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Adoption


Les actualités

Une mère porteuse garde son enfant et demande une pension

Un couple britannique ayant recouru à une mère porteuse est contraint de verser une pension de 568 livres par mois à cette dernière qui a refusé de leur remettre l'enfant. M. et Mme W. sont passé par un site internet de gestation par autrui via lequel ils ont conclu un accord informel avec une mère seule, payant celle-ci 10 000 livres.

Décision de la Cour de Cassation : adoption ou mère porteuse ?

La Cour de Cassation a refusé de reconnaître la validité de l’adoption d’un enfant au lendemain de sa naissance.

Colombie : Refuser l’adoption aux homosexuels n’est pas discriminatoire

Rome - Les évêques de Colombie se sont exprimés contre l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, soulignant qu'adopter « n'est pas un droit » et donc « qu'il n'y a pas discrimination ».

Dans un communiqué daté du 25 février, les évêques estiment que refuser aux couples de même sexe la possibilité d'adopter un enfant, comme le stipule l'ordre juridique actuel, n'est pas discriminatoire, dans la mesure où « les qualités requises pour une adoption valent autant pour les couples hétérosexuels que pour les couples de même sexe, tenant compte du bien de celui qui est adopté et de ses nécessités, qui passent avant celles des personnes qui adoptent ».

Don de gamètes : l'anonymat sans rapport avec la connaissance des origines ?

Louis Bujan, professeur des universités et praticien hospitalier en médecine de la reproduction, président de la fédération des Cecos (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme) et Jean-Claude Mazzone, psychiatre et psychanalyste attaché aux Cecos, publient un texte dans Le Monde.fr sur l’anonymat du don de gamètes.

Accouchement sous X : levée de l'anonymat ?

A la demande de l’ex-secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano, Brigitte Barèges, députée UMP du Tarn-et-Garonne, a remis au Premier ministre François Fillon un rapport préconisant la suppression de l’accouchement sous X. Elle prône en remplacement l’accouchement dans la discrétion afin de permettre aux enfants abandonnés un meilleur accès à leurs origines.

Argentine : Approbation de la loi sur les unions homosexuelles

En dépit des différentes manifestations en faveur de la famille et du mariage entre un homme et une femme, qui se sont déroulées dans le pays, le Sénat argentin a approuvé le 15 juillet dernier le projet de loi reconnaissant les « mariages » entre personnes de même sexe.

Le débat, marqué par des discussions animées aussi bien en faveur du projet de loi que contre, a duré environ 15 heures. L'Argentine est le dixième pays dans le monde et le premier pays d'Amérique latine à reconnaître pour ce type d'union les mêmes droits (adoption, héritage et avantages sociaux) que pour le mariage entre un homme et une femme.

Allemagne : disparition prochaine des "boîtes à bébé" ?

On compte aujourd'hui une centaine de "boîtes à bébés" en Allemagne depuis que la première a été installée à Hambourg il y a 10 ans. Les mères en détresse peuvent venir y déposer leurs bébés anonymement. Bien que tolérés dans certains hôpitaux, les accouchements sous X ne sont pas légaux et les femmes peuvent être poursuivies pour "abandon d'enfant". Le Conseil d'éthique allemand propose d'introduire dans la loi un accouchement "confidentiel" qui permettrait aux enfants abandonnés d'accéder à leurs origines à l'âge de 16 ans. Bien qu'il n'y ait pas de statistiques officielles concernant les abandons de nouveaux-nés, on estime leur nombre entre 300 et 500 depuis dix ans.

Rapport sur le mal-être des personnes nées d’un don de sperme

Selon une étude intitulée "My Daddy’s Name is Donor" (Le nom de mon père est donneur), les enfants nés suite à une insémination avec donneur (IAD) souffrent d’un fort sentiment d’incompréhension. Ce rapport a été demandé par la Commission sur l’avenir de la condition parentale, un groupe d’universitaires et d’experts qui réfléchit à "la situation juridique, éthique, sociale et scientifique des parents dans la société contemporaine".

Les enjeux de l’adoption des enfants par des personnes de même sexe

Nous publions ci-dessous le texte de la conférence de Mgr Tony Anatrella1, qu'il a prononcée sur le thème « Les enjeux de l'adoption par des personnes de même sexe », ce 10 février à l'occasion de la 19e Assemblée Plénière du Conseil Pontifical pour la Famille.

Discussion autour des "boîtes à bébé" en Allemagne

En Allemagne, les "boîtes à bébés", "berceaux" chauffés disposés aux alentours des hôpitaux, permettent aux mères en détresse de "déposer leur nourrisson non désiré en gardant l’anonymat". En novembre 2009, le Conseil national d'éthique recommandait la suppression des boîtes à bébé au nom du droit de l’enfant de connaître ses origines (Cf. synthèse du 30 novembre 2009). La première boîte à bébé était apparue à Hambourg en 2000 "après la découverte du corps d'un nourrisson dans une benne à ordures". Actuellement, aucune loi ne régit ce système qui n’est ni autorisé ni interdit juridiquement, mais bénéficie d’une "zone grise".

Droit de l'enfant et droit à l'enfant confondus

Malgré une décision de la Cour Européenne des Droits de l'homme, le Conseil Général du Jura avait refusé deux fois l'agrément demandé par l'une des deux femmes, en tant que célibataire. Le tribunal administratif de Besançon vient d'enjoindre le Conseil Général de délivrer l'agrément.

En l'espèce, l'agrément reconnait que les conditions d'accueil offertes par la requérante sur le plan familial, éducatif et psychologique correspondent aux besoins et à l'intérêt de l'enfant.

Adoption en France : les évêques rappellent la priorité du bien de l’enfant

A propos de l'adoption d'enfants en France, par des personnes du même sexe, les évêques rappellent la priorité du « bien de l'enfant ».

« Les droits et le bien de l'enfant limitent le droit à l'enfant », écrit en effet aujourd'hui Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen, et président du Conseil Famille et Société, de la conférence des évêques de France.

Il fait observer que « pour l'enfant, la différence irréductible des sexes de ses parents est la base et le modèle qui lui permet de construire son identité et de se situer à sa juste place parmi d'autres ».

Accouchement sous X : disparition du Cnaop ?

Le Conseil national d'accès aux origines personnelles (Cnaop), qui a fêté ses sept ans en septembre 2009, se porte mal : il n'a pas été réuni depuis le mois de février. Composé de 17 membres représentants de l'Etat et d'associations et personnalités, il est pourtant chargé de mettre en oeuvre le dispositif voté par les deux assemblées en 2002 donnant la possibilité pour les personnes adoptées ou pupilles de l'Etat d'accéder à leurs origines tout en respectant la volonté des mères.

Uruguay: L’Eglise exclue du système des adoptions

Suite à l'approbation par le sénat de la loi autorisant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le mouvement familial chrétien ne pourra plus assurer son service d'assistance dans le système des adoptions en Uruguay.

Sur les 23 sénateurs, 17 ont voté mercredi dernier en faveur du projet de loi visant à modifier le Code de l'enfance et de l'adolescence.

La pratique des mères porteuses en Ukraine

Libération consacre un article à la pratique des mères porteuses en Ukraine, un des pays européens où la gestation pour autrui est légale.

La vie économique ukrainienne reste chancelante depuis la chute du communisme, aussi nombreuses sont les femmes qui proposent leurs "services" et leur ventre en échange d'une rétribution conséquente. Valentina, mère de trois enfants ayant déjà porté trois fois les enfants des autres, reconnaît demander 10 600 euros par enfant, plus 400 euros par mois de grossesse sans compter la prise en charge des frais médicaux. Elle explique : "Mon mari et moi, nous sommes orphelins et on ne peut compter que sur nous-mêmes. Tous les deux, on travaille dans le bâtiment. Comment faire, avec notre salaire, pour louer un appartement et payer les études de nos enfants ?"

Uruguay : vers l’adoption d’enfants par des couples homosexuels

L'Uruguay sera le premier pays d'Amérique Latine où les couples homosexuels pourront adopter un enfant. L'approbation de la Loi sur les adoptions a suscité les critiques de l'Eglise par l'intermédiaire de Mgr Nicolás Cotugno, sdb, archevêque de Montevideo et président de la Commission épiscopale pour la famille.

Jeudi 27 août, la Chambre des députés uruguayenne a approuvé certaines modifications à la loi sur les adoptions, en permettant que les couples du même sexe ayant quatre années de mariage ou de concubinage puissent adopter.

Abandon dans une "boîte à bébé"

Un bébé de deux jours a été abandonné dans la "boîte à bébé" du Centre public d'action sociale de la ville d'Anvers (Belgique). C'est la deuxième fois, en 9 ans, que ce dispositif est utilisé.

Né sous X : les grands-parents déboutés

Les grands-parents du petit "Constantin" né sous X en 1995 ont été déboutés. Rappelons que ces derniers voulaient être reconnus comme les grands-parents génétiques de l'enfant, dont leur fille avait accouché sous X en 1995, avant de se suicider quelques mois plus tard. (Cf. Synthèse de presse du 30/06/09).

Elisabeth Badinter : oui aux mères porteuses

L'avis du Conseil d'Etat contre la légalisation des mères porteuses s'est vu qualifié par Elisabeth Badinter d'"avis moral qui ne tient compte ni de l'évolution des mentalités ni de l'évolution des techniques".

C'est par "souci d'humanité" et par "réalisme" qu'elle défend quant à elle la légalisation des mères porteuses. Son argumentation se fonde sur l'affirmation d'une construction a posteriori de la maternité : il n'y a pas d'instinct maternel dans la femme qui lui permettrait de reconnaître son enfant. Seules les relations "tricotées au jour le jour" dans l'éducation peuvent construire la maternité : "je crois qu'une femme peut tout à fait porter l'enfant d'une autre, soit parce qu'elle aime cet état, soit parce qu'elle veut aider un couple en mal d'enfant. On peut porter un enfant sans fantasmer, sans créer de relations autres que physiologiques et bienveillantes".

Spécialiste du droit des homosexuels

Libération consacre son portrait du jour à Caroline Mécary. "Avocate homologuée", elle a fait de la jurisprudence son arme de combat afin de faire avancer la législation en matière de droit des homosexuels. "Elle a fait faire des progrès à l'homoparentalité", estime Noël Mamère, un de ses "collaborateurs" lors du premier et unique mariage d'homosexuels en France, à Bègles.

L'état civil des enfants nés de mère porteuse

Libération consacre un article "aux enfants cachés que la République feint de ne pas voir" - comprenez les enfants nés à l'étranger de mères porteuses et qui n'ont pas d'état civil en France - sur le sort desquels le législateur devrait se pencher à l'occasion de la prochaine révision de la loi de bioéthique.

Le quotidien rappelle que, le 26 février dernier, la Cour de cassation a, conformément au droit français pour qui la mère est celle qui accouche, demandé l'annulation de la transcription de l'acte de naissance américain sur les registres français d'un enfant né d'une mère porteuse aux États-Unis en 2001.

Le Pr René Frydman contre les mères porteuses

Le Pr René Frydman, "père" du premier bébé-éprouvette français (Amandine, née en 1982) explique pourquoi il a signé le manifeste, lancé la semaine dernière par 82 personnalités, contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 13/05/09).

Convaincu que cette pratique servirait "quelques nantis" et qu'il ne peut y avoir de mères porteuses sans commerce, il dénonce avec véhémence cette "location d'utérus au profit d'une autre personne, avec des intermédiaires, des avocats, des médecins qui prennent chacun leur dû sur le dos de la femme". "C'est ce que j'appelle l'aliénation, l'esclavage, la dépendance", poursuit-il.

A propos des mères porteuses

82 personnalités de tous bords (de Sylviane Agacinski à Carole Bouquet en passant par Gisèle Halimi, Boris Cyrulnik ou encore Axel Khan) viennent de lancer un manifeste contre la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Pour elles, "prendre en compte la souffrance des couples infertiles ne peut justifier de transgresser des principes qui fondent notre vie collective et notamment le devoir de protection des plus vulnérables". Elles estiment que la GPA ouvre la voie à l'exploitation des femmes, à la promotion du "tout génétique" et à la programmation d'enfants conçus pour être abandonnés par les femme qui les ont portés. Et, quand bien même la loi limiterait les dérives mercantiles voire le tourisme procréatif, celle-ci "légitimerait (...) des pratiques que nous condamnons parce qu'elles remettent en cause la protection des plus vulnérables".

Les mères porteuses : "une aliénation biologique"...

Le président de la république "fera une synthèse des propositions à l'été prochain" sur la révision des lois de bioéthique et notamment sur le sujet des mères porteuses, a déclaré Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille.

Alors que le Conseil d'Etat (CE) vient de se prononcer contre la légalisation des mères porteuses (cf. Synthèse de presse du 06/05/09), y opoosant des "objections très fortes" dont celle du "risque de marchandisation du corps humain", Nadine Morano a réitéré sa position en faveur de la légalisation de cette pratique.

Dans le Devoir: les mères porteuses

Père du premier bébé-éprouvette français, le Dr René Frydman s’oppose, dans une interview accordée au Devoir, à toute reconnaissance des mères porteuses. Il est convaincu qu’ "on ne peut pas légaliser ce recours sans légaliser en même temps une certaine exploitation de la femme. Quand bien même la grossesse ne serait pas rémunérée, et quoi qu’en pensent certains idéalistes, être mère porteuse reste le symbole même de l’aliénation".

En légalisant cette "forme d’esclavage", y compris pour quelques femmes "prétendument volontaires", "on ouvre la porte à la reconnaissance de ces couples qui vont en Inde ou dans d’autres pays, là où l’exploitation est sans vergogne". "Il y a toujours eu des aliénés volontaires", "ce n’est pas une raison pour légaliser l’esclavage", ajoute-t-il.

A propos des mères porteuses

Les Echos reviennent sur le débat sur les mères porteuses qui dépasse largement les clivages traditionnels. La gestation pour autrui (GPA) est interdite en France au nom du principe de l'indisponibilité du corps humain et de la volonté d'empêcher l'exploitation de femmes démunies mais aussi parce qu'elle remet en cause les principes d'anonymat, les parents "intentionnels" voulant connaître la mère porteuse, et de gratuité, la frontière étant plus que floue entre rémunération et indemnisation.

Les dérives observées dans certains pays, comme l'Ukraine dans lequel se développe un véritable "tourisme procréatif" (cf. Synthèse de presse du 16/04/09), font craindre que le même schéma ne se reproduise en France. Pour les partisans de la légalisation de la GPA, c'est pour éviter ces dérives qu'il faut légiférer sur le sujet. Mais que faire si la mère porteuse décide de garder l'enfant ou si l'enfant naît handicapé et que les parents "intentionnels" n'en veulent plus...

A propos de la filiation

Dans le quotidien Le Monde, l'anthropologue Françoise Héritier revient sur la confusion qui règne actuellement sur la question des mères porteuses et de la parenté. Elle relève dans la presse des confusions terminologiques entre filiation, engendrement, procréation, parenté et parentalité. Il existe une confusion entre ce qui relève du biologique et ce qui relève du social.

Elle rappelle que la filiation relève d'un acte social : la reconnaissance volontaire et dûment enregistrée qu'un enfant est rattaché à une ou à des lignées nettement désignées, ce qui lui confère son identité, des droits et des devoirs.

A propos des mères porteuses

Les Echos.fr reviennent sur la question des mères porteuses aux Etats-Unis. Selon les données, il y aurait eu un millier de naissances par mère porteuse en 2007, mais ces chiffres sont difficilement vérifiables, toutes les femmes ne passant pas par des agences. Une douzaine d'états a d'ores et déjà légalisé cette pratique (Californie, Massachusetts, Pennsylvannie, Texas, illinois, Floride, Utah...)

A propos des mères porteuses

La Croix publie un reportage sur le marché, accessible aux étrangers, des mères porteuses en Ukraine. Adopté en 2006, le nouveau code de la famille ukrainien précise ainsi qu'"un couple marié qui conçoit un enfant grâce à des techniques d'assistance à la procréation est considéré comme étant les parents de l'enfant", y compris lorsque "l'embryon est transplanté dans l'organisme d'une (autre) femme". Pour le reste (limite d'âge, fait que la mère porteuse ait déjà au moins un enfant...), la loi n'impose rien. En pratique, les parents biologiques et la mère porteuse doivent passer un contrat (dans lequel est censé être précisé ce qui se passe si la mère porteuse meurt en couche, si les parents se séparent, si l'enfant naît handicapé...). L'enfant est ensuite enregistré par l'état civil ukrainien au nom des parents ; la mère porteuse, qui n'a aucun droit (en particulier celui de se rétracter), disparaît. Les parents peuvent alors se présenter à leur consulat pour faire enregistrer l'enfant mais, si le consulat soupçonne l'existence d'une mère porteuse, il peut refuser l'enregistrement. C'est le cas du consulat français, cette pratique étant interdite en France.

A propos des mères porteuses

Libération consacre un article à l'essai publié par la philosophe Sylviane Agacinski sur la "barbarie" des mères porteuses : Corps en miettes (Flammarion, 12 euros).

"On peut se demander si la leçon du nazisme a réellement été tirée tant l'opinion semble se soucier peu de ce que signifie notre humanité ou de l'esprit de nos lois. Elle privilégie la puissance technique et la demande individuelle. Certains techniques permettent de confectionner des enfants, et il y a des individus qui "demandent" à utiliser ces moyens. Le reste a-t-il vraiment de l'importance ?", écrit-elle.

PMA : les enjeux psychiques de la naissance et de la filiation

Interrogée le 24 mars par les députés de la mission sur la révision de la loi de bioéthique, la psychologue et psychanalyste, Sophie Marinopoulos a insisté sur les enjeux psychiques de la filiation.

Débat sur les mères porteuses

Mercredi dernier, devant la mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille s'est prononcée en faveur de la gestation pour autrui (GPA) (cf. Synthèse de presse du 19/03/09) . Elle a précisé le cadre dans lequel elle souhaitait voir autoriser cette pratique.

Les CECOS ne veulent pas d'un changement de loi

Lors de son audition à l'Assemblée nationale dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, le Pr Jean-Luc Besson, président de la Fédération des centres d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains (CECOS), a indiqué qu'il ne souhaitait pas que les CECOS prennent en charge des indications d'aide médicale à la procréation (AMP) autres que celles définies dans le cadre réglementaire actuellement en vigueur.

Angola: 450 enfants accueillis dans le centre éducatif ‘Semences d’avenir’

Huambo - Les “semences d’avenir” en Angola, ce sont 450 enfants du “barrio” de la ville de Huambo, dans le coeur occidental du pays, soutenus à distance par des familles italiennes qui, avec l’Ong AVSI, ont décidé depuis de nombreuses années de faire grandir et d’aider le centre éducatif ‘Semences d’avenir’, pariant sur l’éducation et sur une coopération dans l’amour. Chaque jour, tous ces enfants peuvent étudier au centre, suivis par des adultes ; il y a des maîtres qui donnent des leçons, des éducateurs qui les suivent dans les activités après l’école ; ils peuvent manger, ce qui n’est pas facile dans cette région ; il y a des médicaments pour le soin des maladies fréquentes et des vaccinations. Celui qui n’a pas de vêtements peut aussi en trouver ici.

Vers une légalisation des mères porteuses ?

La Croix consacre aujourd'hui son dossier bioéthique à la pratique des mères porteuses appelée aussi maternité ou gestation pour autrui (GPA). Cette pratique, qui permettrait l'accès à la maternité à des femmes privées d'utérus (dont le nombre est estimé à environ 300 par an), suppose qu'une femme accepte de porter volontairement un enfant conçu avec les gamètes d'un autre couple, après fécondation in vitro (FIV) et transfert de l'embryon dans son utérus, pour ensuite le "donner" à ce couple.

L'Académie de médecine votre contre la GPA

L'Académie de médecine s'est prononcée hier contre la gestation pour autrui (GPA), à 43 voix sur 82. Deux recommandations étaient soumises au vote des académiciens : proposée par Roger Henrion et Claudine Esper notamment, la première recommandait, qu'en cas de légalisation, la GPA "soit assortie d'une démarche d'évaluation des risques" ; la seconde appelait les sages à se prononcer nettement contre cette pratique.

De l'anonymat du don de gamètes

Auditionnés hier, mercredi 18 février, par la mission sur la révision des lois de bioéthique, Jean-Luc Bresson, président de la fédération nationale des Centres d'études et de conservation des œufs et du sperme (Cecos), Jean-Marie Kunstmann, directeur du Cecos de Cochin, et Dominique Regnault, psychologue au Cecos de Reims, se sont prononcés contre la levée de l'anonymat relatif au don de gamètes.

"Echange bébé contre 15 000 euros" : condamnation du couple

Pour essuyer une dette, un couple de Meurthe-et-Moselle a offert sur internet d'échanger un "bébé contre 15 000 euros" à des parents Belges. La transaction n'a pu aboutir, le couple offrant ayant "dans un premier temps" proposé seulement des ovocytes de la mère. Celle-ci avait déjà reçu une avance de 6 000 euros de la part des "acquéreurs", mais ces derniers, restés sans nouvelle, ont porté plainte, "coupant court à la transaction sordide en passe de se nouer".

L'opposition aux mères-porteuses clamée à l'Assemblée Nationale

Auditionnées par la mission parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, Jacqueline Mandelbaum, chef du service de biologie de la reproduction à l’hôpital Tenon et responsable du Cecos (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme), et Hélène Gaumont-Prat, professeur de droit (Paris VIII) et directrice du laboratoire de droit médical et droit à la santé, se sont montrées réservées quant aux évolutions envisagées sur les réglementations encadrant l’AMP.

L'accouchement sous X remis en question en France

Il ya 15 jours, le 16 janvier, les députés ont voté un amendement mettant fin à l'impossibilité pour l'enfant né sous X de rechercher sa mère. Jusqu'alors, une fin de non-recevoir était opposée aux enfants nés sous X qui voulaient rechercher leur mère. Ils seront désormais autorisés à le faire.

Les Français favorables aux mères porteuses ?

61% des Français interrogés (au nombre de 1 017, âgés de 15 ans et plus) seraient favorables aux mères porteuses, selon un sondage Ipsos pour Top Santé et France 5.

Par ailleurs, 85% des sondés seraient inquiets face aux menaces pour la fertilité ; pour 45% les problèmes de fertilité sont liés à la pollution et aux pesticides et 24% mettent en avant l’âge tardif de procréation.

A propos de l'accouchement sous X

Le Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (CNAOP) a enregistré, au 31 décembre 2008, 3 889 demandes d'enfants nés sous X qui étaient à la recherche de l'identité de leurs parents. Selon la loi, ces enfants ne peuvent connaître leurs origines que si la mère est d'accord pour en lever le secret. Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a reconnu "le rôle essentiel du CNAOP dans le rapprochement d'enfants et de mères ayant accouché sous X" ainsi que sa capacité à être "une force de propositions".

Adoption du texte relatif à la recherche sur les personnes

L'Assemblée nationale a adopté hier, jeudi 22 janvier, la proposition de loi d'Olivier Jardé mettant en place un cadre unique pour la recherche médicale sur l'être humain (cf. Synthèse de presse du 20/01/09). En simplifiant les démarches administratives, le texte a pour but de "renforcer l'activité de notre pays en matière de recherche biomédicale", a expliqué le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.

5e Marche pour la Vie

La cinquième Marche pour la Vie, organisée par le collectif "30 ans, ça suffit", aura lieu dimanche 25 janvier à Paris, avec la participation de délégations européennes. La manifestation partira de la place de la République à 14h30 en direction de la place de la Bastille.

Vietnam - L’oeuvre des OPM australienne pour empêcher les avortements

Sydney – Combattre les avortements en accueillant et en soignant les enfants nouveaux-nés et en aidant les nouvelles mères : c’est l’intention des Oeuvres Pontificales Missionnaires (OPM) australiennes qui ont poussé au soutien du centre ‘Maison de la charité’, née dans un des diocèses les plus pauvres du Vietnam. Le centre a été créé pour l’accueil des enfants ‘non voulus’, pour décourager les avortements et offrir une aide consistante à des familles très pauvres qui – craignant de ne pouvoir accueillir dignement leurs enfants ou des condamner à mourir de faim – pensent souvent à l’interruption volontaire de grossesse.

Là où les mamans peuvent déposer leur nouveau-né qu'elles ne peuvent garder

Czestochowa - La “Fenêtre de la vie du bienheureux Edmundo Bojanowski” a été inaugurée à Czestochowa durant la fête de la Sainte Famille de Nazareth, à l’initiative de l’archevêque métropolite de Czestochowa, Mgr Stanislaw Nowak, de la Caritas de l’archidiocèse et des religieuses de la Congrégation des “Servantes de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu”. La “Fenêtre de la vie” ouverte à Czestochowa est la troisième “fenêtre” en Pologne après celles de Cracovie et de Varsovie.

Vietnam : Orphelinat illégalement accaparé par l’Etat en 1977

Au Vietnam, à Vinh Long, les religieuses de Saint-Paul de Chartres protestent contre une nouvelle décision prise par les autorités provinciales concernant un ancien orphelinat illégalement accaparé par l'Etat en 1977, indique aujourd'hui « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris.

Les religieuses de Saint-Paul de Chartres de Vinh Long continuent leur lutte pour la récupération de l'orphelinat dont elles avaient été chassées avec leurs pensionnaires par les autorités révolutionnaires en 1977.

Vers un "accouchement dans la confidentialité" ?

Alors que le principe du secret des origines est actuellement remis en cause - à la veille de la révision des lois de bioéthique -, les sénateurs André Lardeux, Bernadette Dupont, Janine Rozier, Brigitte Bout, Hugues Portelli, Charles Revet, Gérard Bailly et Jean-François Mayet, ont déposé, en novembre dernier, une proposition de loi visant à instaurer un accouchement dans la confidentialité.

Débat autour de la gestation pour autrui

Le journal Libération revient sur la question des mères porteuses après avoir enquêté sur des associations qui militent pour sa légalisation. Ainsi en est-il pour l'association Les mères créée à l'initiative d'Henri Caillavet, avocat, franc-maçon, ancien parlementaire et ancien ministre. "On se situe entre les lobbies sectaires et religieux, on fera tout ce qui peut faire avancer l'opinion, on ira partout où ce sera utile", explique l'un de ses membres.

Pour cette association, il ne s'agit pas de "conférer des droits à ceux dont les mœurs innovent, mais à réparer un préjudice et à porter secours à ceux qui n'ont pas la possibilité d'avoir un enfant", explique son président Jean-François Marchi.

Dignitas personae

20 ans après l'instruction Donum Vitae qui portait "sur la respect de la vie humaine naissante et la dignité de la procréation", paraît aujourd'hui l'instruction Dignitas personae "sur certaines questions de bioéthique". Quatre années de travail ont été nécessaires à la Congrégation pour la doctrine de la foi pour élaborer ce document qui a pour but de répondre aux nouvelles questions posées par les avancées de la science (embryons hybrides, clonage, recherche sur les cellules souches, contraceptifs-abortifs...).

Un réseau démantelé de vente de bébés sur Internet

L'escroquerie d'une mère porteuse vient de révéler aux Pays-Bas un marché clandestin de nourrissons sur Internet.

Marc P. interrogé par la police a révélé que sa compagne, Sonia R. avait vendu à une amie les jumeaux qu'elle avait mis au monde pour un montant de 10 000 euros. Cette dernière a été arrêtée et mise en examen pour escroquerie et traitement dégradant, vendredi 5 décembre. Cette histoire a permis de mettre à jour l'existence d'un marché clandestin d'enfants auquel appartenaient Sonia R. et d'autres femmes flamandes.

Des droits de l'homme

L'hebdomadaire La Vie consacre un dossier au 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies, à l'heure où certains revendiquent de "nouveaux droits" comme le suicide assisté, "le "droit à la maternité" qui "exige" la légalisation des mères porteuses" ou encore "le droit à l'enfant parfait, avec des embryons triés sur le volet". Dans son éditorial, Jean-Pierre Denis s'élève contre ces "revendications particulières" qui pourrait faire que "la dimension universelle risque de se retourner comme un gant, au profit de satisfactions privées apparemment légitimes, mais souvent plus consuméristes qu'altruistes".

Illustrations "banales" de l'assistance médicale à la procréation

A la veille de la révision des lois de bioéthique qui portera notamment sur les conditions de mise en œuvre de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), Libération décrit le "quotidien dans un service de procréation assistée", celui du Pr René Frydman, à l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart. La journaliste cite ainsi l'exemple de trois patients.

La première, âgée de 22 ans et enceinte de 18 semaines souhaite pratiquer une interruption médicale de grossesse (IMG) parce que son bébé a, comme elle, un bec-de-lièvre. Ce genre de malformation n'entraîne normalement pas d'IMG, mais les médecins en discutent en "staff". Pour Paul Atlan, gynécologue-obstétricien, "quand il y a une demande aussi forte, c'est difficile de dire non". Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, estime que "sa demande n'est que le reflet de sa souffrance". Finalement, la décision sera reportée et on apprend à la fin de l'article que la jeune femme est parie en Hollande pour se faire avorter.

Un bébé vendu par internet

Un couple belge a été mis en examen il y a quelques jours pour avoir vendu son bébé à un couple néerlandais en juillet dernier.

Deux jeunes Belges flamands, déjà parents d'un enfant, ont décidé de ne pas garder leur 2ème bébé pour des raisons financières. Ils ont trouvé sur internet le message d'un couple de jeunes Néerlandais stériles qui évoquaient leur désir d'avoir un enfant. Un accord a été trouvé moyennant une somme évaluée entre 5 000 et 10 000 €.

Plaidoirie pour mères porteuses

Dans Libération, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval et le gynécologue-obstétricien François Olivennes fustigent le récent rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) dans lequel les parlementaires se prononcent contre une légalisation de la pratique des mères porteuses (cf. Synthèse de presse du 18/11/08). Pour eux, les mères porteuses sont une forme de "parenté moderne", "composée de la participation corporelle d'un ou de plusieurs parents" et "n'est en aucun cas un mode d'acharnement procréatif".

A propos du rapport de l'OPECST

La Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de bioéthique de 2004. Après avoir été présenté hier aux autres membres de l'OPECST (cf. Synthèse de presse du 18/11/08), ce document devrait être rendu public aujourd'hui.

Le rapport de l'OPECST sur la loi de bioéthique soumis au vote

Les députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP) et Alain Claeys (PS) soumettent aujourd'hui leur rapport sur l'évaluation de la loi de 2004 aux membres de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST). S'il est adopté, ce document servira à informer les parlementaires des sujets et de leurs enjeux qui seront débattus à l'occasion de la révision de la loi de bioéthique, prévue en 2009. Jean-Sébastien Vialatte en commente les grandes lignes dans Le Figaro.

Sur la question des mères porteuses, les rapporteurs restent prudents, d'une part en raison de l'impossible anonymat des mères porteuses et, d'autre part, à cause des éventuelles conséquences psychologiques pour l'enfant.

La vie est belle! (Le NIC)

Pour les femmes qui vivent une grossesse imprévue

Dans L’Évangile de la vie, Jean-Paul II invite à aller «à la découverte des besoins des personnes, en ouvrant, s’il le faut, de nouvelles voies, là où le besoin se fait le plus urgent et là où l’attention et le soutien sont le plus déficients». C’est exactement ce qu’ont fait Louise Caron-Giguère et son équipe en fondant La Roselière il y a cinq ans, un organisme qui offre «une pause pour y voir plus clair» aux femmes qui vivent une grossesse imprévue ou encore qui subissent les contrecoups inévitables liés à un avortement.

Un feu qui dépasse celui des camps de vacances!

Le mot d’ordre de notre magazine du 26 juillet : Feu! Et pourtant, personne ne l’avait prévu. À part l’Esprit Saint, je veux dire! C’est seulement après en avoir fait le tour, une fois tous les textes de nos collaborateurs rentrés, que ça nous est apparu. Franchement, Le NIC de l’été vous réchauffera le cœur bien plus que ne pourra le faire une soirée autour d’un feu camp pendant vos vacances (même en chantant « Feu! Feu! Joli Feu, Ta chaleur nous réjouit » !). Je vous presse de le lire parce qu’il vous comblera d’espérance. Ce n’est pas Le NIC comme tel qui brille tant (quoiqu’il n’est pas mal non plus!), mais plutôt ce qu’il a à transmettre au sujet de notre Église. Vivante, bel et bien vivante, cette Église! Dans ses membres, dans sa structure, dans son déploiement, dans sa mission. Récemment, Alain Crevier de Second Regard titrait un de ses carnets : « Catholiques : ils sont de retour! » Il ne pouvait pas dire mieux! Venez et voyez…

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