiennes

Trois cents vainqueurs du concours Europe 2007-2008, organisé par le mouvement pour la vie italien (MPV), en collaboration avec le forum des familles AGE, AGESC, FIDAE, UCIIM, USMI école et culture, sur le thème « Europe et droits de l'homme. Nous jeunes protagonistes », se sont réunis hier mercredi dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe pour discuter et voter un document qui sera envoyé à tous les parlementaires européens et à toutes les écoles italiennes.

Réaction des évêques espagnols à la création du premier « bébé-médicament »

Après le premier cas « bébé-médicament » enregistré en Espagne, la Conférence épiscopale espagnole a fait part de la position de l'Eglise en la matière, soulignant, dans un communiqué publié vendredi, qu'il est légitime de chercher les moyens qui permettent de soigner une maladie, mais sans avoir recours pour cela à des pratiques supposant la « mort de quelqu'un ».

De l'eugénisme

Dans Le Figaro, Martine Perez se réjouit franchement de l'arrivée (encore incertaine, NDLR) de tests permettant le dépistage in utero de la trisomie 21 par une simple prise de sang (cf. article ci-après). "Excellente nouvelle", cette simplification du dépistage "évitera chaque année des centaines de fausses couches" (1% des amniocentèses se solde par une fausse couche) et "réduira le nombre d'enfants atteints de mongolisme".

Les américains favorables à la limitation de l'avortement

L'Institut du Collège mariste vient de réaliser un sondage auprès des américains sur l'avortement. Les personnes interrogées devaient choisir entre six affirmations celle qui était la plus proche de leur opinion sur cette question.

Chine : vers la création de singes génétiquement modifiés

Des scientifiques chinois ont fait naître les premiers singes éprouvettes du pays. Cette expérience a été relatée dans la dernière édition des Communications de l'Académie des sciences de Chine. Ces travaux sont considérés comme le premier pas vers la création de singes génétiquement modifiés que pourrait utiliser la recherche médicale.

Espagne : naissance du premier bébé-médicament

Javier, un petit garçon espagnol vient de voir le jour. Il a été sélectionné génétiquement par un diagnostic préimplantatoire (DPI) lors d'une fécondation in vitro. Il a été choisi parmi les autres embryons conçus parce qu'il était compatible avec son frère aîné atteint d'une grave forme d'anémie congénitale.

Journée mondiale des soins palliatifs

La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) s'associe à l'édition 2008 de la Journée mondiale des soins palliatifs qui aura lieu ce samedi 11 octobre.

Les dangers de la médecine prédictive

Martine Pérez, rédactrice en chef, chargée du service Sciences et Médecine au Figaro évoque les dangers de la médecine prédictive.

James Watson, co-découvreur de l'ADN, a accepté l’année dernière que soit séquencée et publiée dans la revue Nature l’intégralité de ses propres gènes à l’exception d’un, dont il sait qu’il peut prédisposer à la maladie d’Alzheimer. Sa grand-mère étant morte de cette maladie, il s’est opposé à découvrir ses propres risques. Il savait que s’il était porteur de la maladie, la médecine ne lui serait pour l’instant d’aucun secours faute de traitement.

Reconstituer la bioéthique pour sauver la démocratie ?

A l'occasion de la prochaine révision des lois de bioéthique et soixante ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Emmanuel Hirsch, directeur du département de recherche en éthique à l'université Paris-Sud XI, rappelle que les professionnels de santé doivent appliquer dans leur mission auprès des personnes vulnérables et menacées dans leur dignité, le respect des valeurs qui fondent la démocratie.

Le Saint-Père souligne l'anniversaire de Humanae Vitae

Le Saint-Père a adressé un Message à Mgr.Livio Melina, Président de l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille, à l'occasion du congrès marquant le 40 anniversaire de l'Encyclique Humanae Vitae, organisé par l'Université catholique du Sacré Coeur. Dans cet important document, écrit-il, Paul VI "aborde un des aspects essentiels de la vocation matrimoniale et de son chemin de sainteté. Ayant reçu le don de l'amour, les époux sont appelés à se donner entre eux sans réserve". Et la possibilité de procréer est incluse dans ce don total. "Exclure cette dimension en tendant à empêcher la procréation signifie nier la vérité profonde de l'amour sponsal". Puis le Pape souligne combien à 40 ans de distance Humanae Vitae permet de mieux comprendre la grande disponibilité qu'implique cet amour.

États-Unis - Le Cardinal Rigali au sujet du respect de la vie

Washington – A l’occasion des célébrations du Dimanche pour le Respect de la Vie, le 5 octobre prochain, le cardinal Justin Rigali, Archevêque de Philadelphie et Président du Comité d’Activité Pro-Vie de la Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), a demandé aux catholiques “d’aider à construire une culture où la vie humaine soit respectée et défendue, sans exception”.

L'utilisation de la médecine préventive

Le Quotidien du Médecin revient sur l'exposition qui se déroule à la Cité des sciences de la Villette, à Paris, sur la médecine prédictive (Cf synthèse de presse du 30/09/08). Le journal s'interroge : "à quoi servent ces tests prédictifs lorsqu'ils annoncent par exemple le développement futur d'une maladie incurable ?". Alain Grimfeld, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) souligne : "la médecine ne se limite pas à une lecture froide des données biologiques".

Humanae vitae, toujours d'actualité ?

Le magazine Famille Chrétienne consacre un dossier à l'encyclique de Paul VI sur la transmission de la vie : Humanae vitae. En interviewant Yves Semen, docteur en philosophie et auteur de la Sexualité selon Jean-Paul II, et Nathalie Loevenbruck, membre d'Amour et Vérité, il replace le texte du pape dans son contexte historique et en montre la dimension prophétique.

Message pastoral à l'occasion du 40e anniversaire de l'Encyclique Humanae Vitae

Au terme de leur Assemblée plénière, qui s’est déroulée à Cornwall, du 22 au 26 septembre, les évêques du Canada ont rendu public un message pastoral intitulé « Un potentiel libérateur ». Les évêques invitent ainsi les baptisés à une découverte - ou une redécouverte - de l’Encyclique Humanae Vitae, publiée en 1968 par le pape Paul VI.

Les membres de la Conférence des évêques catholiques du Canada n’hésitent pas à qualifier cette encyclique de « document prophétique » compte tenu de « l’évolution préoccupante de deux institutions fondamentales, le mariage et la famille. L’une et l’autre continuent d’être affectées par la mentalité contraceptive que craignait et refusait l’encyclique du pape Paul VI ».

Science et dignité humaine

L'Institut catholique de Paris et la Commission Justice et paix de l'épiscopat organisaient, mardi et mercredi dernier, un colloque consacré à "la dignité humaine : quelle réalité soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme ?". Ce sujet est d'autant plus d'actualité que Nicolas Sarkozy souhaite compléter le préambule de la Constitution pour "répondre au défi de la bioéthique" (cf. Synthèse de presse du 04/04/08).

Leucémie : l'injection intra-osseuse de sang de cordon serait "plus performante"

Une équipe d'hématologues italiens, dirigée par le Dr Francesco Frassoni, a, selon des travaux parus dans le Lancet, obtenu de meilleurs résultats de greffes de sang de cordon chez des adultes en injectant directement les cellules de sang de cordon par voie intra-osseuse. Cette étude, menée sur 32 patients atteints de leucémie aiguë lymphoïde ou myéloïde, montre que l'injection par voie osseuse permettrait de pallier une migration limitée des cellules souches vers les sites hématopoïétiques.

L'insémination artificielle avec donneur pour les femmes célibataires

Le magazine Valeurs Actuelles consacre un dossier aux femmes célibataires qui recourent à l'insémination artificielle avec donneur (IAD) pour devenir mères. Elles sont en effet de plus en plus nombreuses à se rendre en Belgique ou en Espagne pour avoir recours à cette pratique. Rappelons qu'en France, "l'assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d'un couple".

Euthanasie "personne ne peut disposer de la vie d'autrui..."

L'avocat Robert Badinter, sénateur socialiste des Hauts de Seine, ancien Garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel et l'un des principaux acteurs de l'abolition de la peine de mort en 1981 vient d'être auditionné par la mission Leonetti sur la question de la fin de vie. Il a estimé que la loi du 22 avril 2005 était "satisfaisante" et s'est montré très sceptique sur l'idée d'une "exception d'euthanasie".

Les risques du dépistage prénatal

L'association Down Syndrome Education International vient d'estimer que le dépistage prénatal de trois fœtus trisomiques entrainait la suppression de deux fœtus non trisomiques. En effet, les tests qui sont proposés aux femmes à risque entrainent de nombreuses fausses couches.

Grand Spectacle Equestre au profit de la recherche sur la trisomie 21 : 10 et 11 octobre 2008

La Fondation Jérôme Lejeune présentera son 2ème Grand Spectacle Equestre - Cavallegria 2008 au profit de la recherche sur la trisomie 21, les 10 et 11 octobre prochains au Polo de Paris-Bagatelle. Les fonds récoltés seront exclusivement attribués au projet CiBleS 21, programme de recherche thérapeutique sur la trisomie 21 mené par la Fondation Jérôme Lejeune.

Objection de conscience face à l'avortement

Le parlement local de l'Etat du Victoria en Australie vient de faire passer un projet de loi pour retirer l'avortement du code criminel, rendant possible sa pratique jusqu'à 24 semaines. Ce projet de loi prévoit aussi la disparition du droit à l'objection de conscience des gynécologues, ce qui provoque des réactions car ce droit est reconnu par la plupart des corps professionnels de la santé y compris par l'Association médicale australienne et le Royal Australian College of Nursing.

La loi sur la fin de vie va-t-elle évoluer ?

Tout porte à croire que la mission Leonetti qui travaille sur une éventuelle évolution de la loi de 2005 sur la fin de vie privilégiera une approche modérée. Au fil des consultations, les vertus de ce texte ont souvent été mises en avant. Ainsi, Didier Sicard, ancien président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) saluait la semaine dernière une loi "tout à fait remarquable". On pourrait s'orienter alors vers une évolution du code de déontologie médicale.

Les promesses des cellules souches des dents de lait

L'Institut français pour la recherche odontologique (Ifro) organise aujourd'hui à Paris, un colloque sur les "cellules souches pulpaires".

En 2003, une équipe américano-australienne découvrait l'existence de cellules souches dans des dents de lait. Comme cellules souches, celles-ci se sont révélées capables de se différencier, de se spécialiser et de donner outre des cellules pulpaires, des cellules nerveuses, osseuses ou adipeuses. La technique de préparation est aujourd'hui au point et des entreprises industrielles américaines ont déjà créé des banques de congélation de tissu pulpaire de dents de lait.

L'euthanasie selon l'ADMD

Le magazine Le Point accorde une interview à Jean-Luc Roméro, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celui-ci revient sur la mission d'évaluation de la loi Leonetti sur le droit des malades et la fin de vie.

Interrogé sur la possibilité qu'aurait la mission d'évaluation de faire évoluer la législation actuelle, Jean Luc Romero estime qu'avec l'affaire Chantal Sébire (cf Synthèse de presse du 20/03/08) cela aurait pu être le cas mais qu'aujourd'hui il est "beaucoup moins optimiste".

Mère porteuse ou "gestation pour autrui" ?

Dans sa section Sciences et Ethique, La Croix donne la parole à Danielle Moyse, docteur en philosophie et chercheur associé au Centre d'Etudes des mouvements sociaux (CNRS-EHESS), pour une chronique sur les mères porteuses.

Elle s'interroge sur l'incontestable changement qui s'opère dans les mentalités, notamment par la sémantique et qui pourrait préfigurer une légitimation juridique. On ne parle plus de "mères porteuses", terme à connotation critique, indiquant la femme "gestante", réduite au rôle de matrice, mais de "gestation pour autrui", présentée comme étant le comble de la générosité.

La rentrée du 3e cycle de bioéthique Jérôme Lejeune

Le 25 septembre prochain aura lieu la rentrée du 3e cycle de bioéthique Jérôme Lejeune au Collège des Bernardins.

La Fondation Jérôme Lejeune a lancé cette formation avec l’Institut politique Léon Harmel dans la perspective de la révision des lois de bioéthique. Les enjeux de la prochaine révision des lois de bioéthique seront complexes et déterminants : cette nouvelle législation orientera fondamentalement notre société en matière de santé et de recherche. Les débats qui précèderont cette révision, organisés dans le cadre d’États Généraux en 2009, interpelleront tous les citoyens, et en priorité les professionnels de la santé, acteurs publics, conseillers, étudiants et responsables de formations impliquant une dimension éthique.

Battre à tout prix les records de la fertilité

Serait-il possible de s'affranchir des lois de la nature au point de donner naissance à des enfants, passée la cinquantaine ? C'est le cas d'une femme de 59 ans enceinte de triplés dont l'accouchement est imminent, selon l'article du Parisien d'hier. Sa grossesse, effectuée par fivète, a été rendue possible par un don d'ovocytes prélevés au Vietnam. La presque sexagénaire est hospitalisée à la maternité de Port-Royal à Paris.

L'efficacité des traitements contre l'infertilité

Selon une étude parue dans le British Medical Journal, la stimulation ovarienne, couramment utilisée afin de "traiter" l'infertilité, n'améliorerait pas la fertilité des couples. Cette étude a été menée sur 580 femmes infertiles reparties en trois groupes.

Dans le premier groupe, les femmes ont reçu un "traitement" oral (le citrate de Clomifène) stimulant l'ovulation ; dans le second, elles ont bénéficié d'une insémination intra-utérine de sperme sans stimulation et, dans le dernier, elles ont continué à essayer d'avoir des enfants naturellement. Au total, 101 femmes ont donné naissance à 1 bébé au cours de l'étude dont 14% du premier groupe, 23% du second groupe et 17% du troisième groupe.

PARAGUAY - Demandes des évêques au nouveau gouvernement

Asunción – Quelques jours avant l’installation comme Président du Paraguay de Fernando Lugo, les évêques du pays, par un message, ont rappelé au nouveau gouvernement les aspects non négociables de la vie politique, tels qu’ils ont été énoncés par le Saint-Père.

En rappelant que « dès l’aube de la naissance de la nation, l’Eglise catholique a toujours été présente dans la vie nationale », les évêques rappellent aussi que le 20 avril dernier la population a exprimé son désir de changement pour une nouvelle étape de la vie nationale. « Personne ne doute –continue le texte- de l’importance de réaliser ces attentes, en éliminant de l’activité politique les erreurs et les pratiques négatives et en adoptant de façon urgente des mesures visant le bien commun et non les intérêts personnels, familiaux ou de groupe ».

Chrétiens! À vos claviers!

Vous pensez que le gouvernement devrait davantage s'enquérir de ce que pensent les citoyens sur la procréation, la famille traditonnelle, le désir des homosexuels d'avoir un enfant, etc? Eh bien! voici l'occasion inespérer d'envoyer un message clair au Gouvernement canadien sur ces sujets. Alors, Chrétiens, à vos claviers!

La Commission de l'éthique de la science et de la technologie du Canada (CESTC) organise du 3 septembre au 3 octobre une consultation publique électronique sur l'assistance médicale à la procréation (AMP). Elle souhaite ainsi recueillir l'avis de la population entre autres sur le don d'ovule, le don de sperme, les mères porteuses et la sélection des embryons lors de la fécondation in vitro.

La mort cérébrale et la position de l’Eglise, par le P. Lombardi

Le critère adopté pour déclarer avec certitude la mort, est « la cessation complète et irréversible de toute activité cérébrale » et doit être « correctement appliqué », rappelle le P. Lombardi.

Le directeur de la salle de presse du Vatican, le P. Federico Lombardi, a publié une mise au point à la suite d'un article paru dans L'Osservatore Romano (OR) en italien des 1er et 2 septembre 2008 sur la question de la mort cérébrale, signé par Mme Lucetta Scaraffia, historienne et journaliste italienne. Le P. Lombardi salue l'article comme « une contribution intéressante et de poids » mais fait observer qu'il « ne peut être considéré comme une position du Magistère de l'Eglise ».

COSTA RICA - 100 000 participants à la grande marche pour la famille

San José – Au moins 100 000 personnes ont participé à la grande marche pour la famille organisée le dimanche 31 août 2008 par l’archidiocèse de San José (Costa Rica). Dès 8h30, les participants ont parcouru les rues de la ville avec des messages de soutien pour la famille, cellule de base de la société. L’archevêque Mgr Hugo Barrantes Urena guidait la manifestation, illuminée par la Parole de Dieu et par les discussions sur les différents problèmes qui portent atteinte aux époux et à tous les membres de la famille.

Le respect de la vie humaine : un enjeu important d'élection aux Etats-Unis

Avortement, recherche sur l'embryon, clonage, sont autant de sujets sur lesquels les électeurs américains entendent avoir des réponses concrètes avant de choisir leur candidat. La présidence de George Bush a été marquée par un politique très ferme de défense de l'embryon humain. Mettant un terme au soutien financier du planning familial international faisant la promotion de l'avortement dans les pays en développement, comme moyen de contrôle des naissances, G. Bush s'est aussi engagé en refusant tout financement fédéral à la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (autorisant "seulement" la recherche sur les lignées cellulaires obtenues sur des embryons détruits avant 2001).

Par deux fois, en 2001 et 2006 il a opposé son veto à ce financement : "si une telle législation avait force de loi, elle obligerait le contribuable américain à soutenir la destruction délibérée d'embryons humains. J'ai fait savoir clairement au Congrès et au peuple américain que je ne permettrai pas à notre nation de franchir ce fossé moral."

Le respect de la personne au cœur du 7e sommet mondial d’éthique de Paris

Le 7ème sommet mondial d'éthique se déroule les 1er et 2 septembre à Paris : il réunit une trentaine de comités nationaux d'éthique et doit évoquer le respect de la personne, l'autonomie des individus et le lien entre comité d'éthique et débat public, annonce « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune.

Des représentants de pays d'horizons très divers comme le Burkina Faso, la Tunisie ou encore l'Equateur exposeront les débats qui traversent leur société. Ainsi la Tunisie a récemment légalisé le don d'organes et craint aujourd'hui l'émergence d'un trafic d'organes.

Les cellules embryonnaires humaines déclenchent une réaction immunitaire

Les cellules embryonnaires humaines déclenchent une réaction immunitaire, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la fondation Jérôme Lejeune. L'argument éthique contre la destruction des embryons se voit conforté par l'argument médical.

Soutenus par le National Institute of Health, des chercheurs du Stanford University Medical Center annoncent que l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines à des fins thérapeutiques présente des limites importantes.

7ème Sommet mondial des comités d'éthique

Le 7ème sommet mondial des comités d'éthique se déroulera les 1er et 2 septembre à Paris. Piloté par le comité consultatif national d'éthique français (CCNE), il abordera trois sujets principaux : le respect de la personne [du corps humain et de la vie privée], l'autonomie de la personne [du patient en fin de vie, en état comateux ou en démence] et le lien entre comité d'éthique et débat public.

Inde: La mort de 49 bébés relance le débat sur les cobayes humains

En Inde, à l'Institut des sciences médicales de New Dehli (AIIMS), où ils servaient de cobayes pour mettre au point de nouveaux médicaments, 49 bébés sont morts et ce, depuis le 1er janvier 2006. En deux ans et demi, le département pédiatrique de l'hôpital a pratiqué 42 tests cliniques pour des laboratoires étrangers - dont Novartis et Roche - sur 4 142 bébés, dont 2 728 étaient âgés de moins d'un an.

Bilan 2007 de l'Agence de la biomédecine

L'Agence de la biomédecine vient de publier son bilan pour l'année 2007 (les chiffres publiés étant en partie ceux de 2006).

En ce qui concerne les greffes, notons que 38 prélèvements d'organes ont eu lieu sur des personnes après arrêt cardiaque. 13 081 patients étaient en attente de greffe en 2007 ; 366 personnes ont reçu une greffe en 2007. 6 164 unités de sang placentaire sont actuellement stockées dans les banques du réseau français et 4 239 greffes de cellules souches hématopoïétiques ont été réalisées en 2007. Dans son "contrat de performance 2007-2010", l'Agence de la biomédecine s'est fixée pour objectif de "poursuivre l'amélioration de l'accès à la greffe" et notamment celle de cellules souches hématopoïétiques (CSH).

La vie est belle! (Le NIC)

Pour une pratique en accord avec la conscience

Au début de mai, environ 90 médecins, infirmiers, infirmières et étudiants en médecine se sont réunis à l’Hôpital Élisabeth-

Bruyère d’Ottawa. Ils venaient de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, incluant des délégations importantes des villes de Montréal et de Québec. Il s’agissait de la première rencontre des Guildes de la Fédération canadienne des médecins catholiques.

Dépister pour éliminer: de l'eugénisme!

Jour sombre au Québec! Les médias nous annoncent en grande pompe la triste nouvelle (27 janvier 09) comme une très bonne nouvelle pour notre société postmoderne. Le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, vient de rendre sa décision, après un an de réflexion: le dépistage prénatal de la Trisomie 21 doit être gratuit dans la Belle province.

Certaines recherches violent des principes moraux

Un récent document du Vatican nous informe que certains développements récents dans la recherche des cellules souches, dans la thérapie génique et dans les expériences sur les embryons, violent les principes moraux et représentent une tentative par l’homme de «prendre la place de son Créateur».

Les dernières avancées de la science soulèvent de sérieuses questions de complicité morale chez les chercheurs et autres professionnels de la bioéthique, qui ont le devoir de refuser d’utiliser du matériel biologique obtenu de façon contraire à l’éthique, déclare le document.

Pour que la science serve vraiment la vie

La nouvelle instruction du Vatican, «Dignitas Personae», qui met de l’avant d’importants principes moraux pour le domaine de la science biomédicale, ne doit pas être considérée comme une attaque négative contre la science moderne, mais plutôt comme une défense de la nature sacrée de la vie humaine, selon des représentants du Vatican.

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