Luc Phaneuf

Un Québec malade de son identité chrétienne perdue (*)

Le cardinal Ouellet dénonce l’intégrisme de l’État Québécois

JÉSUS OU... LE PÈRE NOËL?

Nous sommes à quelques semaines de Noël, dans la période de l’Avent, qui nous offre un temps de préparation pour l’une des plus belles fêtes liturgiques de l’année. Encore une fois cette année, les commerçants et leurs alliés, les publicistes, rivaliseront d’imagination pour essayer de faire rimer Noël avec argent (dépensé), comme si l’amour s’achetait et se vendait.

Or, les chrétiens savent que l’Amour ne s’achète pas, qu’il est Don gratuit offert à l’humanité entière, à chacun et chacune de nous personnellement. Voilà pourquoi les chrétiens profiteront du temps béni de l’Avent pour éviter le plus possible les centres commerciaux pour se retirer dans les églises et les chapelles, ou leurs chambres, pour méditer sur le mystère inouï d’amour d’un Dieu qui décide de se faire l’un de nous. «Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu», écrivait saint Ignace d’Antioche.

L’Avent nous est donné pour devenir de plus en plus divin, et de moins en moins charnel, de moins en moins disciples de l’idole consumériste moderne, création de Coca-Cola, le Père Noël. Oui, je sais, il y a les enfants qui s’attendent à recevoir des cadeaux. Alors, pourquoi ne pas les leur remettre au jour de l’an, selon la coutume de mon grand-père? (Ou n’acheter des cadeaux QUE pour eux, pas 10 chacun! —et plus, selon ce que certains de mes amis me disent!)

Le temps de Noël est vraiment un temps béni de l’année, car Dieu vient, Dieu est là, Dieu reviendra. Hélas, Il n’est pas seul: le père Noël, jaloux de l’attention qu’on Lui porte, fait tout pour qu’on l’oublie, que nos coeurs et nos esprits soient détournés de l’essentiel. Pour l’amour de Dieu, que les chrétiens cessent d’être complices de cette mascarade, et qu’ils fêtent Noël dans la simplicité de leur étable domestique, à genoux devant Celui qui est notre Joie et notre Salut! Que Noël soit joyeux à la hauteur de votre foi! Joyeux Noël!

LE MÉMOIRE DU CARDINAL OUELLET

On ne pourra jamais accuser le cardinal Ouellet de manquer de courage et d’audace prophétique. Quel est le rôle premier d’un évêque? Dans un premier temps, prêcher la sainte doctrine (dans son intégralité et sa radicalité, ce qui n’est pas évident ni .... courant!), à temps et à contretemps, devant TOUS les publics, à l’église comme ailleurs; mais aussi, défendre les droits acquis des croyants dans une culture —ici, la culture québécoise— encore fortement imprégnée par la religion chrétienne (et ce malgré les taux regrettables de pratique religieuse dominicale). Prêcher, édifier, parler quoi!, et ce, même si cela lui vaut la désapprobation d’une certaine opinion publique et élite bien-pensante.

Or, c’est exactement cela qu’a fait le cardinal Ouellet lors de son passage devant les distingués commissaires Taylor et Bouchard le 31 octobre dernier. Notre cardinal y a livré un mémoire superbement articulé, aussi fort que concis, texte que vous pouvez d’ailleurs lire dans on intégralité au www.diocesequebec.qc.ca (aussi un texte superbe sur le renouvellement du culte eucharistique, réflexion qui pourrait aussi être bénéfique au diocèse de Montréal, qu’en pensez-vous?).

Que devons-nous retenir de la présentation du cardinal pour notre réflexion? Pour ma part, j’ai vu trois articulations principales. D’abord, un diagnostic inspiré sur notre malaise identitaire et ses vraies sources; ensuite, la dénonciation d’un certain intégrisme laïque et politique contre la religion catholique; enfin, un appel aux troupes en vue d’une nouvelle évangélisation du Québec (que notre regretté pape Jean-Paul II appelait de tous ses voeux depuis des décennies).

Concernant le malaise identitaire du Québec, le cardinal a rappelé les effets de la mise à mal (mort?) de l’Église catholique au Québec depuis la Révolution tranquille (1960): «Le vrai problème québécois est le vide spirituel créé par une rupture religieuse et culturelle, une perte substantielle de mémoire, entraînant une crise de la famille et de l’éducation, qui laisse les citoyens et citoyennes désorientés, démotivés, sujets à l’instabilité et rivés à des valeurs passagères et superficielles. Ce vide spirituel et symbolique mine de l’intérieur la culture québécoise, disperse ses énergies vitales et engendre l’insécurité, faute d’enracinement et de continuité avec les valeurs évangéliques et sacramentelles qui l’ont nourrie depuis ses origines.».

Oui, le Québec va mal car il ne sait plus qui il est, parce qu’il a renié sa mémoire, au coeur de son identité, fondée sur deux piliers: la langue et la foi. Cette rupture religieuse et culturelle ne pouvait pas être sans conséquences: elle a entraîné le remplacement des solides et éprouvées valeurs de l’Évangile, remplacées par des (contre ou anti) valeurs superficielles.

Le résultat de ces substitutions? Nos crises touchant la famille, le mariage, les avortements, les suicides, voire la montée des violences et du racisme. Ne sont-ce pas là des évidences? Pour vous et moi, peut-être, mais pas pour un certaine élite journalistique pour qui admettre un tel diagnostic serait avouer l’échec lamentable de la Révolution tranquille —et de la génération qui l’a portée— en matière de moeurs?

Nous vivons un vide spirituel abyssal au Québec, notre «fibre de vie» s’est affaiblie. «Québec, qu’as-tu fait de ton baptême?» a demandé le cardinal. Dans notre précipitation à faire advenir un nouveau monde, un nouveau Québec, nous avons donc rompu l’équilibre délicat entre la tradition et le progrès, nous avons dilapidé une part importante de notre héritage identitaire et historique.

Comment se surprendre après cela qu’on vive une crise identitaire? La religion a été depuis notre fondation au coeur de notre culture. Elle ne l’est plus, notre culture est sans culte.

Après cette brillante analyse rappelant les rapports complexes mais réels entre la foi et la culture québécoise, Mgr Ouellet s’en est pris directement à un certain «intégrisme laïc» qui chercherait à imposer, avec la complicité des fonctionnaires

du Ministère de l’éducation du Québec (MÉQ), à une majorité (plus de 80%) des parents catholiques du Québec le nouveau cours de culture et éthique religieuse en septembre prochain (2008).

Lisons-le: «Ce changement provoque le désarroi et la colère de beaucoup de parents qui se voient privés de leurs droits acquis au nom d’une ultime réforme et modernisation du système scolaire québécois. Sans tenir compte de la primauté du droit des parents et de leur volonté clairement exprimée de maintenir la liberté de choix entre un enseignement confessionnel et un enseignement moral, l’État supprime tout enseignement confessionnel et impose un cours d’éthique et de culture religieuse dans les écoles tant publiques que privées et ce, sans possibilité d’exemption. Aucune nation européenne n’a jamais adopté une orientation aussi radicale qui bouleverse les convictions et la liberté religieuse des citoyens.»

De toute évidence, notre État va trop loin, et s’approche dangereusement d’un certain totalitarisme, niant un des droits des parents les plus sacrés, celui de choisir la religion qui sera enseignée à leurs enfants. Cette façon de faire est une violation de la liberté religieuse de TOUTES les religions, pas seulement la catholique, a ajouté le cardinal.

Autre effet pervers, et de taille, le nouveau cours favorisera le relativisme religieux (toutes les religions se valent), une confusion identitaire plus grande encore dans la tête des petits Québécois: «Je doute que des enseignants fort peu préparés à relever ce défi puissent enseigner en toute neutralité et de façon critique des notions qu’ils comprendront encore moins que leur propre religion.

Il faut beaucoup de naïveté pour croire à ce miracle d’enseignement culturel des religions qui va fabriquer un nouveau petit Québécois pluraliste expert en relations interreligieuses et critique envers tout credo même celui de ses propres parents».

Que voilà des objections bien fondées, une critique radicale de la pensée magique de certains idéologues de notre gouvernement. Il y a fort à parier que l’objectif qu’ils visent par ce nouveau cours —le vivre-ensemble pluraliste— ne se réalisera pas, en plus de créer des effets pervers surprenants! Le risque réel de ce nouveau cours, c’est donc que les petits Québécois de toutes confessions ne sachent plus à quel saint se vouer en matière de religion (Je vois d’ici la tête des petits musulmans à qui l’on enseignera que la personne de Jésus mérite autant de respect que celle Mahomet, en bref: qu’aucun des deux n’a préséance sur l’autre!).

Aussi, n’est-il pas naïf de penser que de jeunes Québécois dont l’identité religieuse aura été encore plus diluée par ce nouveau

cours pourront mieux entrer en dialogue interreligieux avec des croyants d’autres religions? Ne faut-il pas bien se connaître, de même que la religion qui forge notre identité, pour entrer en relation avec l’Autre?

Or ce cours, presque condamné à tout survoler superficiellement, sans susciter l’adhésion ni du coeur ni de l’esprit (les fonctionnaires y insistent ÉNORMÉMENT!), comment pourrait-il faire des croyants plus sérieux, plus enracinés dans leur foi respective, et de ce fait plus apte à entrer en relation et dialogue PROFONDS avec un croyant d’une autre confession? Poser la question c’est y répondre.

Évidemment, et c’est là le plus triste de l’affaire, nous n’en serions pas là si les 80% Québécois qui se disent “sympathisants” catholiques étaient de… vrais catholiques! Et ça, c’est notre défi à tous, le vôtre, le mien. «Le Québec est mûr pour une nouvelle évangélisation en profondeur (...). Notre société a besoin d’un mouvement de CONVERSION À SES VALEURS SPIRITUELLES PROFONDES et d’une NOUVELLE ALLIANCE entre sa foi devenue dormante ou passive et la culture commune en émergence qui cherche ses racines.

Un renouveau spirituel et culturel est possible si le dialogue entre l’État, la Société et l’Église reprend son cours, constructif et respectueux de notre identité collective désormais pluraliste.»

Merci Seigneur, pour le don du cardinal Ouellet! Qu’advienne cette nouvelle évangélisation qui soulagera le malaise identitaire et les multiples détresses personnelles et collectives de notre nation française ET catholique en Amérique du Nord, à la mémoire de nos saints fondateurs et fondatrices!


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Vos commentaires

Sur la bonne piste, mais...

par Daniel Arseneault à 2008-10-20 10:13:20

Moi aussi, je remercie Dieu pour Mgr Ouellet, le meilleur pasteur que le Québec a connu depuis très longtemps. Mais je crois qu'il fait fausse route sur 1) la cause du déclin spirituel du Québec et 2) la solution qu'il faut apporter.

Premièrement, Mgr Ouellet identifie la cause comme étant une 'perte de mémoire', comme si les Québécois devaient retrouver ce qu'ils ont perdu. Il semble dire qu'en retrouvant leur identité culturelle enracinée dans la religion catholique, les Québécois combleraient leur vide spirituel. Ce qui ne ressort pas assez de son discours, c'est le besoin des Québécois de se tourner vers le Christ. Or je doute beaucoup de la sincérité de la pratique religieuse au Québec telle qu'elle existait avant la révolution tranquille. Je crois que la révolution tranquille a été un catalyseur, une occasion pour bon nombre de Québécois de se 'libérer' d'une religion à laquelle ils ne croyaient pas vraiment. Ce n'est donc pas en revenant à ce modèle que les Québécois vont retrouver Christ.

Deuxièmement, la solution préconisée par Mgr Ouellet est la 'nouvelle évangélisation'. J'avoue ne pas comprendre très bien ce qu'il entend par nouvelle évangélisation, surtout que l'évangile n'a pas changé depuis vingt siècles. Qu'entend-t-il par ce terme? S'il propose d'enseigner aux Québécois leur héritage religieux, il s'éloigne du sens premier d'évangélisation. L'évangélisation, dans son expression la plus fondamentale, consiste en la propagation du message de la croix: Dieu a sacrifié son fils Jésus, qui est mort pour nous, afin que l'on puisse mourir à nos péchés et participer à la vie nouvelle par sa résurrection. Si cela semble trop ésotérique ou symbolique pour les Québécois, c'est néanmoins la base du christianisme et la vérité la plus pure. On ne peut pas tourner autour du pot lorsqu'il s'agit d'évangéliser. Les Québécois ont le droit de savoir qu'ils sont esclaves du péché et que Christ est venu pour les libérer.

Evêque de La Pocatière

par Lucie Garon à 2008-10-20 10:35:30

Bonjour! Je suis du diocèse de La Pocatière. Je suis mère de 5 enfants dont 4 ont étés l'objet d'une demande d'exemption sans succès évidemment. Mais mon plus grand échec est que je n'ai pas réussi à semer un questionnement sur ce cours auprès des parents. Certains m'ont répondu qu'ils étaient mal à l'aise de s'opposer au cours alors que le clergé ne fait rien. C'est eux qui devraient faire les premiers pas et nous on suivrait me disaient-ils... Ma question pour toi qui connait bien l'abbaye d'Oka est: est-ce que tu connais l'abbée dom Yvon Moreau? Il vient d'être nommé notre évêque juste au moment ou le cardinal Ouellet est à Rome (coincidence? espérons que non).
Personnellement j'espère grandement de lui car un moine me semble que c'est plus un mystique et un contemplatif de Dieu qu'un gars qui veut plaire au Peuple et ca c'est merveilleux. Qu' en penses-tu, le connais-tu?

Lâches?

par vdesmarais@hotmail.com à 2008-11-05 16:26:04

Je crois que nous sommes un peu 'läches' et ne prenons pas assez position, devant la mission que chacun et chacune nous avons à remplir selon notre condition de vie spirituelle, face aux gens qui ne sont pas de notre dire, et qui nous trouve dépassés... lorsque nous parlons de principes religieux, c'est dommage...

LES QUÉBÉCOIS COMMUNISTES?

par Jean-Paul Lecelerc à 2008-11-11 17:14:09

Les Québécois ont-ils perdu leur identité? Oui, c'est évident, si l'on se réfère à leur héritage religieux catholique. Je crois tout simplement que les « boomers » ont adhéré à une nouvelle philosophie de la vie. Cette philosophie hédoniste a carrément évacué Dieu, qui ne serait guère plus en fait qu'une sécurité que s'est donné l'homme pour anesthésier sa peur de la mort.
Mais d'autre part, cette philosophie a gardé une large place à la compassion pour les plus mal pris des nôtres, supposément uniquement par la faute du système économique de notre société.
Quand je dis que les Québécois sont devenus communistes, disons dans une proportion globale de 25% (cette proportion atteignant 90% chez les artistes), je veux simplement signifier que, pour eux, tout s'équivaut, tout est à mettre sur un pied d'égalité. Oublions la dictature style « Staline », pensons plutôt à l'anarchie 'à gogo' genres 'Nous on les a les solutions' et 'La pensée unique'. Quiconque s'oppose ou ose critiquer est systématiquement ostracisé ou ridiculisé, avec la complicité des médias, cela va sans le dire. D'ailleurs, c'est cette même philosophie que véhiculent le curé Gravel et ses adeptes politiques du Bloc et du PQ. Au plan religieux, ce sont ces mêmes 'adeptes' qui veulent « changer l'Église », comme si nous, le monde ordinaire, nous leur en avions donné la mission.
Pour ce qui concerne la vie spirituelle, la personne de Jésus de Nazareth, le Christ, n'est qu'un grand prophète sur le même pied que Bouddha, Mahomet et Confucius. La foi en la résurrection passe mal, on préfère la réincarnation. Bref, c'est le règne de la pensée magique et d'une vie spirituelle sans religion, les religions étant responsables de tous les maux depuis au moins... 1 000 ans. Qui pourra et comment peut-on renverser de tels dictats, qui trouvent appui jusque dans nos universités (incluant les facultés de philosophie et de théologie)? Allons donc, nous savons bien que toutes les religions se valent(?)...Ah oui, mon ami!

Le Père Noël n'a pas de fils

par Georges B. Tremblay à 2009-03-11 22:50:37

M. Phaneuf,

le symbole de Noël est la naissance de Jésus comme de la graine qui produira le fruit, puis sera sacrifié pour nous donner la vie et de la graine de vie éternelle qu'il nous laissera nous planterons en terre pour le faire ressussiter.

Ce symbole qui parlait au corps (Mythra, Horus) le 25 décembre, avec Jésus parle à la nourrirure de l'esprit.

Oui, il s'agit bien de consommation et de remerciement pour la vie éternelle. Cette graine qui repousse, cette étoile (soleil) qui donne la vie et qui rennaît de la nuit.

Le sacrilège du Père Noël n'est pas de s'avoir approprié la fête des bonnes récoltes qui nous font survivre au solstice d'hiver (nuit la plus longue et la plus froide), mais de s'être proclâmé le soleil, la graine et fabricant de ces récoltes. L'homme qui prend la place de Dieu. Le Père Noël fut conçu au milieu de la révolution industrielle et 'mis en bouteille' par Coca-Cola, en effet.

Pour ce qui est de la perte de l'identité nationale et culturelle du peuple Canadien (Québécois), ce fut la négligence du clergé qui avait le plein contrôle sur l'éducation qui en fut responsable avant la Révolution Tranquille. C'est même un curé, le Frère Untel, qui dénoncera cette évidence et qui bien loin de réveiller ce clergé provoquera la création du Ministère de l'Éducation en pleine révolution socialiste des années 60 qui lui même ne fera pas plus pour corriger cette carrence identitaire. L'Église aura bêtement remis les clés à l'État.

Ce n'est pas le peuple Canadien (Québécois) qui souffre de perte d'identité, même si on tente de l'en convaincre. C'est l'Église catholique qui a ce problème et c'est elle qui disparraît au Québec. Le peuple, lui, est toujours là et c'est contre l'État qu'il se bat maintenant.

L'Église catholique a 'vendu son âme' par Vatican II. Elle s'est sabordée récemment en reconnaissant la doctrine du judaïsme et donc en rejettant l'oeuvre fondamentale de Jésus.

Les chrétiens sommes fideles de Jésus, avant toutes Églises.

Re: Le Père Noël n'a pas de fils

par Daniel Arseneault à 2009-03-13 10:53:11

Monsieur Tremblay,

Vous avez raison d'affirmer que l'Église catholique au Québec souffre d'un problème d'identité et qu'elle est responsable de sa propre chute. Elle a renoncé à son âme, c'est-à-dire l'Évangile de Christ, au profit de tout ce qui est humaniste et relativiste. Si le clergé n'ose pas s'opposer à la laicité, au féminisme militant, aux attaques en règle contre la famille traditionnelle, c'est parce qu'il est complice à ces phénomènes et ne croit pas, au profond de lui-même, aux valeurs de l'Évangile. Demandez au prêtre moyen s'il croit à la résurrection corporelle du Christ, à l'inspiration des Écritures saintes, au jugement dernier... il risque fort bien de vous répondre que non! Et on se demande pourquoi l'Église catholique n'a plus d'intérêt pour les Québécois!

Lorsque vous dites que c'est contre l'État que l'Église se bat, j'ajouterais qu'elle a déjà concédé la bataille. Le clergé ne veut pas se battre pour une cause à laquelle il ne croit pas.

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