L'antichristianisme larvé des médias contemporains
La société comporte des éléments anti-chrétiens à tous les degrés.
Le premier est le plus fréquent : la tendance à la désacralisation. La désacralisation consiste à dégrader l’image de la religion, sans pour autant attaquer violemment ses fondements, sans contester sa légitimité.
La caricature en fait partie. Cette forme d’antichristianisme est particulièrement subtile, car personne n’ose réellement réagir. Cependant, ces petits pics insensibles lancés contre la religion ne laissent pas indifférents. Ils choquent un peu, créent un petit sentiment de malaise, mais ne peuvent pas être pris au sérieux. Les dégâts sont pourtant véritables ; la caricature crée le doute, puis l’angoisse avant le rejet. Sous le vernis du bien-pensant, de l’humour, ou même de l’histoire, c’est la religion que l’on cherche à égratigner.
Il est vrai qu’une fois que le premier coup est porté, rien n’arrête la critique. Deux films viennent de sortir en s’inscrivant dans cette logique : Le Missionnaire et Sœur Sourire. L’humour et l’histoire en sont les justifications. On y trouve des vrais prêtres et des vraies dominicaines, tels qu’ils étaient en 1950. Certes, Jean-Marie Bigard joue le Missionnaire sans autre intention que de divertir. Certes, Sœur Sourire a vraiment existé. Mais pourquoi le film La Passion a-t-il eu alors autant de mal à sortir sur nos écrans ? Il y a de l’argent et de l’argent pour des scénarios aussi faibles que Sœur Sourire et Le Missionnaire. Il n’y en pas pour La Passion, qui est historique.
Un degré au-dessus de ce type de critique, on trouve les ridiculisations plus franches. Dans l'album qui vient de sortir, Christophe Willem ridiculise les catholiques qui assistent à la messe. Opposant des catholiques trop rigoureux à sa détente apparente, des enfants bien éduqués à son style déjanté, le respect des églises à l’insubordination libératrice du chanteur, Christophe Willem se présente ouvertement comme le libérateur des catholiques trop fermés à son goût. Sans que l’on puisse comprendre le rapport entre la religion et les paroles de sa chanson « Berlin ». L'absence de sens étant caractéristique du mal, il convient de juger ce clip à sa juste mesure.
Pour ceux qui veulent se faire une idée de la conception à la sauce Willem de la religion, en voici une vidéo:
Par Dralach
Trouvé sur www.Unitas.fr
