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Science et technologie


Les actualités

Science et éthique : les Français se disent mal informés

Début janvier 2012, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a publié un sondage sur la perception de la science et de son rôle par la population française. Plus de la moitié de Français ressentent un sentiment d'opacité à l'égard des avancées scientifiques et une grande majorité souhaitent imposer des limites à la science (71%), même si une majorité d'entre eux approuvent la recherche, notamment en vue de traitement du cancer.

Des cellules souches progénitrices contre le vieillissement ?

Des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Pittsburgh viennent de publier, dans le dernier numéro de Nature Communications, une étude* menée sur des souris, montrant des effets bénéfiques des cellules souches progénitrices pour ralentir le vieillissement.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" - Rabelais

Le monde de la recherche a beaucoup évolué ces dernières décennies : déformations de faits, fraudes, conflits d'intérêts, obligations de réserve, pression des instituts de recherche et compétitivité, mondialisation, difficulté à trouver des financements,... autant de facteurs qui ont fait basculer la science dans une sorte de crise. En effet, "l'avènement de la technoscience, le poids de l'industrie, la vigilance, voire méfiance, de la société" vis à vis de la recherche a fait évolué le rôle des scientifiques à l'échelle mondiale. Ils travaillent maintenant sous la pression de l'adage "publie ou péris !"

Arrêt de la Cour européenne de justice : définition de "l'embryon humain"

Le 18 octobre 2011, la Cour européenne de justice a précisé la notion d’ "embryon humain" en rendant un arrêt affirmant la non-brevetabilité des innovations entrainant la destruction de l'embryon humain. Le communiqué de la Cour précise que "doit être exclu de la brevetabilité un procédé qui, en utilisant le prélèvement de cellules souches obtenues à partir d’un embryon humain au stade du blastocyste, entraîne la destruction de l’embryon". Cette publication vient répondre à la demande de la Cour fédérale de justice allemande quant à la brevetabilité d’un procédé, déposé par le Pr Oliver Brüstle et condamné par Greenpeace (Cf. Lettre mensuelle de mai 2011), utilisant des cellules souches embryonnaires humaines en vue de traiter des maladies neurodégénératives.

La recherche scientifique réaffirme la conception traditionnelle de la famille

NEW YORK 16 Juin (C-FAM). De nouveaux travaux de recherche réaffirment que le genre a pour origine la différence biologique entre homme et femme, ce qui confirme la conception traditionnelle du genre acceptée par la communauté internationale.

Les représentants des Etats à l’ONU ont reçu des exemplaires de ces recherches, à un moment où les débats sur « l’identité de genre » font rage : les Etats membres se sont engagés cette semaine à voter sur cette question contentieuse au Conseil des Droits de l’Homme, et ils se préparent au conflit sur la question de l’orientation sexuelle et l’identité de genre cet automne, à l’Assemblée Générale de l’ONU.

Induction de neurones à partir de fibroblastes humains

Des chercheurs suédois ont obtenu des neurones fonctionnels à partir de fibroblastes embryonnaires humains, prélevés sur des embryons de 5,5 à 7 semaines de vie. Cette conversion de cellules de peau humaines en neurones s'est faite sans passer par la reprogrammation des cellules en cellules iPS (cellules souches pluripotentes induites).

Obtention de neurones à partir de cellules de peau

Des chercheurs californiens de l'Université de Stanford ont réussi à obtenir, à partir de cellules de peau de foetus ou de nouveaux-nés humains, des cellules se comportant comme des neurones. Leurs résultats sont parus dans la revue Nature*.

Des cellules hépatiques fonctionnelles à partir de cellules iPS

Une équipe de chercheurs américains, dirigée par le Dr Yoon-Young Jang de l’université Johns Hopkins (Baltimore) a démontré que les cellules de foie (cellules hépatiques) dérivées de cellules iPS sont fonctionnelles et capables d’être greffées et de régénérer un foie malade.

France : grande étude sur la prématurité

Une équipe mixte Inserm/Université Pierre et Marie Curie, lance cette semaine la plus grande étude jamais réalisée pour identifier les éventuelles complications liées à la grande prématurité. Epipage 2 ("Etude épidémiologique sur les petits âges gestationnels") suivra 4 000 enfants nés grands prématurés jusqu’à leur entrée au collège, dans 26 régions de France, dans l’espoir de repérer certains marqueurs biologiques liés à la prématurité.

Epipage 1, réalisée par l’Inserm en 1997, avait publié des résultats assez alarmants : 40% des prématurés présenteraient à l’âge de 5 ans un trouble moteur ou sensoriel ou un retard mental. Aux tests d’évaluation des capacités cognitives, 32% des prématurés avaient un résultat inférieur à 85 et 12% un résultat inférieur à 70 pour une moyenne de 100, contre respectivement 12 et 3% pour les enfants nés à terme.

Pour un meilleur financement de la recherche médicale

Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste, fondateur et directeur honoraire de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée, lauréat du Grand Prix Inserm 2009, publie dans Libération une tribune où il prône, après les polémiques entourant la dernière édition du Téléthon, un "débat serein" sur le financement de la recherche en France.

Cellules souches de sang reprogrammées en cellules cardiaques

Des chercheurs de l'université John Hopkins de Baltimore dirigés par le professeur Elias Zambidis, ont mis au point une méthode pour transformer des cellules souches de sang de cordon ombilical en cellules cardiaques ; ils ont publié leurs résultats dans la revue PLoS ONE*.

Nouvelle méthode efficace pour générer des cellules iPS

Des chercheurs de l'école de médecine de l'université de Pennsylvanie ont mis au point une manière plus efficace de générer des cellules souches reprogrammées ou cellules souches pluripotentes induites (iPS) capables de se développer en différents types de cellules du corps. Ils ont pour cela utilisé des fibroblastes, c'est-à-dire des cellules de peau, facilement accessibles à partir de prélèvements de peau. Leur étude a été publiée dans la revue Cell Stem Cell*.

"C'est la première fois nous avons été en mesure de produire des cellules souches pluripotentes induites sans les quatre facteurs de transcription [habituellement utilisés] et d'en accroître par 100 l'efficacité" explique Edward Morrisey, co-auteur de l'étude et directeur scientifique de l'Institut Penn pour la médecine régénérative.

Cellules souches : développement de coeurs humains en laboratoire

Une équipe de chercheurs de l'université de Minneapolis, conduite par le Dr. Doris Taylor, experte en médecine régénérative, a réussi à développer des coeurs humains en laboratoire. En 2008, ces chercheurs étaient déjà parvenus à développer des coeurs de rat et de cochon en utilisant des cellules musculaires issues du coeur des animaux. Bien que fonctionnels, les organes étaient toutefois trop frêles pour être greffés à des animaux.

Cellules souches : formation de reins en laboratoire

En Écosse, des chercheurs de l'université d'Edimbourg sont parvenus à développer en laboratoire des reins humains à partir de liquide amniotique humain et de cellules foetales animales.

FRANCE - L'embryon humain réduit à un "matériau à gérer"

En faisant le choix de révoquer le régime d'interdiction de la recherche sur l'embryon humain le 8 avril 2011 (Cf. Synthèse de presse du 08/04/11), le Sénat se positionne clairement en faveur d'une vision matérialiste et scientiste de la vie. Si ce vote était confirmé en deuxième lecture, "plus aucune exigence éthique, même symbolique, ne s'opposerait à la réduction de l'embryon humain au statut de matériau de laboratoire entièrement disponible au bon vouloir des firmes pharmaceutiques et autres consortium de recherche" souligne Pierre-Olivier Arduin.

Ébauche de rétine à partir de cellules embryonnaires animales

Au Japon, une équipe de chercheurs dirigée par Yoshiki Sasai du Centre de biologie du développement RIKEN à Kobe a obtenu une ébauche de rétine en trois dimensions à partir de cellules souches embryonnaires (ES) de souris mises en culture. Leur étude est parue dans la revue Nature*.

Japon : culture de spermatozoïdes in vitro

Des chercheurs japonais de l'université de Yokohama, conduits par le Pr. Takehiko Ogawa, ont réussi à développer, en culture, des spermatozoïdes fertiles de souris. Ils ont présenté leur technique dans la revue Nature*.

Selon Nature, cela fait plusieurs décennies que des chercheurs tentaient de développer des spermatozoïdes in vitro sans parvenir à dépasser le stade de la méiose, division cellulaire durant laquelle les chromosomes appariés échangent leur ADN et où le nombre de chromosomes par cellule est divisé de moitié.

Cellules souches : 3 chercheurs primés

Aux Etats-Unis, le Prix pour la recherche médicale et biomédicale offert par le Centre médical Albany a été décerné cette année à 3 chercheurs spécialisés dans les cellules souches : Elaine Fuchs, de l'université new-yorkaise de Rockefeller, James A. Thompson, de la faculté de médecine de l'université du Wisconsin à Madison et Shinya Yamanaka, de l'université de Kyoto et de l'Institut Gladstone pour les maladies cardiovasculaires, à San Francisco.

États-Unis : 1ère greffe complète du visage

Une greffe complète du visage a été réalisée à l'hôpital universitaire Brighman and Women de Boston sur Dallas Wiens, un homme de 25 ans dont le visage avait été intégralement brûlé après que sa tête avait touché une ligne à haute tension en 2008.

Cette greffe totale du visage, une première aux Etats-Unis, a été effectuée par le Pr. Bodhan Pomahac. L'intervention a mobilisé une trentaine de personnes (spécialistes, anesthésistes, infirmières) et a duré plus de 15 heures. Elle a permis de rétablir la peau, le nez, les lèvres et tous les muscles et les nerfs permettant de ressentir des sensations. Le même hôpital avait déjà réalisé une greffe partielle du visage en 2008.

Un gène identifié pour une forme d'infertilité masculine rare

Des chercheurs du CNRS dirigés par Pierre Ray et Christophe Arnoult ont découvert le gène responsable d'une forme d'infertilité masculine rare appelée "globozoocéphalie spermatique". Ce syndrome d'infertilité se caractérise par la formation de spermatozoïdes à têtes rondes dépourvus d'acrosome, structure nécessaire pour percer la zone pellucide de l'ovocyte et permettre la fécondation. Les résultats de leur étude sont publiés dans l'American Journal of Human Genetics*.

"FIV trois parents" : une technique controversée

Au Royaume-Uni, le secrétaire à la santé Andrew Lansley a demandé à la Human Fertilisation and Embryology Authority, organisme britannique d'observation de la fertilité, de mener une enquête sur une technique de fécondation in vitro menant à des embryons issus de trois parents.

Cette technique, dénommée "FIV trois-parents" (three-parent IVF), conçue par le Pr. de neurologie Doug Turnbull de l'université de Newcastle, vise à remédier à la transmission de maladies mitochondriales, incurables et mortelles. Près de 100 enfants atteints d'une maladie mitochondriale naissent chaque année au Royaume-Uni. Les mitochondries sont les minuscules éléments présents dans le cytoplasme des cellules et produisant leur énergie. A la différence de l'ADN présent dans la majeure partie du corps humain, l'ADN mitochondrial est transmis uniquement par la mère.

La fraternité et la paix doivent guider la science, recommande Benoît XVI

« Les nouveaux progrès scientifiques devront être guidés par les principes de fraternité et de paix », recommande Benoît XVI qui a reçu jeudi matin au Vatican les participants de l'assemblée plénière de l'Académie pontificale des Sciences consacrée aux acquis scientifiques du XXe siècle.

Pour Benoît XVI, « les nouveaux progrès scientifiques devront être guidés par les principes de fraternité et de paix afin de résoudre les grands problèmes de l'humanité ».

« Tous les efforts devront viser le bien réel de l'homme, et le développement intégral des peuples », a insisté le pape.

Progrès scientifique et bien de l'homme

Benoît XVI a reçu les participants à la session plénière de l'Académie pontificale des sciences, réunie pour réfléchir aux acquis scientifiques du XX siècle, devant lesquels il a rappelé que "certains voient dans la science la panacée, en vertu des immenses progrès accumulés au siècle dernier. Ceux-ci pourraient effectivement faire croire que toutes les questions liées à la vie humaine, y compris ses plus hautes aspirations, y trouvent leur réponse. D'autres craignent une évolution dangereuse de la science, comme la construction et l'usage d'armes nucléaires. Mais la science ne se définit pas en fonction de ces extrêmes. Sa mission demeure la recherche patiente de la vérité sur le cosmos, la nature et l'homme. La recherche a ses résultats positifs, ses échecs, ses triomphes et ses revers".

Cellules iPS : greffe sans risque de cancérisation

Des chercheurs japonais dirigés par le Pr Hideyuki Okano ont montré, sur des souris atteintes de lésions à la moelle épinière, qu'une greffe de neurosphères, dérivées de cellules iPS, écartent le risque de cancérisation. Ils ont également réussi à régénérer les fonctions locomotrices de ces souris.

Vitrification des ovocytes : la fin de la congélation des embryons ?

"Allons-nous bientôt assister à la disparition progressive de la congélation des embryons humains ?" s'interroge Jean-Yves Nau sur Slate.fr. Revenant sur le fort développement de l'assistance médicale à la procréation (AMP) ces dernières années, Jean-Yves Nau fait le point sur les "règles de bonne pratique médicale" en la matière et présente la technique de la vitrification des ovocytes que certains spécialistes de l'AMP souhaiteraient voir légalisée en France (Cf. Synthèses de presse du 20/05/10 et du 22/06/10).

Rapport de l'OPECST : pour l'autorisation de la recherche sur l'embryon et le clonage

Le 7 juillet 2010, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a remis son rapport sur la recherche sur les cellules souches à l'Assemblée nationale. Rédigé par les députés Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, il préconise de ne pas "opposer les recherches sur les diverses catégories de cellules souches" et de "prendre acte de l'intérêt que porte la communauté scientifique à tous les types de recherche".

Risques accrus de malformations des organes

La presse rapporte les résultats d'une vaste étude française conduite par le Dr. Géraldine Viot, généticienne à la maternité de Port Royal de Paris, concernant les risques accrus de malformations chez les enfants conçus par assistance médicale à la procréation (AMP). Présentée le 14 juin 2010 au Congrès européen de génétique humaine, à Göteborg en Suède, cette étude a été menée à l'initiative de l'association AMP vigilance réseau Follow up, qui vise à observer le devenir des enfants conçus dans le cadre d'une AMP.

Cellules souches : 1ère greffe de trachée complète sur un enfant

Le 15 mars 2010, on a greffé à un enfant britannique de 10 ans une trachée reconstituée avec ses propres cellules souches. L'opération a eu lieu à l'hôpital pédiatrique de Great Ormond Street à Londres. C'est la première fois qu'une greffe de trachée complète est réalisée sur un enfant à partir de cellules souches, a affirmé le Professeur Martin Birchall, chef de la médecine régénératrice de l'University College de Londres.

Problèmes de santé liés à la contraception orale

Le Quotidien du médecin évoque les difficultés que la prescription d'une contraception orale peut engendrer dans certains cas de migraines avec risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). Les femmes sont les plus nombreuses à être touchées par les migraines qui concernent 15% de la population.

Un débat national agité autour des nanotechnologies

Depuis le lancement des débats publics sur ces technologies de l'infiniment petit, le 15 octobre 2009 à Strasbourg, les militants du groupe grenoblois Pièces et main d'oeuvre (PMO) avaient manifesté leur désaccord total aux nanotechnologies, considérant le débat faussé d'avance. Parce que pour eux "participer, c'est accepter", les membres de PMO ont perturbé la plupart des réunions organisées en France pour débattre des nanotechnologies, au point que certaines, initialement prévues les 9 et 16 février 2010, ont récemment été annulées à Montpellier et à Nantes. Ces opposants considèrent que la Commission nationale de débat public (CNDP) n'est "ni indépendante, ni neutre, ni une instance de débat" mais une "officine vouée à l'acceptabilité des nanotechnologies" qui vise à éviter "une révolte d'opinion contre une technologie imposée". Ils critiquent " 'l'approche technicienne' qui ne s'interroge jamais sur le bien fondé de telle ou telle technologie nouvelle". Ils ne s'inquiètent pas seulement du développement de "nouvelles nano-particules, fussent-elles toxiques" mais aussi du danger de "l'avènement d'une société de surveillance et de contrainte" que favoriseraient les nanotechnologies.

VSEL : de très petites cellules souches prometteuses

Des chercheurs de l'Université de Louisville aux Etats-Unis ont présenté une étude sur les "très petites cellules souches de type embryonnaire" ("very small embryonic-like stem cell", VSEL), lors de la conférence annuelle de "l'American Society of Hematology" (ASH), qui s'est tenue du 5 au 8 décembre 2009 à la Nouvelle Orléans. Les VSEL, qui représentent "une population hétérogène de cellules souches présentes dans la moelle osseuse partagent des propriétés semblables aux cellules souches embryonnaires" mais sans posséder "les effets négatifs potentiels" associés à ces dernières.

Nouvelle unité de thérapie cellulaire à l'EFS

L'Etablissement français du sang (EFS), qui célèbre ses dix ans d'existence cette année, a inauguré le 14 janvier 2010 sa "nouvelle unité d'ingénierie et de thérapie cellulaire". Localisée à Créteil sur le site du centre hospitalo-universitaire Henri Mondor, cette structure se veut "à la hauteur des enjeux de santé publique que représente cette nouvelle aire thérapeutique, qui constitue un axe d'activité de l'EFS à part entière". En remplaçant les cellules détruites ou non fonctionnelles, la thérapie cellulaire apparaît comme une alternative à la greffe d'organes.

Un test sanguin pour diagnostiquer in utero

Le Pr. Patrizia Paterlini-Bréchot, responsable d'un laboratoire de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et fondatrice de la société Metagenex a obtenu fait et cause dans le conflit qui l'opposait depuis plus de trois ans avec les investisseurs de sa société et le dirigeant de celle-ci. Mme Paterlini-Bréchot "se battait pour récupérer ses inventions". Créée en 2001, Metagenex avait pour but la commercialisation de "tests sanguins pour dépister des cancers et pour effectuer des diagnostics prénataux sur simple prise de sang et ainsi détecter des maladies génétiques du foetus, telles la trisomie 21, la mucoviscidose ou l'amyotrophie spinale, sans risque de fausse couche". Ayant fait appel en 2006 à des investisseurs, les fondateurs de Metagenex se trouvèrent peu après en conflit avec eux : "les investisseurs voulant commercialiser les tests, alors que les inventeurs estimaient que ceux-ci n'étaient pas encore au point et faisaient courir le risque de faux diagnostics".

Sang de cordon : débat autour d'une proposition de loi

Le quotidien La Croix consacre un dossier à la conservation du sang de cordon en France et aux problématiques soulevées par la proposition du député UMP Damien Meslot, de favoriser le développement des banques privées de sang de cordon en France. Au-delà de l’opposition privé- public, c’est la question de l’utilisation autologue ou allogénique du sang ainsi conservé qui est soulevée. La proposition faite par le député Damien Meslot vise à autoriser la conservation de sang de cordon autologue dans un modèle dit familial-solidaire, c'est à dire pour un éventuel usage ultérieur pour son propre enfant avec la possibilité de le céder à une autre personne si besoin est mais avec l’accord des parents. Il estime que cette loi est nécessaire pour permettre une augmentation des unités de sang de cordon ombilical conservées en France, nombre jugé aujourd’hui très insuffisant, 7 000 unités en 2008 (Rapport de la sénatrice Marie-Thérèse Hermange 2008) au lieu des 50 000 nécessaires pour répondre aux besoins de greffes en France.

La recherche sur l'embryon : enjeu bioéthique majeur

La révision des lois de bioéthique en 2010 va être une étape importante quant à la recherche sur l’embryon. Lors de la révision précédente, "les véritables enjeux de la recherche sur l’embryon avaient été passés sous silence". L’on avait déclaré que "les travaux sur les cellules souches déboucheraient sur la guérison de plusieurs maladies graves, alors que nul n’en savait rien". Le débat s’annonce aujourd’hui différent.

Geron : essai de thérapie avec des cellules souches embryonnaires ?

Le Quotidien du Médecin a publié vendredi 18 décembre 2009 un panorama des avancées médicales de 2009. Au nombre de celles-ci les progrès des études sur les cellules iPS, la découverte de cellules souches dans les trompes utérines, le succès du traitement de l'adrénoleucodystrophie, les essais de thérapie génique contre l'amaurose de Leber et la préparation de la révision des lois de bioéthique.

Débat autour des banques de sang de cordon

Le Quotidien du Médecin revient sur la proposition faite par le député UMP, Damien Meslot qui vise à autoriser la conservation de sang de cordon autologue, c'est à dire pour un éventuel usage ultérieur pour son propre enfant (cf. Synthèse de presse du 09/12/09). Il estime que cette loi est nécessaire pour permettre une augmentation des unités de sang de cordon ombilical conservées en France.

Un rapport de l'OPECST : quelle éthique pour l'expérimentation animale ?

D'ici la fin de l'année 2009, la directive européenne de 1986 relative à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales sera révisée. Cette directive a fait l'objet d'un rapport remis publiquement le 9 décembre par les députés Michel Lejeune et Jean-Louis Touraine de l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Il ressort de ce travail que les efforts pour rationaliser l'utilisation d'animaux dans la recherche fondamentale et appliquée, "doivent être rendus plus visibles et doivent être renforcés", tout en admettant que le recours au modèle animal reste "incontournable". Par exemple, l'expérimentation animale pour tester des produits de beauté est interdite par une réglementation européenne depuis 2003.

L'avis du Comité consultatif national d'éthique sur le DPI est controversé

Le Quotidien du Médecin s'est fait l'écho du communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune, qui estime que l'avis 107 du CCNE (Comité consultatif national d'éthique) (cf. Synthèse de presse du 18/11/09) "renforcera l'eugénisme" envers les enfants trisomiques. Alors qu'il affirme qu'il faut continuer à réserver le DPI aux couples ayant des antécédents familiaux, le CCNE recommande "de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 avant de transférer les embryons non atteints de l'anomalie recherchée". La cause invoquée pour justifier ce dépistage systématique est qu'"il s'agit de l'anomalie chromosomique la plus fréquente, qui fait déjà l'objet d'un dépistage".

Epiderme à partir de cellules souches embryonnaires humaines

Une équipe de chercheurs français, dirigée par Marc Peschanski et Christine Baldeschi (Inserm/UEVEU U861, I-Stem, AFM, Evry), a publié samedi 21 novembre 2009 dans The Lancet, les résultats de travaux ayant abouti à la génération d'un épiderme complet en faisant se développer des cellules souches embryonnaires humaines dans un milieu approprié. Il s'agirait de disposer d'épiderme humain en grande quantité pour soigner les grands brûlés dont l'étendue et la profondeur des lésions mettent en jeu le pronostic vital.

Vers un traitement pour les personnes atteintes de trisomie 21

Des chercheurs américains de l'université de Stanford, en Californie ont réussi à rétablir les capacités intellectuelles de souris de laboratoires atteintes par un équivalent animal de la trisomie 21.

Jusqu'à maintenant on attribuait ces retards mentaux à un mauvais fonctionnement de l'hippocampe, une zone du cerveau essentielle à la mémorisation. Or les chercheurs ont constaté que les souris malades ont un taux anormalement bas de norépinéphrine, une hormone qui joue un rôle clef dans ces mêmes processus d'attention et de mémorisation et qui agit dans l'hippocampe. Or, on a constaté chez les personnes trisomiques une dégénérescence des neurones dans la zone du cerveau normalement chargée de fabriquer cette hormone.

Perspectives chrétiennes sur la recherche sur les cellules souches

La recherche sur les cellules souches, un domaine en rapide évolution, mobilise d'énormes quantités de fonds privés et publics. Elle soulève par ailleurs d'importantes questions éthiques liées à la justice sanitaire et à la dignité de la vie humaine.

Les cellules souches ont la capacité d'évoluer en cellules spécialisées. Elles peuvent être cultivées afin de produire des cellules identiques à celles de divers tissus, comme les muscles ou les nerfs. La recherche dans ce domaine s’efforce essentiellement de trouver des traitements pour certaines maladies, du cancer à la maladie de Parkinson. La recherche sur les cellules souches embryonnaires nécessite la destruction d'embryons humains pour obtenir les cellules.

CCNE : dépistage systématique de la trisomie lors d'un DPI

Le Comité Consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu public son avis n°107 sur "les problèmes éthiques liés aux diagnostics anténatals : le diagnostic prénatal (DPN) et le diagnostic préimplantatoire (DPI)".

Tout en estimant que la loi relative à la bioéthique fournit "un cadre juridique globalement satisfaisant et n'appelle pas de remise en cause majeure", il préconise pourtant "de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 avant de transférer les embryons non atteints de l'anomalie recherchée afin d'éviter le risque d'une trisomie révélée au cours de la grossesse". Il s'agira donc de systématiser le dépistage d'enfants trisomiques lors d'un DPI.

Jugement sur l'acharnement thérapeutique: polémique

Le jugement rendu par le tribunal administratif de Nîmes qui condamne l'hôpital d'Orange pour acharnement thérapeutique (cf. Synthèse de presse du 12/11/09) soulève une vive polémique dans le milieu médical. Il précise en effet que "les médecins ont montré une obstination déraisonnable (...) constitutive d'une faute médicale" parce qu'ils n'ont pas pris en compte "les conséquences néfastes hautement prévisibles pour l'enfant". L'avocat des parents du petit garçon réanimé a estimé "que la juste décision était de permettre à la mort naturelle de prendre ses droits".

Des rats soignés par cellules souches embryonnaires humaines

Une étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) le 9 novembre 2009 montre que les capacités cognitives de rats ayant subi des radiothérapies auraient été restaurées grâce à des transplantations de cellules souches embryonnaires humaines.

Développer le "don" d'ovocytes en France

Dans une interview, le Dr Françoise Merlet, de l'Agence de biomédecine, fait le point sur la situation du don d'ovocytes en France et tente d'analyser les raisons du "manque de donneuses".

Le "don" d'ovocytes est permis et réalisé en France depuis une vingtaine d'années. Ce fait est souvent ignoré du public, ce qui fait le succès de l'offre étrangère, notamment espagnole, qui bénéficie de la lassitude des délais d'attente que le manque de donneuses occasionne en France. Un grand nombre de couples partent ainsi à l'étranger, tout en bénéficiant du remboursement de l'assurance-maladie. Celle-ci rembourse en effet tous les soins qui sont dispensés à l'étranger lorsqu'ils ne sont pas disponibles en France ou qu'ils nécessitent un trop long délai d'attente. Le don d'ovocytes est considéré comme tel.

Séminaire d'astrobiologie

"Astrobiology", tel est le titre de la Semaine d'études organisée par l'Académie pontificale des sciences et la Specola Vaticana (6 - 10 novembre), présentée ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Ont pris la parole le P.José Funes, SJ, Directeur de l'Observatoire astronomique du Vatican, le Prof. Jonathan Lunine, du Département de physique de l'Université Tor Vergata de Rome (Italie), le Prof.Chris Impey, du Département d'astronomie de l'Université de Tucson (USA), et Mme Athena Coustenis, de l'Observatoire de Paris-Meudon (France).

Une médecine régénérative sans cellules souches ?

L'équipe de chercheurs de Michael Sieweke, du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2/ CNRS/ Inserm) a publié dans Science le 6 novembre 2009 les résultats d'études qui semblent montrer que l'on pourrait régénérer des cellules et réparer un tissu endommagé sans passer par l'étape des cellules souches.

Un essai clinique de thérapie génique réussi

Les résultats d'un traitement par thérapie génique de deux petits garçons atteints d'adrénoleucodystrophie, une maladie génétique rare et mortelle, ont été officiellement présentés mercredi 4 novembre 2009. Cet essai clinique a été réalisé par le Pr Patrick Aubourg, directeur d'une unité de recherche à l'INSERM et médecin à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, assisté du Dr Nathalie Cartier-Lacave. Y ont également participé, des équipes de l'AP-HP et de l'université Paris-Descartes, avec le soutien financier des associations de malades AFM et ELA.

Les chimères à la base de l'art biotech

Le magazine La Vie, consacre un article à l'art biotech également appelé bioart. L'un des pionniers de cet art nouveau est Eduardo Kac. Ce brésilien vient, au terme de six ans de travail avec des scientifiques d'intégrer l'un de ses chromosomes dans le patrimoine génétique d'un pétunia. Il a ainsi crée un organisme baptisé plantanimal qui ressemble à un pétunia mais "dans ses nervures, coule non pas de la sève mais un peu du sang de l'artiste".

ISET contre amniocentèse ?

Un article de l'Express.fr rappelle que chaque année 500 à 700 foetus meurent des suites d'amniocentèse. Cet examen, qui permet de repérer des anomalies chromosomiques chez le foetus, consiste à prélever un peu de liquide amniotique à l'aide d'une longue aiguille.

Vers la production de gamètes à partir de cellules iPS

Une équipe de chercheurs de l'université de Standford a réussi à produire des cellules haploïdes (cellules qui ne possèdent qu'un seul jeu de chromosome) présentant toutes les caractéristiques des ovules et des spermatozoïdes humains à partir de cellules souches embryonnaires. Ce résultat a été obtenu par stimulation de trois protéines cellulaires : DAZL, DAZ1 et BOULE. Pour les scientifiques ayant participé à l'opération, il serait possible de poursuivre ces recherches à partir de cellules iPS. Les résultats ont été publiés sur le site de Standford et dans la revue Nature le 28 octobre 2009.

Année de l'astronomie

Benoît XVI a reçu ce matin les participants au colloque organisé par l'Observatoire du Vatican dans le cadre de l'Année astronomique internationale, accompagnés par le Cardinal Giovanni Lajolo, Président du Governorat de l'Etat de la cité du Vatican. Rappelant d'emblée que cette année correspond au quatrième centenaire des premières observations télescopiques de Galilée, le Pape a souligné combien "l'histoire de l'Observatoire du Vatican est liée à ce scientifique, aux controverses relatives à ses recherches et à la volonté de l'Eglise d'améliorer le rapport entre science et religion". Je profite de cette occasion, a poursuivi le Saint-Père, "pour dire ma reconnaissance pour les travaux approfondis qui ont éclairé le contexte historique de la condamnation de Galilée, ainsi que pour les efforts accomplis par tous ceux qui se consacrent au dialogue, à la réflexion et à la complémentarité entre la foi et la raison, en faveur d'une plus complète connaissance de l'homme, de son environnement et de l'univers".

Monaco : Congrès sur les cellules souches adultes somatiques

Le deuxième Congrès international pour une recherche responsable sur les cellules souches aura lieu à Monaco du 26 au 28 novembre prochains sur le thème « Cellules souches somatiques adultes : nouvelles perspectives ».

Organisé par l'Académie pontificale pour la vie, la Fondation Jérôme Lejeune, la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) et le Comité Consultatif Bioéthique de Monaco, ce congrès est placé sous le haut patronage de son altesse le Prince Albert II de Monaco.

Thérapie génique réussie pour une maladie dégénérative de l'oeil

L'amaurose congénitale de Leber est une maladie provoquant chez les enfants qui en sont atteints une perte sévère de la vision associée à des mouvements anormaux des yeux. L'altération visuelle progresse vers une cécité complète vers l'âge de 30 à 40 ans. Il n'existe pour l'instant aucun traitement.

Un débat national sur les nanotechnologies

Les nanotechnologies utilisent des particules manufacturées dont la taille est de l'ordre de quelques milliardièmes du mètre. Pour beaucoup il s'agit d'un sujet d'avenir. Certains parlent même de quatrième révolution industrielle.

Maladie de Parkinson : thérapie à base de cellules foetales ?

D'après la revue Science, dans un article intitulé "Fetal cells again ?", un groupe de chercheurs européens et américains négocieraient actuellement auprès de l'Union européenne l'obtention d'un très important financement pour relancer les essais de thérapie cellulaire pour la maladie de Parkinson, par injection de neurones prélevés sur des foetus de 6 à 9 semaines.

Second congrès scientifique international pour une recherche responsable sur les cellules souches adultes

Organisé par l'Académie pontificale pour la Vie, la Fondation Jérôme Lejeune, la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC) et le Comité Consultatif Bioéthique de Monaco, un congrès international intitulé "Cellules souches somatiques adultes : nouvelles perspectives" se tiendra à Monaco du jeudi 26 au samedi 28 novembre 2009.

Cellules iPS: reprogrammation chimique

Une équipe de chercheurs de Harvard vient de publier dans Cell Stem Cell un article faisant état de la découverte d’une nouvelle méthode de reprogrammation des cellules. Alors que jusqu’ici, les cellules étaient reprogrammées par introduction de quatre gènes, ces scientifiques ont démontré qu’il était possible de remplacer deux d’entre eux par une molécule chimique : RepSox. Celle-ci inhibe la voie de signalisation TGF-Beta.

Chimères : abandon des recherches en Grande Bretagne

Le journal britannique Independent a dénoncé récemment le manque de financement public pour les recherches sur les embryons hybrides. Cela conduirait les scientifiques anglais à s’expatrier afin de pouvoir mener leurs recherches.

Alternative à la congélation lente d'embryons: la vitrification

Deux méthodes de cryopréservation des embryons en vue de leur réimplantation dans l'utérus de la femme existent : la congélation lente et la vitrification des embryons. La méthode de vitrification est une technique en évolution qui permet d'améliorer la viabilité et la réimplantation post-décongélation des embryons fécondés in vitro. Contrairement à la méthode de congélation lente, la vitrification présente l'avantage de ne pas former de cristaux de glace intra et extra-cellulaire. On expose les embryons à des concentrations élevées en cytoprotecteurs puis on les refroidit très rapidement, ce qui induit une augmentation de la viscosité favorisant la formation d'un état vitreux.

L'avenir prometteur des cellules de sang de cordon

Le quotidien La Croix dresse le portrait du professeur Eliane Gluckman, pionnière des greffes de sang de cordon ombilical. En 1988, elle réalisait la première greffe au monde sur un patient américain atteint de l’anémie de Fanconi, une maladie génétique rare entraînant une défaillance importante de la moelle osseuse. Aujourd’hui ce patient va bien et elle a traité de nombreux autres patients. Elle préside aujourd’hui Eurocord, une association dédiée au développement international des banques de sang de cordon.

L'avenir prometteur des cellules de sang de cordon

Le quotidien La Croix dresse le portrait du professeur Eliane Gluckman, pionnière des greffes de sang de cordon ombilical. En 1988, elle réalisait la première greffe au monde sur un patient américain atteint de l’anémie de Fanconi, une maladie génétique rare entraînant une défaillance importante de la moelle osseuse. Aujourd’hui ce patient va bien et elle a traité de nombreux autres patients. Elle préside aujourd’hui Eurocord, une association dédiée au développement international des banques de sang de cordon.

L’astronomie et ses instruments, exposition au Vatican

L'astronomie et ses instruments feront l'objet d'une exposition au Vatican, en cette année internationale de l'Astronomie. L'exposition qui s'ouvre aux Musées du Vatican le 16 octobre (et jusqu'au 16 janvier 2010) s'intitule : « Astrum 2009: Astronomie et instruments. Le patrimoine historique italien quatre cents ans après Galilée ».

Obstétrique : éthique médicale et loi de bioéthique

Le Dr Patrick Leblanc et Pierre-Olivier Arduin publient un article dans le Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la reproduction intitulé "L'éthique médicale à l'épreuve de la loi de bioéthique. Point de vue d'un obstétricien". Au coeur de leur réflexion, une question : la loi laisse-t-elle toujours l'obstétricien libre d'agir conformément à l' éthique médicale propre à sa spécialité ? "Y aurait-il des choix de société qui nous seraient imposés ? (...) Sommes-nous au service d'une médecine non plus vitaliste mais utilitariste ? Enfin, la définition de notre spécialité demeure-t-elle toujours valide ? Nous faudra-t-il changer son nom ?" Car, comme le rappellent les auteurs, l'obstétricien (ob-stare) est étymologiquement celui qui se tient debout devant la femme afin de l'accompagner et l'aider à donner la vie. Or, c'est cette vocation elle-même que les aspects irrationnels de la pratique obstétrique contemporaine semblent remettre en cause.

Poêles anti-adhésives et baisse de la fertilité

Le Réseau Environnement Santé (RES) vient de demander à ce que l'expertise de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur le PFOA (acide perfluorooctanoïque) soit refaite. L'Afssa avait en effet estimé que les risques liés à cette substance, employée notamment pour les poêles anti-adhésives, étaient raisonnables : "l'exposition du consommateur liée à des conditions réalistes d'utilisation" des poêles anti-adhésives est "600 fois inférieure à la dose journalière tolérable".

USA : financement fédéral des cellules souches embryonnaires

Le National Institute of Health des Etats-Unis (NIH) vient de mettre en ligne un site internet par l'intermédiaire duquel les chercheurs pourront soumettre leurs lignées de cellules souches embryonnaires à l'agrément pour la recherche financée par les fonds fédéraux. La décision sera prise au cas par cas par le Dr Francis Collins, directeur du NIH. Il sera assisté par un groupe de travail, composé d'experts en génétique, droit, médecine et éthique et dirigé par le Dr Jeffrey Botkin.

Signes de conscience chez les personnes en "état végétatif"

Une étude britannico-argentine montre que des patients dont la conscience est altérée seraient capables d'apprendre. Ces travaux pourraient contribuer au diagnostic des états végétatifs ou de conscience minimale.

L'expérience repose sur la réponse conditionnée de type pavlovien, qui nécessite un certain degré d'éveil. Les chercheurs des universités de Buenos-Aires et de Cambridge ont ainsi montré que des sujets inconscients étaient capables d'intégrer une réponse conditionnée.

France : Pilule EllaOne, « on occulte l’essentiel »

En France, l'« Alliance pour les Droits de la Vie » demande que la vérité soit dite aux femmes sur la véritable action de la pilule « EllaOne » qui est à la fois « contraceptive et antinidatoire ».

Dans un communiqué de ce 23 septembre, l'Alliance pour les Droits de la Vie met en garde contre « le marché de dupes que constitue le lancement commercial de l'EllaOne dénommée « pilule du surlendemain » par son fabricant », et lancée en France le 24 septembre 2009.

Le daltonisme guéri par thérapie génique

La revue Nature a publié le 16 septembre 2009 un article faisant état de la guérison de deux singes daltoniens par thérapie génique. C'est une équipe de scientifiques de l'Université de Washington qui a réussi à corriger cette anomalie génétique chez Sam et Dalton, qui deux ans après l'opération, voient parfaitement sans manifester d'effets négatifs.

France: Rediscussion de la loi sur les tests ADN

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a informé le Premier ministre, dimanche 13 septembre 2009, qu'il ne pouvait signer le décret d'application de la loi sur le recours à des tests ADN pour vérifier la filiation de candidats à l'immigration au titre du regroupement familial (cf. Synthèse de presse du 24/10/07). Il affirme qu'il n'est pas en mesure d'en "respecter l'esprit et la lettre". "Le législateur a émis tellement de contraintes que le décret d'application n'est pas possible en l'état", a-t-il expliqué.

Le Pape appelle les pharmaciens à l'objection de conscience

Dimanche 14 septembre 2009, à l'occasion du Congrès mondial de la Fédération internationale des pharmaciens catholiques à Poznan (Pologne), le Pape a appelé les pharmaciens à recourir à l'objection de conscience contre la vente des produits qui portent atteinte à la vie humaine. "Le pharmacien ne peut pas renoncer aux exigences de sa conscience au nom des lois du marché, ni au nom de certaines législations complaisantes", a-t-il affirmé en rappelant que le gain économique, légitime et nécessaire, devait être subordonné au respect de la loi morale.

France : Un épidémiologiste soutient le discours du pape sur le préservatif

Pour René Ecochard, professeur de médecine, épidémiologiste, chef de service de biostatistique du CHU de Lyon, « le discours de Benoît XVI sur le préservatif est tout simplement réaliste ».

C'est d'ailleurs le titre d'un texte qu'il a co-signé en avril dernier, après le voyage de Benoît XVI en Afrique (17 au 23 mars) et la polémique lancée par les médias occidentaux sur les propos du pape sur le préservatif.

Des cellules iPS à partir de cellules adipeuses

Le Dr Michael Longaker, de l'Ecole de médecine de Stanford en Californie a annoncé avoir identifié une nouvelle source de cellules iPS beaucoup plus faciles à reprogrammer que les fibroblastes cutanés. Les résultats de son étude ont été publiés dans the Proceedings of the National Academy of Sciences (édition en ligne du 7 septembre 2009).

Une explication de la baisse de la fertilité

Pour un biologiste évolutionniste de l'université de Tel Aviv, la baisse de fertilité observée depuis plusieurs années serait une conséquence de l'évolution antagoniste des appareils reproducteurs mâles et femelles. Les conclusions de son étude ont été publiées dans la revue Biological Reviews.

Ablation d'un tératome à la naissance

Une fillette prématurée de 31 semaines a été opérée la semaine dernière, dès sa naissance, d'un volumineux tératome pesant presque son poids. La tumeur, développée essentiellement vers l'extérieur au niveau du coccyx, pesait 1500g et le bébé 1700g. Le risque majeur de ces tumeurs bénignes est le décès par insuffisance cardiaque, dû à la mauvaise irrigation d'une telle masse tissulaire.

Publication : "A la poursuite de l'enfant parfait"

Benoît Bayle, psychiatre des hôpitaux et docteur en philosophie, auteur de plusieurs ouvrages consacré à la psychologie prénatale, publie un nouveau livre : "A la poursuite de l'enfant parfait. L'avenir de la procréation humaine", aux éditions Robert Laffont.

Dix mesures pour augmenter les greffes

Alors que le nombre de patients en attente de greffe continue d’augmenter, les professeurs Bernard Charpentier et Yvon Lebranchu ont présenté au congrès de l’ESOT (European Society for Organ Transplantation) dix mesures visant à augmenter de 10% le don d’organes.

Les biohackers : bricoler le vivant

Le supplément du Monde du 5 septembre 2009 consacre un article aux biohackers, bricoleurs de "laboratoires-maison" qui s'organisent pour mener des recherches sur le vivant dans le courant de la culture des hackers informatiques : ils revendiquent la compétence technique, la solidarité, l'irrespect à l'égard des autorités et des savoirs établis et un "désir irrépressible de démonter tout ce qui leur tombe sous la main pour voir comment ça marche". Les biohackers entendent mener leurs recherches en toute liberté, loin des laboratoires officiels. Scientifiques ou simples curieux, ils bénéficient de la démocratisation de l'accès au savoir permis par internet.

Nouvelle technique de fécondation in vitro

Une femme anglaise, âgée de 41 ans, vient de mettre au monde un bébé en bonne santé après 13 tentatives infructueuses de fécondation in vitro (FIV). La naissance a eu lieu grâce à une nouvelle technique de FIV : l’hybridation génomique comparative.

Pologne : vers une loi interdisant la fécondation in vitro ?

Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique polonaises, un projet de loi prévoit une peine de prison pouvant aller jusqu'à 3 ans pour "toute personne dont l'action conduit à une fécondation in vitro"(FIV). Initiative d'un groupe de citoyens "Contra in vitro", le texte a réuni plus de 160 000 signatures et sera examiné la semaine prochaine par le Parlement polonais, "pour des raisons formelles" affirme son président, Bronislaw Komorowski, qui estime que "ce projet suscitera sans doute d'énormes émotions".

Australie : avertissement pour la pratique d'une IVG médicamenteuse tardive

Un médecin australien, Adrienne Freeman, a reçu une lettre d'avertissement du Conseil Médical de Queensland pour avoir administré le RU 486 à une femme enceinte de 20 semaines. A ce stade de la grossesse, la pilule abortive met en effet la vie de la femme en danger.

Diagnostic préimplantatoire/diagnostic prénatal et prédisposition au cancer

L'équipe de Claire Julian-Reynier, directrice de recherche Inserm au sein de l'Unité Inserm 912 "Sciences économiques et sociales, systèmes de santé, sociétés" (Unité mixte de recherche : Inserm-IRD-Université Aix-Marseille II), a publié en août 2009 dans le Journal of Clinical Oncology une étude sur l'acceptabilité du diagnostic préimplantatoire (DPI) et du diagnostic prénatal (DPN) pour les prédispositions génétiques au cancer par les médecins les plus impliqués (onco-généticiens).

Eviter la transmission des maladies mitochondriales

La revue Nature a publié le 26 août 2009 les résultats des travaux de chercheurs ayant réussi à mettre au point une technique qui pourrait permettre à des femmes souffrant de maladies héréditaires d’avoir des enfants indemnes.

Des cellules IPS par inactivation du gène p53

Des chercheurs ont découvert que le gène suppresseur de tumeur p53, surnommé gardien du génome, a pour rôle non seulement d’arrêter net les cellules en train de devenir cancéreuses, mais aussi de faire barrière à la reprogrammation des cellules adultes en cellules souches. Cela expliquerait pourquoi peu de cellules adultes se transforment en cellules iPS lors de la reconduction opérée par les scientifiques : deux des facteurs de reprogrammation employés sont en effet des oncogènes (Kif4 et c-Myc) risquant d’induire un cancer. Ils activent donc le gène p53 qui bloque dès lors la reprogrammation.

Relancer la production naturelle d'insuline

Des scientifiques ont réussi à transformer des cellules alpha du pancréas en cellules bêta synthétisant l’hormone d’insuline. Cette découverte pourrait constituer un traitement efficace du diabète de type 1 ou diabète insulino-dépendant, maladie auto-immune due à une incapacité du pancréas à produire de l’insuline.

Génétique et médecine

Le Figaro Magazine du 1er août 2009 consacre tout un dossier à la "révolution ADN", ou la manière dont les avancées fulgurantes de la génétique pourraient transformer radicalement la pratique de la médecine dans les années à venir.

Dents de souris à partir de cellules souches

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à faire repousser des dents chez des souris adultes. Les scientifiques ont d’abord prélevé sur un très jeune embryon de souris des tissus à l’origine des dents : épithéliales et mésenchymateuses. Ces deux populations de cellules ont ensuite fusionné pour obtenir un germe de dent que les chercheurs ont implanté dans la mâchoire à la place d’une dent préalablement retirée. Cette étude a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Science.

Bientôt un nouveau test pour détecter la trisomie 21

D’après le National Institute of Health Research (NHS), le centre de recherche de l’autorité sanitaire britannique, le diagnostic prénatal de maladies génétiques telles que la trisomie 21, la mucoviscidose ou la myopathie pourrait bientôt reposer sur un examen du sang maternel.

Cellules souches embryonnaires humaines : essais cliniques suspendus par la FDA

La Food and Drug Administration (FDA) a suspendu l’autorisation délivrée à la Geron Corporation, compagnie leader en recherche sur les cellules souches embryonnaires, de se livrer à des essais cliniques sur des sujets humains malades. Geron devait tester cet été le GRNOPC1, un produit traitant les lésions de la moelle épinière, sur 8 à 10 patients récemment atteints de paraplégie. Le traitement, rapidement administré (dans les quinze jours après la lésion) devait permettre de régénérer la gaine de myéline.

La pilule contraceptive contamine l'eau potable

Citation de l’archevêque de Denver, Mgr Charles Chaput, lors d'une allocution d’ouverture d'un colloque sur «Foi et environnement : questions et défis» :

"Lorsque, voici quelques années, des scientifiques de l’Université du Colorado se livrèrent à une étude sur la truite de la rivière Boulder en aval de l’usine de traitement des eaux usées de la ville de Boulder [Colorado], ils découvrirent que sur 123 truites, 101 étaient des femelles, 12 des mâles et que 10 manifestaient des signes curieux de mutation et présentaient des aspects mâles et des aspects femelles. Le biologiste John Woodling, l’un des défenseurs les plus connus de la pureté de l’eau dans les rivières du Colorado et dans les zones urbanisées, et David Norris, professeur de physiologie à l’Université du Colorado (…), découvrirent que les antibiotiques, la caféine et principalement les hormones contenues dans les pilules contraceptives pouvaient gravement contaminer l’eau potable de toute une région. [...]

Etats-Unis : L’Oklahoma nie l’objection de conscience

Aux Etats-Unis, dans l'Etat de l'Oklahoma, une sentence judiciaire nie la possibilité de l'objection de conscience au personnel de santé en ce qui concerne l'avortement.

Mardi, indique aujourd'hui Radio Vatican, la juge Vicki Robertson a établi que la norme en vigueur était « inconstitutionnelle » parce qu'elle violait « la vie privée » et la « dignité des femmes ».

Elle établit donc qu'il n'est plus obligatoire d'effectuer des analyses à ultrasons pour vérifier les conditions réelles de santé du fœtus, 24 h avant de procéder à une interruption volontaire de grossesse.

L’ancienne maison de J. Ratzinger transformée en centrale d’énergie solaire

La maison où habitait Joseph Ratzinger quand il était professeur de théologie à l'université de Ratisbonne deviendra une petite centrale pour la production d'énergie solaire à but caritatif.

Selon L'Osservatore Romano, citant l'Agence allemande DPA, l'édifice se trouve à 3 kilomètres de Ratisbonne, dans la Bergstrasse 6 de la ville de Pentling, où sont enterrés son père, sa mère et sa sœur, toutes deux nommées Marie.

Les organisateurs de cette initiative ont prévu une installation photovoltaïque de quelque 54 m2, qui devrait produire approximativement 5.800 kW à l'année.

Nouvelles bioéthique en bref

Étude belge sur l'insémination artificielle

La probabilité de donner naissance à des enfants suite à une insémination artificielle passerait de 89% pour les 20-29 ans à 67% pour les 38-39 ans. Ce fait établi par une récente étude belge démontre que plus l'ovule est jeune, plus les femmes ont de chance d'accoucher.

Contrôler la spécialisation des cellules souches sanguines

Une équipe marseillaise du Cnrs et de l’Inserm publie dans la revue Cell les résultats de leurs travaux montrant dans les cellules souches sanguines l’existence d’un mécanisme qui oriente leur spécialisation.

En travaillant sur des cellules sanguines de souris, les chercheurs du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy ont découvert que pour les cellules myéloïdes appartenant aux globules blancs et assurant la défense de l’organisme, l'action conjointe de deux protéines est déterminante.

Une banque de sperme condamnée pour le handicap d'un bébé

En avril 2009 on apprenait qu’un juge new-yorkais Thomas O'Neill avait autorisé une jeune fille de 13 ans, Brittany Donovan, atteinte du syndrome de l'X-fragile à poursuivre la banque de sperme (Idant Laboratories) de laquelle provient le sperme avec lequel elle a été conçue et à l'origine de sa maladie génétique. Le juge avait établi que les tests susceptibles de détecter le syndrome de l’X fragile existaient depuis 1992 et que la naissance ayant eu lieu en 1996 la banque aurait dû faire ces tests. Il y a quelques années une banque de sperme au Canada (Colombie britannique) avait été condamnée pour avoir tardé à effectuer des tests de détection du sida.

Mort suite à un refus de greffe du foie

Gary Reinbach, 22 ans, est décédé dimanche dernier d'une cirrhose avancée du foie à l'University College Hospital, à Londres. Le jeune homme, alcoolique depuis le divorce de ses parents survenu alors qu'il avait 13 ans, se serait vu refuser par les médecins une greffe de foie qui aurait fait passer ses chances de survie de 30% à 75%. Il n'aurait pas eu l'occasion de prouver qu'il était capable de tenir six mois sans alcool, ainsi que l'exigent les règles d'admission à la greffe de foie.

Naissance de souris par reprogrammation cellulaire

Deux revues scientifiques ont publié les résultats surprenants de deux équipes chinoises. Les chercheurs ont réussi à induire un état pluripotent à des cellules de fibroblastes du tissu conjonctif de souris. Ils ont ainsi créé des lignées de cellules reprogrammées (iPS) qu'ils ont implantées dans un embryon de souris tétraploïde (créé en laboratoire et qui ne peut développer que des annexes embryonnaires comme le placenta et non l'embryon tout entier).

Hollywood met en scène un bébé-médicament

Un film inspiré par des faits réels met en vedette Cameron Diaz dans My Sister's Keeper où l'on relate l'histoire d'un bébé-médicament qui, à 12 ans, poursuit ses parents pour éviter qu'ils ne l'obligent à donner un rein à sa soeur aînée atteinte d'une leucémie, après avoir déjà dû donner de son sang et de la moelle osseuse. L'histoire permet de s'interroger sur la légitimité de cette pratique pour l'enfant, conçu dans l'optique de traiter un membre de sa fratrie. "Un bébé-médicament pourrait-il poursuivre ses parents pour ne pas avoir à donner de moelle osseuse en cas de rechute de la leucémie de son grand frère ou de sa grande soeur"?

Uruguay - Pour l’Église "un nouveau et grave attentat contre la vie".

Montevideo – L’Archidiocèse de Montevideo, par les mots de son porte-parole Miguel Ángel Pastorino, définit comme un “nouveau et grave attentat contre la vie et la dignité humaine, un fait contraire aux valeurs de l’Église” le projet de loi du Gouvernement uruguayen qui veut permettre la recherche scientifique sur des cellules souches embryonnaires. Le porte-parole a ajouté que “l’Église n’est pas contre l’utilisation des cellules souches dans la recherche, car on a démontré qu’elles peuvent avoir de nombreux bénéfices pour la santé, mais elle s’oppose à l’utilisation d’embryons humains dans ce but”. Le projet de loi a été présenté l’année dernière par l’Institut National de Donation et de Transplantation (INDT) et modifié ces derniers mois par des sénateurs de la majorité proches du Ministère de la Santé Publique (MSP). L’initiative a été votée à l’unanimité dans la Commission Santé et ensuite à la Chambre des Sénateurs la semaine dernière. L’initiative est donc passée à la Chambre des Députés qui a jusqu’au 15 septembre pour donner l’approbation définitive. La loi, en effet, a besoin de l’approbation des deux Chambres.

Des cellules iPS pour soigner les infarctus ?

Des chercheurs américains de la Mayo Clinic (Rochester) ont réussi à "réparer" le cœur de souris victimes d'infarctus grâce à des cellules souches pluripotentes induites (iPS). Jusqu'à maintenant, des modèles animaux avaient bénéficié de cette technique pour la maladie de Parkinson, la drépanocytose et l'hémophilie A.

Huntington : échec de greffes de neurones foetaux

La revue scientifique PNAS a publié le 17 juillet 2009 la première étude sur les résultats à long terme de transplantations directes de neurones normaux dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Huntington. Des résultats prometteurs avaient été obtenus chez les rats et les primates. Chez l'homme la greffe de neurones, issus de foetus avortés, avait initialement semblé encourageante : les neurones greffés avaient survécu et s'étaient intégrés dans le cerveau.

Le porte-parole du Saint-Siège et les 40 ans du voyage sur la lune

Quarante ans après la mission spéciale d'Apollo 11 qui a marqué le premier pas de l'homme sur la lune, ce vol, estime le porte-parole du Saint-Siège, nous enseigne encore aujourd'hui la valeur étonnante du génie humain lorsque celui-ci est conscient de ses limites.

Le père Federico Lombardi S.J., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, consacre l'éditorial du dernier bulletin hebdomadaire « Octava Dies », du Centro Televisivo Vaticano, au souvenir de ce 20 juillet 1969 lorsque le commandant Neil Armstrong posa pour la première fois le pied sur la lune.

A propos du dépistage de la trisomie 21

Dans la revue médicale Suisse, Medhyg, le journaliste Jean-Yves Nau revient sur le décret paru au Journal Officiel français le 3 juillet dernier concernant le dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 03/07/09).

Il en rappelle tout d'abord le principe : "Toute femme enceinte, quel que soit son âge, est informée de la possibilité de recourir à un dépistage combiné permettant d'évaluer le risque de trisomie 21" et souligne que ce dépistage longtemps réservé aux femmes ayant "passé un certain âge", devient généralisé. Désormais, toute femme enceinte recevra une information "adaptée" lui permettant de recourir ou non au dépistage prénatal.

Vers la possibilité de greffes cardiaques temporaires ?

Atteinte à l'âge de sept mois d'une maladie cardiaque mortelle - la "cardiomyopathie du nourrisson" - Hannah Clark avait bénéficié à l'âge de deux ans d'une greffe de coeur. Le Pr Magdi Yacoub, pionnier britannique des greffes pulmonaires et cardiaques, avait installé dans la poitrine de la petite fille le coeur d'un bébé de cinq mois, tout en laissant en place le coeur malade. Le coeur greffé jouait donc le rôle d'assistance ventriculaire, pour aider le coeur malade à pomper le sang dans l'organisme.

A l'âge de 8 ans, on détecte chez la petite fille un "syndrome lymphoprolifératif" dû aux médicaments immunosuppresseurs qui lui ont été donnés afin d'éviter le rejet de la greffe. Après un combat de deux ans, les médecins finissent par diminuer les doses de médicaments immunosuppresseurs afin de stopper la progression du cancer. Le greffon, qui n'est plus protégé contre le phénomène de rejet commence alors à donner des signes de faiblesse.

Testicules de souris et cellules souches pluripotentes

L’équipe de Kinarm Ko et Hans Schöler, de l’Institut Max Planck de biomédecine moléculaire à Münster, est parvenue à transformer en cellules souches pluripotentes des cellules issues de testicules de souris adultes en modifiant leurs conditions de culture. Les résultats de leur étude ont été publiés dans la revue Cell Stem Cell du 2 juillet 2009.

Australie : l’Eglise finance la recherche sur les cellules souches adultes

L'archidiocèse de Sydney a mis à disposition un fond de 100.000 dollars australiens (environ 70.000 euros) pour soutenir les recherches sur le potentiel thérapeutique des cellules souches adultes, peut-on lire dans L'Osservatore Romano, le 11 juillet.

Ce financement est strictement lié au respect de paramètres précis, établis dans le Code of Ethical Standards for Catholic Health and Aged Care Services en Australie.

Dans le document, on souligne que « la recherche qui implique des êtres humains doit toujours respecter la dignité des personnes et servir le bien commun ». Elle « ne doit jamais constituer un danger irraisonné à la vie et à la santé d'une personne ».

OGM : les tests de Bruxelles sont-ils fiables ?

Huit chercheurs internationaux mettent en cause la fiabilité des tests de l'Autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) et de son équivalent américain, la Food and Drug Administration (FDA) concernant l'évaluation des risques pour la santé des OGM et des pesticides. Le communiqué émane du Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Crii-gen).

A propos du DPI

Le magazine l'Express consacre un article au diagnostic préimplantatoire (DPI), méthode dont l'objectif est de sélectionner, après fécondation in vitro, des embryons non porteurs d'une maladie héréditaire grave. Les embryons atteints de la maladie recherchée sont éliminés.

Dans certains pays on commence à assouplir cette pratique, réservée à l'origine à des maladies graves pour l'enfant. En Grande-Bretagne, les autorités médicales ont autorisé récemment le recours au DPI pour sélectionner un embryon indemne d'un gène de prédisposition au cancer du sein (cf. Revue de presse du 12/01/09).

Elisabeth Badinter : oui aux mères porteuses

L'avis du Conseil d'Etat contre la légalisation des mères porteuses s'est vu qualifié par Elisabeth Badinter d'"avis moral qui ne tient compte ni de l'évolution des mentalités ni de l'évolution des techniques".

C'est par "souci d'humanité" et par "réalisme" qu'elle défend quant à elle la légalisation des mères porteuses. Son argumentation se fonde sur l'affirmation d'une construction a posteriori de la maternité : il n'y a pas d'instinct maternel dans la femme qui lui permettrait de reconnaître son enfant. Seules les relations "tricotées au jour le jour" dans l'éducation peuvent construire la maternité : "je crois qu'une femme peut tout à fait porter l'enfant d'une autre, soit parce qu'elle aime cet état, soit parce qu'elle veut aider un couple en mal d'enfant. On peut porter un enfant sans fantasmer, sans créer de relations autres que physiologiques et bienveillantes".

Des milliers d’Américains contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires

Alors qu'aux Etats-Unis, les National Institutes of Health (Nih) (Instituts nationaux de la santé) viennent de publier la version finale de la directive pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires, le cardinal Justin Francis Rigali a dénoncé l'absence de prise en compte de la position - défavorable à cette directive - de plusieurs milliers d'Américains et de la Conférence des évêques catholiques.

USA : directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines

Les Instituts américains de la santé (NIH) ont publié lundi 6 juillet 2009 la directive finale sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines pour la recherche publique. Barack Obama avait levé en mars les restrictions édictées par George W. Bush, qui interdisaient tout financement fédéral de la recherche sur des cellules embryonnaires créées après août 2001.

Développement de sperme humain à partir de cellules souches embryonnaires

L'équipe du Pr Karim Nayernia, de l'université de Newcastle et du NorthEast England Stem Cell Institute (NESCI) aurait développé une nouvelle technique permettant de fabriquer du sperme humain en laboratoire à partir de cellules souches embryonnaires porteuses des chromosomes XY (mâles).

Caritas in veritate : "l'ouverture à la vie est le centre d'un développement véritable"

La nouvelle encyclique de Benoît XVI, Caritas in Veritate, est consacrée à la mondialisation. Rappelant la doctrine sociale de l'Eglise, elle reprend la problématique de Paul VI dans Populorum Progressio (1967) : comment promouvoir un développement humain intégral ? Pour ce faire, elle envisage de nombreuses questions comme l'économie, la finance, l'environnement, la politique, la démographie, la technique...Elle s'achève sur l'idée que dans "la bioéthique (...) se joue de manière radicale la possibilité même d'un développement humain intégral".

Criblage haut débit sur cellules souches embryonnaires pour 7,5 millions d'euros

Le groupe pharmaceutique suisse Roche vient de signer un partenariat de recherche de 7,5 millions d'euros avec le laboratoire public de biologie français I-Stem "qui regroupe une unité mixte Inserm-université d'Evry et une unité de recherche financée par l'Association française contre le myopathies" (via le Téléthon). Celui-ci devra initier pendant deux ans, les équipes de Roche à son protocole de criblage de molécules sur cellules souches embryonnaires.

Les cellules souches adultes sont les plus adaptées pour la réparation musculaire

Des chercheurs de Maryland et d'Indiana ont publié dans la revue Nature (25/06/09) une étude attestant que les cellules souches adultes seraient plus appropriées que les cellules souches embryonnaires pour guérir les maladies et troubles musculaires. En effet, les gènes impliqués dans le développement des muscles s'éteignent à la naissance, et n'interviennent plus dans la réparation musculaire. Comme l'ont montré les chercheurs du Département d'embryologie du Carnegie Institute à Baltimore, c'est un autre ensemble de gènes, présents dans les cellules souches adultes des muscles, qui prennent la suite.

Trisomie 21 : publication d'un arrêté sur le dépistage précoce

Deux arrêtés du Ministère de la Santé ont été publiés vendredi le 3 juillet, au Journal Officiel. L'arrêté annoncé du Ministère de la Santé sur la mise en place d'un nouveau dispositif de dépistage des foetus atteints de trisomie 21 a été publié ce matin au Journal Officiel. Il est relatif aux "règles de bonnes pratiques en matière de dépistage et diagnostic prénatals avec utilisation des marqueurs sériques maternels de la trisomie 21" . Il est accompagné d'un second arrêté qui a trait à "l'information, à la demande et au consentement de la femme enceinte à la réalisation d'une analyse portant sur les marqueurs sériques maternels et à la réalisation du prélèvement et des analyses en vue d'un diagnostic prénatal in utero".

Caritas in veritate : Le développement des peuples et la technique

« Le développement des peuples et la technique » : le 6e et dernier chapitre de « Caritas in veritate », aborde notamment la question de la « technique », ce qui constitue une des nouveautés du document. Et c'est pour mieux recentrer sur le bien de la personne : « Le thème du développement des peuples est intimement lié à celui du développement de chaque homme ».

Tombeau de saint Paul

Ce matin devant la presse le Cardinal Andrea Cordero Lanza di Montezemolo, Archiprêtre de St.Paul hors-les-murs, et M.Ulderico Santamaria, Directeur du Laboratoire des Musées vaticans, ont expliqué l'exploration faite sur le sarcophage de la confession de St.Paul. Le Cardinal avait proposé au Pape il y a deux ans de réaliser une première intervention exploratoire sur le tombeau, lequel demanda d'attendre la fin de l'Année paulinienne pour faire état des résultats.

Les trompes de Fallope: réservoirs de cellules souches

Une équipe de chercheurs de l'Université de Sao Paulo (Brésil) vient de mettre en évidence la présence de cellules souches dans les trompes de Fallope. Ces organes féminins enlevés lors d'une intervention gynécologique se révéleraient être donc bien plus qu'un simple déchet chirurgical.

Périnatalité : excès de dépistage ?

Alors que la prévalence globale des malformations augmente depuis les années 1980 et que les stratégies de dépistage n'ont cessé de se perfectionner, bon nombre de médecins se demandent si l'évolution du diagnostic prénatal ne conduit pas à des examens excessifs, ce que les chiffres semblent confirmer.

L'échographie permet de dépister 60% des malformations. 90% des enfants trisomiques sont détectés, avant de faire le plus souvent l'objet d'une IMG. En 2005, 82% des femmes enceintes ont eu un dosage de marqueurs sériques de la trisomie, soit 634 972 analyses, pour identifier 51 000 femmes à risque dont 1% seulement ont donné lieu à un diagnostic de trisomie 21 (soit 496 cas). 90 600 caryotypes foetaux ont été réalisés dont 4,2% ont montré des anomalies chromosomiques. 6441 IMG ont été autorisées et réalisées, dont 45,7% pour malformations et 38,3% pour anomalies chromosomiques. 411 grossesses ont été poursuivies malgré une autorisation d'IMG.

Test libre du sexe du foetus à 10 semaines

"Intelligender"...Tel est le nom du test disponible sur internet commercialisé par une firme texane et permettant aux futurs parents de connaître le sexe de l'enfant, dès 10 semaines et pour la modique somme de 35 $ (soit 25 €). Il est le premier à être si peu cher, et si précoce : les tests existant jusqu'alors étaient longs, coûteux et compliqués.Ce test urinaire classique, complété par un mélange chimique gardé secret, donne la réponse en dix minutes: vert si c'est un garçon, orange si c'est une fille. La fondatrice d'Intelligender, Rebecca Griffin, affirme que le test est sûr à 80%.

Augmentation de la survie des bébés prématurés

Une étude publiée par des chercheurs suédois dans le Journal of the American Medical Association fait état d'un accroissement considérable du taux de survie des bébés prématurés nés entre la 22e et 27e semaine de grossesse dû aux progrès de la néonatalogie.

Alors que les études antérieures avaient rapporté un taux de survie, à un an, de 1% pour les enfants nés à 22 semaines, de 6 % à 26 % pour ceux nés à 23 semaines, et de 29 % à 55 % pour ceux nés à 24 semaines, cette dernière étude menée entre 2004 et 2007 fait état de chiffres qui ont plus que doublé: 9,8 % pour les enfants nés à 22 semaines, 53 % à 23 semaines, et 67 % à 24 semaines. A noter que le taux pour les bébés nés à 25 semaines est de 82 %, et de 85 % à 26 semaines.

Jean-Marie Le Méné auditionné par la mission parlementaire

Jean-Marie Le Méné a été auditionné mercredi 3 juin par les députés de la mission parlementaire d’information sur la révision des lois de bioéthique (www.assemblee-nationale.fr). Il a axé son intervention sur deux points : la recherche sur l’embryon ; le diagnostique prénatal et la dérive eugéniste.

Concernant la recherche sur l’embryon, un des deux sujets envisagés par le premier forum des Etats-Généraux de la bioéthique à Marseille, Jean-Marie Le Méné a souligné que l’Agence de Biomédecine a autorisé la quasi-totalité des projets de recherche sur l’embryon qui lui ont été présentés. Ce faisant, elle a dérogé aux deux exigences qui accompagnaient le moratoire sur la recherche sur l’embryon : l’exigence de progrès thérapeutique majeur, et l’absence de méthode alternative d’efficacité comparable notamment en raison des récents progrès de la recherche sur les cellules iPS, « car non seulement cette méthode présente des critères d’efficacité, mais encore cette méthode n’est pas d’une efficacité comparable à la recherche sur l’embryon, elle lui est supérieure dans la mesure où- précisément – elle est capable de se passer des recherches sur l’embryon. »

Le don de gamètes doit-il rester anonyme ?

Les lois de bioéthique de 1994 – reprises par celle de 2004 - ont soumis les pratiques d’assistance médicale à la procréation (AMP) par don de gamètes au principe d’anonymat entre donneurs et receveurs. La révision de la loi prévue en 2010 est l'occasion d'interroger à nouveau ce principe, de plus en plus remis en cause.

La règle sur l’anonymat se veut une règle protectrice :

- elle garantit la gratuité du don et permet ainsi d’éviter tout trafic de matériaux biologiques humains, et particulièrement de gamètes ;

- elle évite aux donneurs toute responsabilité vis-à-vis de l’enfant conçu et encouragerait ainsi les dons ;

- elle tente d'assurer enfin la stabilité de la cellule familiale en évitant d’y introduire un tiers.

Bilan de la recherche sur les cellules souches au Royaume- Uni

Du 6 au 8 avril 2009 s’est tenue à Oxford la deuxième conférence du UKNSCN (United Kingdom National Stem Cell Network). Toute la communauté scientifique britannique travaillant sur les cellules souches s’y est réunie afin de faire un état des lieux des avancées scientifiques en la matière.

Recherche sur les cellules iPS : le vecteur protéinique

Des scientifiques américains et coréens ont annoncé avoir trouvé un nouveau moyen de contourner le problème que constituait l’implication de virus ou de substances chimiques comme vecteurs dans la reprogrammation cellulaire. Ce sont désormais des protéines, les peptides, qui acheminent les gènes nécessaires à l’induction des cellules de peau en cellules pluripotentes.

L?ingénierie tissulaire : expérimenter directement sur des tissus humains

Le NC3Rs (National Centre for the Replacement, Refinement and Reduction of animals in Research) et le Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) ont organisé les 1er et 2 avril 2009 à Londres une conférence intitulée “Ingénierie tissulaire: une nouvelle dimension pour le remplacement des animaux”. Il s’agissait d’évaluer les avancées scientifiques qui permettent de réduire l'utilisation des animaux à des fins de recherche biomédicale.

Deux préoccupations majeures ont été évoquées : la protection des animaux d’une part, mais aussi la nécessité de trouver des modèles d’expérimentation plus appropriés aux pathologies humaines que les modèles animaux existants.

Un traitement de la cécité grâce aux cellules souches adultes

Une équipe de l’Université Australienne du New South Wales a découvert un traitement permettant l’amélioration notable de la vue de patients atteints de maladies de la cornée. Trois personnes aveugles d’un œil se sont vues appliquées le traitement avec succès.

La méthode consiste dans le prélèvement de cellules souches, dans l’œil sain du malade. Celles-ci sont ensuite cultivées dans une lentille de contact qui sera appliquée sur l’œil endommagé pendant une quinzaine de jours. Les cellules peuvent ainsi s’attacher à la cornée afin de la régénérer. Des améliorations notables sont apparues au bout de quelques semaines. Dix-huit mois plus tard, elles persistent toujours.

Lancement d'un projet de recherche sur les cellules iPS

Le NEDO (New Energy and Industrial Technology Development Organization), organisme public japonais de financement et de gestion de projets de recherche et développement, vient d'annoncer le lancement d'un programme sur 5 ans visant à développer des applications pour la technologie des cellules souches pluripotentes induites humaines (iPS).

La vitrification des ovocytes : une alternative aux embryons congelés ?

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, a interrogé Mgr Jacques Suaudeau, docteur en médecine, membre de l'Académie pontificale pour la Vie et responsable de sa section scientifique, sur la vitrification des ovocytes comme alternative à la cryoconservation des embryons humains.

Mgr Suaudeau rappelle que les premières destructions d'embryons cryoconservés (à -196°) ont eu lieu en 1996 en Angleterre, puis en France. Aux Etats-Unis, 400 000 embryons sont actuellement cryoconservés et 87% d'entre eux devraient être détruits. En Angleterre, on compte 1,2 million d'embryons congelés.

Veillée pour la Vie : Homélie du card. Vingt-Trois

Le cardinal Vingt-Trois appelle à « prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques » spécialement en France.

Le site Internet du diocèse de Paris publie l'homélie intégrale du cardinal Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ainsi qu'un compte-rendu de la veillée pour la Vie, du 28 mai dernier à Notre-Dame de Paris.

Anémie de Fanconi : un espoir avec les cellules iPS

L'équipe du Pr Belmonte (Barcelone), en collaboration avec le Pr Inder Velma (Etats-Unis), a travaillé sur l'anémie de Fanconi et les cellules iPS.

A propos du foetus

Dans son dossier Sciences et éthique, le journal La Croix s'interroge sur nos contradictions dans notre relation à l'embryon humain et ce qu'il juge comme "l'un des grands paradoxes de notre époque".

Alors que l'on connaît de mieux en mieux son développement, ce qu'il peut ressentir... "on évite d'évoquer le statut de l'embryon, de peur d'avoir à le rouvrir le dossier de l'avortement (...) de même, on parle peu de ce que peut ressentir le fœtus, quand est évoquée la question des mères porteuses".

Grande-Bretagne : débat autour de l'avortement après 24 semaines

La Grande-Bretagne débat actuellement de la publication ou non des chiffres de l'avortement pour cause de malformations ou maladies, après la 24e semaine.

L'association Pro-life Alliance demande ainsi "la transparence" et proteste contre le fait que, depuis 2002, aucune information sur les conditions de ces avortements n'a été délivrée. Elle a déclaré, dans un communiqué, qu' "aujourd'hui, il est impossible d'identifier précisément combien d'avortements ont été faits et sur quelles pathologies".

Pour un dépistage plus performant de la trisomie 21...

Le Collectif inter-associatif autour de la naissance (CIANE) dénonce, dans une lettre adressée au président de la République, "l'entrave" faite à la validation et à la valorisation du test de diagnostic prénatal (DPN) baptisé ISET développé par une équipe de l'INSERM et déjà validé pour le dépistage de l'amyotrophie spinale et la mucoviscidose.

Avantages et dangers des amitiés sur le Net

Le 24 mai dernier a été célébrée la Journée mondiale des communications sociales. Au mois de janvier, Benoît XVI a diffusé à cette occasion son Message sur le thème « Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié ».

S'adressant en particulier à la génération dite « numérique », le pape a relevé les « changements fondamentaux dans les modèles de communication et dans les rapports humains » déterminés par l'apparition d'Internet et par les nouvelles formes de communication que ce nouvel outil a introduites.

Dans des centaines de diocèses et d'institutions d'éducation catholique, ainsi que dans les médias, la publication du Message a été suivie d'une réflexion sur les paroles du pape.

Révision des lois de bioéthique : un point sur le DPI

l'occasion des Etats généraux de la bioéthique, Le Monde Diplomatique revient sur plusieurs sujets, notamment le diagnostic prénatal (DPN) et préimplantatoire (DPI), ainsi que la recherche sur l'embryon.

En ce qui concerne le DPI, Le Monde Diplomatique rappelle la position de l'Agence de la biomédecine qui, en 2008, s'est prononcée en faveur d'un élargissement du DPI à certaines prédispositions (notamment pour certains cancers) et souhaitait augmenter le nombre de centres de DPI (cf. Synthèse de presse du 11/04/08).

L'AMP à l'étranger

Le quotidien régional Nord éclair consacre un article au recours à l'assistance médicale à la procréation (AMP) à l'étranger.

Il cite la clinique espagnole Eugin, où "commercial et médical sont très liés", spécialisée dans le don d'ovocytes, plus simple et plus rapide qu'en France où le délai d'attente moyen est de deux ans contre quelques mois seulement en Espagne. Cette différence s'explique par le nombre élevé de donneuses en Espagne, celles-ci étant indemnisées (900 euros environ).

Le don de cellules souches hématopoïétiques

Le Quotidien du Médecin consacre un article à la manière dont se passent les dons, alors que le don de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est une des grandes causes nationales de l'année 2009. En France, si la pratique des greffes allogéniques de CSH est importante, il y a peu de donneurs. Le quotidien explique donc les démarches à entreprendre pour le devenir. C'est le don de moelle osseuse qui est proposé en premier lieu, puis le don de cellules périphériques.

France : Eugénisme révélé par une « défaillance » du dépistage prénatal

« Une "défaillance" dans le système de dépistage prénatal (DPN) de la trisomie 21 en révèle - une fois de plus - son essence eugéniste », dénonce aujourd'hui « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Alors que le Conseil d'Etat français vient de rendre public son rapport préparatoire à la révision de la loi de bioéthique, dans lequel il appelle à la vigilance en matière de dépistage de la trisomie 21 face aux dérives eugénistes, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) annonce qu'une "défaillance" d'un dispositif de DPN a entraîné, depuis octobre 2008, une "sous-estimation du risque de trisomie 21" chez un certain nombre de femmes enceintes.

Il est recommandé de concevoir naturellement

Les enfants fécondés par des techniques de procréation artificielles présentent deux fois plus de risque d'être hospitalisés dans leurs trois premières années de vie que les enfants conçus naturellement. Ils sont en effet plus facilement exposés aux problèmes de naissance prématurée, de bas poids ou de mortalité infantile comme l'indique une étude du journal scientifique Human Reproduction. Ce problème est dû notamment aux grossesses pluri-gémellaires beaucoup plus fréquentes quand on a recours à la Fivète.

Dispositif de dépistage prénatal de la Trisomie 21 défaillant

Le test Sequre Dx de la société californienne Sequenom n'est pas si sûr qu'il n'en paraissait. La société vient de communiquer publiquement à la FDA (Food and Drugs Administration) que le dispositif permettant d'évaluer le risque de trisomie 21 demandait à être revu suite à des défaillances dans les calculs. Des essais doivent être ré-entrepris d'ici 2010 pour réévaluer le test. Sur prélèvement sanguin de la mère, le test Sequre Dx devait pouvoir certifier à 96,6% la présence d'une trisomie 21 et à 100% de son absence.

Risques et taux d'inefficacité de la RU486

Une étude présentée au Collège américains des obstétriciens et gynécologues, menée par Melissa Strafford au Centre Médical de Boston, a démontré que la pilule abortive RU486 a un taux d'échec élevé.

IMG: cas de conscience pour les médecins

L'Hôpital Robert Debré à Paris évoque les cas de consciences auxquels sont confrontés les médecins quand ils doivent déterminer si les foetus dont on leur a soumis l'examen, présentent une affection d'une "particulière gravité" justifiant un avortement. Dans le cadre de sa case documentaire "Infrarouge", France 2 a abordé la question dans un documentaire réalisé par Karim Miské "Un choix pour la vie". Ce dernier évoque "une loi dont les termes ouvrent sur un questionnement philosophique abyssal" : "doit-on faire naître un enfant qui a 10% de risques de présenter un retard mental?" Comment décider de la gravité d'un handicap? Où sont les limites? La relation médecin-patient s'avère cruciale et devrait être permanente.

Le défi de l’Eglise: utiliser le virtuel pour transmettre l’essentiel

A l'heure de Facebook et Twitter, le grand défi qui interpelle l'Eglise consiste à présenter le profond message de Jésus sans se laisser attirer par les aspects superficiels, souligne le porte-parole du Saint-Siège.

Dans sa réflexion, parue dans le dernier numéro d'Octava Dies, le bulletin d'information du Centre de télévision du Vatican qu'il dirige, le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, s.j., part du « très beau message du pape pour la Journée mondiale des communications sociales de cette année » qui, dit-t-il, « touche un point stratégique et crucial dans la réalité du monde de la communication en rapide évolution » sur le thème : « Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié ».

Italie: Il y a 50.000 victimes par an en Europe de la MRSA Staphylococcus aureus

Rome – Le lavage soigné des mains de la part des médecins et infirmières, l’utilisation dans les hôpitaux de systèmes de surveillance microbiologique locale, nationale et internationale, la rapidité du diagnostique et le début d’une thérapie antibiotique appropriée sont les mesures les plus importantes pour réduire de façon significative (au moins dans 30 pour cent des cas) les cas d’infection de MRSA, bactérie résistante aux antibiotiques, l’un des agents pathogènes les plus redoutés, cause d’infections hospitalières dans le monde entier, responsable chaque année en Europe de près de 50.000 décès.

De nombreuses études ont montré que près de 30 pour cent des infections hospitalières étaient transmises par les mains des médecins et infirmières et que l’application correcte des protocoles de lavage des mains conduisait à une réduction significative des infections de MRSA à l’intérieur de l’hôpital.

« Anges et Démons », une preuve de l’intérêt que suscite l’Eglise

Le film « Anges et Démons », en dépit de ses incroyables erreurs basées sur le roman de Dan Brown, témoigne de l'intérêt énorme suscité par l'Eglise catholique, comme le considère un prêtre, auteur d'un des blogs les plus populaires consacrés au « Da Vinci Code ».

Le père John Wauck, de la prélature de l'Opus Dei, né à Chicago, enseigne la littérature et la communication de la foi chrétienne à l'Université pontificale de la Sainte Croix à Rome. Il a étudié l'histoire de la littérature à l'Université de Harvard.

Dans cet entretien accordé à ZENIT, il constate une donnée irréfutable sur cet intérêt pour l'Eglise : au cours de ces dernières années, jamais on n'a vu autant de pèlerins à Rome.

L’Académie Pontificale des Sciences étudie les biotechnologies végétales

L'Académie pontificale des Sciences vient d'achever une semaine d'étude sur « les plantes transgéniques pour la sécurité alimentaire dans le contexte du développement », organisée du 15 au 19 mai à la Casina Pie IV au Vatican.

Une semaine de travail qui a réuni une quarantaine de scientifiques et d'experts de renom pour tenter de répondre à des questions comme : Est-il vrai que les biotechnologies végétales favorisent les multinationales et pénalisent les petits agriculteurs ? Pourquoi neuf millions et demi d'agriculteurs des pays en voie de développement utilisent-ils des semences transgéniques ? Ces nouvelles semences peuvent-elles aider l'Afrique à développer une révolution verte ? La distribution de semences OGM peut-elle entrer dans les programmes d'aide au développement ? Et que pense le Vatican de la recherche et du développement des biotechnologies végétales ?

France : promotion du gender et de la transsexualité

Alors que la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a saisi la Haute autorité de santé (HAS) en vue d'un décret sortant la transsexualité de la catégorie des affections psychiatriques, Le Monde publie une tribune intitulée "refusons la transphobie, respectons l'identité de genre !".

De la sélection prénatale des garçons

Le Monde consacre un article à la sélection prénatale des garçons, phénomène connu en Chine et en Inde mais qui se développe dans d'autres pays comme le Vietnam. Directeur de recherche au Centre population et développement à Paris, le démographe Christophe Z. Guilmoto vient de publier une étude sur la pratique des avortements sélectifs et a accordé au quotidien une interview.

Recherche sur l'embryon : loi civile et transgression

Archevêque de Rennes et président du groupe de travail des évêques de France sur la bioéthique, Mgr Pierre d'Ornellas revient sur la proposition du Conseil d'Etat d’adopter un régime permanent d’autorisation de la recherche sur l'embryon humain et les cellules souches embryonnaires humaines à la place de l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation (cf. Synthèse de presse du 06/05/09).

De la conservation du sang placentaire

Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat sur la révision de la loi de bioéthique paru le 6 mai dernier (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et particulièrement sur la question de la collecte du sang de cordon ombilical.

De la recherche sur les cellules souches

Dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, l'Académie nationale de pharmacie s'est prononcée pour que la recherche sur les embryons humains et les cellules souches embryonnaires humaines "relève d'une autorisation sous contrôle" plutôt que de l'actuel système d'interdiction assorti de dérogation pour cinq années. Elle estime en effet que l'actuel système "risque de compromettre gravement la pérennité des recherches ou plus généralement de l'activité scientifique et technique" et souhaite qu'"un effort important" soit entrepris pour développer cette recherche "au profit de l'embryon"...

Grossesses multiples : quelle solution ?

Alors qu'elle tiendra ses assises nationales ce samedi à Paris, la fondation PremUp, (réseau de coopération scientifique) veut alerter sur l'augmentation du nombre de grossesses multiples en France depuis 30 ans. Cette hausse de 80% s'explique notamment par le développement des traitements de l'infertilité et la multiplication des fécondations in vitro (FIV) : 40% des naissances de jumeaux en seraient issues.

A propos des mères porteuses

82 personnalités de tous bords (de Sylviane Agacinski à Carole Bouquet en passant par Gisèle Halimi, Boris Cyrulnik ou encore Axel Khan) viennent de lancer un manifeste contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Pour elles, "prendre en compte la souffrance des couples infertiles ne peut justifier de transgresser des principes qui fondent notre vie collective et notamment le devoir de protection des plus vulnérables". Elles estiment que la GPA ouvre la voie à l'exploitation des femmes, à la promotion du "tout génétique" et à la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par les femme qui les ont portés. Et, quand bien même la loi limiterait les dérives mercantiles voire le tourisme procréatif, celle-ci "légitimerait (...) des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection des plus vulnérables".

Vers un moratoire sur les embryons congelés ?

Le Figaro consacre un article au "choix délicat des parents" face à leurs embryons congelés. Issus de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), ces embryons dits "surnuméraires" étaient, selon les derniers chiffres disponibles, au nombre de 176 523 en 2006 pour 49 618 couples, ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à 2005.

Ce "sur-stock" ne va pas sans poser de problèmes, à la fois pragmatiques et éthiques. Et ce, d'autant plus, que les parents sont de plus e plus nombreux à abandonner leurs embryons congelés au cours des cinq années de conservation prévues par la loi. Ils étaient 83 407 en 2006. Parmi ces abandons, 37 435 étaient le fruit d'un choix délibéré des parents. Restent les 45 972 autres pour lesquels les 13 263 parents ne répondent pas au formulaire annuel leur demandant quelle option ils choisissent : donner leurs embryons à la recherche (en 2006, cela concernait 9 319 embryons), les donner à d'autres couples (en 2006, ce fut le cas pour 10 239 embryons) ou les détruire (option choisie pour 17 877 embryons en 2006).

France: La prochaine loi de bioéthique sera-t-elle un clone de 2004 ?

Libération revient sur le rapport du Conseil d'Etat rendu la semaine dernière (cf. Synthèse de presse du 06/05/09) et plus particulièrement sur la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI), les sages n'ayant proposé "aucun changement profond" par rapport à l'actuelle législation. Le journaliste semble ainsi regretter que tout soit, en France, "très encadré", "comme si le législateur était surtout obsédé par la prévention des dérapages à venir".

Cryos ne connaît pas la crise

En ce contexte de crise économique, un article rapporte la "bonne santé" de la première banque mondiale de sperme : la banque danoise Cryos (14 000 grossesses menées à terme depuis 1991). En 2008, le nombre de donneurs a été multiplié par trois, passant de 30 à 100 par jour et le nombre de nouveaux candidats a atteint environ un millier contre 350 en 2007. Malgré cela, Cryos a du mal à répondre à la demande. Pour Ole Schou, directeur, cela s'explique par le nombre de couples infertiles (entre 10 et 15%), mais aussi par le demande de plus en plus forte "femmes célibataires hautement éduquées, plus exigeantes, qui ont privilégié leur carrière et qui veulent à un âge avancé avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard".

Alerte sur le nouveau dépistage de la trisomie 21

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de "La trisomie est une tragédie grecque" (Salvator, 2009), alerte dans le Figaro sur les dangers liés à l'imminente intensification du dépistage de la trisomie 21 en France.

Alors qu'aujourd'hui ce dépistage est proposé au deuxième trimestre de grossesse, le nouveau dépistage sera, lui, proposé au premier trimestre. A ce stade, l'amniocentèse étant impossible, il sera proposé de recourir à la biopsie du trophoblaste (futur placenta) qui induit un taux de pertes fœtales 1,5 à 2 fois plus élevé que pour une amniocentèse.

OGM : Monsanto au coeur de la polémique

En Afrique du Sud, des plants de maïs OGM de la firme Monsanto se sont avérés stériles et ont plombé les rendements de 400 exploitants. La firme américaine Monsanto a reconnu que 75 000 hectares étaient concernées et s'est engagée à dédommager les agriculteurs. Rappelons que l'Afrique du Sud est le huitième producteur mondial d'OGM et que 62% du maïs est désormais génétiquement modifié. Le débat sur l'éventuel dangerosité des OGM y est quasiment inexistant.

Grippe A(H1N1) - bulletin n°25

Le 11 mai 2009 à 6 heures GMT, 30 pays avaient notifié officiellement 4 694 cas d’infection par le virus grippal A(H1N1).

Le Mexique a notifié 1626 cas d’infection humaine confirmés en laboratoire, dont 45 décès. Les Etats-Unis en ont notifiés 2 532, dont trois décès, le Canada 284, dont un décès, et le Costa Rica 8, dont un décès.

Première pierre de l'Université de Madaba

A 9 h 45' locale Benoît XVI s'est rendu à Madaba, à 19 km du Mont Nébo, ville rendue célèbre par la découverte de la "Carte de Madaba", mosaïque d'une église byzantine du VI siècle représentant la Terre Sainte avec les itinéraires pour arriver à Jérusalem et une description de la ville. Le Pape a rejoint en papamobile le quartier chrétien jusqu'au site où sera construite l'Université du Patriarcat latin, selon le souhait du Patriarche Fouad Twal, natif de Madaba. Le Saint-Père y a béni la première pierre de la future institution et s'est ensuite adressé aux personnes présentes.

L’Osservatore Romano analyse le succès d’ Anges et Démons

A quelques jours de la sortie (13 mai) officielle du nouveau film inspiré du roman de Dan Brown (auteur du Da Vinci Code), Anges et Démons, le quotidien du Saint-Siège a cherché à comprendre les raisons de son succès.

Dans un article diffusé le 7 mai, L'Osservatore Romano évoque un roman (et donc un film) teinté de religion et de mystère, diffusant une « vision simpliste et partielle » de l'Eglise, évitant les « questions profondes ». Un film « plutôt inoffensif », selon l'auteur de l'article.

Un constat lourd, des préconisations décalées

Le Conseil d’Etat présentait aujourd’hui son rapport sur la révision de la loi de bioéthique. Il est à noter que, lors de cette conférence de presse, la partie relative au diagnostic prénatal (DPN) et au diagnostic préimplantatoire (DPI) - à laquelle le deuxième chapitre du rapport est pourtant consacré - n’a pas été présentée. Comment interpréter ce silence ?

Dans sa lettre de saisine du 11 février 2008, le Premier ministre, François Fillon, faisait part de sa préoccupation quant aux dérives eugéniques permises par l’encadrement juridique actuel : "les dispositions encadrant les activités d’assistance médicale à la procréation et, en particulier, celles de diagnostic prénatal et de diagnostic préimplantatoire, garantissent-elles une application effective du principe prohibant "toute pratique eugénique tendant à l’organisation et à la sélection des personnes ?"".

Avant le voyage apostolique

A la fin de l'audience générale, le Pape a notamment salué des médecins catholiques, rappelant que leur métier a pour cadre le service de l'homme, de sa conception à sa mort naturelle, et qu'ils sont un témoignage de la solidarité chrétienne.

Le rapport du Conseil d'Etat sur la révision des lois de bioéthique

Le Conseil d'Etat (CE) vient de rendre publique ses recommandations sur la révision des lois de bioéthique. La haute juridiction se prononce en faveur d’un régime permanent d’autorisation encadré de la recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires.

Dans son rapport le CE rappelle que la recherche sur l'embryon humain "soulève des oppositions éthiques car elle porte atteinte non à une chose, mais à une personne humaine potentielle, qui ne saurait donner lieu à l'instrumentalisation". Malgré cela, il propose de substituer au régime actuel d'interdiction assorti de dérogation posé pour cinq ans, un régime permanent d'autorisation "enserré dans des conditions strictes". Ces "conditions strictes" seraient les suivantes : que ces recherches soient "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs" et qu’il y ait "impossibilité, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche identique à l’aide d’autres cellules que des cellules souches embryonnaires humaines". Par ailleurs, la pertinence des recherches autorisées devrait être préalablement établie ; elles devraient respecter les principes éthiques et être menées sur des embryons dits "surnuméraires" ne faisant plus l'objet d'un projet parental.

De la recherche sur l'embryon (I/III)

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur la question de la recherche sur l'embryon et sur le choix de la France en la matière.

Pierre-Olivier Arduin revient tout d'abord sur la découverte de l'existence des cellules souches embryonnaires humaines en 1998 par l'américain James Thomson.

En France, le première loi de bioéthique du 29 juillet 1994 stipulait que "toute expérimentation sur l'embryon est interdite". Elle l'assortissait d'une peine de sept ans d'emprisonnement et de 700 000 francs d'amende. La loi du 6 août 2004 cèdera aux revendications des scientifiques, instaurant un régime dérogatoire d'autorisation. Le décret réglementant cette recherche est paru le 6 février 2006.

Un plan pour les nanotechnologies

Hier, 5 mai, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieure et de la Recherche, a lancé un plan en faveur des nanotechnologies. Baptisé NANO-INNOV, il vise à "donner à l'industrie française les moyens de réussir le virage des nanotechnologies", un domaine en pleine expansion.

Vers une marchandisation du corps ?

Dans sa chronique du Figaro Magazine, Alain-Gérard Slama revient sur la question de la commercialisation du corps. Le progrès technique, explique-t-il apporte une nouvelle forme de dépossession du corps : "la mise sur le marché des cellules, des organes et des "services corporels", comme le transfert d'ovule ou la gestation pour autrui".

Il rappelle l'expression de Bernard Edelman auteur de "Ni chose, ni personne" : le corps devient un "réservoir économique" dont l'individu dispose en propriétaire. Ce nouveau type de relation à son corps nie la notion de dignité de la personne humaine qui est du ressort de l'être et non de l'avoir.

L'Allemagne réglemente les tests génétiques

Le 24 avril dernier, le Parlement allemand a, après sept ans de conflit, adopté la loi sur la réalisation et l'utilisation de diagnostics génétiques sur l'homme.

Le texte interdit notamment les tests prénataux censés détecter des maladies pouvant se développer à l'âge adulte. S'il est possible de recourir au diagnostic prénatal (DPN) pour raisons médicales, cela reste interdit pour détecter le sexe ou d'autre traits de caractère de l'enfant à naître.

Droits de l'homme et doctrine sociale de l'Église

Benoît XVI a reçu aujourd'hui les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière présidée par Mme Mary Ann Glendon. "L'Académie -a dit le Pape- après avoir examiné les rapports entre la doctrine sociale de l'Eglise et le travail, la démocratie, la globalisation, la solidarité et la subsidiarité, s'est concentrée, cette fois, sur la question de la dignité de la personne et des droits de l'homme, point de rencontre de la doctrine sociale de l'Eglise et de la société actuelle... L'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, en plus et au-delà des différentes formes dans lesquels ils sont affirmés et des différents degrés d'importance qu'ils ont dans les divers contextes culturels, doivent être soutenus et reconnus universellement parce qu'ils sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu" et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

Zambie - Les changements climatiques provoquent une augmentation des cas de choléra

Lusaka – Les changements climatiques provoquent une augmentation des infections en Afrique. C’est ce qu’affirme une étude publiée par les chercheurs de l’Institut espagnol pour la santé Carlos III. Selon l’étude, l’augmentation de 5% des cas de choléra en Zambie vient des modifications enregistrées dans le climat ces dernières années.

Selon les chercheurs espagnols, l’augmentation de la température de l’atmosphère six semaines avant la saison des pluies accroît le nombre de personnes touchées par la malaria de 4,9 cent.

Le portail catholique d’information www.EnLigneToi.com migre vers un serveur Internet plus performant

Les administrateurs de www.EnLigneToi.com, portail catholique et œcuménique d’information, sont heureux d’annoncer qu’en raison de sa forte progression, leur site doit passer d’un serveur partagé avec d’autres sites à un serveur lui étant uniquement dédié pour améliorer ses performances et, ainsi, offrir à ses visiteurs des vitesses de navigation et de recherche accrues.

Grippe porcine

29 avril 2009 - Sur la base d'une évaluation de toutes les informations disponibles et à la suite de plusieurs consultations d'experts, j'ai décidé de passer au niveau d'alerte pandémique supérieur, c'est-à-dire de la phase 4 à la phase 5.

Les pandémies de grippe doivent être prises au sérieux précisément parce qu'elles ont la capacité de se propager rapidement et à tous les pays.

L'aspect positif de la situation est que le monde est mieux préparé pour faire face à une pandémie de grippe qu'il ne l'a jamais été.

Cellules embryonnaires humaines et maladie de Huntington

Médecine Sciences publie une étude menée par Laetitia Aubry (Inserm/UEVE UMR-861, I-STEM, AFM), Marc Peschanski et Anselme Perrier sur l'utilisation des cellules souches embryonnaires humaines pour la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington (MH).

Les auteurs rappellent qu'à ce jour il n'existe aucun traitement curatif de cette pathologie. Quelques améliorations cliniques ont été obtenues à partir de précurseurs neuraux prélevés chez des fœtus issus d'une interruption volontaire de grossesse (IVG) mais "l'extension de cette thérapie (...) se heurte à des obstacles aujourd'hui incontournables". Pour les auteurs, "la mise en œuvre à grande échelle de la thérapie cellulaire de la maladie de Huntington nécessite donc l'identification d'une nouvelle source cellulaire permettant de s'affranchir de ces problèmes liés aux tissus fœtaux" et, d'après eux, "les cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) apparaissent (...) comme des candidates particulièrement intéressantes du fait de leurs deux propriétés cardinales, l'autorenouvellement (...) et la pluripotence".

Québec : mobilisation contre un programme de dépistage prénatal

Alors qu’en janvier dernier, le Commissaire à la Santé du Québec suggérait la mise en œuvre d’un programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21, l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS) vient de créer une coalition, avec l’Association pour l’intégration sociale (Région de Québec) (AISQ) pour "contrer" ce projet. Sans renier la possibilité pour les femmes d'avorter, l’AQIS et l’AISQ s’attaquent à la sélection humaine et à l’eugénisme sous-jacent à une telle politique.

Europe : faciliter les soins transfrontaliers

Jeudi 23 avril 2009, le Parlement européen a adopté, en première lecture, la directive relative aux droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers. Tout en respectant les compétences nationales et les droits existants dans chaque Etat membre, la directive facilitera les démarches pour les personnes qui veulent se faire soigner, tout en étant remboursées, à l’étranger.

Les motivations de la recherche sur l'embryon

Dans le journal Libération, Jacques Testart, directeur de recherche honoraire à l'Inserm revient sur la question de la recherche sur l'embryon. Il explique que cette recherche ne correspond pas à ce qu'elle paraît exprimer et qui consisterait à mieux connaître le tout début de la vie.

En réalité, la recherche sur l'embryon recouvre deux domaines : soit l'identification des caractéristiques individuelles particulières à chaque embryon par le biais du diagnostic préimplantatoire (DPI), soit l'utilisation des cellules extraites de l'embryon dans un but "thérapeutique".

Grippe porcine

Le Comité d'urgence, constitué conformément au Règlement sanitaire international (2005), a tenu sa deuxième réunion le 27 avril 2009.

Le Comité a examiné les données disponibles sur les flambées confirmées de grippe porcine due au virus A/H1N1 aux États-Unis d'Amérique, au Mexique et au Canada. Le Comité a également examiné les informations faisant état d'une possible propagation à d'autres pays.

OGM : la France se pose en modèle pour l'Europe

Né des recommandations du Grenelle de l'environnement et prévu par la loi du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM), le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) a été présenté au gouvernement, mercredi 22 avril dernier, par le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.

Pluridisciplinaire, le HCB est chargé d'une expertise indépendante, à la fois scientifique et éthique, sur des sujets aussi divers que les OGM et la thérapie génique.

Pie XII et la guerre : Les archives du P. Graham seront informatisées

Les archives du P. Graham, sj, sur le pontificat de Pie XII vont être systématiquement mises en ordre et informatisées, annonce un communiqué de la compagnie de Jésus.

Le P. Robert Graham, jésuite des Etats-Unis, a été à la tête de la commission de quatre historiens auxquels Paul VI a confié, en 1964, la préparation de la publication anticipée de documents relatifs au rôle du Saint-Siège pendant la seconde guerre mondiale.

Israël : Site Internet pour la visite de Benoît XVI

« Un pont pour la paix », c'est le titre du site Internet ouvert le 15 avril par le gouvernement israélien, en sept langues, pour la visite de Benoît XVI.

Le pape Benoît XVI « inspire une atmosphère de compréhension, de réconciliaton et de paix entre les peuples et les religions », déclare le ministre du tourisme israélien, Mme Ruhama Avraham-Balila.

Sa visite, ajoute Mme Avraham-Balila « encouragera des milliers de pèlerins de par le monde à suivre ses pas ».

La Jordanie a également lancé un site pour la venue du pape (cf. Zenit du 20 avril 2009).

En effet, la viste du pape en Terre Sainte commence par la Jordanie (avec en particulier le site du baptême du Christ).

Paludisme: la Zambie réduit de 66% le nombre de décès

L’Organisation mondiale de la Santé a annoncé aujourd’hui que la Zambie, comme plusieurs autres pays africains, a enregistré une réduction importante de la mortalité palustre grâce à la lutte intense menée contre la maladie. Les décès dus au paludisme signalés par les établissements de santé ont en effet diminué de 66% en Zambie. D'autres données confirment que le pays a atteint la cible fixée par le Partenariat Faire reculer le paludisme de réduire d'ici 2010 plus de 50% de la mortalité palustre par rapport à l’an 2000. Les efforts consentis par la Zambie serviront de modèle pour d’autres pays à l’occasion de la Journée mondiale du paludisme, le 25 avril.

La bioéthique nous concerne tous

Dans le journal La Croix, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale adjointe de l'UMP reviennent sur les états généraux de la bioéthique.

Ils expliquent en quoi l'avancée des technologies rende nécessaire selon eux, l'évolution de la réglementation. Ce qui relève encore aujourd'hui du hasard et de l'inéluctable pourra t-il être soumis demain à la volonté souveraine des individus ?, s'interrogent-ils. "Et si tel devait être le cas, devrions nous le souhaiter? Et jusqu'à quel point?" .

Le trafic d'organes prend de l'ampleur

En Espagne, la police s'inquiète du nombre croissant d'annonces Internet proposant un rein ou un poumon contre une forte rétribution.

Une loi de 1999 pénalise la publicité et la transaction commerciale d'organes. Mais la crise économique qui frappe le pays entraine une multiplication des offres de rein, de poumons, de moelle en échange de sommes allant de 15 000 à 1 million d'euros. La plupart des vendeurs sont espagnols, mais il y a aussi de nombreux immigrés en provenance d'Amérique latine.

A propos du don de gamètes au Québec

Au Québec, l'interdiction de la rémunération des donneurs de gamètes engendre un tourisme procréatif : "avant 2004, 80% des dons de sperme venaient de "donneurs" d'ici. Aujourd'hui, plus de 80% des "dons" sont importés des Etats-Unis", explique le Dr François Bissonnette, président de l'Association canadienne de fertilité et d'andrologie. C'est pourquoi, ce médecin propose la création d'une banque nationale de sperme, gérée par l'Etat, qui indemniserait les "donneurs" et qui contrôlerait le nombre de dons.

Un Festival des sciences au Nigeria parrainé par le Saint-Siège

Du 24 avril au 2 mai, la ville nigériane d' Owerri accueillera un festival des sciences organisé par l'association « Assumpta Science Center Owerri » (ASCO) et par la Fondation IDIS (Institut pour la diffusion et la valorisation de la culture scientifique)-Cité de la Science de Naples.

L'initiative, parrainée par Conseil pontifical de la culture et organisée grâce au soutien de la Finmeccanica et différentes entreprises et fondations bancaires italiennes, a été présentée mercredi par le directeur du bureau de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, S.J..

Italie - “La famille dans la télévision italienne” : congrès promu par le Fiuggi Family Festival

Roma - “C’est devant les yeux de tout le monde que la télévision se substitue souvent, dans l’éducation et dans le divertissement des enfants, le rôle qui depuis toujours revenait aux grands-parents, affirmait le directeur Alessandro D'Alatri à l'ouverture des travaux qui se sont déroulés au Centre des Congrès Empam. Aujourd’hui, le grand-père est mort dans la famille italienne. Ou bien il se meurt. Et la perte de ce rôle fondamental a sans aucun doute créé un vide : qui ou quoi en a pris la place, tel est le sujet qu’il convient d’approfondir”. C’est ainsi que s'est ouvert ce congrès qui a été organisé par le Fiuggi Family Festival sur le thème “La famille dans la télévision italienne”, au sujet duquel les manager de la TV publique et privée se sont confrontés avec des experts du Forum des associations pour la famille.

De la thérapie cellulaire

La presse se fait l'écho de plusieurs réussites en matière de thérapie cellulaire.

Ainsi des chercheurs Taïwanais ont récemment publié les résultats d'une étude sur l'utilisation de cellules souches mésenchymateuses (CSM) de cordon ombilical humain pour la guérison de moelle épinière chez la souris.

Dans le Devoir: les mères porteuses

Père du premier bébé-éprouvette français, le Dr René Frydman s’oppose, dans une interview accordée au Devoir, à toute reconnaissance des mères porteuses. Il est convaincu qu’ "on ne peut pas légaliser ce recours sans légaliser en même temps une certaine exploitation de la femme. Quand bien même la grossesse ne serait pas rémunérée, et quoi qu’en pensent certains idéalistes, être mère porteuse reste le symbole même de l’aliénation".

En légalisant cette "forme d’esclavage", y compris pour quelques femmes "prétendument volontaires", "on ouvre la porte à la reconnaissance de ces couples qui vont en Inde ou dans d’autres pays, là où l’exploitation est sans vergogne". "Il y a toujours eu des aliénés volontaires", "ce n’est pas une raison pour légaliser l’esclavage", ajoute-t-il.

Installation du Haut Conseil des biotechnologies

Créé par la loi sur les OGM afin d'éclairer les décisions des politiques, le Haut conseil des biotechnologies (HCB) devrait être présenté aujourd'hui par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo.

Catherine Bréchignac, présidente du CNRS depuis 2006, dirigera cette nouvelle instance.

L'Allemagne va légiférer sur les tests génétiques

Alors que de plus en plus de tests génétiques (tests de paternité, prédictifs...) sont accessibles sur Internet, moyennant finances, le Parlement allemand devrait examiner cette semaine un projet de loi les réglementant.

De la congélation du sperme

Un tribunal de New York vient d'autoriser une femme à recueillir le sperme de son compagnon décédé. Il y a quelques jours, un autre tribunal américain a autorisé Missy Evans à recueillir le sperme de son fils mort, dans l'espoir de trouver une mère porteuse (cf. Synthèse de presse du 15/04/09).

Contre la "pénurie" d'organes : élargir les critères

A la demande de l'Agence de la biomédecine, l'Inserm publie une étude sur la transplantation d'organes proposant d'élargir les critères des donneurs pour lutter contre la "pénurie" de dons d'organes. Rappelons qu'en 2008, on recensait 13 687 personnes en attente d'une greffe pour 4 620 greffes réalisées.

La trisomie 21 au coeur d'une politique eugéniste

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur la trisomie 21, maladie qui semble concentrer sur elle tous les rejets contemporains.

"Éradiquer les anomalies chromosomiques et autres mutations génétiques est devenu la fin dernière de la biomédecine contemporaine. Sauf que dans ce cas, il faut éliminer ceux qui en sont porteurs", explique-t-il. Pour plusieurs personnalités (ministres, scientifiques et médecins), cette maladie devrait être effacée de la société.

A propos de la filiation

Dans le quotidien Le Monde, l'anthropologue Françoise Héritier revient sur la confusion qui règne actuellement sur la question des mères porteuses et de la parenté. Elle relève dans la presse des confusions terminologiques entre filiation, engendrement, procréation, parenté et parentalité. Il existe une confusion entre ce qui relève du biologique et ce qui relève du social.

Elle rappelle que la filiation relève d'un acte social : la reconnaissance volontaire et dûment enregistrée qu'un enfant est rattaché à une ou à des lignées nettement désignées, ce qui lui confère son identité, des droits et des devoirs.

Cellules souches

Du nouveau pour multiplier les cellules souches du sang

Une équipe de l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l'université de Montréal a réussi à produire, en laboratoire, une grande quantité de cellules souches hématopoïétiques à partir de quelques cellules souches provenant de la moelle osseuse. Ces travaux, publiés dans la revue Cell, pourraient permettre de développer de nouveaux traitements et de faciliter les greffes d'organes

Communiqué de la secrétairerie d'état

Voici le communique de la Secrétairerie d'Etat:

"L'Ambassadeur du Royaume de Belgique, sur instructions du Ministre des Affaires Etrangères, a fait part au Secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats de la Résolution par laquelle la Chambre des Représentants de son pays a demandé au gouvernement belge de "condamner les propos inacceptables du pape lors de son voyage en Afrique et de protester officiellement auprès du Saint-Siège". L'entretien a eu lieu mercredi 15 avril.

Infertilité et greffe de cellules souches germinales d'ovaires

L'équipe du Dr Ji Wu de l'université de Shangaï (Chine) vient de publier, dans la revue Nature Cell Biology, des résultats montrant, chez la souris stérile, qu'il est possible de greffer des cellules souches germinales d'ovaires aboutissant à la naissance de souriceaux normaux et fertiles. Jusqu'à aujourd'hui, on pensait que les ovaires des mammifères ne conservaient pas leur capacité à produire de nouveaux ovocytes après la naissance.

OGM : l'Allemagne va interdire le MON810

Selon la ministre allemande de l'Agriculture, Isle Aigner, l'Allemagne devrait interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de l'américain Monsanto. "Je suis parvenue à la conclusion qu'il existe une raison justifiée pour penser que le maïs génétiquement modifié du type MON810 présente un danger pour l'environnement", a-t-elle expliqué. Reste à la Commission européenne d'analyser cette interdiction.

Chili: : Des films pour encourager ce temps de grâce

Santiago du Chili – Grâce à des ressources intéressantes pour les ouvriers de l’évangélisation, l’Église du Chili a mis à jour le Site web dédié à la Mission Continentale. Dans celui-ci on lit qu’il s’agit d’une impulsion missionnaire pour toute l’Église d’Amérique Latine et des Caraïbes, afin que tous dans l’Église se disposent à un “état permanent de mission”.

Utilisant la méthode de Jésus, l’invitation est de “sortir” plutôt que d’attendre que d’autres viennent, la Mission implique une conversion personnelle, pastorale et ecclésiale. Cela se réalise dans le dialogue avec le monde dans lequel nous vivons. Il n’a pas de destinataires mais des interlocuteurs. L’individu qui la réalise est le disciple missionnaire. Le contenu est unique : la rencontre avec le Seigneur qui, par son immense reconnaissance et sa joie, invite à partager ce trésor avec les autres.

Risques médicaux et consentement dit "éclairé"

Economiste à l'Inserm, Valérie Seror, a, dans un travail sur le dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 08/01/09), étudié la perception des risques médicaux par les patients dont l'éthique médicale demande, de plus en plus, le consentement "éclairé".

Dans son étude, Valérie Seror a "confronté les motivations à l'origine des décisions des pouvoirs publics (en France) - qui financent le dépistage de cette maladie - et des femmes enceintes auxquelles cette procédure est proposée".

Emmanuel Hirsch contre une loi-cadre en bioéthique

Professeur d'éthique médicale (université Paris-Sud 11), Emmanuel Hirsch appelle, à l'heure des états généraux de la bioéthique, à "un débat véritable, constructif" pour "inventer (...) une bioéthique respectueuse des principes démocratiques du vivre ensemble". Alors que "les textes internationaux de bioéthique s'attachent désormais à renforcer les mises en garde face aux dérives, abus, discriminations induits par un usage inconsidéré et dévoyé de la médecine" et que "le concept même de responsabilité scientifique semble équivoque", il exprime un "besoin de médiations, de compréhension, d'appropriation des enjeux et de participation responsable aux arbitrages indispensables (...) dans la société partagée entre défiance et fascination ambiguë à l'égard des sciences en général et de la biomédecine en particulier".

La Commission de la population et du développement rappelle les objectifs du Caire

Ouverte le 30 mars dernier, la 42ème session de la Commission de la population et du développement des Nations-Unies s'est achevée le vendredi 3 avril. Le texte de la résolution adoptée appelle les gouvernements à intensifier leurs actions pour atteindre les objectifs fixés au Caire en 1994 par la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).

La Commission exhorte par ailleurs les gouvernements "à donner la priorité à l'accès universel à l'information et aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris la planification familiale" et reconnaît que "la "santé sexuelle et reproductive et les droits sexuels et reproductifs" (...) méritent une attention accrue dans l'aide humanitaire et le rétablissement après une crise".

Québec : vers un projet de loi sur la procréation assistée

Alors qu'un projet de loi sur la procréation assistée est attendu pour le printemps, le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a déclaré, dans une entrevue accordée à La Presse, que ces traitements seraient remboursés à toute femme en âge de procréer, y compris les célibataires et les couples de même sexe, et que le nombre d'embryons transplantés pourrait être limité à deux ou trois en fonction du pronostic établi.

Ce nouveau mode de remboursement pourrait, selon le ministre, aboutir à la naissance de 1 400 québécois de plus par an. La facture devrait s'élever à 35 millions de dollars canadiens chaque année.

PMA en Italie : réactions après la décision de la Cour constitutionnelle

Après la décision, jeudi dernier, de la Cour constitutionnelle italienne qui a censuré une disposition de la loi de 2004 sur la procréation médicalement assistée (PMA) qui limitait à trois le nombre d'embryons conçus et devant être implantés (cf. Synthèse de presse du 03/04/09), de nombreuses réactions se sont faites entendre.

La meilleure façon de lutter contre le Sida

Les propos du pape sur l'épidémie du Sida en Afrique ont largement été repris et controversés par les médias. Or, le 19 mars, le scientifique Edward C. Green affirmait dans un article du National Review Online (mars 2009) : "les meilleurs données dont nous disposons confirment les propos du pape". Cette déclaration a été confirmée dans le Washington Post du 29 mars dernier.

Anthropologue médical, spécialiste des épidémies en Afrique et directeur de recherche sur la prévention du Sida à l’université de Harvard (USA), ce scientifique a publié plusieurs études sur le développement de l'épidémie du VIH.

Cette dernière publication "A framework sexual partnerships : risks and implications for Hiv prevention in Africa", de mars 2009, s'appuie sur une cinquantaine d'autres études, dont certaines sont très récentes.

Questions autour du maïs MON810

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a rendu public, jeudi 2 avril, un avis très critique sur une récente étude toxicologique évaluant les effets biologiques du maïs MON810. Cette étude suggérait une altération des fonctions de reproduction chez des souris nourries avec ce maïs.

L’eugénisme dans notre société, un problème redoutable: 1re partie

Eugénisme, génétique et eugénétique

Dans cet entretien magistral qu’IIS divisera en trois parties, Mgr Jacques Suaudeau, de l’Académie Pontificale pour la Vie, nous aide à saisir les enjeux éthiques actuels de la génétique et à discerner les risques de l’eugénétique. Cet entretien clarifie le lien historique entre génétique et eugénisme, définit ces deux termes ainsi que ce qu’il faut entendre par « eugénisme scientifique », « eugénisme social », « eugénisme individuel », « eugénisme négatif », « eugénisme positif », « diagnostic prénatal » et « diagnostic préimplantatoire ». J. Suaudeau montre comment les développements de la génétique après la seconde guerre mondiale ont permis de se libérer des erreurs du déterminisme génétique qui ont nourri l’eugénisme social pratiqué par les nazis. Néanmoins cet eugénisme a aujourd’hui « changé de boutique » en devenant « choix individuel » : l’eugénisme est plus subtil, moins absolutiste que dans le passé, mais très présent sous d’autres formes.

La précision technique et éthique des propos de J. Suaudeau rend la lecture par endroits ardue à ceux qui n’ont pas de formation scientifique, mais c’est elle justement qui rend ce matériau particulièrement utile et lui confère son autorité et intérêt.

L’eugénisme dans notre société : 2em partie

Eugénisme, génétique et eugénétique

Dans cette deuxième partie de notre entretien sur l’eugénisme, la génétique et l’eugénétique, J. Suaudeau définit la génétique et nous parle des enjeux de ses deux principales applications cliniques :

- les tests génétiques d’une part, surtout le diagnostic préimplantatoire et les tests vendus sur Internet ;

- et la thérapie génique d’autre part, dont J. Suaudeau évoque à la fois les promesses et les risques de déviances.

L'eugénisme dans notre société : 3em partie

L'Épigénétique

Dans cette dernière partie de notre entretien sur la génétique et l’eugénisme, J. Suaudeau nous parle de l’épigénétique ou principe directeur faisant fonctionner le matériel génétique. Ce développement récent de la génétique moléculaire permettra sans doute de nouvelles et fantastiques découvertes concernant le mystère de la vie.

Le sort des embryons congelés

Mgr Jacques Suaudeau, médecin et directeur de la section scientifique de l'Académie pontificale pour la vie, revient dans Liberté Politique sur l'impasse morale à laquelle aboutit la congélation des embryons.

Il rappelle que l'Eglise "ne considère en aucune façon que la mort programmée de ces embryons est acceptable, et elle voit toujours dans l'embryon pré-implantatoire un être humain à part entière, au début de son "cycle vital", dont la vie doit être protégée, et qui ne doit pas être soumis à des manipulations".

Faut-il inclure les neurosciences dans la révision des lois de bioéthique ?

Une étude du Centre d'analyse stratégique s'interroge sur la pertinence d'étendre le champ d'application de la loi de bioéthique, dont la révision est en cours, au domaine des neurosciences.

Intitulé "Impact des neurosciences : quels enjeux éthiques pour quelles régulations ?", l'étude s'interroge sur les avancées d'une discipline en plein essor dont l'utilisation en dehors du cadre médical provoque des "craintes et des fantasmes". Aux Etats-Unis, par exemple, la neuro-imagerie permet déjà de prouver l'irresponsabilité pénale des accusés.

Troubles mentaux de l'enfant: une action mondiale est nécessaire

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’OMS a réaffirmé sa volonté de fournir une assistance technique aux États Membres qui proposent des services de santé intégrés aux personnes atteintes d’autisme et d’autres troubles mentaux ou de développement dans l’enfance.

Le Dr Ala Alwan, Sous-Directeur général des Maladies non transmissibles et de la santé mentale à l'OMS, a déclaré : «Nous sommes vivement préoccupés par le fait que la charge mondiale de morbidité due aux troubles mentaux continue de croître, notamment dans les pays en développement. Il est essentiel de donner la priorité et de financer les projets sur les troubles autistiques et les autres troubles mentaux de l’enfant dans les pays en développement».

France : Mgr D’ornellas invite au dialogue sur le blog bioéthique

Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et président du groupe de travail sur la bioéthique, postera un billet sur le blog www.bioethique.catholique.fr, puis répondra aux questions des internautes pendant l'assemblée des évêques à Lourdes (mardi 31 mars-vendredi 3 avril).

Depuis le 4 février dernier, jour de son lancement, le blog bioéthique de la Conférence des évêques de France a suscité en ligne de nombreux échanges et débats : outre les rédacteurs de billets hebdomadaires, qui répondent aux questions postées, les internautes eux-mêmes débattent entre eux, parfois même assez âprement !

Vers une modification génétique du groupe sanguin

Des chercheurs de l'Etablissement français du sang ont réussi, par transfert de gènes, à modifier un groupe sanguin. Cette opération réalisée à Marseille devrait permettre de créer des échantillons de sang rare.

Le groupe sanguin est déterminé en fonction de substances présentes à la surface des globules rouges, les antigènes. Certains groupes sont fréquents, notamment les groupes A, B, O et AB, mais d'autres sont plus rares et les besoins des malades qui nécessitent une transfusion sont complexes.

Des questions autour des greffes d'organes et de tissus

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question des greffes d'organes et de tissus. Pour la plupart des acteurs du dossier, la loi actuelle paraît satisfaisante. Pourtant, trois questions devraient être débattues : la nature du consentement (présumé ou explicite) du donneur d'organes, le développement des prélèvements sur cœur arrêté et les dons effectués par les personnes vivantes.

Les lois de bioéthique de 1994 et de 2004 réaffirment le principe de l'inviolabilité et la non patrimonialité du corps humain. Elle garantit aussi la gratuité et l'anonymat du don. Cet anonymat ne concerne pas les dons d'organes faits par des personnes vivantes. Ce type de don est aujourd'hui très encadré.

PMA : les enjeux psychiques de la naissance et de la filiation

Interrogée le 24 mars par les députés de la mission sur la révision de la loi de bioéthique, la psychologue et psychanalyste, Sophie Marinopoulos a insisté sur les enjeux psychiques de la filiation.

Etude sur le transfert d'un embryon unique en PMA

Actuellement, dans le cadre de la procréation médicalement assisté (PMA), le double transfert d'embryons (DTE) est préféré au transfert d'embryon unique (TEU). Pourtant d'après une étude finlandaise, il apparaît que le TEU est une pratique plus efficace et moins couteuse que le DTE.

Plus d'anomalies pour les enfants nés à la suite d'une FIV

La "Human Ferilisation and Embryology Authority" (HFEA) vient d'avertir officiellement des risques liés à la fécondation in vitro. Les embryons ainsi conçus auraient 30% de risques d'accidents génétiques de plus que les autres.

A propos du clonage

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix aborde aujourd'hui la question du clonage reproductif et thérapeutique.

En 1996, naissait la brebis Dolly, premier mammifère cloné à partir d'une cellule adulte. Depuis, ce clonage reproductif a fait l'objet d'un large bannissement international. Il existe également le clonage dit "thérapeutique", encore appelé "transfert nucléaire". Entre ces deux clonages, seul change le but poursuivi. La technique est la même : elle consiste à prélever le noyau d'une cellule ordinaire non sexuelle sur une personne et à l'introduire au cœur d'un ovocyte préalablement privé de son noyau. Cette manipulation fait démarrer le processus de la vie et permet le développement d'un embryon.

Dans le clonage reproductif, l'embryon est réimplanté dans un utérus au stade du blastocyste. Dans le clonage dit "thérapeutique", le développement de l'embryon est interrompu au même moment. Les cellules sont alors mises en culture pour donner naissance à des lignées de cellules souches embryonnaires humaines pour les laboratoires de recherche.

Une piste de traitement pour la trisomie 21

Selon une étude publiée par l'équipe de Jean Delabar (CNRS - université Paris VII) dans la revue PLoSONE, on pourrait un jour guérir au moins en partie les personnes atteintes de trisomie 21.

Il y a 50 ans, le professeur Jérôme Lejeune découvrait la cause de la trisomie 21 : la présence de trois chromosomes au lieu de deux sur la 21ème des 23 paires de chromosomes qui composent le génome humain. En 2000, le séquençage de ce chromosome a permis aux chercheurs de recenser les centaines de gènes qu'il contient pour déterminer ceux qui pouvaient être responsables de la maladie.

Les décès par tuberculose liés au VIH en hausse

RIO DE JANEIRO -- Le nombre total de nouveaux cas de tuberculose est resté stable en 2007 et le pourcentage des nouveaux malades dans la population mondiale a légèrement baissé, comme il le fait régulièrement depuis 2004. C'est ce que révèle le dernier rapport mondial sur la lutte contre la tuberculose rendu public aujourd'hui par l'OMS.

Ce rapport établit par ailleurs qu'un décès par tuberculose sur quatre est lié au VIH, c’est-à-dire une proportion deux fois plus élevée qu'auparavant. En 2007, 1,37 million de nouveaux cas de tuberculose ont été enregistrés chez les personnes infectées par le VIH ainsi que 456 000 décès. Ces chiffres reflètent une amélioration de la qualité des données nationales désormais plus représentatives qui proviennent aussi d’un plus grand nombre de pays que les années précédentes.

De la recherche sur l'embryon

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix revient sur la question de la recherche sur l'embryon. Rappelant la définition d'une cellule souche - cellule souche totipotente : capable de se différencier en tous types de cellules ou pluripotente : capable de donner plusieurs types de cellules - La Croix constate que "ce sont les travaux portants sur les cellules souches embryonnaires qui focalisent l'intérêt des chercheurs. Or ceux-ci impliquent la destruction de l'embryon".

Les cellules souche embryonnaires qui intéressent les chercheurs, extraites de l'embryon âgé de 5 à 7 jours, sont dites pluripotentes car elles peuvent se différencier en plusieurs types de cellule humaine (de sang, de foie, de cœur, de muscle...). Pour Annelise Bennaceur, hématologue et directrice d'une unité Inserm sur les modèles de cellules souches : "Savoir comment un embryon se forme est essentiel pour la compréhension des maladies génétiques humaines qui se forment aux étapes précoces du développement".

Espagne : à propos du 1er bébé-médicament

Dans Le Monde, Jean-Jacques Bozonnet revient sur la naissance du 1er bébé-médicament en Espagne en octobre 2008 (voir Synthèse de Presse du 16/03/09). Il souligne l'attitude de la Conférence de l'épiscopat espagnol (CEE) qui s'indigne qu'on accorde beaucoup d'importance à la misère du monde animal alors que la vie de bébés humains est en jeu.

Le préservatif plombé

En matière de lutte contre la pandémie du Sida, le scalpel est-il en passe de concurrencer le latex ? La question est sérieusement débattue par les scientifiques. A l'heure où Benoît XVI est plus que jamais attaqué pour la position de l'Eglise, nous reprenons ici un article de France catholique, du 27 avril 2007.

Depuis le 28 mars 2007, la circoncision est officiellement préconisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Onusida, comme une méthode de prévention relativement efficace pour l’homme, dans le cadre de relations sexuelles avec une femme contaminée par le VIH. Selon trois études scientifiques, le risque de transmission du virus à l’homme circoncis est en effet réduit de 60 % (dès qu’est passé le temps de cicatrisation après l’ablation chirurgicale du prépuce, période pendant laquelle le risque de contamination est évidemment très élevé). Les scientifiques qui ont suivi des milliers d’hommes pour aboutir à ces conclusions estiment en substance que la circoncision élimine une zone d’intense transfusion et de forte survie du virus. Certes, la circoncision masculine ne protège pas directement les femmes de la contamination par un partenaire masculin infecté. A terme toutefois, un moindre taux de contamination masculine diminue la contamination des femmes vivant dans la même zone géographique.

A propos des tests génétiques "prédictifs"

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix revient sur la question des tests génétiques "prédictifs". La médecine prédictive regroupe l'ensemble des techniques (génétiques mais aussi d'imagerie ou de biologie) qui permettent de "prévoir l'apparition de certaines maladies avant l'expression de leurs symptômes".

Le domaine couvert par les tests génétiques est très large. Ils peuvent servir à identifier un individu en matière civile (par exemple dans le cas de la filiation) ou pénale. En matière administrative, le recours aux tests ADN a été autorisé, sous conditions, par la réforme 2007 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour les candidats au regroupement familial.

Des débats citoyens pour la révision des lois de bioéthique

Le magazine La Vie revient sur les débats citoyens organisés dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique. Il s'arrête ainsi sur le cas de Poitiers qui a organisé du 9 au 13 mars, une semaine de débat. Plusieurs centaines de personnes ont participé aux cinq soirées consacrées à des sujets tels que "jusqu'où peut-on choisir son enfant ?" ou "anonymat et gratuité du don d'organes". Le but de ces journées était d'associer le plus large public à la réflexion sur les progrès de la génétique et de la procréation.

En février dernier, Jean Leonetti, président du comité de pilotage des Etats généraux expliquait : "nous voulons, dans un premier temps, que des rencontres soient organisées partout en France, à l'initiative des Espaces éthiques des hôpitaux, des universités, des lycées".

L’Agence de la biomédecine, la loi et le citoyen

1- Recherche sur l’embryon

Les 3 et 10 mars derniers sont parues au Journal Officiel de nouvelles autorisations de recherches sur l’embryon humain et les cellules embryonnaires humaines délivrées par l’Agence de la biomédecine 1. Comme pour les autres autorisations avant celles-ci, on est en droit de s’interroger sur leur légalité.

Rappelons qu’actuellement, la loi interdit, par principe, toute recherche sur l’embryon humain. Toutefois, ces recherches sont autorisées, par dérogation, à condition qu’elles soient "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs" et qu’elles ne puissent pas "être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable" (art. L.2151-5 du Code de la santé publique).

Soutenir la recherche sur la trisomie 21

A l'occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21, Le Quotidien du Médecin publie une interview de Jacqueline London, présidente de l'Association française pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT). Un colloque, organisé par l'AFRT et la Fondation Jérôme Lejeune, se tient actuellement à la faculté des sciences économiques de Limoges. Signalons aussi que cette année, on célèbre le cinquantenaire de la découverte de la cause de la trisomie 21.

Reprenant l'appel lancé, le 28 février dernier dans Le Figaro, par la Fondation Jérôme Lejeune : "pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister mais rien pour traiter ?" (cf. Synthèse de presse du 28/01/09), Jacqueline London confirme qu'"aucun crédit public n'est alloué à la recherche fondamentale et thérapeutique pour aider les personnes atteintes de trisomie 21 à mieux vivre". Elle estime qu'il revient aux pouvoirs publics de se mobiliser pour mettre un terme à cette situation., "en imposant, par exemple, une dîme pour aider la recherche" aux laboratoires qui pratiquent les tests anténataux.

Embryon et DPI selon Jaques Testart

Auditionné dans le cadre de la mission d’information sur la révision de la loi de bioéthique, Jacques Testart, biologiste et directeur de recherche honoraire à l’INSERM, s’est prononcé contre la recherche sur l’embryon et a souligné les dérives du diagnostic préimplantatoire (DPI).

Il affirme que s'acharner à mener des recherches sur l’embryon est inutile puisqu’elles n’ont donné "aucun résultat en 20 ans" - en Angleterre notamment où elles ont été largement favorisées - et que tout n’a pas encore été tenté au stade animal. De plus, s’il s’agit de recherches fondamentales, "pourquoi multiplier les lignées cellulaires embryonnaires humaines", d’autant que nos moyens techniques sont bien inférieurs à ceux dont disposent les Anglais ?

Une énigme non résolue?

Un artéfact fabriqué par un faussaire? Une supercherie que la science moderne a su démasquer? Une œuvre signée par un artiste anonyme du moyen-âge? Une icône qui réconforte la foi des naïfs? Qu’en est-il aujourd’hui du Suaire de Turin? On pourra encore se convaincre qu’il n’est rien de moins qu’une relique authentique, vieille de deux millénaires, qui porte l’empreinte de la brutale passion de Jésus… et témoigne de sa résurrection

Les CECOS ne veulent pas d'un changement de loi

Lors de son audition à l'Assemblée nationale dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, le Pr Jean-Luc Besson, président de la Fédération des centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS), a indiqué qu'il ne souhaitait pas que les CECOS prennent en charge des indications d'aide médicale à la procréation (AMP) autres que celles définies dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur.

La révision de la loi de bioéthique du côté des catholiques

Paris Notre-Dame consacre un dossier spécial à la révision de la loi de bioéthique et présente les enjeux essentiels des futurs débats.

Le journal publie d'abord une interview de Mgr Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des évêques de France. Celui-ci rappelle que l'Eglise est attentive au discernement éthique sur l'usage des techniques biomédicales. Mgr d'Ornellas prône un vrai dialogue pour "faire avancer la réflexion de tous pour le bien de tous et non pour celui de quelques uns seulement". "Par le dialogue nous pouvons tous arriver à reconnaître que le respect de la dignité de l'être humain dès le commencement de la vie est non négociable". Il appelle à une cohérence de la future loi : "on ne peut légaliser à la fois le respect de l'enfant et la dissociation de la filiation dans ses dimensions affective, sociale et génétique". Pour lui, la filiation est l'un des enjeux majeurs de cette révision : "nous ne pouvons pas construire durablement une société où le socle de la croissance humaine soit volontairement fragilisé". Il insiste également sur la distinction à faire entre le diagnostic et le dépistage. Enfin, il appelle les catholiques à se former à ces questions.

Diagnostic préimplantatoire et "bébé médicament"

L'ABC de la bioéthique du journal La Croix s'intéresse aujourd'hui au diagnostic préimplantatoire (DPI) et au "bébé médicament". Rappelons que le DPI concerne aujourd'hui les couples qui ont "une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic". Le DPI vise à permettre, après un tri embryonnaire, la naissance d'un enfant indemne de la maladie recherchée. Avec le "bébé médicament" ou "bébé du double espoir", l'objectif est de faire naître un enfant "compatible" c'est à dire doté de caractéristiques permettant de soigner son frère ou sa sœur atteint d'une maladie grave.

Diagnostic prénatal et risque eugéniste

La Croix consacre aujourd'hui son ABC de la bioéthique au diagnostic prénatal (DPN) qui, s'il est susceptible d'améliorer la prise en charge médicale précoce de certains enfants, "a aussi alimenté le mythe de "l'enfant parfait" et débouché sur de nombreuses interruptions de grossesses", posant la question de la sélection de l'enfant à naître.

Concrètement le DPN recouvre plusieurs pratiques : toutes les femmes enceintes se voient proposer trois échographies ainsi qu'un test sanguin de dépistage de la trisomie 21 ; celles dont les grossesses sont dites "à risques", c'est-à-dire celles dont les premiers résultats indiquent un risque de trisomie ou de malformation, celles âgées de plus de 38 ans et celles issues d'une famille porteuse d'une maladie génétique ou chromosomique, peuvent ensuite faire une amniocentèse (prélèvement de liquide amniotique).

L'euthanasie dépénalisée au Luxembourg

Lundi 16 mars, le Grand-duc Henri II de Luxembourg a dû promulguer la loi légalisant l'euthanasie adoptée par les députés le 18 décembre dernier. Après les Pays-Bas et la Belgique, le Luxembourg devient donc le troisième pays de l'Union européenne à dépénaliser l'euthanasie. Rappelons que le Grand-duc ne voulait pas signer ce texte (cf. Synthèse de presse du 03/12/08), ce qui est à l'origine d'une évolution constitutionnelle majeure limitant les pouvoirs du souverain : désormais, il ne peut plus que promulguer les lois et non plus les sanctionner comme par le passé (cf. Synthèse de presse du 12/12/08).

Un cas sensible de l'application de la loi Leonetti

Le 25 novembre 2008, Patrick Koffel, un homme cérébro-lésé depuis 4 ans à la suite d'un grave accident de moto, est mort après avoir été privé d'alimentation.

Quelques mois après son accident de moto en 2004, Patrick Koffel s'est réveillé de son coma. Il est tétraplégique et trachéotomisé. Il ne peut communiquer qu'avec le regard et, pour sa femme Chantal, il aurait fait savoir qu'il voulait que ça s'arrête. Le 15 septembre 2007, Chantal et ses trois enfants âgés de 16 à 32 ans demandent que Patrick bénéficie d'un "arrêt de vie", conformément à la loi Leonetti. Après le refus de l'établissement où il était soigné, les Koffel font appel au professeur Régis Aubry, chargé de mission pour le programme national de développement des soins palliatifs et inspirateur de la loi sur la fin de vie. Jean Leonetti intervient lui aussi. Finalement, l'équipe médicale se résout à l'arrêt de l'alimentation de Patrick Koffel, le 14 novembre 2008.

3 475 000$ pour leur fille handicapée

Un couple canadien réclame 3 475 000$ à deux hôpitaux montréalais pour avoir un enfant handicapé, aujourd’hui âgé de 16 mois. Les faits remontent en novembre 2007 quand, à la naissance, leur fille a manqué d'oxygène, ce manque ayant entraîné de lourds handicaps et une paralysie cérébrale. Suivant les conseils des médecins, le couple avait décidé de retirer le respirateur artificiel de leur fille puis de cesser de l'alimenter. Mais le comité d'éthique de l'hôpital est revenu sur leur décision et, selon Marie-Eve Laurendeau et Stéphane Mantha, on ne leur avait pas dit qu’ils n’étaient pas obligés de suivre cette recommandation. L’avocat qui les représente, Me Jean-Pierre Ménard, veut profiter de ce cas pour clarifier la loi sur le rôle des comités d’éthique.

La CECC et L’AEC demandent à intervenir dans une affaire devant la Cour suprême

Le 6 mars 2009, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et l’Alliance évangélique du Canada (AEC) ont adressé une requête à la Cour suprême du Canada en vue d’obtenir l’autorisation d’intervenir dans une affaire impliquant une contestation, par le Québec, de la prérogative du gouvernement fédéral de réglementer les techniques de procréation assistée et la recherche génétique y afférente.

Du point de vue de la CECC et de l’AEC, la question fondamentale est celle du bien commun et de l’intérêt public de tous les Canadiens. L’affaire, Procureur général du Canada c. Procureur général du Québec, est fixée à l’audience du 24 avril 2009 de la Cour suprême. La CECC et l’AEC comptent exposer à la Cour combien la législation fédérale existante dans ce domaine est fondamentale pour la protection et la promotion effectives de la vie et de la dignité humaines, aussi bien que pour la dignité de la procréation humaine.

Vers un transfert d'embryons post-mortem ?

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix se penche aujourd'hui sur la question du transfert d'embryons post-mortem. Cette question date de l'affaire Pirès, en 1990. Une jeune femme, Maria Pirès, qui avait déjà subi sans succès six tentatives de fécondation in vitro (FIV) perd son mari et demande alors que lui soit transféré l'un des deux embryons congelés restant. Après le refus des médecins et du comité d'éthique local, la justice s'empare de l'affaire. Finalement, en 1996, la Cour de cassation affirme que le "père" des embryons étant décédé, ceux-ci ne peuvent pas être restitués à sa veuve.

Rappelons qu'aujourd'hui, la loi de 1994 réserve l'assistance médicale à la procréation (AMP) aux parents vivants et en âge de procréer. Plusieurs ministres ont essayé de revenir sur cette disposition mais, en 2004, le texte maintient la condition d'accès à l'AMP : être un couple formé de deux membres "vivants".

DPN : une politique de traque...

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur les propos de Didier Sicard, qui en février 2007, parlait de la montée de l'eugénisme en France (cf. Synthèse de presse du 05/02/07). Le professeur Sicard était l'un des invités de l'Académie pontificale pour la Vie pour son colloque international sur "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme" organisé à Rome les 20 et 21 février dernier. Au cours du colloque, il a réitéré ses craintes à l'encontre du système de dépistage pratiqué en France.

Alors que l'article 16-4 du Code civil mentionne que "toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite", force est de constater que le dépistage ne cesse d'augmenter. Le dernier rapport de l'Agence de la biomédecine nous apprend qu'il y a eu, entre 2005 et 2006, une augmentation de plus de 10% des interruptions médicales de grossesse (IMG) : 6 787 en 2006 contre 6 093 en 2005.

Vers un émiettement du corps humain ?

Le quotidien Le Monde revient sur plusieurs débats lancés par la révision de la loi de bioéthique. Il rappelle que l'une des principales questions est celle de l'assistance médicale à la procréation (AMP).

Aujourd'hui, l'AMP est réservée aux couples composés d'un homme et d'une femme en âge de procréer et souffrant de stérilité. Alors que certains pensent qu'elle devrait être ouverte aux femmes célibataires et aux couples homosexuels, Jean-Yves Nau rappelle que cela soulève la question de la gestation pour autrui (GPA). En France, la loi interdit une telle pratique mais "la position française pourrait devenir une exception". Il s'étonne que l'on ne parvienne pas à élaborer un "consensus sur un sujet qui soulève des menaces aussi lourdes que celles de l'instrumentalisation des corps humains et de leur commercialisation". Et de citer la position du professeur René Frydman, chef de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Antoine Béclère, qui s'oppose à la GPA en dénonçant un "abandon volontaire orchestré dès le départ". Pour lui, cette utilisation du corps au profit d'autrui constitue "une aliénation".

Le don de gamètes en France

Dans son ABC de la bioéthique, le journal La Croix se penche aujourd'hui sur la question du don de gamètes.

Le recours aux dons de gamète est prévu pour pallier certains cas d'infertilité : don de sperme en cas d'infertilité masculine, don d'ovocytes en cas d'infertilité féminine. Les procréations assistées avec don de sperme se font majoritairement par insémination artificielle, tandis que celles avec don d'ovocytes exige une fécondation in vitro.

Les médias cathos ? Des médias qui travaillent ensemble !

Informer et témoigner de la vie de l'Eglise aujourd'hui, telle est la mission que s'assigne la coupole des médias catholiques, chacun selon sa spécificité et sa ligne éditoriale, mais avec des synergies et des collaborations au service de tous : chrétiens, croyants, ou incroyants ...(en recherche ?)

Ainsi les médias francophones tels que la RTCB (Radio Télévision catholique belge), le journal Dimanche, les radios chrétiennes francophones (RCF) présentes à Bruxelles, Liège, Bastogne, Namur, le portail francophone de l'Eglise catholique de Belgique "Catho.be" et enfin, l'agence d'informations religieuses CathoBel veulent ensemble relever les défis qui se présentent à eux.

Un statut pour l'embryon humain ?

Suite de l'ABC de la bioéthique de La Croix, le journal fait aujourd'hui le point sur la question du statut de l'embryon humain, relancée notamment par la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Pour Marianne Gomez, "il ne s'agit plus seulement aujourd'hui de se prononcer sur le maintien en vie ou la destruction des embryons, mais de savoir dans quelle mesure ceux-ci peuvent être utilisés comme matériau de recherche".

Le statut est fixé par des lois ou des règlements. En France, le droit civil reconnaît seulement deux catégories juridiques : les choses, objets de droits, et les personnes, sujets de droits. Ni chose, "à l'évidence", ni personne, le droit français considérant qu'une personne doit être "née vivante et viable" pour disposer de la personnalité juridique, "où placer l'embryon" ?

La réanimation des personnes âgées

Si aujourd'hui, en France, il n'y a pas officiellement d'accès "contingenté" à la réanimation, une étude, réalisée en 2006, a montré que l'âge serait un critère déterminant pour l’admission dans les services de réanimation : "36% des plus de 85 ans étaient refusés en réanimation contre 23% des 75–84 ans et 12% des 18–44 ans". Une autre étude a révélé que sur huit personnes de plus de 80 ans qui vont aux urgences avec une activité potentielle d’admission en réanimation, deux sont proposées par les urgentistes et une seule est admise.

A propos du financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines

La presse revient encore sur la levée de l'interdiction d'allouer des financements publics aux recherches sur les cellule souches embryonnaires (cf. Synthèse de presse du 10/03/09). Signé par Barack Obama, ce décret autorise les chercheurs américains à travailler non seulement sur les lignées cellulaires déjà existantes mais surtout sur d'autres lignées à venir issues d'embryons non utilisés pour la procréation assistée. Pour le nouveau président américain, cette décision va permettre aux chercheurs de regagner le terrain perdu en la matière face aux autres nations.

Le Vatican se penche sur les nouvelles technologies

Des évêques du monde entier sont actuellement réunis à Rome pour réfléchir sur les nouvelles technologies. Selon Mgr Claudio Maria Celli, un nouveau document pourrait sortir d'ici fin 2009 sur les nouveaux défis du système des communications.

Dans L'Osservatore Romano du 10 mars, le président Conseil pontifical pour les communications sociales a évoqué le séminaire qui réunit actuellement (9 au 13 mars) à Rome les responsables des communications sociales des conférences du monde entier sur le thème ‘Nouvelles perspectives pour la communication ecclésiale ».

Obama autorise le financement public de la recherche sur les cellules embryonnaires humaines

La presse revient très largement sur la signature du décret, par Barack Obama, autorisant le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines (cf. Synthèse de presse du 09/03/09). Rappelons qu'aucune loi fédérale n'existe sur le sujet et que son prédécesseur, George W. Bush, avait, en août 2001, limité les financements publics alloués à ces recherches à celles portant sur des lignées de cellules souches embryonnaires déjà existantes. L'actuel président américain a laissé à l'Institut national de la santé le soin d'établir, d'ici quatre mois, les règles éthiques et juridiques encadrant ces travaux.

Loi naturelle et bioéthique

Suite de l'ABC de la bioéthique de La Croix, "la loi naturelle, fondement de la morale chrétienne". "Ce concept fort ancien est remis en lumière par le pontificat de Benoît XVI, pour expliquer les positions de l'Eglise catholique en matière de morale, et notamment de bioéthique", introduit le quotidien. Devant la Commission théologique internationale, en décembre 2008, le pape insistait ainsi sur la nécessité de "créer dans la culture et dans la société civile et politique les conditions indispensables pour une pleine prise de conscience de la valeur incontournable de la loi morale naturelle".

La recherche sur la diarrhée de l'enfant est une priorité

L'Organisation mondiale de la Santé a défini les priorités de la recherche sur la diarrhée, affection qui est à l'origine de près 20% des décès d'enfants dans le monde. Les domaines de recherche ont été choisis dans le but de déterminer comment utiliser au mieux les interventions existantes pour sauver le plus grand nombre d'enfants possible.

Chaque année, près de deux millions d'enfants meurent de diarrhée. Si l'on n’agit pas dès maintenant, on ne pourra atteindre le quatrième objectif du Millénaire pour le développement (OMD4), qui vise à réduire de deux tiers la mortalité de l’enfant d'ici à 2015.

Face au Sida

Hier à New York, l'Observateur permanent près les Nations-Unies est intervenu devant la LIII session de la Commission sur la condition de la femme, débattant des responsabilités hommes femmes face au SIDA et de l'assistance aux malades. Celle-ci, a dit Mgr.Celestino Migliore, "doit être partagées entre hommes et femmes, à la maison comme à l'hôpital. Il est inadmissible qu'il existe encore dans lieux et des situations, y compris en matière médicale, où les femmes sont discriminées, où leur rôle social est sous évalué en raison de leur sexe. Le recours à la pression socio-culturelle pour maintenir l'inégalité des sexes est inacceptable".

Réaction des évêques américains

Washington – Le Cardinal Justin Rigali, chef du Comité d’activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), à travers un communiqué, a déploré la décision du président Barack Obama de permettre la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, définissant la décision de « triste victoire de la politique sur la science et sur l’éthique ». Comme on l’apprend par le communiqué, c’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’on utilise de l’argent public pour détruire des vies humaines à travers ce type de recherche scientifique.

A propos de la révision de la loi de bioéthique

Le journal La Croix commence aujourd'hui la publication d'une série de quinze dossiers sur les enjeux de la révision de la loi de bioéthique. Aujourd'hui, il fait le point sur la loi actuelle et revient sur les étapes clés et les acteurs principaux de cette révision.

En juillet 1994, la France adoptait les premiers textes sur les questions de bioéthique qui devaient être révisés tous les 5 ans. En 1999, les lois n'ont pas été révisées mais des rapports ont été établis. Le 6 août 2004, elle se dotait de nouvelles lois.

Des conférenciers en tournée au Canada

L'Association Montre-nous ton visage vous convie à des conférences sur le Linceul de Turin qui se tiendront un peu partout au Canada du 5 au 13 mars 2009. Ces conférences seront données par deux spécialistes qui arrivent de France, M. Jacques Bara et Mme Béatrice Guespereau. Ci-dessous le détails des dates de ces rencontres.

28 mars, Messe pour la Vie : 15ème anniversaire de la mort de Jérôme Lejeune

A l'occasion du 15ème anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Jérôme Lejeune (3 avril 1994), une Messe sera célébrée le samedi 28 mars 2009 à 18 heures (messe anticipée du dimanche) en l'église de la Madeleine à Paris par Monseigneur André Vingt-Trois, cardinal archevêque de Paris.

Des discussions autour des questions de bioéthique

Le quotidien La Croix revient sur les débats qui sont actuellement organisés un peu partout en France dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique.

A Crest, dans la Drôme, une soirée vient d'être organisée sur ce sujet, en présence du cardinal Philippe Barbarin, de politiques comme Hervé Mariton, député de la Drôme, de personnalités comme Sadek Beloucif, président du conseil d'orientation de l'Agence de la biomédecine et membre du comité de pilotage des Etats généraux, et de médecins comme Régis Aubry, responsable du département douleur et soins palliatifs du CHU de Besançon ou Louis Puybasset, chef du service anesthésie-réanimation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). A cette occasion, Hervé Mariton s'est demandé si l'on devait favoriser une certaine "exception française" alors que s'exerce la pression "d'une espèce de bon sens influencé par la comparaison internationale", avec des choix plus libéraux. Louis Puybasset de son côté a rappelé que "la médecine ne fait sens que si elle est morale".

France : un amendement sur l'enseignement de l'IVG et la contraception

Mardi soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne).

La député Bérangère Poletti (UMP, Ardennes), a l'origine de cet amendement a expliqué que les femmes étaient mal conseillées en matière de contraception puisque deux femmes sur trois ayant recours à une IVG utilisent un mode de contraception.

Va-t-on pouvoir choisir le sexe de son enfant ?

Sur Radio Vatican, l'ancien président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Sgreccia, est revenu sur l'annonce faite par le centre médical Fertility Institutes de Los Angeles qui offrirait aux futurs parents la possibilité de choisir le sexe de leur enfant ou certains traits physiques, en ayant recours au dépistage pré implantatoire (DPI).

Scientifiques, théologiens et philosophes appelés à « croiser leurs regards »

« Croiser les regards » et « penser sérieusement » sont les deux vœux exprimés par Mgr Gian Franco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, en ouvrant mardi les travaux de la Conférence internationale sur l' « Evolution biologique. Faits et théories. Une approche critique 150 ans après l' ‘origine des espèces' ».

Le congrès, organisé par l'Université pontificale grégorienne en collaboration avec l'Université Notre-Dame (Indiana), et placé sous le haut patronage du Conseil pontifical de la culture, entend marquer le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin (1809-1882) et le 150e anniversaire de la parution de son livre « L'origine des espèces ».

Des enfants à la carte : un attentat contre l’éthique, selon Mgr Sgreccia

La proposition d'une clinique de fertilité de Los Angeles (Etats-Unis) d'offrir aux futurs parents la possibilité de choisir le sexe de leur enfant ou certains traits physiques comme la couleur de leurs cheveux ou de leurs yeux, représente une grave atteinte éthique, avertit Mgr Elio Sgreccia.

L'ancien président de l'Académie pontificale pour la vie a commenté sur Radio Vatican, ces propositions du centre médical Fertility Institutes.

À l'ordre du jour: ministères, éducation de la foi et bioéthique

Deux fois l’an, les évêques catholiques du Québec se réunissent pour traiter des diverses questions qui concernent la vie en Église. Voici quelques-uns des dossiers qui seront traités par l’assemblée plénière qui se tient du 3 au 6 mars, à Trois-Rivières.

Les évêques participeront tout d’abord à une session d’étude sur les ministères exercés par des laïcs. Après une trentaine d’années de pratique, le Comité des ministères dressera le bilan de ce qui se fait, analysera la pratique actuelle et cherchera des avenues nouvelles pour l’avenir de l’Église. Les évêques seront accompagnés dans leur réflexion de leurs principaux collaborateurs et collaboratrices et d’un certain nombre d’agentes et d’agents de pastorale.

Essai clinique pour traiter l'insuffisance cardiaque avec des cellules adultes

La société belge Cardio3 BioSciences vient de commencer son essai clinique C-Cure, une thérapie à base de cellules progénitrices cardiaques autologues pour restaurer la fonction cardiaque. Cette étude vise à évaluer la sécurité et l'efficacité chez l'homme de cette thérapie reposant sur des cellules cardiaques obtenues à partir de cellules de moelle osseuse du patient.

OGM : les ministres n'abrogent pas les clauses de sauvegarde

Contrairement à l'avis de la Commission européenne, une large majorité des Etats européens a refusé hier de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver le maïs génétiquement modifié MON810 de l'américain Monsanto. Seuls les ministres de l'environnement du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Suède, de la Finlande et de l'Estonie se sont prononcés en faveur de la levée des clauses de sauvegarde autrichienne et hongroise.

"Le mammouth n'est pas encore cloné"

Dans Libération, Jaques Testart, directeur de recherches honoraire de l'Inserm, revient sur la publication dans Nature, le 20 novembre 2008, de travaux annonçant la reconstitution de 80% du génome du mammouth. A la suite de cette annonce, le journaliste scientifique Henry Nicholls analysait "ce qu'il restait à réussir pour voir gambader dans nos champs de petits mammouths". Or, pour Jaques Testart, le clonage du mammouth reste à ce jour improbable car il faut mettre en jeu beaucoup plus que l'ADN d'un animal pour le faire revivre.

IVG : discussion autour de la formation des médecins

Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur l'Hôpital, les députés doivent étudier cette semaine des amendements visant à renforcer la formation des médecins en matière d'interruption volontaire de grossesse (IVG) (cf. Synthèse de presse du 25/02/08).

A cette occasion, le Dr Marie-Laure Brival, responsable de l'Association nationale des centres de grossesse et de contraception (ANCIC) ainsi que le Dr Guy-Marie Cousin, ancien président du Syndicat des gynécologues-obstétriciens, ont été interrogés par Le Quotidien du Médecin.

La vie humaine n’est pas une expérimentation de laboratoire

Annoncer la vie fait partie de « l'ADN de l'Eglise », a souligné Mgr Rino Fisichella, en rappelant « la valeur de l'éthique dans la science ».

L'Osservatore Romano a publié, le 26 février, un commentaire de l'Instruction ‘Dignitas Personae' du président de l'Académie pontificale pour la vie. Ce document sur certaines questions de bioéthique a été publié le 12 décembre 2008 par la Congrégation pour la doctrine de la foi.

USA : à propos du nombre d'embryons à réimplanter

Aux Etats-Unis, moins de 20% des cliniques suivent les recommandations des professionnels à propos du nombre d'embryons à réimplanter au cours d'une fécondation in vitro.

Du dépistage de la trisomie 21

Le magazine La Vie consacre un article à la question du dépistage prénatal (DPN). Il rappelle que selon une étude de l'Inserm publiée en janvier dernier (Cf. Synthèse de presse du 08/01/09), "la plupart des femmes ne sont pas conscientes des implications possibles du dépistage de la trisomie 21 ou ne les comprennent pas". Pourtant prochainement, un arrêté devrait généraliser le dépistage de la trisomie 21 dès le premier trimestre de la grossesse avec l'examen de deux nouveaux marqueurs.

Rappelons que la France a le taux d'interruption médicale de grossesse (IMG) le plus élevé d'Europe après un diagnostic positif : 96% des enfants trisomiques 21 dépistés sont avortés.

Octuplés : demande de test de paternité

Denis Beaudoin, l'ancien petit ami de Nadya Suleman, la mère des octuplés (cf. Synthèse de presse du 09/02/09), a demandé lundi 23 février, que des tests génétiques soient réalisés car il pourrait bien être le père de ces enfants et des six précédents.

Fécondation in vitro et risques de problèmes génétiques

Selon une étude publiée dans le New York Times en novembre 2008, sur 9 584 bébés nés avec des problèmes de santé, 2,4% ont été conçus par FIV et sur 4 792 bébés nés en bonne santé, 1,1% ont été conçus par FIV.

A propos du don de gamètes

Alors qu'en France le don de gamètes se fait dans l'anonymat, ce n'est pas le cas dans d'autres pays européens ou aux Etats-Unis.

Le Dr Tabitha Freeman, du Centre de recherche pour la Famille de l'Université de Cambridge, vient de publier dans Human Reproduction du 24 février, une étude sur les liens qui se forment entre les familles d'enfants issus d'un même donneur.

Retraite dans la ville : Une retraite sur Internet

‘Retraite dans la Ville' est une façon originale de vivre le Carême et prendre du temps pour chercher Dieu. Depuis 7 ans, les frères étudiants dominicains de Lille animent une retraite de carême gratuite sur Internet.

En 2008, le succès de l'initiative se confirmait avec plus de 16 000 personnes inscrites à la Retraite dans la Ville dont le site Internet avait reçu plus de 50 000 visiteurs de 50 pays différents. 2009, le nouveau site est prêt.

Retraite dans la Ville est une retraite de carême sur Internet qui a lieu pendant les 40 jours qui préparent à la fête de Pâques. Proposée par les frères dominicains du couvent de Lille, elle s'adresse à tous ceux qui ont un désir de spiritualité pour leur vie quotidienne et offre une occasion privilégiée de se donner du temps : du temps pour faire le point sur son existence, pour se poser les questions essentielles, pour chercher Dieu.

L’Opus Dei version « mobile »

Le site web du service de communication de l'Opus Dei propose désormais son contenu en version « mobile ».

La version « mobile » est générée automatiquement, et contient les sections les plus lues du site web de l'Opus Dei, précise le service de communication. Elle propose les dernières nouvelles publiées ainsi que les liens vers les différentes sections qui composent le site.

Le darwinisme est une théorie scientifique, pas une idéologie

Le 12 février dernier était célébré le 200e anniversaire de la naissance du scientifique et observateur anglais Charles Darwin, auteur de « L'origine des espèces » et de la seconde théorie de l'évolution, après celle de Lamarck. Cet anniversaire a été une occasion de dialogue ouvert entre scientifiques et théologiens, permettant de concilier la vision de la foi avec celle de la science, souvent considérées à tort comme s'opposant.

A ce propos, ZENIT s'est entretenu avec le père Marc Leclerc S.J, professeur de philosophie de la Nature à l'université pontificale Grégorienne, qui organise aux côtés du Conseil pontifical pour la culture, le congrès sur le thème « Evolution biologique, faits et théories », qui se déroulera à Rome du 2 au 7 mars.

Des cellules adultes pour traiter la maladie de Parkinson

Des chercheurs de l'université de Californie à Los Angeles viennent de publier dans le Bentham Open Stem Cell Journal les résultats d'un essai clinique utilisant des cellules souches neuronales autologues dans le traitement de la maladie de Parkinson. Sur les cinq années suivant la transplantation des cellules adultes, 80% des patients ont connu une amélioration de leurs mesures de motricité pendant au moins 36 mois. "Nous avons démontré la sécurité et les effets thérapeutiques de cette approche sur le long terme", se réjouit le Dr Michel Levesque.

Vers un eugénisme sans douleur ?

Docteur en philosophie et chercheur associée à l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (CNRS, Inserm, EHESS), Danielle Moyse publie, dans La Croix, une tribune sur l'eugénisme prénatal. L'auteur se demande si "la concrétisation des derniers "progrès" du dépistage prénatal de la trisomie 21" va "nous faire assister à l'éradication des derniers scrupules concernant l'élimination d'environ 90% des fœtus qui en sont déclarés porteurs".

Accueillir celui qui souffre

Ce midi le Pape a reçu les participants au congrès sur les nouvelles frontières de la génétique, organisé par l'Académie pontificale pour la vie dans le cadre de sa XV assemblée générale (20 - 21 février). Benoît XVI a rappelé d'emblée que les progrès scientifiques permettent de mieux diagnostiquer et prévenir les maladies génétiques. "Ils favorisent le choix de thérapies de réduction de la douleur ou de traitements impliquant des espoirs de rétablissement des malades".

Quelle limite à la fécondation in vitro ?

L'annonce faite par le gynécologue Severino Antinori de procéder à la fécondation artificielle d'une femme de 32 ans, dont le mari âgé de 35 ans est dans un coma irréversible, (Cf. Synthèse de presse du 19/02/09) ainsi que celle de la naissance d'octuplés par une femme déjà mère de six enfants âgés de moins de sept ans (cf. Synthèse de presse du 28/01/09), font réagir vivement.

Clonage d'une chèvre disparue depuis près de 9 ans

Une équipe européenne de chercheurs, dirigée par le service de recherche en agriculture et alimentation du gouvernement d'Aragon (Espagne), a réussi à cloner une chèvre de la sous espèce Capra pyrenaica pyrenaica, officiellement éteinte depuis le 6 janvier 2000.

A propos du DPI dans les prédispositions au cancer du sein

Le Monde consacre une interview à Dominique Stoppa-Lyonnet, directrice de l'unité oncogénétique de l'Institut Curie de Paris et auteur d'un rapport sur le diagnostic préimplantatoire et les formes héréditaires de cancer. Elle réagit notamment à la naissance à Londres d'une petite fille issue d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) destiné à empêcher la naissance d'un enfant porteur d'un gène prédisposant au cancer du sein. (cf. Synthèse de presse du12/01/09).

Dominique Stoppa-Lyonnet ne se dit pas surprise de cette naissance estimant qu'il y en a déjà eu d'autres dans le monde. Elle précise qu'en France, le DPI ne peut être mis en œuvre que lorsqu'il s'agit de prévenir des maladies génétiques d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Les banques de cellules de sang de cordon se multiplient

Au Canada, la clinique montréalaise OVO lance la première banque privée de sang de cordon. Pour le Dr François Bissonnette, directeur médicale de la clinique, "il s'agit d'une bonne façon d'établir un "patrimoine familial" de cellules souches".

En Roumanie, la compagnie STEM-Health Unirea va ouvrir, en mars prochain, la première banque privée de sang de cordon à Bucarest. "Le traitement de certaines maladies par les cellules souches issues de sang de cordon est en plein développement et il s'agit donc d'offrir aux familles un potentiel en matière de médecine régénératrice."

AMP : l'évaluation à long terme est nécessaire

Revenant sur le symposium organisé par les Laboratoires Genévrier lors des 13èmes journées de la Fédération française d'étude de la reproduction, Le Quotidien du Médecin réaffirme la nécessité du suivi à moyen et long terme des enfants nés après par assistance médicale à la procréation (AMP). Et ce pour "évaluer les risques inhérents à des pratiques et/ou des indications spécifiques, tout comme les conséquences éventuelles de nouvelles structures de parenté, après dons de gamète ou d'embryon, par exemple".

"Pourquoi veut-on éliminer nos enfants trisomiques ?"

Chantal Crivello et Chantal Lamarre, toutes deux mères d’enfants trisomiques, réagissent à la recommandation du Commissaire à la santé de proposer à toutes les femmes enceintes de recourir gratuitement au dépistage prénatal de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 29/01/09).

Le DPI bientôt légalisé en Suisse ?

Mercredi 18 février, le Conseil fédéral suisse a proposé de lever l’interdiction faite aux couples qui risquent de transmettre une maladie grave et incurable à leur enfant de recourir au diagnostic préimplantatoire (DPI). Actuellement, le diagnostic prénatal (DPN) est autorisé mais l’analyse génétique d’un embryon conçu in vitro avant son implantation est interdite.

Le scientifique n’est pas seul responsable en matière d’éthique

Mgr Rino Fisichella a insisté sur le fait que le scientifique ne peut pas être seul pour juger du caractère licite ou illicite de ses expérimentations. En matière d'éthique, il doit « se confronter aux autres » disciplines scientifiques.

Le président de l'Académie pontificale pour la vie s'est exprimé le 19 février lors de l'ouverture du congrès organisé au Vatican sur « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme ». Des passages de son discours d'introduction ont été publiés dans L'Osservatore Romano.

De l'anonymat du don de gamètes

Auditionnés hier, mercredi 18 février, par la mission sur la révision des lois de bioéthique, Jean-Luc Bresson, président de la fédération nationale des Centres d'études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), Jean-Marie Kunstmann, directeur du Cecos de Cochin, et Dominique Regnault, psychologue au Cecos de Reims, se sont prononcés contre la levée de l'anonymat relatif au don de gamètes.

Mère célibataire

En publiant une tribune de Corine Lesnes, Le Monde revient sur l'affaire Nadya Suleman, cette jeune (33 ans) mère célibataire de 14 enfants, tous issus d'une insémination artificielle - avec même donneur, "un ancien boy friend compatissant" (cf. Synthèse de presse du 28/01/09, du 02/02/09 et du 09/02/09). Surnommée l'"Octomom" outre-Atlantique, la jeune femme a expliqué sa "hâte d'avoir des liens avec une autre personne" : enfant unique, elle a aussi regretté que ses parents "ne soient pas restés ensemble" .

Espagne : vers une révision législative de l'avortement

Le Parlement espagnol a approuvé hier, mercredi 18 février, en Commission, un rapport portant sur la réforme de la législation sur l'avortement. Actuellement, l'avortement est autorisé en cas de viol (dans un délai de 12 semaines), de malformations fœtales (jusqu'à 22 semaines) et de danger pour la santé physique ou psychique de la mère (sans limitation de temps).

Le Dakota du Nord et la personnalité juridique du foetus

Le Dakota du Nord serait en passe d'adopter une loi conférant au fœtus une personnalité juridique, et ce dès sa conception. Mardi 17 février, la Chambre des représentants a en effet adopté, par 51 voix contre 41, un texte reconnaissant au fœtus les mêmes droits "que tout être humain, dès le début de son développement biologique, même avant sa naissance".

Des centres pour "gérer le risque" d'avoir un enfant trisomique

En écho à une l'étude de l'INSERM relative à l'information et au consentement des femmes pour le dépistage prénatal à la nouvelle procédure de généralisation du dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 09/01/09), Bruno Jeandidier, pédiatre, réagit. En effet, une procédure nouvelle veut qu'une généralisation du dépistage au cours du premier trimestre puisse être effectuée au sein d'un "centre de gestion des risques maternels foetaux". Ces centres auraient pour vocation de dépister et délivrer les résultats des tests au cours de la même journée, pour "favoriser un vrai choix des femmes enceintes, qui éviteraient ainsi avant leur décision de subir la pression sociale, leur grossesse n'étant pas encore visible". Cette explication, pour M. Jeandidier, est une "analyse erronée" car le choix qui s'impose est "éminemment personnel" et il serait faux de penser que ces centres puissent préserver les femmes de toute pression sociale. "Le huis clos dans ces centres ne protège que les professionnels."

Découverte de la trisomie 21 et risque d'eugénisme

L'Assemblée Générale de l'Académie Pontificale pour la Vie se tiendra au Vatican les 20 et 21 février sur "les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme" (cf. Synthèse de presse du 11/02/09) Monseigneur Fisichella, président de l'Académie, a mis en garde au cours de la présentation de cet événement "contre des projets en matière de génétique qui visent à "améliorer physiquement l'espèce humaine"" et qui peuvent "s'arroger l'autorité pour définir des règles et les finalités d'un vivre normal d'une personne".

"Echange bébé contre 15 000 euros" : condamnation du couple

Pour essuyer une dette, un couple de Meurthe-et-Moselle a offert sur internet d'échanger un "bébé contre 15 000 euros" à des parents Belges. La transaction n'a pu aboutir, le couple offrant ayant "dans un premier temps" proposé seulement des ovocytes de la mère. Celle-ci avait déjà reçu une avance de 6 000 euros de la part des "acquéreurs", mais ces derniers, restés sans nouvelle, ont porté plainte, "coupant court à la transaction sordide en passe de se nouer".

Nouvelles frontières de la génétique

Ce matin a été présenté près la Salle-de-Presse du Saint-Siège le congrès annuel de l'Académie pontificale pour la vie, organisé en concomitance avec sa XV Assemblée générale: "Les nouvelles frontières de la génétique et le péril eugénique" (20 - 21 février). La conférence de présentation a été présidée par Mgr.Rino Fisichella, Président de l'Académie, accompagné de Mgr.Ignacio Carrasco de Paula, Chancelier, et M.Bruno Dallapiccola, Professeur à l'Université de Rome La Sapienza. Outre les sujets strictement bioéthiques, les scientifiques participant au congrès aborderont des sujets philosophiques, théologiques et sociologiques. "Grâce aux progrès faits ces dernières décennies -a souligné Mgr.Fisichella- et en particulier à l'Human Geonome Data Base dirigée par le Prof.F.Collins, des milliers de gènes identifiés permettent de mieux connaître des dizaines de maladies en offrant des perspectives nouvelles dans la lutte de pathologies héréditaires".

Du diagnostic à l'organisation du dépistage

La Croix revient sur l'ouvrage La trisomie est une tragédie grecque (1), de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune. "Cri du cœur" et "critique de la raison", ce livre "très dérangeant" paraît alors que l'on fête cette année le cinquantenaire de la découverte de l'origine de la trisomie 21 par Jérôme Lejeune (2).

Le risque de la « dérive eugéniste » n’est pas théorique, déclare Mgr Fisichella.

Le risque de la « dérive eugéniste » n'est pas purement théorique, déclare Mgr Fisichella. « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme » : c'est le thème du congrès organisé par l'Académie pontificale pour la Vie (PAV) qui se tiendra au Vatican vendredi et samedi prochain, les 20 et 21 février, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle de l'académie. Le congrès a été présenté au Vatican ce mardi 17 février, par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier, et par le prof. Bruno Dallapiccola, professeur de génétique médicale à l'université de Rome « La sapienza ».

DPI et prédispositions

Le Parisien revient sur la naissance, il y a un peu plus d'un mois, du premier bébé britannique sélectionné pour ne pas être porteur du gène BRCA1, prédisposant aux cancers du sein (cf. Synthèse de presse du 12/01/09). Le journal affirme que "ce genre de diagnostic préimplantatoire (DPI) visant à sélectionner des embryons exempts de facteurs de risque génétique de cancer est également autorisé dans notre pays" mais que cette pratique restait "jusqu'ici confidentielle".

Évolution et création, un couple qui marche main dans la main

Les médias n’ont pas manqué de souligner, avec une belle emphase, le 200e anniversaire de la naissance de l’un des plus grands génies de la science moderne, Charles Darwin. Les programmes et les articles, toutefois, n’ont pas toujours respecté l’objectivité requise de tout bon reportage. Lors de la présentation de la thèse de l’évolution, on a souvent fait ressortir une soi-disant incompatibilité entre la théorie du naturaliste et la foi en un Créateur.

L'Italie étudie l'interdiction de l'interruption de l'alimentation et de l'hydratation

Revenant sur la mort d'Eluana Englaro (cf. Synthèse de presse du 10/02/09), l'avocate italienne Caterina Minneo estime, qu'a priori, les médecins qui ont "débranché" la jeune femme ne devraient pas être poursuivis pour complicité d'acte d'euthanasie dans la mesure où ils ont respecté le protocole autorisé par la justice dans un arrêt de la Cour de cassation rendu en novembre dernier (cf. Synthèse de pesse du 14/11/08). Mais, alors que la mort d'Eluana semble être survenue par déshydratation puis arrêt cardiaque (cf. Synthèse de presse du 12/02/09), si les examens toxicologiques révèlent une dose excessive de substances médicamenteuses, l'équipe dirigée par l'anesthésiste Amato Del Monte pourrait être condamnée à une peine allant de 5 à 11 ans d'emprisonnement.

Le MON810 ne présenterait pas de danger pour la santé

Selon un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), le maïs génétiquement modifié du semencier américain Monsanto, dont la culture est interdite en France depuis 2008, ne présenterait pas de danger pour la santé humaine. "L'Afssa considère que les éléments du rapport d'Yvon Le Maho [directeur de recherche au CNRS et auteur d'un rapport sur lequel s'est basé la France pour interdire la culture du Mon 810] n'apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité des maïs portant l'évènement (le transgène) MON 810", souligne le document.

Vers un dépistage prénatal de l'autisme?

Le nombre de personnes atteintes d'autisme semblent augmenter, notamment aux Etats-Unis. En Californie, par exemple, la prévalence de la maladie a été multipliée par 7 depuis 1990. Plusieurs facteurs pourraient expliquer cela et notamment le dépistage de plus en plus précoce qui prend désormais en compte des formes "atténuées".

En France, il existe peu d'études sur l'évolution des diagnostics.

La sédation dans le code de déontologie médicale ?

La Croix s'est procuré le nouvel article du code de déontologie médicale, soumis en début de semaine au Conseil d'Etat, relatif à la sédation - qui consiste à plonger le patient dans un sommeil artificiel.

L'article 37, qui devrait figurer dans le Code de santé publique, stipulera ainsi que : "lorsqu'une limitation ou un arrêt de traitement a été décidé (...) et lorsque la souffrance du patient ne peut être évaluée du fait de son état cérébral, le médecin a recours aux traitements antalgiques et sédatifs permettant d'assurer la dignité de la fin de vie du patient. Il veille également à ce que l'entourage du patient reçoive un soutien approprié".

Vers "le meilleur des mondes" ?

Portail d'informations canadien sur l'actualité internationale, Canoë publie une chronique sur "le meilleur des mondes". Réagissant à la lettre ouverte d'un père d'un enfant trisomique s'inquiétant des impacts du programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 que le ministère de la Santé s'apprête à mettre à disposition des couples québécois, l'auteur, Richard Martineau, s'interroge : "permettre aux futurs parents de se débarrasser d'un fœtus parce qu'il est atteint de trisomie 21 constitue-t-il de l'eugénisme ?".

50e de la découverte de la cause de la trisomie 21

Dans la Revue Médicale Suisse, Jean-Yves Nau consacre un article au cinquantenaire de la découverte de la cause de la trisomie 21 par le Pr Jérôme Lejeune1. Alors que toutes les hypothèses avaient été émises pour tenter d'expliquer cette pathologie - de la tare héréditaire à la dégénérescence raciale - les chercheurs français Lejeune, Gautier et Turpin ont, en 1959, mis en évidence la présence d'un troisième chromosome sur la 21ème paire chez les enfants dits, à l'époque, "mongoliens". "Cette découverte (...) aura une importance considérable", souligne l'auteur.

Canada: Les embryons manipulés sont-ils sans danger ?

La presse canadienne annonce la création d’un réseau de recherches sur l’embryon, "Embryogene". Piloté par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie, cette équipe qui réunit 25 chercheurs, a pour but de savoir si les techniques de reproduction assistée (insémination artificielle, congélation, clonage...) provoquent un risque pour l’embryon.

Les évêques américains appellent le Congrès à conserver les lois pro-vie

Certaines politiques américaines « basées sur le bon sens » sont soutenues par les pro-life, affirme un représentant des évêques américains qui exhorte donc le Congrès à les défendre.

L'appel a été lancé dans une lettre écrite le 5 février par le cardinal Justin Rigali, archevêque de Philadelphie et président du Comité épiscopal pour les activités pro-vie.

Conférence sur l'évolution

Ce matin a été présentée la Conférence internationale sur l'Evolution (Données et théories, approche critique 150 ans après l'ouvrage de Darwin), organisée dans le cadre du projet Science, théologie et recherche ontologique, par l'Université pontificale du Latran, l'Université Notre Dame (USA) et le Conseil pontifical pour la culture (3 - 7 mars). La conférence de presse était présidée par Mgr.Gianfranco Ravasi, Président de ce dernier dicastère, assisté du P.Marc Leclerc, SJ, Professeur près l'Université pontificale Grégorienne et Directeur de ce congrès, de l'Abbé Giuseppe Tanzella-Nitti, Professeur près l'Université pontificale Ste.Croix, et de M.Saverio Forestiero, Professeur près l'Université Tor Vergata de Rome.

« Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l’eugénisme »

« Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme » : ce sera le thème du congrès organisé par l'Académie pontificale pour la Vie (PAV) qui se tiendra au Vatican les 20 et 21 février.

Le congrès sera présenté au Vatican mardi prochain, 17 février, par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier, et par le prof. Bruno Dallapiccola, professeur de génétique médicale à l'université de Rome « La sapienza ».

A propos de la mère des octuplés

La naissances des octuplés (cf. Synthèse de presse du 28/01/09) a soulevé une vive polémique dans le milieu médical. Le médecin qui a aidé la mère à donner 14 fois la vie par insémination artificielle fait l'objet d'une enquête. L'Ordre des médecins de Californie souhaite déterminer s'il y a eu "violation des normes de soins" par celui-ci. S'il est fréquent de réimplanter plusieurs embryons lors d'une fécondation in vitro (FIV), les règles médicales américaines recommandent généralement de ne pas dépasser deux embryons pour les femmes de moins de 35 ans.

Pénurie de donneurs d'organes

Le Figaro consacre un article à la pénurie de donneurs d’organes et au vieillissement de ceux-ci.

Le chef du service de néphrologie de l’hôpital Bicêtre, le professeur Bernard Charpentier constate que "le nombre de candidats aux greffes augmente plus rapidement que celui des donneurs décédés, donc la pénurie s’aggrave".

L'affaire Eluana (suite)

Vendredi 6 février, en Italie, le gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté un décret d'urgence pour garantir à toute personne l'alimentation et l'hydratation (cf. Synthèse de presse du 06/02/09). Ce décret vise à empêcher la fin programmée d'Eluana Englaro, cette jeune femme de 38 ans plongée dans le coma depuis 17 ans.

Le président de la République, Guiorgio Napolitano a refusé vendredi de signer ce décret-loi, en raison a-t-il expliqué de certains aspects "inconstitutionnels".

Nourriture et hydratation assistée : le Vatican apprécie

Le Vatican apprécie l'accélération de la procédure d'adoption d'un projet de loi italien garantissant la nourriture et l'hydratation assistée à tout patient.

Le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone s'est entretenu avec le président de la République italienne, M. Giorgio Napolitano, à propos du cas d'Eluana Englaro, indique la salle de presse du Saint-Siège.

Italie : Eluana Englaro, dans le coma depuis 17 ans, sans alimentation artificielle

Eluana Englaro n'a pas été alimentée de façon « artificielle » déclare un professeur de médecine. Ce n'est pas un cas « d'acharnement » thérapeutique et elle ne souffrait pas : la jeune femme a vécu 17 ans sans l'assistance de médicaments pour soulager la douleur et sans appareils.

France : Un blog sur la bioéthique pour l’Eglise catholique

A l'occasion de l'ouverture en France des états généraux de la bioéthique, le 4 février, l'Eglise catholique a souhaité prendre part au débat. Pour cette raison, le groupe de travail sur la bioéthique, instance de la Conférence des évêques de France, a lancé le jour même un blog et publié un livre intitulé « Bioéthique, propos pour un dialogue ».

Les états généraux de la bioéthique se dérouleront jusqu'en juin 2010, destinés à nourrir le débat public avant la révision de la loi de bioéthique du 6 août 2004.

Les évêques italiens invoquent amour et assistance pour Eluana

Les évêques italiens invoquent amour et assistance et non la suspension de l'alimentation et de l'hydratation pour Eluana Englaro, la jeune italienne plongée dans le coma depuis 16 ans et qu'une sentence de la Cour de Cassation de Milan a condamnée à mourir de faim et de soif.

Après l'annonce du transfert d'Eluana de sa maison de repos, à Lecco, où les sœurs Miséricordieuses l'assistaient depuis 14 ans, à une autre maison à Udine où lui sera débranchée la petite sonde qui l'alimente et l'hydrate, les évêques dénoncent le faux sentiment de pitié qui accompagne ce geste.

Lancement des états généraux de la bioéthique

Roselyne Bachelot, ministre de la santé, lancera cet après midi les états généraux de la bioéthique. Ceux-ci se dérouleront jusqu'en juin. Les débats serviront de base aux parlementaires qui auront jusqu'au premier semestre 2010 pour réexaminer la loi de bioéthique de 2004.

Au cours de la conférence de presse, la ministre annoncera le calendrier et les thèmes des débats (recherche sur l'embryon, assistance à la procréation, mères porteuses, dons de gamètes, dons d'organes, médecine prédictive...), ainsi que les villes retenues pour l'organisation de forums citoyens. Elle présentera aussi le site Web dédié à ces questions et mis en place par l'Agence de la Biomédecine (ABM).

Vers un cerveau artificiel ?

Deux équipes de chercheurs de la Viterbi School Engineering (Université de la Caroline du Sud) viennent de se regrouper autour du projet BioRC (Biomimetic Real Time Cortex) dont le but est de créer des neurones en nanocarbone qui soient capables de communiquer entre eux.

Clonage commercial de chiens

Jeudi 29 janvier 2008, la société sud-coréenne RNL Bio a annoncé avoir cloné, en collaboration avec des chercheurs de l’université nationale de Séoul, deux chiens à partir de cellules souches prélevées sur un tissu cellulaire gras. Leur précédente création, le lévrier Snuppy, avait été conçu à partir d’une cellule de peau ordinaire (cf. Synthèse de presse d'août 2005). Ce serait donc la première fois que cette technique serait utilisée pour obtenir un chien.

A propos des greffes

Le 21 janvier dernier, à Louvain (Belgique), un cœur artificiel entier a été greffé avec succès sur un veau. Baptisé ReinHeart, le cœur artificiel a été mis au point par des chercheurs du Centre sur le cœur et le diabète de Rhénanie du Nord-Westphalie de Bad Oeynhausen et de l'Institut Helmholtz de l'Ecole supérieure technique de Rhénanie-Westphalie d'Aix-la-Chapelle (RWTH). "Nous sommes très confiants et nous pensons que le ReinHeart sera une alternative durable aux greffes cardiaques classiques d'ici deux à trois ans", ont déclaré les chercheurs.

De la pollution médicamenteuse

Le Monde consacre un article à "l'alarmante pollution de l'eau par les médicaments". De nombreuses études, menées aussi bien en France qu'aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, en Finlande..., ont déjà largement démontré "la présence de traces de substances médicamenteuses ou de leurs dérivés (...), en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires, dans les boues des stations d'épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols".

Loi-cadre et Agence de la biomédecine

Dans la perspective de la très prochaine révision de la loi de bioéthique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur l’idée d’opter pour une loi-cadre et le rôle qui incomberait alors à l’Agence de la biomédecine (ABM). Cette idée de loi-cadre, qui semble désormais faire l’unanimité, voit s’opposer deux systèmes éthiques : l’arbitraire des experts vs la tutelle de la loi.

AMP et recherche sur l'embryon

A la veille de la révision de la loi de bioéthique, Le Quotidien du Médecin revient sur ce qui en sera l'un des enjeux majeurs : la libéralisation de la recherche sur l'embryon. Reprenant la proposition de l'Agence de la biomédecine de ne pas exclure l'embryon de la recherche pour lui-même et de la recherche clinique, le quotidien insiste sur le fait que la recherche sur l'embryon ne se limite pas aux seuls travaux sur les cellules souches embryonnaires (CSE), mais ouvre aussi la voie à l'amélioration des techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP).

Impossibles hybrides ?

Selon une étude du Pr Robert Lanza, responsable scientifique d'Advanced Cell Technology, les ovocytes de vaches, lapines et autres mammifères ne peuvent servir de point de départ pour des cellules souches. Rappelons que certains chercheurs espéraient, en créant des embryons hybrides humains-animaux issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovocytes d'animaux, disposer de cellules souches embryonnaires au patrimoine génétique presque totalement humain.

A propos des naissances prématurées

Selon des chercheurs de l’Oxford Centre for Health Economics, les naissances prématurées coûteraient chaque année au Royaume-Uni 939 M de £ (comprenant les soins de santé, l’éducation…).

Or, comme le nombre de naissances prématurées est en hausse, ce coût devrait encore augmenter au cours des prochaines années.

Un traitement efficace de la sclérose en plaque

Un nouvel espoir vient de naître pour les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). En France, 80 000 personnes sont atteintes de cette maladie, dont les formes et l'évolution varient d'un patient à l'autre et qui se caractérise par la destruction de la myéline, la couche isolante qui entoure les fibres nerveuses. Cette maladie évolue par poussée avec des symptômes allant des troubles de la coordination, problèmes de vue, vertige, problèmes moteurs jusqu'à une paralysie totale.

Diagnostic prénatal : un nouveau test pour la mucoviscidose et la trisomie 21 ?

Un communiqué du Collectif interassociatif autour de la naissance (CIANE) annonce qu'un test de diagnostic prénatal non-invasif de la mucoviscidose, le test ISET, vient de prouver sa fiabilité. L'ISET permet d'isoler quelques cellules foetales circulant dans le sang maternel, sur lesquelles sont ensuite pratiqués une microdissection et un séquençage ADN. Ce test est applicable à toute maladie génétique ou anomalie chromosomique.

Angleterre : un site pour aider les personnes touchées par la crise

La Conférence épiscopale d'Angleterre et du pays de Galles a lancé un site Internet (www.life4seekers.co.uk/uncertainty) pour aider les personnes touchées par la crise économique. Des méditations, des réflexions, des témoignages ont été mis en ligne pour inviter les personnes désemparées à toujours « espérer ».

« Nous avons voulu réaliser un site qui puisse offrir un soutien, de la consolation et des conseils pratiques aux personnes qui en ont vraiment besoin et malheureusement, elles sont nombreuses », a expliqué Mgr Andrew Faley, vice secrétaire général de la conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles.

Trisomie 21 : pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?

A l'occasion du cinquantenaire de la découverte par le professeur Jérôme Lejeune de la cause de la trisomie 21 (trois chromosomes au lieu de deux sur la 21ème paire), formidable avancée saluée par le monde entier, Le Figaro a publié un appel de la Fondation Jérôme Lejeune : "Pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?".

"En France, aujourd'hui, il n'y a aucune politique publique de recherche thérapeutique sur la trisomie 21. Seule existe une politique publique de dépistage".

Année de l'astronomie

Ce midi, ont été présentées près la Salle-de-Presse du Saint-Siège les initiatives auxquelles participeront diverses institutions du Saint-Siège dans le cadre de l'Année de l'astronomie, organisée par les Nations-Unies pour le 400 anniversaire des premières grandes découvertes de l'astronomie moderne. La conférence a été présidée par Mgr.Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, accompagné du P.José Gabriel Funes, SJ, Directeur de l'Observatoire vatican, du Prof.Nicola Cabibbo, Président de l'Académie pontificale des sciences, et de M.Paolo Rossi, historien des sciences.

Trisomie 21 : il y a 50 ans une révolution, par J.-M. Le Méné

A l'occasion de la publication se son livre, « La trisomie est une tragédie grecque » (ed. Salvator), qui marque le 50e anniversaire de la découverte, par le professeur Lejeune de l'origine de la Trisomie 21, Jean-Marie Le Méné rappelle combien ce fut une « révolution scientifique et humaniste ». Il invite maintenant à poser un « acte de justice » qui concerne chacun.

Saluée par le monde entier, la découverte du prof . Jérôme Lejeune ouvrait la voie à la génétique moderne. Elle changeait aussi le regard porté sur les personnes handicapées mentales.

Les nouvelles frontières de la génétique et le risque d’eugénisme

L'Académie pontificale pour la vie organise un congrès international sur le thème: « Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l'eugénisme », à l'occasion de son assemblée générale, les 20 et 21 février 2009.

Les travaux du congrès seront introduits par Mgr Rino Fisichella, président de l'Académie pontificale pour la vie. La première session de travail sera consacrée au thème : « Les nouvelles frontières : histoire et définition du concept de génétique » ; la deuxième session au thème : « La dignité de la personne humaine et l'eugénisme » ; la troisième session au thème : « Génétique et eugénisme à la lumière de la théologie morale ». Les travaux se termineront avec l'audience du Pape Benoît XVI.

Les Français favorables aux mères porteuses ?

61% des Français interrogés (au nombre de 1 017, âgés de 15 ans et plus) seraient favorables aux mères porteuses, selon un sondage Ipsos pour Top Santé et France 5.

Par ailleurs, 85% des sondés seraient inquiets face aux menaces pour la fertilité ; pour 45% les problèmes de fertilité sont liés à la pollution et aux pesticides et 24% mettent en avant l’âge tardif de procréation.

Trisomie 21 : dépistage vs recherche thérapeutique

Le Figaro revient sur la campagne lancée par SIMYO, nouvel opérateur de téléphonie mobile, dont l’acteur trisomique Pascal Duquenne est le personnage principal.

Certains dénoncent une mise en scène du handicap mais la majorité des commentateurs et notamment les associations de défense des personnes handicapées ont préalablement approuvé cette campagne grâce à laquelle les personnes handicapées mentales sont présentées comme des "citoyens comme les autres".

Qu'avons-nous fait du chromosome 21 ?

Dans le magazine Valeurs Actuelles, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, revient sur le cinquantième anniversaire de la découverte de l'origine de la trisomie 21 par le Pr Jérôme Lejeune (cf. Synthèse de presse du 28/01/09). Ce dernier, qui n'acceptait pas l'explication de la dégénérescence raciale, a prouvé que "la seule explication du mongolisme était un accident chromosomique". Cette découverte rendait enfin aux parents d'un enfant trisomique "dignité et espoir".

Mais Jean-Marie Le Méné s'interroge : "aujourd'hui, qu'avons-nous fait de cette découverte ?". Il rappelle qu'en France, "l'essentiel de l'effort financier de la collectivité conduit plutôt à stigmatiser, à culpabiliser et à régresser". S'il se félicite des progrès dans le diagnostic, il s'interroge : "doit-il automatiquement basculer dans le dépistage ?". Et de préciser : "le diagnostic est un acte médical, le dépistage une mesure politique".

De l'utilité des tests génétiques

"Quelle est l'utilité médicale de connaître son risque génétique d'être atteint d'une maladie qui n'offre pas de possibilité actuelle de prise en charge médicale ?" Telle est la question sur laquelle se sont penchés les participants à la journée éthique organisée par le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM). Sans donner de réponse définitive, les intervenants ont insisté sur la nécessité de donner du temps à l'accès au savoir : "ce temps est d'une grande importance, car certaines personnes, environ 40%, décident après réflexion qu'il vaut mieux rester dans leur statut à risque que savoir qu'elles sont porteuses du gène d'une maladie incurable".

Essai embryonnaire...

Marc Peschanski, directeur du laboratoire I-Stem à la Génopole d'Evry commente pour Le Quotidien du Médecin l'impact d'une autorisation par la Food and Drug Administration (FDA) de lancer un essai clinique à partir de cellules prélevées sur l'embryon (cf. Synthèse de presse du 26/01/09 et du 27/01/09).

Cette autorisation "a nécessité des mises au point très importantes de la part des chercheurs, pour résoudre les nombreuses questions techniques et règlementaires posées par ce type de travail".

Des risques des tests génétiques

Le Monde revient sur le débat actuel sur les tests prédictifs (cf. Synthèse de presse 27/01/09 et 13/01/09). Les mutations de gènes multiplient ou diminuent les risques évalués par un test génétique, c'est la raison pour laquelle il serait incorrect de recourir systématiquement à ces tests. Croire que tout est inscrit dans nos gènes de "superstition génétique" pour reprendre l'expression du professeur Henri Atlan.

2009, Année de l’astronomie, un congrès sur Galilée

A l'occasion de l'Année de l'astronomie, le Saint-Siège promeut plusieurs initiatives dont un congrès sur Galilée qui se tiendra à Florence du 26 au 30 mai 2009.

Ces différentes initiatives, soulignant l'engagement de l'Eglise en faveur du progrès des sciences, seront présentées au Vatican jeudi prochain, 29 janvier, par le président du Conseil pontifical de la culture, Mgr Gianfranco Ravasi, par le P. José Gabriel Funes, s.j., directeur de l'Observatoire du Vatican, par le Prof. Nicola Cabibbo, président de l'Académie pontificale des Sciences, et par le Prof. Paolo Rossi, professeur émérite d'Histoire des sciences de l'Université de Florence.

France: Etude de législation comparée sur l'AMP

Le service des études juridiques du Sénat vient de publier une étude de législation comparée sur l’assistance médicale à la procréation (AMP). Selon ce document, "la France fait partie des pays qui limitent le plus strictement l’accès à l’assistance médicale à la procréation". La législation de huit pays a été analysée selon deux critères : l’état civil des bénéficiaires de l’AMP et la possibilité de réaliser des inséminations et implantations post-mortem.

H2onews débarque sur You Tube

Après une année d'activité, H2onews, l'agence d'information multimédia sur la vie de l'Eglise, créée avec les émetteurs et les producteurs de TV catholiques du monde, débarque sur You Tube sous une double forme: avec son propre canal(www.youtube.com/h2onews) et à l'intérieur du canal Vatican (www.youtube.com/vatican) où il assurera les traductions des vidéo-news quotidiennes.

La collaboration avec le Centre de télévision Vatican (CTV) vient renforcer la synergie commencée avec H2onews, dans la perspective commune d'offrir aux internautes des informations en plusieurs langues sur la vie du Pape et de l'Eglise dans le monde.

L’Afrique est menacée par le « colonialisme biologique »

Dans un long discours sur les conséquences des idées de la post modernité, Mgr Buti Joseph Tlhagale, archevêque de Johannesburg a mis en garde, le 22 janvier, contre le risque d'utilisation des « ovules des femmes africaines » pour la recherche sur les cellules souches dans les pays industrialisés. Il a dénoncé la possibilité d'un « colonialisme biologique ».

Des extraits de son discours d'inauguration de l'Assemblée plénière de la Southern African Catholic Bishop's Conference (SACBC) ont été publiés dans L'Osservatore Romano, le 25 janvier.

Etats-Unis : 1ère autorisation d'essai clinique avec des cellules souches embryonnaires

Les autorités sanitaires américaines de la FDA (Food and Drug administration) ont autorisé le lancement d'un essai clinique pour une thérapie faisant appel à des cellules souches embryonnaires et destinée à réparer des lésions de la moelle épinière.

A la différence de George Bush, qui s'était opposé à ce que de telles recherches soient financés par des fonds fédéraux, pour des raisons éthiques et religieuses, Barack Obama avait pris position en faveur de l'utilisation de ces cellules embryonnaaires à des fins scientifiques ou thérapeutiques.

Alain Graf, rapporteur général des états généraux de la bioéthique

Alain Graf, 40 ans, ex-conseiller au cabinet de la ministre de la Santé, a été nommé rapporteur général pour les états généraux de la bioéthique. Il devra recueillir toutes les réflexions issues des débats et leur "donner du sens" avant de remettre son rapport en juin.

Un nouveau test pour discerner l'état de conscience

Une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et du groupe hospitalier de la Pitié-Salpétrière, vient de mettre au point une méthode consistant à évaluer - grâce à des séries de sons identiques incluant ou non des altérations - l'état mental de malades dits "non communicants". (Cf. Synthèse de presse du 23/01/09 et (cf. Synthèse de presse du 21/01/09). Cette étude a été publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences.

Afrique du sud - Les ovules des africaines risquent d'être utilisées pour la recherche

Johannesburg - “L’éthique mondiale est un défi pour les Eglises”, affirme Mgr Buti Joseph Tlhagale, archevêque de Johannesburg, dans le discours d’inauguration de l’Assemblée plénière de la Southern African Catholic Bishops' Conference (SACBC), qui s’est ouverte le 22 janvier. Le discours de Mgr Tlhagale a été envoyé à l’agence Fides.

“La post modernité soutient que la réalité est une construction sociale, que tu construits toi-même ta vérité. Il n’y a aucune vérité objective. Elle affirme aussi que la réalité est un texte qui doit être interprété et mon interprétation est aussi valable que celle de la personne qui est à mes côtés”, rappelle Mgr Tlhagale.

Nouvelle chaîne d'information sur le Pape et le Vatican

Ce matin, dans la Salle de Presse du Saint-Siège, a été présenté le Message pour la XLIII Journée mondiale des communications sociales, dont le thème est: "Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promotion d'une culture du respect, du dialogue et de l'amitié".

Sont intervenus à cette conférence de presse: Mgr. Claudio Maria Celli et Mgr.Paul Tighe, respectivement Président et Secrétaire du Conseil pontifical pour les communications sociales, le Père Federico Lombardi, SI., Directeur de Radio Vatican, du Centre Télévisé du Vatican (CTV) et de la Salle de Presse du Saint-Siège, et M. Henrique de Castro, Directeur de Media Solutions de Google.

OGM : l'UE relance ses procédures d'autorisation

La Commission européenne a relancé, mercredi 21 janvier, les procédures visant à autoriser la culture de deux variétés de maïs transgéniques (le BT 11 de Sygenta et le BT 1105 de Pionner-Dow) en Europe. Cette démarche a aussi pour but d'obliger la France à lever sa clause de sauvegarde adoptée pour stopper la culture du maïs OGM Monsanto MON810.

Adoption du texte relatif à la recherche sur les personnes

L'Assemblée nationale a adopté hier, jeudi 22 janvier, la proposition de loi d'Olivier Jardé mettant en place un cadre unique pour la recherche médicale sur l'être humain (cf. Synthèse de presse du 20/01/09). En simplifiant les démarches administratives, le texte a pour but de "renforcer l'activité de notre pays en matière de recherche biomédicale", a expliqué le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

La conscience des personnes non communicantes

Le Quotidien du Médecin revient sur le test mis au point par des chercheurs de l'Inserm et du groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, sous la direction de Lionel Nakache, permettant d'évaluer la conscience des patients non communicants hospitalisés en réanimation ou qui émergent d'états inconscients tels qu'un coma ou un état "végétatif" (cf. Synthèse de presse du 21/01/09).

Les religions et la bioéthique (suite)

La Croix résume l'audition, mercredi 21 janvier, des représentants des grandes religions par la mission d'information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique (cf. Synthèse de presse du 21/01/09). Le quotidien souligne le fait que, chacun à leur manière, Olivier Abel (professeur de philosophie éthique à la faculté de théologie protestante de Paris), Haïm Korsia (aumônier général israélite des armées) et Xavier Lacroix (philosophe, théologien et professeur d'éthique à l'Université catholique de Lyon) ont insisté sur un double impératif : celui d'opter pour une loi cadre et celui de protéger les plus vulnérables. [Signalons que ce concept de loi cadre reste flou dans le débat national, NDLR.]

Pour une culture du dialogue

Aujourd'hui a été rendu public le Message papal pour la XLIII Journée mondiale des communications sociales (24 mai), intitulé: "Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue, d'amitié". Voici des extraits de ce texte portant la date de demain, fête de saint François de Sales, patron des journalistes catholiques:

L'affaire Englaro

Mercredi 21 janvier, la présidente de la région de Turin s'est déclarée prête à accueillir Eluana Englaro pour "débrancher" celle-ci. Rappelons que le cas de cette jeune femme, âgée de 37 ans et plongée dans le coma depuis 17 ans, divise l'Italie depuis plusieurs mois. En novembre dernier, la Cour de cassation avait autorisé l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation d'Eluana (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Plusieurs régions italiennes avaient ensuite refusé d'accueillir Eluana et de la "débrancher".

Benoît XVI invite les jeunes à évangéliser le continent numérique

C'est aux jeunes de la ‘génération numérique' que Benoît XVI a confié le devoir d'évangéliser grâce aux nouvelles technologies. Dans son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales, le pape a aussi salué le « potentiel extraordinaire » de ce monde numérique, à condition de le rendre « vraiment accessible à tous » et de l'utiliser « pour favoriser la compréhension et la solidarité humaine ».

1 enfant sur 20 issu de l'AMP chaque année

Le Figaro revient sur l'étude de l'Ined concernant l'assistance médicale à la procréation (AMP) (Cf. Synthèse de presse du 13/01/09) et rappelle qu'1 enfant sur 20 naît aujourd'hui en France à la suite d'une AMP. Depuis 30 ans, 200 000 enfants sont issus d'une AMP, soit 14 000 bébés chaque année.

En 1988, les "bébés éprouvettes" représentaient 0.52% des naissances ; taux est passé à 1.74% en 2006 et sera de 2% en 2010 si "la tendance se poursuit à ce rythme".

Don d'organes: Angleterre et Singapour

Angleterre : de plus en plus de donneurs d'organes

En Angleterre, le nombre de personnes inscrites sur le registre des donneurs d'organes a atteint 16 millions, ce qui constitue un record. Malgré cela, les organes continuent à manquer et 1 000 personnes en attente d'une greffe pourraient mourir cette année.

Message pour la journée mondiale des malades de la lèpre

Aujourd'hui, a été publié le Message pour la Journée mondiale des malades de la lèpre qui aura lieu dimanche 25 janvier, signé par le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé.

Ce document rappelle que "cette maladie, souvent ignorée des média, touche, chaque année, plus de 250.000 personnes, dont la majeure partie vit dans une grande indigence" et que, selon les statistiques de l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2007, on recensait 254.525 malades de la lèpre dont 212.802 en traitement". Une grande partie d'entre eux (40.000) sont des enfants dont 12% ont moins de 15 ans.

A propos des cellules souches

Dans un article publié par la revue Nature biotechnology, Anselme Perrier et ses collaborateurs de l'Inserm expliquent comment ils ont utilisé des cellules souches embryonnaires pour comprendre les proliférations de cellules cancéreuses.

Par ailleurs, une équipe de scientifiques menée par l'Institut de Recherche sur les cellules souches et le cancer de l'Université de McMaster en Ontario a trouvé un moyen de différencier les cellules souches embryonnaires humaines saines de celles potentiellement cancéreuses. L'équipe a établi une liste de 12 critères qui permettent de distinguer les cellules normales de celles partiellement transformées et donc potentiellement cancéreuses. Cette étude montre le lien étroit entre les cellules souches embryonnaires et les cellules cancéreuses.

Italie: Être présents et vivre comme des croyants l'expérience du web

Rome - “Face à Internet et aux nouvelles technologies l’Eglise s’est engagée à s’impliquer et à accompagner notre chemin”. C’est par ce message que Son Exc. Mgr Mariano Crociata, Secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne (CEI) a salué les plus de 200 participants du Congrès national “Eglise en réseau 2.0” qui se déroule à Rome les 19 et 20 janvier, organisé par le Bureau pour les communications sociales et par le Service informatique de la CEI. L’initiative entend promouvoir une conscience de plus en plus grande de la participation des catholiques à un phénomène, celui d’Internet et du Web 2.0, qui offre de nouvelles possibilités de soutenir l’action pastorale et culturelle des diocèses.

Les religions et la bioéthique

Seront auditionnés aujourd'hui devant la mission parlementaire d'information sur la révision des lois de bioéthique les représentants des grandes religions : Olivier Abel, professeur de philosophie éthique à la faculté de théologie protestante de Paris ; le rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées ; Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman et Xavier Lacroix, philosophe, théologien et professeur d'éthique à l'Université catholique de Lyon.

1er essai clinique sur les AVC à base de cellules foetales

En Grande-Bretagne, l'équipe dirigée par le neurologue Keith Muir (université de Glasgow) a reçu, pour la première fois, le feu vert des autorités sanitaires britanniques pour tenter de soigner les effets des accidents vasculaires cérébraux (AVC) avec des cellules souches d'origine fœtale.

Inde : l'Eglise contre la légalisation de l'euthanasie

En Inde, dans l'état du Kerala, les représentants de l'Eglise catholique se sont élevés contre un projet de la Commission des lois visant à légaliser l'euthanasie. Président de la Commission pour la Famille et évêque d'Idukki, Mgr Mathew Anikuzhikattil a déclaré que l'approbation d'une telle pratique serait "inhumaine et contre les principes fondamentaux de la foi des chrétiens".

L'alimentation des personnes "démentes"

Dans ses "carnets de santé", Libération publie l'histoire d'un homme atteint de la maladie d'Alzheimer et qui un jour perdit le réflexe de s'alimenter. Les professionnels de santé de la maison médicalisée dans laquelle il était placé décidèrent de ne pas poser de sonde gastrique car, selon certaines études médicales "la pose d'une sonde gastrique sur les personnes démentes n'est guère bénéfique". "Ce qui était déroutant c'est que cette personne était gaie, vivante. Il marchait, il nous parlait. Il ne manifestait vraiment pas l'envie de mourir", raconte une auxiliaire de vie. Une infirmière se rappelle que "tous les jours, on le voyait devenir de plus en plus faible". Trois semaines plus tard, cet homme est mort.

De la féminisation des poissons

Selon une étude menée par des chercheurs britanniques et parue le 7 janvier dernier sur le site de la revue Environmental Health Perspectives, la féminisation des poissons des rivières résulte à la fois de la présence d'hormones féminines (œstrogènes) mais aussi de celle de substances antagonistes des hormones masculines : les anti-androgènes.

Axel Kahn et la recherche sur l'embryon

Plusieurs courriers des lecteurs de La Croix reviennent sur l'article du quotidien sur l'audition d'Axel Kahn dans le cadre de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique (cf. Synthèse de presse du 10/11/08).

Pour l'un, les positions d'Axel Kahn sur la recherche sur l'embryon ne sont pas aussi "claires" que La Croix l'affirme : "en fait de clarté, Axel Kahn ne fait qu'illustrer une fois de plus le travers de bien des positions dites "bioéthiques" : on s'appuie sur des faiblesses de la législation en vigueur, face à des situations imprévues (que faire des embryons surnuméraires congelés ?...) ou des progrès technologiques (faisabilité du "bébé médicament", amélioration du diagnostic préimplantatoire...), pour proposer une nouvelle législation plus permissive, tout en prétendant que cela permettra d'encadrer les pratiques, d'éviter les excès..." Ce lecteur appelle "la république des droits de l'homme [à] défendre le premier de ces droits, celui sans lequel les autres ne sont rien : le droit à la vie de chaque être humain, de sa conception à sa mort naturelle".

Une proposition de loi sur les recherches sur la personne

La Croix revient sur la proposition de loi du député (Nouveau Centre) Olivier Jardé sur les recherches sur la personne qui sera examinée jeudi prochain en séance publique (cf. Synthèse de presse du 15/01/09). Afin de contrecarrer "la lenteur des circuits administratifs" et "la multiplicité des guichets d'autorisation", le député propose d'adopter un socle commun aux trois types de recherche : recherches biomédicales (encadrées par la loi Huriet-Sérusclat de 1988), recherches "visant à évaluer les soins courants" (loi de santé publique 2004) et recherches "observationnelles".

"Cherchons pour soigner et non plus pour supprimer"

Dans le courrier du lecteur du Monde, une personne dénonce la naissance du premier bébé britannique sélectionné par diagnostic préimplantatoire (DPI) sur une prédisposition au cancer du sein (Cf. Synthèse de presse du 14/01/09). Pour la première fois, le DPI a été utilisé pour sélectionner des embryons prédisposés à une maladie et non pas porteurs avec certitude d'une maladie grave. Ce lecteur regrette qu'avec ce type d'arguments, "on peut justifier tous les critères de sélection liés aux capacités physiques, intellectuelles...".

Etats-Unis : vers une nouvelle loi sur les cellules souches embryonnaires ?

Alors que la cérémonie officielle d'investiture du nouveau président américain, Barack Obama a commencé hier et se terminera demain mardi 20 janvier, le président Bush et Barack Obama font état de leurs divergences sur les questions de bioéthique.

De la pertinence éthique et anthropologique de Dignitas personae

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur l'Instruction Dignitas personae (cf. Synthèse de presse du 12/12/08) et analyse pourquoi l'Eglise dit non à l'Assistance médicale à la procréation (AMP), y compris entre époux. L'Eglise réaffirme en effet le lien indissoluble entre le don de la vie et la dignité de l'amour humain ; l'Instruction rappelle "la reconnaissance inconditionnelle de la dignité de la personne à tout être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle" et "la dignité inviolable du mariage et de la famille qui constituent le contexte authentique où la vie humaine trouve son origine".

Marc Peschanski : il faut autoriser la recherche sur l'embryon

Hier, devant la mission parlementaire française sur la révision des lois de bioéthique, Marc Peschanski, directeur scientifique de l'Institut des cellules souches pour le traitement et l'étude des maladies monogéniques (I-Stem), a demandé que la loi autorise la recherche sur l'embryon.

Rappelons que, depuis 2004, la loi interdit la recherche sur l'embryon mais l'autorise à titre dérogatoire, pour cinq ans, à condition que celle-ci puisse démontrer son intérêt thérapeutique. Marc Peschanski a d'ailleurs été le premier à obtenir l'autorisation, en 2006, d'établir des lignées de cellules souches embryonnaires.

Le taux de réussite des fécondation in vitro (FIV) diminue avec l'âge

D'après une étude menée par une équipe de Boston et publiée dans le New England Journal of Medicine, les chances de donner naissance à un bébé conçu par fécondation in vitro (FIV) après 40 ans, sont inférieures de plus de 50% à celles âgées de moins de 35 ans. Plus la femme avance en âge, plus les chances que la FIV réussisse s'amenuise. La FIV n'est donc pas une technique destinée à pallier l'infertilité liée à l'âge.

Une loi pour encadrer la recherche sur les personnes

Une proposition de loi pour "donner un cadre unique à toute recherche sur l'être humain" a été déposée à l'Assemblée nationale, le 12 janvier, par Olivier Jardé, député du Nouveau Centre. Elle sera débattue le 22 janvier prochain.

La proposition veut placer "la personne et donc son information et sa protection, au cœur de la recherche" et "déclarer solennellement que le développement de la recherche sur la personne constitue une priorité nationale". Il s'agit de "simplifier les démarches administratives des promoteurs de la recherche".

A propos de Jean Leonetti

Le magazine La Vie dresse un portrait de Jean Leonetti, député UMP, qui va piloter les premiers états généraux de la bioéthique avant la révision des lois prévue en 2010. Cela fait six ans que ce médecin cardiologue travaille sur la fin de vie. Sur la bioéthique, il estime qu'il faut écouter les expériences de chacun et se méfier de la médiatisation des histoires particulières et de l'émotion qu'elles suscitent. "Je ne crois pas que les émotions doivent être éliminées, mais il faut les confronter, en étudier toutes les facettes dans leur complexité et les organiser, afin d'élaborer un raisonnement", explique-t-il.

Belgique : un projet de loi sur le matériel corporel humain controversé

Le 4 décembre 2008, la Chambre des Représentants a adopté un projet de loi "relatif à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain destiné à des applications médicales humaines ou à des fins de recherche scientifique". Ce projet a été préalablement approuvé par le Sénat le 18 juillet 2008 par 42 voix favorables, 4 absentions et aucune voix contre.

Ce texte a pour objectif de "réglementer la commercialisation de tout matériel d'origine humaine". Selon l'article 2 du projet de loi : "pour l'application de la présente loi, on entend par "matériel corporel humain", tout matériel biologique humain, y compris les tissus, les cellules, les gamètes, les embryons, les fœtus, ainsi que les substances qui en sont extraites, et quel qu'en soit le degré de transformation".

Diagnostic préimplantatoire (DPI) : jusqu'où aller ?

Le Monde revient sur la naissance, le 9 janvier dernier, du premier bébé britannique sélectionné par diagnostic préimplantatoire (DPI) contre une prédisposition au cancer du sein. Afin que l'enfant ne soit pas porteur du gène BRCA1 qui accroîtrait de 50 à 80% les risques de cancer du sein sa mère a décidé de recourir au DPI (cf. Synthèse de presse du 29/12/09). Cette naissance provoque bien des polémiques.

200 000 enfants sont nés par FIV en 30 ans

Selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED), depuis la naissance en Grande-Bretagne, en 1978, de Louise Brown, premier bébé éprouvette au monde, 200 000 enfants ont été conçus en France par fécondation in vitro (FIV). Au total, "en 2003, une naissance française sur vingt a été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale". En France, en 2007, ce sont plus de 20 000 enfants qui sont issus d'une assistance médicale à la procréation (AMP) ; parmi eux 70% sont nés par FIV et 30% par insémination artificielle (IA). Par ailleurs, "en 2006, les FIV avec don ont conduit à la naissance de 304 enfants par don de spermatozoïdes, 106 enfants par don d'ovules et 10 enfants par accueil d'embryons" ; 86% des IA ont été réalisées avec le sperme du conjoint.

Les femmes sont-elles suffisamment informées sur le dépistage de la trisomie 21 ?

Selon une étude menée par l'unité Inserm 912 et le département de gynécologie-obstétrique de l'hôpital Poissy-Saint Germain dans les Yvelines, le dépistage de la trisomie 21 au cours de la grossesse ne serait pas bien compris par les femmes.

En France, depuis le décret du 6 mai 1996, les médecins doivent proposer aux femmes enceintes d'établir un diagnostic prénatal, et de les informer sur cette démarche médicale. Ils doivent certifier avoir informé la femme enceinte en lui faisant signer une attestation et ils doivent recueillir son consentement écrit quant à la réalisation de ce dépistage.

Recevoir chaque jour les textes de la messe et de la liturgie des heures

L'Association Episcopale Liturgique pour les pays Francophones (AELF), chargée de réaliser les traductions officielles de la liturgie catholique en français, vient d'ouvrir un site Internet qui propose chaque jour l'ensemble de la liturgie catholique du jour, dont les textes de la messe et la liturgie des heures.

C'est suite au Synode des évêques sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l'Eglise et à l'occasion du temps de l'Avent 2008 que l'AELF a décidé d'étoffer son offre de service par l'ouverture d'un site Internet.

Grippe aviaire ? Situation au Viet Nam

Le Ministère de la Santé vietnamien a notifié un nouveau cas confirmé d’infection humaine à virus H5N1 de la grippe aviaire. C’est l’Institut National d’Hygiène et d’Épidémiologie qui a procédé à cette confirmation.

A propos du suicide assisté en Suisse

Swissinfo.ch a interviewé le Dr. Jérôme Sobel, président d'Exit, association organisant les suicides assistés. Ce dernier rappelle que l'euthanasie active n'est pas autorisée en Suisse mais que l'aide au suicide d'un malade qui veut mettre fin à ses jours, en respectant une certaine procédure, n'est pas poursuivie. Il souhaite qu'à l'avenir l'assistance au suicide soit régularisée et acceptée socialement et politiquement. Enfin, il prône la dépénalisation de l'euthanasie.

A propos de la révision de la loi de bioéthique

L'Express revient sur la révision de la loi de bioéthique de 2004 dont le chantier s'ouvre concrètement en ce début d'année. De la légalisation des mères porteuses à la levée de l'anonymat des dons de gamètes en passant par l'accès à l'assistance médicale à la procréation (AMP), les conditions de recours au diagnostic préimplantatoire (DPI) et aux tests génétiques et la problématique de la recherche sur l'embryon... sont autant de questions auxquelles les parlementaires sont appelés à donner une réponse.

Fin de vie, loi générale et exceptions

Docteur en philosophie et chercheuse associée au CNRS-EHESS, Danielle Moyse revient, dans La Croix, sur le rapport d'évaluation de la loi de 2005 "relative aux droits des malades et à la fin de vie" remis au gouvernement par le député Jean Leonetti début décembre 2008 (cf. Synthèse de presse du 01/12/08).

Elle regrette que l'on n'ait pas suffisamment insisté sur le fait que la législation en vigueur - qui maintient l'interdit de tuer - "est suffisamment souple pour nécessiter un solide sens de la responsabilité médicale, destiné à prévenir ses possibles dérives". Rappelons que la loi de 2005 affirme d'une part que "les actes médicaux ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable" et, d'autre part, qu'il est possible de recourir à des antalgiques qui "peuvent avoir pour effet secondaire d'abréger la vie".

Le débat sur l'euthanasie au Luxembourg

Liberté politique revient sur l'affaire de l'euthanasie au Luxembourg. Rappelons que les députés luxembourgeois se sont prononcés, à 31 voix contre 26, en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie. Le Grand-duc ayant refusé de promulguer toute loi autorisant l'euthanasie, le Premier ministre, Jean-Claude Juncker, a initié une réforme de la Constitution afin de réduire les pouvoirs du souverain et lui ôter la possibilité de sanctionner les textes législatifs (cf. Synthèse de presse du 03/12/08). Cette révision a fait l'objet d'une première lecture favorable (cf. Synthèse de presse du 12/12/08) et devrait passer en deuxième lecture au cours du mois de mars 2009.

Fièvre jaune en Sierra Leone

Le 12 décembre 2008, le Ministère de la Santé de la Sierra Leone a signalé deux cas de fièvre jaune confirmés en laboratoire dans les communautés de Gerihun et Jembe, dans le district de Bo. Les deux cas ont été notifiés par le système de surveillance de la fièvre jaune et ont présenté les symptômes de fièvre et d’ictère. De plus, sept autre cas suspects ont été signalés. Il n’y pas eu de décès à ce jour.

Le Vatican se démarque de l'Italie au niveau législatif

Le Vatican vient de décider de ne plus adopter automatiquement les lois votées par le Parlement italien. Même s'il n'était pas assujetti à la législation italienne, la force de l'habitude avait fini par prendre le dessus et les lois italiennes étaient automatiquement converties, depuis les accords de Latran signés en février 2009.

L'infertilité masculine

Le président de la Fédération internationale des associations médicales catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi, a affirmé dimanche dans l'Osservatore Romano que la pilule contraceptive "a depuis des années des effets dévastateurs sur l'environnement en relâchant des tonnes d'hormones dans la nature" à travers les urines des femmes.

A propos de Women on Web

La Presse canadienne revient sur l'organisation Women on Web (cf. Synthèse de presse du 11/07/08) qui donne aux femmes du monde entier accès à l'avortement médicamenteux via Internet. Les femmes qui veulent avorter répondent à un questionnaire en ligne puis reçoivent, chez elles, par voie postale, les produits abortifs Mifépristone et Misoprostol. Une contribution volontaire de 100$ est demandée.

Quelques nouvelles brèves du service Gènéthique

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, contre l'euthanasie

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a réaffirmé son opposition à la légalisation du suicide assisté ou de l'euthanasie. Il a répété qu'il s'opposerait fermement à tout projet de loi visant à légaliser ces pratiques en Angleterre. "Je pense que nous devons faire en sorte que l'importance de la vie humaine soit reconnue", a-t-il ajouté. Pour lui, il est absolument nécessaire de pas mettre en place une législation qui agirait de telle sorte qu'elle pourrait contraindre certaines personnes âgées ou malades à accepter une mort assistée, considérant que c'est la seule chose que notre société attendent d'elles.

Canada : AMP et avortement

En 2006, les cliniques de fertilité canadienne ont enregistré un taux de 27 naissances vivantes pour 100 cycles de fécondations in vitro (FIV). Cette même année, 15% des grossesses obtenues par assistance médicale à la procréation (AMP) se sont soldées par une fausse couche et 70% des enfants issus d'une FIV étaient uniques et 95% des naissances multiples étaient celles de jumeau. En 2007, le taux de grossesse obtenues par FIV était de 35% (le taux de naissances vivantes n'est pas encore disponible).

La "Découverte de l'année" selon Science est...

Comme chaque année, la revue américaine Science a publié son palmarès des 10 travaux scientifiques les plus importants de l'année. Pour l'année 2008, c'est la reprogrammation cellulaire permettant d'obtenir des lignées de cellules souches à partir de cellules adultes qui est honorée du titre de "Découverte de l'année".

Prière et astronomie

A midi, Benoît XVI a récité l'Angélus avec les pèlerins réunis Place St.Pierre. "Quelques jours avant Noël -a-t-il dit- nous sommes invités à porter notre regard sur le mystère ineffable que Marie a gardé neuf mois en son sein virginal : le mystère de Dieu qui se fait homme. C'est le premier point cardinal de la rédemption. Le second est la mort et la résurrection de Jésus, et ces deux points cardinaux inséparables manifestent un unique dessein divin : sauver l'humanité et l'histoire en les assumant jusqu'au bout en prenant entièrement à sa charge tout le mal qui l'opprime".

Les mouvements pour la vie font entendre leur voix à Strasbourg

Plus de 40 représentants de mouvements pour la vie et la famille d'Allemagne, de France, Grande-Bretagne, Espagne, Slovaquie, Italie, Croatie, Belgique, Suisse, Autriche, Roumanie et Pologne, se sont rassemblés à Strasbourg mardi dernier pour faire entendre la voix du peuple de la vie à l'Union européenne.

La pétition que le pape Benoît XVI avait citée le 12 mai dernier comme étant « extrêmement louable » est, selon Carlo Casini, président du Mouvement italien pour la vie (MpV), un appel du peuple de la vie aux institutions européennes.

Les chiffres du dépistage prénatal

Le journal de la vie mutualiste, Viva, revient sur la question du dépistage prénatal (DPN) et des dérives qu'il entraine. Rappelons que l'amniocentèse et l'échographie permettent de détecter des malformations ou des anomalies mais que 30 à 40% des anomalies fœtales ne sont pas décelables.

Débat autour de la gestation pour autrui

Le journal Libération revient sur la question des mères porteuses après avoir enquêté sur des associations qui militent pour sa légalisation. Ainsi en est-il pour l'association Les mères créée à l'initiative d'Henri Caillavet, avocat, franc-maçon, ancien parlementaire et ancien ministre. "On se situe entre les lobbies sectaires et religieux, on fera tout ce qui peut faire avancer l'opinion, on ira partout où ce sera utile", explique l'un de ses membres.

Pour cette association, il ne s'agit pas de "conférer des droits à ceux dont les mœurs innovent, mais à réparer un préjudice et à porter secours à ceux qui n'ont pas la possibilité d'avoir un enfant", explique son président Jean-François Marchi.

Le marché des éléments du corps humain

L'Express consacre un dossier à l'expansion des thérapies à base de cellules souches et d'organes du corps humain et évoque les questions éthiques liées au développement d'un marché planétaire, pas toujours bien contrôlé.

Citant le cas d'Albert, "grand gaillard de 52 ans" qui a été sauvé in extremis d'une grave leucémie grâce à la greffe de sang de cordon d'une petite fille née dans une maternité des environs, le magazine évoque les qualités exceptionnelles des cellules souches et notamment celles des cellules du sang de cordon ombilical. Les cellules souches qui ont la particularité de se multiplier de façon quasi illimitée ont le pouvoir de donner naissance à plusieurs types de cellules en vue de régénérer de nombreux tissus.

La science n'est ni bien ni mal, c'est l'usage qu'on en fait...

A l'occasion de l'anniversaire de la mort d'Alfred Nobel, le 10 décembre, Libération s'interroge sur le lien entre science et liberté en matière de tests génétiques. Si pour Alfred Nobel la première vertu de la recherche scientifique est "d'œuvrer pour le plus grand bénéfice de l'humanité", qu'en est-il de l'usage des empreintes génétiques, s'interroge le quotidien ? Ainsi le 8 décembre, la revue Nature, publie une intervention d'Alec Jeffreys, inventeur des empreintes génétiques, qui s'indigne de ce que l'ADN de près d'un million d'innocents soit stocké dans le ficher de police de son pays, ruinant ainsi le principe de présomption d'innocence fondant le système judiciaire. Toutefois, il reconnaît que le stockage des empreintes génétiques des criminels est utile et que "la science des empreintes génétiques" a permis d'innocenter des milliers de personnes condamnées.

Procès en appel pour Mme Debaine

En avril 2008, Lydie Debaine était acquittée par la cour d'assises du Val d'Oise pour le meurtre de sa fille handicapée, l'avocat général ayant pourtant requis une peine de principe de trois ans de prison avec sursis (cf. Synthèse de presse du 14/04/08). Le procureur général de Versailles fait ensuite appel, expliquant :"ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés."

La nouvelle Instruction du Vatican sur la bioéthique : Dignitas Personae

"Par le simple fait qu'il existe, chaque être humain doit être pleinement respecté".

Alors que l'Eglise de France se prépare au débat bioéthique et a invité samedi 13 décembre, 300 "personnes ressources" à réfléchir à l'approche des Etats généraux de la bioéthique, la Congrégation pour la doctrine de la Foi, au Vatican, a publié vendredi 12 décembre 2008, une nouvelle Instruction très attendue, sur les questions de procréation et de recherche biomédicale : Dignitas Personae. 21 ans après l'Instruction Donum Vitae publiée en 1987, ce texte rappelle les principes déjà énoncés dans Donum Vitae et les revisite à la lumière des avancées scientifiques et technologiques. Si le principe fondateur de respect de la dignité de la personne n'a pas changé, la technique médicale a évolué et de ce fait de nouvelles questions surgissent : le texte évoque donc en 37 articles les principes et affronte certaines de ces problématiques récentes qui suscitent attentes et préoccupations. L'Eglise précise que le "Magistère tient à encourager et à exprimer sa confiance envers ceux qui considèrent la science comme un précieux service pour le bien intégral de la vie et pour la dignité de chaque être humain" et que c'est avec espoir qu'Elle regarde la recherche scientifique.

Italie : la RU 486 bientôt mise sur le marché ?

La vente de la pilule abortive, le RU 486, sera-t-elle prochainement autorisée en Italie ? En février 2008, le comité scientifique de l'Agence italienne du médicament (Aifa) a rendu un avis favorable sur la pilule RU 486 qui est interdite en Italie. L'Aifa doit se réunir cette semaine pour valider définitivement sa mise sur le marché.

Rappelons que cette pilule interrompt une grossesse précoce (5 à 7 semaines selon les pays où elle est autorisée).

Euthanasie : L’Académie pour la vie adresse une lettre au Luxembourg

Nous publions ci-dessous la lettre que le président de l'Académie pontificale pour la vie a adressée aux parlementaires du Luxembourg « qui semble sur le point de voter la loi sur la dépénalisation de l'euthanasie ».

Dignitas personae

20 ans après l'instruction Donum Vitae qui portait "sur la respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation", paraît aujourd'hui l'instruction Dignitas personae "sur certaines questions de bioéthique". Quatre années de travail ont été nécessaires à la Congrégation pour la doctrine de la foi pour élaborer ce document qui a pour but de répondre aux nouvelles questions posées par les avancées de la science (embryons hybrides, clonage, recherche sur les cellules souches, contraceptifs-abortifs...).

Réglementer le "business des cellules souches"

Face au "business des cellules souches", la Société internationale pour la recherche sur les cellules souches (ISSCR) vient de lancer un appel aux instances réglementaires pour qu'elles enrayent des techniques souvent pratiquées "au mépris de l'éthique et du respect des patients". "Les législateurs ont la responsabilité de prévenir l'exploitation des patients dans leur juridiction et, lorsque cela est nécessaire, de fermer les cliniques frauduleuses et de prendre des mesures à l'encontre des médecins impliqués", explique Georges Daley, ancien président de l'ISSCR.

France: Le comité de pilotages des États généraux est installé

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a installé, hier, lundi 8 décembre, le comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique. Roselyne Bachelot a d'abord rappelé que la loi de bioéthique "est destinée à encadrer les recherches et les pratiques médicales dans ce domaine, en suivant un seul et même impératif : garantir le respect de la dignité humaine". "Il importe bien évidemment de prendre en compte les progrès scientifiques constants et les évolutions de la société et des mentalités", a-t-elle ajouté.

Droits de l'homme et éthique médicale

Interviewé dans Le Quotidien du Médecin, Emmanuel Hirsch, directeur de l'Espace éthique de l'AP/HP, revient sur la filiation entre les droits de l'homme et l'éthique médicale alors que l'on fête le soixantième anniversaire de la Déclaration de 1948.

Dès son préambule, la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame "la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et leurs droits égaux et inaliénables" comme "fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde". Il constate d'ailleurs que, dans cette Déclaration, "la réflexion sur l'éthique du soin et la relation à l'autre y est très présente". Rédigé en 1947, le Code de Nuremberg constituait déjà "un appel à la vigilance de la communauté internationale".

A propos des neurosciences

La Croix consacre un dossier aux deux pistes fondamentales de recherches envisagées pour "réparer" le cerveau que sont d'une part les méthodes électro-physiologiques et celles dites biologiques de thérapie cellulaire.

Les premières visent à "corriger l'activité électrique des cellules nerveuses - neurones - en leur imprimant un courant électrique, continu et à haute fréquence, à partir d'une électrode positionnée sur la zone déficiente du cerveau et d'une pile située sous la peau". La technique de la stimulation profonde est ainsi proposée, par exemple, pour la maladie de Parkinson, les troubles obsessionnels compulsifs, ou la dystonie déformante. Professeur de neurologie à l'hôpital de la Piété-Salpêtrière, William Camus ajoute que "les résultats thérapeutiques obtenus par la stimulation profonde sont nettement supérieurs à ceux apportés par les greffes de cellules nerveuses embryonnaires, et se maintiennent plusieurs années".

Une euthanasie masquée?

Directrice du Centre d'éthique clinique à l'hôpital Cohin (Paris), Véronique Fournier revient, dans Libération, sur "le droit de mourir à la française" et un certain "péril éthique" sévissant chez certains de nos voisins (comme en Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Suisse) et dénoncé par les conclusions de la mission Leonetti.

France: Vers une dépénalisation du clonage embryonnaire

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon revient sur le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) qui préconise une dépénalisation du clonage embryonnaire.

Il rappelle que le clonage consiste à retirer le noyau d'une cellule adulte pour le transférer dans un ovocyte duquel on a retiré au préalable son matériel génétique. On déclenche artificiellement la formation de l'embryon. L'objectif annoncé de cette technique : obtenir des cellules souches immuno-compatibles pour une thérapie cellulaire individualisée.

Qui pourra prescrire la pilule en France ?

Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France (SYNGOF) s'est dit "inquiet" des mesures relatives à la prescription de la pilule contenues dans le projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires.

Un réseau démantelé de vente de bébés sur Internet

L'escroquerie d'une mère porteuse vient de révéler aux Pays-Bas un marché clandestin de nourrissons sur Internet.

Marc P. interrogé par la police a révélé que sa compagne, Sonia R. avait vendu à une amie les jumeaux qu'elle avait mis au monde pour un montant de 10 000 euros. Cette dernière a été arrêtée et mise en examen pour escroquerie et traitement dégradant, vendredi 5 décembre. Cette histoire a permis de mettre à jour l'existence d'un marché clandestin d'enfants auquel appartenaient Sonia R. et d'autres femmes flamandes.

Une campagne d'information sur la fin de vie

A la suite du rapport Leonetti qui soulignait notamment la méconnaissance de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie (cf. Synthèse de presse du 02/12/08), le ministère de la Santé a annoncé le lancement, début 2009, d'une campagne de communication et d'information sur la fin de vie et les soins palliatifs. Plus de 5 millions d'euros seront consacrés à cette campagne de grande envergure qui vise aussi bien les professionnels de santé que le grand public. Comme le Premier ministre, la ministre de la Santé a "souscrit à la très grande majorité des mesures préconisées".

Des droits de l'homme

L'hebdomadaire La Vie consacre un dossier au 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies, à l'heure où certains revendiquent de "nouveaux droits" comme le suicide assisté, "le "droit à la maternité" qui "exige" la légalisation des mères porteuses" ou encore "le droit à l'enfant parfait, avec des embryons triés sur le volet". Dans son éditorial, Jean-Pierre Denis s'élève contre ces "revendications particulières" qui pourrait faire que "la dimension universelle risque de se retourner comme un gant, au profit de satisfactions privées apparemment légitimes, mais souvent plus consuméristes qu'altruistes".

L'UE contre la brevetabilité des cellules embryonnaires humaines

La Grande chambre de recours de l'Office européen des brevets (OEB) a statué que la brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) va à l'encontre du droit européen relatif aux brevets. Rendue publique hier, jeudi 27 novembre, cette décision met fin, en dernière instance, à l'affaire WARF/Thomson dans laquelle le requérant demandait un brevet sur une méthode de culture de cellules souches embryonnaires humaines.

Héritiers de Pierre Damien

Le Saint-Père a reçu ce matin le recteur, les professeurs, les étudiants et le personnel de l'Université de Parme (Italie). Dans son discours, il a parlé de la leçon que nous a laissé saint Pierre Damien (1007-1072) qui a fait une partie de ses études à Parme et qui fut un réformateur de son temps. Il a dit aussi que ceux qui font des études universitaires "doivent être sensibles au patrimoine spirituel de saint Pierre Damien..., de son heureuse synthèse entre la vie d'ermite et l'activité ecclésiale, du rapport harmonieux entre les deux aspects fondamentaux de l'existence humaine que sont la solitude et la communion... Les nouvelles générations -a-t-il ajouté- sont aujourd'hui fortement exposées à un double risque dû principalement à la diffusion des nouvelles technologies informatiques: d'une part, le danger de voir de plus en plus se réduire sa capacité de concentration et d'application mentale sur le plan personnel, d'autre part, celui de s'isoler individuellement dans une réalité toujours plus virtuelle. C'est ainsi que la dimension sociale éclate en mille morceaux, pendant que la dimension personnelle se replie sur elle-même et tend à se fermer à toute relation constructive avec les autres".

Message à l'occasion de la Journée mondiale du sida

Cette année qui marque le vingtième anniversaire de la Journée mondiale du sida constitue aussi une étape majeure dans la longue lutte contre ce fléau. Plus de 3 millions de personnes dans les pays à revenu faible et intermédiaire reçoivent désormais un traitement antirétroviral qui permet de prolonger la vie. Un tel résultat était impensable il y a 20 ans quand le monde commençait à peine à prendre conscience de ce qu'impliquait cette maladie et de son impact catastrophique sur les individus, les familles et les sociétés.

Illustrations "banales" de l'assistance médicale à la procréation

A la veille de la révision des lois de bioéthique qui portera notamment sur les conditions de mise en œuvre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), Libération décrit le "quotidien dans un service de procréation assistée", celui du Pr René Frydman, à l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart. La journaliste cite ainsi l'exemple de trois patients.

La première, âgée de 22 ans et enceinte de 18 semaines souhaite pratiquer une interruption médicale de grossesse (IMG) parce que son bébé a, comme elle, un bec-de-lièvre. Ce genre de malformation n'entraîne normalement pas d'IMG, mais les médecins en discutent en "staff". Pour Paul Atlan, gynécologue-obstétricien, "quand il y a une demande aussi forte, c'est difficile de dire non". Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, estime que "sa demande n'est que le reflet de sa souffrance". Finalement, la décision sera reportée et on apprend à la fin de l'article que la jeune femme est parie en Hollande pour se faire avorter.

Révision des lois de bioéthique : le rapport du CCNE

Mardi 25 et mercredi 26 novembre se tenaient les Journées annuelles d’éthique organisées par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). La journée du 26 novembre était consacrée à la prochaine révision des lois de bioéthique. Le CCNE y présentait notamment ses travaux préparatoires à cette révision, commandés par le Premier ministre, pour "identifier les problèmes philosophiques et les interrogations éthiques que suscite ce rendez-vous, en indiquant les questions qui méritent d’être débattues et en rendant compte de la complexité de ces questions".

Un comité de pilotage pour la révision des lois de bioéthique

Roselyne Bachelot a annoncé hier, en conseil des ministres, la nomination d'un comité de pilotage des états généraux de la bioéthique, présidé par le député Jean Leonetti. "Les questions de bioéthique ne doivent pas être confisquées par les spécialistes, elles concernent tout un chacun. Mon objectif est que le débat puisse avoir lieu, débarrassé des fausses craintes et des faux espoirs que suscitent ces questions fondamentales", a déclaré la ministre.

Europe : Non brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines

La « non brevetabilité des cellules souches embryonnaires humaines » est une « décision de bon sens et un bon signe », déclare le secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE), Piotr Mazurkiewicz.

Il salue la décision de la Grande Chambre de recours de l'Office Européen des Brevets (OEB): « La brevetabilité de cellules souches embryonnaires humaines va à l'encontre du droit européen des brevets. Cette confirmation de la part de l'Office européen des brevets est un signe important en faveur de la protection des embryons humains.»

Une nouvelle piste de recherche pour le traitement de la trisomie

Une nouvelle piste de recherche s'est ouverte pour le traitement de la trisomie, indique « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune.

Selon une étude parue dans le magazine New Scientist, des chercheurs américains auraient, en injectant deux protéines (NAP, SAL) chez des souris atteintes de trisomie 21, réussi à freiner les effets de cette déficience intellectuelle d'origine génétique.

Bébé-médicament ou bébé-instrument

Dans Liberté Politique, Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient sur le processus du bébé-médicament qu'il juge "inutilement transgressif et scientifiquement inutile".

Rappelons que cette méthode a pour but de "réussir un enfant dans le but d'en guérir un autre", en l'occurrence son frère ou sa sœur malade. Pierre-Olivier Arduin rappelle que la pratique du "bébé-médicament" repose sur la mise en œuvre d'une fécondation in vitro (FIV) à l'issue de laquelle on fait un diagnostic pré-implantatoire (DPI) qui a pour but de rejeter, d'une part les embryons porteurs de la maladie, et d'autre part ceux qui sont sains mais incompatibles génétiquement avec l'ainé malade. Si l'on détecte "un bon donneur", celui-ci est réimplanté chez la mère pour "récolter à la naissance le sang placentaire qui sera administré à l'enfant malade".

"L'Ultime Liberté ?"

Axel Kahn publie un nouvel ouvrage baptisé" "L'Ultime Liberté ?"* sur la question de l'euthanasie. Il explique dans ce livre que la loi Leonetti est un excellent compromis (cf. Synthèse de presse du 06/11/08)

Il critique particulièrement l'Association pour le "droit" de mourir dans la "dignité" (ADMD) et son usage du mot "dignité". "Cela signifie-t-il qu'il existe des gens qui meurent dans l'indignité ? Quels sont-ils [...] : les grands vieillards ? Les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ? Sont-ce là des citoyens indignes ?". Pour éviter de sombrer dans d'éventuelles dérives, Axel Kahn propose donc de compléter la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789 de la manière suivante : "tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits."

Qui, parmi les Français, participera au débat sur la bioéthique ?

Le journal La Croix a interviewé Dorothée Benoit-Browaeys, déléguée générale de l'Association VivAgora, sur la façon dont vont être recrutés les Français qui participeront au débat sur les question de bioéthique.

Première audience pontificale « écologique » au Vatican

La première audience pontificale « écologique » est programmée au Vatican pour le mercredi 26 novembre, avec la mise en route de l'installation « solaire » sur le toit de la salle Paul VI.

L'événement - photo de l'installation « photovoltaïque » à l'appui - fait la une de L'Osservatore Romano en italien du 26 novembre (cf. Zenit du 21 novembre 2008).

L'installation a été voulue par le cardinal Giovanni Lajolo, président du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican, et par le secrétaire, Mgr Renato Boccardo, en réponse aux appels de Jean-Paul II et Benoît XVI dans ce domaine.

Etats généraux : les parlementaires craignent l'opinion

Alors que s'ouvrent les Journées annuelles d'éthique, organisées par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE), La Croix revient sur les Etats généraux prévus, au deuxième semestre 2009, dans le cadre de la révision de la loi bioéthique de 2004.

Selon un décret qui devrait paraître cette semaine, le comité de pilotage devrait être constitué de six personnes dont Alain Claeys (PS, Vienne), président et rapporteur de la mission parlementaire sur la révision de la loi, et Jean Leonetti (UMP, Alpes Maritimes).

Environnement chimique et reproduction

Alors que s'ouvre aujourd'hui le colloque européen sur les effets de l'environnement chimique sur la reproduction et le développement de l'enfant (cf. Synthèse de presse du 19/11/08), la presse revient largement sur la dégradation de la fertilité masculine constatée depuis quelques années. En 50 ans, le nombre et la qualité des spermatozoïdes ont diminué de 50% environ ; le nombre de malformations génitales masculines est en hausse et les cancers du testicule ont augmenté de 50% en 20 ans en France... En Espagne par exemple, selon une étude publiée en octobre dernier par des chercheurs de l'Institut Marques de Barcelone, près de 6 jeunes sur 10 auraient un sperme de qualité inférieure au seuil considéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme le début d'éventuels problèmes de fécondité.

Le marché du sang de cordon

Le Figaro revient sur le rapport de Marie-Thérèse Hermange, sénateur UMP de Paris, dans lequel elle dénonce, au nom de la Commission des Affaires sociales du Sénat, le retard français en matière de stockage de sang de cordon alors que les indications thérapeutiques de ces cellules se multiplient (cf. Synthèse de presse du 05/11/08 et du 07/11/08).

Le quotidien se penche notamment sur la question des banques de stockage. Dans le monde, des dizaines de banques privées proposent d'assurer le prélèvement de sang de cordon à la naissance ainsi que sa conservation pendant une vingtaine d'années, pour un usage personnel ou intrafamilial, et ce moyennant une somme estimée entre 1 000 et 3 500 euros. Selon la banque britannique Cryogenesis, en Angleterre, 30 000 patients ont été déjà été séduits quand la banque nationale stocke 11 000 unités de sang placentaire (USP) seulement. Aux Etats-Unis, les banques privées compteraient plus de 2,5 millions de clients.

Le rapport du CCNE sur la loi de bioéthique de 2004

Après l'Agence de la biomédecine (cf. Synthèse de presse du 13/11/08) et l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) (cf. Synthèse de presse du 18/11/08), c'est au tour du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) de rendre sa copie sur la loi de bioéthique de 2004. Son rapport devrait être rendu public jeudi prochain. Les "Sages" n'ont pas rédigé d'avis ou de propositions, mais ont fait un travail de "mise à plat" du dispositif législatif actuel destiné à guider le législateur.

A propos de la mission d'évaluation de la loi sur la fin de vie

Le quotidien Le Monde revient sur la question de la fin de vie et de l'euthanasie, à quelques jours de la remise des conclusions de la mission d'évaluation sur ce sujet. L'hypothèse de l'instauration d'une "exception d'euthanasie" semble pour l'instant écartée, les pouvoirs publics ne souhaitant pas aller au delà des dispositions de la loi du 22 avril 2005.

Cette loi de 2005, adoptée après l'affaire Vincent Humbert, ce jeune homme tétraplégique qui réclamait de mourir, encadre les conditions de fin de vie : elle proscrit l'acharnement thérapeutique, autorise le "laisser mourir" quand les patients refusent les traitements et les soins et permet aux médecins de soulager la douleur au risque d'entraîner la mort.

Insémination avec donneur : vers une levée de l'anonymat

L'Agence de la biomédecine, sous la tutelle du ministère de la Santé lance aujourd'hui une campagne d'information et de recrutement sur le don de spermatozoïdes.

Rappelons que la loi française repose sur le principe de l'anonymat. Les parents et le donneur ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais. Les enfants ne connaissent donc pas leur père biologique. Tel est le cas pour Justine, 27 ans, Arthur, 25 ans et Audrey, 19 ans, ces trois frère et sœurs chacun conçu grâce à un don de sperme mais d'un donneur différent. Dans le quotidien Libération, ils racontent pourquoi ils souffrent de ne rien savoir de leurs géniteurs.

Les chiffres de l'AMP

Le Monde revient sur la question de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et notamment sur l'âge de la mère. Les différentes techniques d'AMP ont permis, en 2006, la naissance de 20 042 bébés, ce qui représente 2,4% des naissances enregistrées par l'Insee la même année. Aujourd'hui, 15% des couples consultent pour infertilité.

La plupart de ces bébés (18 804) sont issus des gamètes de leur père et de leur mère. 1 122 sont nés à la suite d'un don de spermatozoïdes, 106 après un don d'ovocytes et 10 après un transfert d'embryons congelés.

Nouvelle décision de justice dans l'affaire d'Eluana Englaro

Jeudi dernier, la Cour européenne des droits de l'Homme a refusé d'intervenir auprès de l'Italie pour qu'elle suspende le jugement rendu sur le cas d'Eluana Englaro. Rappelons que le père de cette jeune femme de 26 ans dans le coma depuis 1992 a obtenu de la justice italienne que l'on arrête d'alimenter sa fille.(cf. Synthèse de presse du 14/11/08)

La dimension intérieure doit être protégée, affirme le P. Lombardi

A l'heure des téléphones portables et d'Internet, le porte-parole du Saint-Siège explique qu'une vie de prière et de contemplation est encore nécessaire.

Le père Federico Lombardi, S.J., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le souligne dans son éditorial du dernier numéro d'Octava Dies, l'hebdomadaire du Centro Televisivo Vaticano, dont il est aussi le directeur.

« Il existe une dimension intérieure et spirituelle qui doit être protégée et nourrie, si l'on ne veut pas devenir stérile, finir par se dessécher, voire même mourir », prévient le père Lombardi.

A propos du rapport de l'OPECST (suite)

Le quotidien La Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de bioéthique de 2004. Considérant que la révision de cette loi est lourde et difficilement compatible avec le rythme des avancées scientifiques, ils préconisent une évolution "vers une loi cadre qui énonce les grands principes et les interdits, mais n'entre pas dans la technicité". Cette loi-cadre serait évaluée chaque année par l'Agence de la biomédecine et l'OPECST ; ce qui "permettrait une réactivité plus grande", a indiqué Alain Claeys.

Réactions au test permettant "d'améliorer" le dépistage des enfants trisomiques

Dans le courrier des lecteurs de La Croix, plusieurs personnes réagissent à la façon dont le journal a présenté les "avantages d'un nouveau test de la trisomie 21" (cf. Synthèse de presse du 17/10/08). Le lecteur fait remarquer que "de façon étonnante" ce test est présenté comme "sans danger pour le fœtus, alors que chacun sait que la positivité du test aboutit le plus souvent à un arrêt de mort pour celui-ci !" et "qu'il n'a qu'un seul objectif : l'élimination de l'enfant non conforme".

A propos du rapport de l'OPECST

La Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de bioéthique de 2004. Après avoir été présenté hier aux autres membres de l'OPECST (cf. Synthèse de presse du 18/11/08), ce document devrait être rendu public aujourd'hui.

Les souris nourries aux OGM ont des problèmes de reproduction

Selon une étude menée par des chercheurs autrichiens et publiée le 12 novembre dernier, les souris nourries au maïs génétiquement modifié MON810-NK603 se reproduisent moins bien que celles nourries au maïs non OGM. Prudents dans leur conclusion, les chercheurs du département de médecine vétérinaire de l'université de Vienne appellent à poursuivre ces recherches afin d'en confirmer - ou infirmer - les résultats : "d'autres études devront déterminer si d'autres espèces animales que les souris sont également concernées". Ils soulignent qu'il s'agit de "résultats provisoires" qui ne peuvent "en aucun cas, être aujourd'hui reportés sur l'être humain".

Jean Leonetti : réflexions sur la fin de vie

En décembre prochain, la mission Leonetti, chargée de l'évaluation de la loi sur la fin de vie, remettra son rapport au gouvernement. Après neuf mois de travaux, le député Jean Leonetti, rapporteur, publie un ouvrage intitulé "A la lumière du crépuscule" (Editions Michalon, 160 pages, 14 euros). Le Quotidien du Médecin dévoile quelques unes des réflexions de l'auteur.

Jean Leonetti revient sur l'affaire Sébire*, à l'origine de cette mission d'évaluation. Selon lui, le traitement médiatique qui en a été fait "a complètement éclipsé tout raisonnement derrière". Sur un sujet aussi grave que celui de la fin de vie, il est nécessaire de ne pas se laisser guider par l'émotion. Et puis, "quand on connaît l'histoire médicale et qu'on voit comment les choses se sont passées, on se dit que tout le monde a manipulé tout le monde".

Un partenariat public-privé pour les prélèvements de sang de cordon

Les présidents de la Fondation générale de santé, Antonio Ligresti, et de l'Etablissement français du sang (EFS), Jacques Hardy, ont signé hier, lundi 17 novembre, un accord de partenariat pour doubler le nombre de maternités qui prélèvent le sang de cordon en France d'ici à 2010. Interviewé dans Le Quotidien du Médecin, le Pr Grégory Katz, directeur de la Générale de santé, explique ce qu'il présente comme "une solution à la pénurie de greffons".

Le rapport de l'OPECST sur la loi de bioéthique soumis au vote

Les députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS) soumettent aujourd'hui leur rapport sur l'évaluation de la loi de 2004 aux membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST). S'il est adopté, ce document servira à informer les parlementaires des sujets et de leurs enjeux qui seront débattus à l'occasion de la révision de la loi de bioéthique, prévue en 2009. Jean-Sébastien Vialatte en commente les grandes lignes dans Le Figaro.

Sur la question des mères porteuses, les rapporteurs restent prudents, d'une part en raison de l'impossible anonymat des mères porteuses et, d'autre part, à cause des éventuelles conséquences psychologiques pour l'enfant.

Réactions autour de la décision de la Cour de cassation de débrancher Eluana Englaro

Jeudi dernier, la Cour de cassation italienne a rejeté le recours introduit par le parquet de la Cour d'appel de Milan, autorisant ainsi l'arrêt de l'alimentation d'Eluana Englaro, cette jeune femme âgée de 26 ans dans le coma depuis 1992 (cf. Synthèse de presse du 14/11/08). Le père d'Eluana, qui demandait que sa fille cesse d'être alimentée, se réjouit de cette décision : "la loi a prévalu", a-t-il affirmé.

Des critères de mort

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, revient dans Liberté Politique sur les critères de la mort et les prélèvements d'organes.

Il rappelle la polémique qu'a entraîné l'article du 2 septembre dernier de l'Osservatore Romano (cf. Synthèse de presse du 04/09/08) qui remettait en cause les critères actuels de définition de la mort.

Journée mondiale du SIDA 2008 : message du card. Rodríguez Maradiaga

« Les enfants vont être une priorité de Caritas en 2009 », annonce le cardinal Rodríguez Maradiaga dans son message pour la Journée mondiale du SIDA 2008.

Voici le texte intégral du Message du Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, président de Caritas Internationalis à l'occasion de cette Journée mondiale, qui sera célébrée le 1er décembre prochain.

Uruguay : le président contre la légalisation de l'avortement

Comme prévu, le président uruguayen, Tabare Vasquez, a opposé son veto au projet de loi visant à légaliser l'avortement en Uruguay. Ce projet de loi dit de "santé reproductive et sexuelle" avait été approuvé, mardi 11 novembre, par le Sénat par 17 voix sur 30 (cf. Synthèse de presse du 12/11/08). Suite à cette décision, les deux chambres du Congrès devraient se réunir et devront, pour contrecarrer le veto du président, se prononcer à une majorité des 3/5 en faveur du texte.

Du judaïsme et de l’islam, deux voix défendent la cause des enfants malades

Ne peut-on pas débloquer des millions pour sauver les enfants qui souffrent alors que l'on débloque des milliards pour sauver des banques ? Cette interpellation a été lancée ce matin au Vatican par le secrétaire général du Centre culturel musulman d'Italie, Redwan Abdallah.

Le 23e congrès international organisé au Vatican par le Conseil pontifical pour la pastorale du monde de la santé sur le thème, cette année, de la pastorale des enfants malades, fait traditionnellement appel à des représentants d'autres religions qui sont invités à exprimer leur point de vue sur le thème choisi (cf. Zenit du 10 novembre 2008).

De la banalisation de l'avortement à l'eugénisme

La revue L'Obstétrique consacre, dans son numéro du mois de novembre, un article à la clause de conscience à propos de l'avortement. Dans une première partie, les auteurs retracent l'histoire de la loi Veil qui "réglait un problème de santé publique ancestral" et qu'ils soutiennent largement. Dans la conclusion de cette partie, les auteurs regrettent l'exercice de la clause de conscience puisqu'"il s'agit en effet d'appliquer une loi qui a été votée démocratiquement pour traiter un problème reconnu de santé publique".

Eluana Englaro condamnée à mourir de faim et de soif

La sentence prononcée par la Cour de Cassation sur le cas d'Eluana Englaro, une jeune italienne plongée dans le coma depuis 16 ans, a été rendue publique jeudi après-midi, provoquant une immense émotion en Italie.

Cette décision est « un fait gravissime sur le plan éthique et moral car on envoie une jeune fille à la mort », a déclaré sur Radio Vatican le président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Rino Fisichella. Il a immédiatement souhaité une loi qui empêche « toute euthanasie active ou passive ».

Lorsqu'une jeune fille refuse une transplantation...

Hannah Jones, une jeune fille britannique de 13 ans atteinte d'une forme rare de leucémie depuis l'âge de 4 ans vient de refuser une transplantation cardiaque au résultat incertain bien qu'elle sache qu'elle risque de mourir dans les mois qui viennent. Les autorités médicales britanniques ont dans un premier temps envisagé de la contraindre à subir cette intervention avant de se plier à sa volonté. Dans cette histoire, droit, médecine et éthique sont étroitement liés.

L'Agence de la biomédecine rend son bilan de l'application des lois de bioéthique

L'Agence de la biomédecine, qui encadre les activités de greffe, de procréation et de recherche, a remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, un bilan d'application des lois de bioéthique du 6 août 2004. Cet état des lieux vise à faire le bilan de la mise en œuvre de la loi et de proposer des pistes de réflexion pour un changement législatif.

Barack Obama et l'avortement

Le président élu, Barack Obama, envisagerait de remettre en cause rapidement plusieurs décisions de son prédécesseur George W. Bush, notamment sur la question des cellules souches embryonnaires. John Podesta, chef de son équipe de transition, a ainsi expliqué : "sur la recherche sur les cellules souches [...] on voit l'administration Bush, même à l'heure actuelle, avancer de façon agressive pour faire des choses qui, je pense, ne sont probablement pas de l'intérêt du pays".

Le Saint-Siège rappelle à Obama que la destruction d’embryons est injustifiable

A l'annonce de l'intention du président américain Barack Obama de libéraliser la recherche sur les embryons humains, le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, le cardinal Javier Lozano Barragán, a réaffirmé ce mardi que cette pratique constitue une atteinte à l'éthique.

Interrogé par une journaliste, au cours d'une conférence de presse au Vatican, sur ce qu'il pensait des politiques de recherche sur les cellules souches évoquées dimanche dernier par le président élu des Etats-Unis, le prélat mexicain a rappelé la position de l'Eglise.

Création en 2006 d'une chimère homme animal en France : rapport entre science et droit

Dans le quotidien Libération, Sonia Desmoulin, juriste et chargée de recherche au CNRS, explique le but de ses travaux. Ceux-ci sont de deux ordres l'un fondamental, l'autre pratique : "comment s'articulent les relations entre le droit et les sciences dures ?" et "dans quelles conditions, au terme de quel processus, peut-on encadrer juridiquement des activités scientifiques et techniques ?".

Transplantation d'ovaire entre jumelles

Pour la première fois, une équipe américaine a greffé intégralement un ovaire sur une femme stérile. Celle-ci devrait très prochainement donner naissance à un enfant.

La patiente, une londonienne de 38 ans, a reçu il y a un peu plus d'un an l'ovaire de sa sœur jumelle. La transplantation gémellaire offre l'avantage d'éviter tout rejet immunitaire et assure aussi la naissance d'un bébé au patrimoine génétique "identique" à celui de la mère.

Axel Kahn auditionné à l'Assemblée

Le Pr Axel Kahn, généticien et président de l'université Paris-Descartes a été entendu dans le cadre de la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique.

ll a demandé que soit autorisée en France la recherche sur l'embryon. Pour lui, il faut transformer le moratoire de 5 ans en "loi positive". "La loi ne gagne rien à être en faux semblant." Rappelons qu'actuellement, en France, la recherche sur l'embryon reste interdite sur le principe. Une dérogation a été donnée, l'autorisant pour 5 ans, lorsqu'elle est "susceptible de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivie par une méthode alternative d'efficacité comparable, en l'état des connaissances scientifiques".

Les évêques de France veulent faire entendre leurs voix

Réunis en Assemblée plénière à Lourdes, les évêques de France ont consacré une séance à la réflexion sur la bioéthique, à la veille de la révision des lois de bioéthique. Dans le cadre de cette révision, le gouvernement souhaite organiser des Etats généraux - prévus en 2009 - au cours desquels les évêques veulent faire entendre la voix de l'Eglise. "L'enjeu, expliquent-ils, est que le débat ne soit pas confisqué par les spécialistes mais que tous les citoyens (...) puissent y participer." C'est dans cette perspective qu'ils travaillent à se former eux-mêmes : "il faut que nous nous renseignions, c'est-à-dire que nous ayons une information qui nous enseigne et nous aide à aller au fond des questions posées par les questions scientifiques en les encourageant, pas en les diabolisant", explique Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail des évêques de France sur le sujet. Ils veulent "fournir des éléments de réflexion" aux parlementaires qui devront prendre position sur des sujets qu'ils ne maîtrisent pas forcément. Cela prendra la forme de "notes" sur les sept "têtes de chapitre" du gouvernement.

Respect de la dignité humaine

Le Pape a reçu ce midi le congrès international sur le don d'organes en cours à Rome sous les auspices de l'Académie pontificale pour la vie, de la Fédération internationale des associations médicales catholiques et du Centre italien de transplantations. Benoît XVI a d'abord rappelé que la transplantation de tissus et organes "constitue une grande conquête scientifique et un grand espoir pour tant de malades graves. Malheureusement, la question des disponibilités d'organes vitaux n'a rien de théorique. Elle apparaît dramatique lorsqu'on voit tant de malades en attendre une ultime chance de survie, conditionnée par des disponibilités sans mesure avec les besoins". Puis il a rappelé que "le corps et l'esprit donnés ensemble à une personne constitue un tout formé à l'image de Dieu". Pour ce, il est nécessaire d'en respecter la dignité et d'en défendre l'identité".

La France s'engage pour promouvoir la "santé sexuelle et reproductive"

Le secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Alain Joyandet, a signé l'accord d'adhésion du ministère des Affaires étrangères et européennes à la Coalition pour les produits de santé en matière de procréation, dirigée par John Skibiak. Etaient présents à cette signature les professeurs Etienne-Emile Beaulieu et Jean-Michel Dubernard.

Axel Kahn et "l'ultime liberté"

A l'occasion de la sortie de son ouvrage "L'ultime liberté" sur la fin de vie, Axel Kahn, généticien et président de l'université Paris-V, a accordé une interview à l'hebdomadaire La Vie. Il s'élève d'abord contre le fait de présenter le "droit de mourir" [c'est-à-dire l'euthanasie, NDLR] comme "l'ultime liberté" alors que "les conditions dans lesquelles on est amené à demander l'euthanasie ou le suicide assisté ne sont quasiment jamais des conditions de liberté". "Où est la liberté quand on est le jouet de douleurs tyranniques ?", interroge celui pour qui il est indispensable avant toute chose de "restaurer la possibilité d'un vrai choix".

L'insuffisance du réseau français de sang placentaire

Jean-Yves Nau revient dans Le Monde sur le rapport de Marie-Thérèse Hermange (sénateur UMP de Paris) sur les cellules souches de sang de cordon adopté, mardi 4 novembre, par la Commission des affaires sociales du Sénat (cf. Synthèse de presse du 05/11/08).

Il rappelle qu'aujourd'hui, en France, la plupart des cordons ombilicaux sont détruits au même titre que des déchets opératoires. Et ce, malgré les "larges perspectives thérapeutiques quant à l'usage qui peut être fait de ces cellules souches [extraites du sang de cordon]" ; perspectives ouvertes notamment par le Pr Eliane Gluckman (hôpital Saint-Louis, Paris) qui fut, à la fin des années 1980, l'une des pionnières de la greffe de sang de cordon.

Reconnaissance pontificale à la communauté brésilienne « Canção Nova »

« Restez unis dans l'amour et dans la prière. Soyez une communauté d'amour et d'adoration. Nous voulons porter au monde un ‘Chant nouveau' renouvelé par l'Esprit-Saint », a déclaré le fondateur de « Canção Nova », Mgr Jonas Abib, en intervenant lundi à la cérémonie marquant la reconnaissance officielle de sa communauté par le Saint-Siège.

La cérémonie était organisée dans l'amphithéâtre du Conseil pontifical pour les laïcs.

Etats-Unis : élection présidentielle et questions de société

Parallèlement aux élections présidentielles, les Américains étaient appelés, dans différents Etats, à se prononcer sur diverses propositions de lois (cf. Synthèse de presse du 03/11/08). Ces propositions sont quelques actions parmi les nombreuses menées par les pro-life américains. Ainsi, le Michigan serait en passe de libéraliser la recherche sur les cellules souches embryonnaires ; le Colorado aurait rejeté l'Amendement 48 qui prévoyait de rappeler que la vie humaine commence à la fécondation ; le Dakota du Sud aurait voté contre l'interdiction de l'avortement ; la Californie s'est opposée à la Proposition 4 qui visait à rendre obligatoire l'avis parental avant un avortement pratiqué par une mineure et Washington est devenu le second Etat à légaliser le suicide assisté.

A propos de la médecine prédictive

Alors que la Cité des sciences et de l'industrie de Paris consacre une exposition aux tests génétiques, à l'imagerie médicale et au dépistage, à la veille de la révision des lois de bioéthique, Ségolène Aymé, généticienne et épidémiologiste, directrice de recherche à l'Inserm et responsable d'Orphanet, répond aux questions du Monde sur les tests génétiques dont le développement a connu un essor sans précédent ces dernières années.

Suisse : une étude sur les personnes qui recourent au suicide assisté

Financée par le Fonds national de la recherche et l'Académie des sciences médicales, une étude, réalisée par l'Université de Zurich et la Haute Ecole zurichoise pour les sciences appliquées, s'est, pour la première fois, penchée sur le profil des personnes qui ont recours à l'aide au suicide via les associations suisses Dignitas et Exit.

Sang de cordon : rattraper le retard de la France

Dans un rapport rendu public hier, Marie-Thérèse Hermange, sénateur UMP de Paris, dénonce, au nom de la Commission des Affaires sociales du Sénat, le retard français en matière de stockage de sang de cordon. 20 ans après la première greffe mondiale de sang de cordon réalisée en France par le Pr Eliane Gluckman, la France se place au 16ème rang mondial en matière de collecte de sang de cordon avec 7 000 unités stockées quand 50 000 seraient nécessaires.

Sélection des enfants sourds par DPI : contradiction ou cohérence ?

Danielle Moyse, docteur en philosophie et chercheur associé au Centre d'Etudes des mouvements sociaux revient dans le quotidien La Croix sur la demande émanant d'associations de personnes sourdes en Grande-Bretagne qui revendiquent le droit de mettre au monde des enfants sourds en ayant recours au diagnostic préimplantatoire (DPI), c'est à dire en concevant des embryons par fécondation in vitro (FIV) et en ne réimplantant que les embryons porteurs de surdité et en détruisant les autres. Ils estiment constituer une "minorité culturelle", et souhaitent que leurs enfants aient la même identité.

Cette demande n'est pas unique. Déjà 3% des cliniques américaines de la fertilité ont utilisé le DPI pour sélectionner un embryon porteur d'une anomalie génétique pour le réimplanter.

Le monde n'est pas issu du chaos

Le Pape a reçu ce matin les membres de l’Académie pontificale des sciences qui tient sa session plénière du 31 octobre au 3 novembre sur le thème: “Perspectives scientifiques sur l’évolution de l’univers et de la vie”.

Des couples anglais veulent choisir le sexe de leur enfant

En Angleterre, beaucoup de couples choisissent le sexe de leur enfant en se rendant à l'étranger, où la procédure n'est pas toujours légale, a révélé la BBC.

Des représentants d'une clinique turque, the Jinemed Center, ont été filmé à leur insu quand ils sont venus à Londres rencontrer de futurs parents.

"Vers l'instauration d'un eugénisme d'Etat ?"

Pierre-Olivier Arduin, responsable de la commission de bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon, et Patrick Leblanc, gynécologue-obstétricien au CHG de Béziers, reviennent sur l'annonce des chercheurs américains qui auraient mis au point un nouveau test pour "améliorer" le dépistage de la trisomie 21 (cf. Synthèse de presse du 17/10/08). Ils s'interrogent : "allons nous irrémédiablement vers l'instauration d'un eugénisme d'Etat ?".

Les jeunes demandent à l’Europe de défendre la vie et les racines chrétiennes

Trois cents vainqueurs du concours Europe 2007-2008, organisé par le mouvement pour la vie italien (MPV), en collaboration avec le forum des familles AGE, AGESC, FIDAE, UCIIM, USMI école et culture, sur le thème « Europe et droits de l'homme. Nous jeunes protagonistes », se sont réunis hier mercredi dans l'hémicycle du Conseil de l'Europe pour discuter et voter un document qui sera envoyé à tous les parlementaires européens et à toutes les écoles italiennes.

Australie : prélèvement d'organes sur des patients encore vivants ?

Le professeur James Tibballs, du service des soins intensifs en néonatalogie au Royal Children' Hospital de Melbourne dénonce dans the Journal of Law and Medicine le non respect de la procédure du don d'organes. Il explique que les malades ne sont pas toujours morts quand on leur prélève leurs organes.

Grande-Bretagne : vers une création d'embryons hybrides

Les députés britanniques ont autorisé hier la création d''embryons hybrides, issus de l'intégration d'ADN humain dans des ovules animaux, dans un but de recherche.

La chambre basse a approuvé par 355 voix contre 129, le projet de loi sur les embryons humains et la fécondation qui pourrait entrer en vigueur en novembre.

Réaction des évêques espagnols à la création du premier « bébé-médicament »

Après le premier cas « bébé-médicament » enregistré en Espagne, la Conférence épiscopale espagnole a fait part de la position de l'Eglise en la matière, soulignant, dans un communiqué publié vendredi, qu'il est légitime de chercher les moyens qui permettent de soigner une maladie, mais sans avoir recours pour cela à des pratiques supposant la « mort de quelqu'un ».

De l'eugénisme

Dans Le Figaro, Martine Perez se réjouit franchement de l'arrivée (encore incertaine, NDLR) de tests permettant le dépistage in utero de la trisomie 21 par une simple prise de sang (cf. article ci-après). "Excellente nouvelle", cette simplification du dépistage "évitera chaque année des centaines de fausses couches" (1% des amniocentèses se solde par une fausse couche) et "réduira le nombre d'enfants atteints de mongolisme".

Chine : vers la création de singes génétiquement modifiés

Des scientifiques chinois ont fait naître les premiers singes éprouvettes du pays. Cette expérience a été relatée dans la dernière édition des Communications de l'Académie des sciences de Chine. Ces travaux sont considérés comme le premier pas vers la création de singes génétiquement modifiés que pourrait utiliser la recherche médicale.

Espagne : naissance du premier bébé-médicament

Javier, un petit garçon espagnol vient de voir le jour. Il a été sélectionné génétiquement par un diagnostic préimplantatoire (DPI) lors d'une fécondation in vitro. Il a été choisi parmi les autres embryons conçus parce qu'il était compatible avec son frère aîné atteint d'une grave forme d'anémie congénitale.

Les dangers de la médecine prédictive

Martine Pérez, rédactrice en chef, chargée du service Sciences et Médecine au Figaro évoque les dangers de la médecine prédictive.

James Watson, co-découvreur de l'ADN, a accepté l’année dernière que soit séquencée et publiée dans la revue Nature l’intégralité de ses propres gènes à l’exception d’un, dont il sait qu’il peut prédisposer à la maladie d’Alzheimer. Sa grand-mère étant morte de cette maladie, il s’est opposé à découvrir ses propres risques. Il savait que s’il était porteur de la maladie, la médecine ne lui serait pour l’instant d’aucun secours faute de traitement.

Reconstituer la bioéthique pour sauver la démocratie ?

A l'occasion de la prochaine révision des lois de bioéthique et soixante ans après l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Emmanuel Hirsch, directeur du département de recherche en éthique à l'université Paris-Sud XI, rappelle que les professionnels de santé doivent appliquer dans leur mission auprès des personnes vulnérables et menacées dans leur dignité, le respect des valeurs qui fondent la démocratie.

Le Saint-Père souligne l'anniversaire de Humanae Vitae

Le Saint-Père a adressé un Message à Mgr.Livio Melina, Président de l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille, à l'occasion du congrès marquant le 40 anniversaire de l'Encyclique Humanae Vitae, organisé par l'Université catholique du Sacré Coeur. Dans cet important document, écrit-il, Paul VI "aborde un des aspects essentiels de la vocation matrimoniale et de son chemin de sainteté. Ayant reçu le don de l'amour, les époux sont appelés à se donner entre eux sans réserve". Et la possibilité de procréer est incluse dans ce don total. "Exclure cette dimension en tendant à empêcher la procréation signifie nier la vérité profonde de l'amour sponsal". Puis le Pape souligne combien à 40 ans de distance Humanae Vitae permet de mieux comprendre la grande disponibilité qu'implique cet amour.

Reprendre le démantèlement nucléaire

Le 29 septembre à Vienne, le Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les états, est intervenu au cours de la 52 session de la Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique. D'emblée, Mgr. Dominique Mamberti a rappelé que l'AIEA oeuvre dans un domaine clef pour la sécurité et la vie de l'humanité, "l'usage pacifique du nucléaire", et que son histoire prouve l'importance de son action pour le bien-être de la famille humaine. Travailler en commun, a-t-il ajouté- implique "d'abord une obligation de partage des connaissances, de construction d'un consensus manifesté par des efforts et un compromis communs. C'est pourquoi la triple action de l'agence, dans le domaine technologique, dans ceux de la sécurité et du contrôle, doit toujours unir et associer, et non diviser et opposer".

Journée mondiale de la communication

"Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue et d'amitié", tel est le thème choisi par Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (qui est fixée presque partout au dimanche 31 mai prochain). Le message papal sera rendu public le 24 janvier prochain, fête de saint François de Sales, le patron des journalistes. Le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales l'a annoncé hier, en la fête des Archanges.

Science et dignité humaine

L'Institut catholique de Paris et la Commission Justice et paix de l'épiscopat organisaient, mardi et mercredi dernier, un colloque consacré à "la dignité humaine : quelle réalité soixante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme ?". Ce sujet est d'autant plus d'actualité que Nicolas Sarkozy souhaite compléter le préambule de la Constitution pour "répondre au défi de la bioéthique" (cf. Synthèse de presse du 04/04/08).

L'insémination artificielle avec donneur pour les femmes célibataires

Le magazine Valeurs Actuelles consacre un dossier aux femmes célibataires qui recourent à l'insémination artificielle avec donneur (IAD) pour devenir mères. Elles sont en effet de plus en plus nombreuses à se rendre en Belgique ou en Espagne pour avoir recours à cette pratique. Rappelons qu'en France, "l'assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la demande parentale d'un couple".

Les risques du dépistage prénatal

L'association Down Syndrome Education International vient d'estimer que le dépistage prénatal de trois fœtus trisomiques entrainait la suppression de deux fœtus non trisomiques. En effet, les tests qui sont proposés aux femmes à risque entrainent de nombreuses fausses couches.

Grand Spectacle Equestre au profit de la recherche sur la trisomie 21 : 10 et 11 octobre 2008

La Fondation Jérôme Lejeune présentera son 2ème Grand Spectacle Equestre - Cavallegria 2008 au profit de la recherche sur la trisomie 21, les 10 et 11 octobre prochains au Polo de Paris-Bagatelle. Les fonds récoltés seront exclusivement attribués au projet CiBleS 21, programme de recherche thérapeutique sur la trisomie 21 mené par la Fondation Jérôme Lejeune.

Congrès sur l'évolution biologique

Le 16 septembre, près de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a été présenté le Congrès international sur l'évolution biologique (Faits et hypothèses. Une évaluation des recherches depuis les travaux de Charles Darwin), qui se tiendra à Rome du 3 au 7 mars 2009. Ces assises sont organisées par l'Université pontificale Grégorienne et la Notre Dame University, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Culture et dans le cadre du Projet STOQ (science, théologie et recherche ontologique).

Les promesses des cellules souches des dents de lait

L'Institut français pour la recherche odontologique (Ifro) organise aujourd'hui à Paris, un colloque sur les "cellules souches pulpaires".

En 2003, une équipe américano-australienne découvrait l'existence de cellules souches dans des dents de lait. Comme cellules souches, celles-ci se sont révélées capables de se différencier, de se spécialiser et de donner outre des cellules pulpaires, des cellules nerveuses, osseuses ou adipeuses. La technique de préparation est aujourd'hui au point et des entreprises industrielles américaines ont déjà créé des banques de congélation de tissu pulpaire de dents de lait.

La vie est belle! (Le NIC)

Pour une pratique en accord avec la conscience

Au début de mai, environ 90 médecins, infirmiers, infirmières et étudiants en médecine se sont réunis à l’Hôpital Élisabeth-

Bruyère d’Ottawa. Ils venaient de la Colombie-Britannique à la Nouvelle-Écosse, incluant des délégations importantes des villes de Montréal et de Québec. Il s’agissait de la première rencontre des Guildes de la Fédération canadienne des médecins catholiques.

Dépister pour éliminer: de l'eugénisme!

Jour sombre au Québec! Les médias nous annoncent en grande pompe la triste nouvelle (27 janvier 09) comme une très bonne nouvelle pour notre société postmoderne. Le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, vient de rendre sa décision, après un an de réflexion: le dépistage prénatal de la Trisomie 21 doit être gratuit dans la Belle province.

Certaines recherches violent des principes moraux

Un récent document du Vatican nous informe que certains développements récents dans la recherche des cellules souches, dans la thérapie génique et dans les expériences sur les embryons, violent les principes moraux et représentent une tentative par l’homme de «prendre la place de son Créateur».

Les dernières avancées de la science soulèvent de sérieuses questions de complicité morale chez les chercheurs et autres professionnels de la bioéthique, qui ont le devoir de refuser d’utiliser du matériel biologique obtenu de façon contraire à l’éthique, déclare le document.

Pour que la science serve vraiment la vie

La nouvelle instruction du Vatican, «Dignitas Personae», qui met de l’avant d’importants principes moraux pour le domaine de la science biomédicale, ne doit pas être considérée comme une attaque négative contre la science moderne, mais plutôt comme une défense de la nature sacrée de la vie humaine, selon des représentants du Vatican.

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