Les journalistes et l'Église catholique
Une de mes premières surprises en devenant journaliste il y a presque 20 ans, était la profondeur de la répugnance envers l’Église catholique de la part des journalistes et autres leaders culturels. La majorité des journalistes ne sont pas du tout anticatholiques. Mais plusieurs manifestent un dédain facile envers Rome à cause surtout de ses positions par rapport à l’avortement et l’ordination des femmes. Alors, dans tout affrontement entre l’Église et ses critiques laïques, la tendance naturelle de plusieurs journalistes est de prendre la part des critiques et présenter le catholicisme romain comme une idéologie vieillotte et opprimante.
Ce mépris a été certainement rendu facile en Amérique du Nord par des évêques qui se sont opposés eux-mêmes aux enseignements de l’Église qu’ils considèrent surannés ou qui, au moins ont omis d’imposer la doctrine parce qu’elle n’était pas politiquement correcte. Comment s’attendre à ce que les journalistes soient plus catholiques que les chefs catholiques eux-mêmes?
Malgré que je ne sois pas catholique, je dis cela parce que j’espère que l’Église va survivre à cette crise. Qu’elle y trouve une occasion de rebâtir et de se fortifier.
Extrait du National Post, 7 avril 2010, p. A15, par Lorne Gunter, Titre original: A Stain of Sin
Traduction de Jean-Robert Gauthier

