Nous ne sommes pas des bêtes
Nous avons vu dans les kiosques cette semaine la couverture d’un magazine politique de grand tirage, auquel je ne ferai pas de publicité, et qui nous invitait à faire l’amour « comme les bêtes ». Je ne l’ai évidemment pas acheté et je n’ai aucune envie de le lire, mais je me dis que c’est quand même un comble qu’une publication émanant de la gauche éclairée avoue, avec une telle impudeur, où mène un humanisme sans Dieu. Jadis la confrontation avec le christianisme se déroulait sur un terrain plus civilisé et les avocats de la morale laïque ne voulaient pas être en reste par rapport aux curés en matière de valeurs. Mais ce temps apparemment est révolu.
Ceux qui ont mis en avant le respect des droits de l’Homme croyaient encore savoir ce que qu’était un homme et sa dignité, ceux d’aujourd’hui ne le savent plus. L’IVG et les manipulations génétiques ont peu à peu estompé à leurs yeux la limite entre l’homme en gestation et un amas de cellules dont on peut disposer à volonté. Dans leur extension à l’infini, les droits humains ont fini par se confondre avec les revendications de tout ce qui souffre dans notre monde et on commence à parler des droits des animaux, d’un front commun contre toutes les cruautés... Quelle différence entre un animal torturé et un enfant battu ? Aucune évidemment, si on ne prend pas en compte la destinée éternelle du second.
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