Un saint est né
C’est par ce titre ridicule et blasphématoire que la chroniqueuse athée de La Presse (8 juillet, 2009) Nathalie Pétrowski rend un hommage époustouflant à Michael Jackson.
Jamais dans l’histoire de l’humanité un personnage n’aurait reçu autant de publicité à l’occasion de son décès que le roi de la Pop.
Les qualificatifs délirants pleuvent de partout :
- « Hommage à un immortel »
- « Le Petit Prince nous a quittés »
- « Un saint est né »
- « Il était un géant et une légende »
- « Le plus grand artiste de tous les temps »
Assez, c’est assez !
Pendant qu’on enterrait le « corps criblé de piqûres d’aiguilles » (La Presse, 9 juillet 2009) de cette pauvre loque humaine, d’autres voix remettaient les pendules à l’heure. (La Presse, 8 juillet 2009).
Entre autres, celle du gouverneur du Minnesota, Tim Pawlenty, qui a exprimé haut et fort son ras-le-bol concernant la couverture médiatique complètement folle de l’enterrement de M. Jackson. Il a déploré que les médias ont hypocritement gommé les dernières années de cet artiste jalonnées de scandales et de perversité.
Le Sénateur républicain de New-York, Peter King, a qualifié « d’orgie de glorification » et « d’asservissement à la rectitude politique » toute cette folie planétaire. « N’était-il pas un pédophile, » a-t-il ajouté courageusement ?
Dans notre monde en pleine décadence morale, on a les saints qu’on mérite. J’ai même entendu à la télévision sur RDI (7 juillet 2009) de pauvres malades, complètement abrutis et intoxiqués par cette atmosphère irrespirable, dire qu’ils allaient maintenant prier Michael Jackson, le nouveau dieu. "SANTO SUBITO"
Faudrait-il adorer sa statue et l’invoquer à genoux ? Notre monde païen est revenu aux temps de l’Antiquité. Nous avons déifié un nombre incroyable d’idoles ridicules. Nous venons maintenant de décréter que Michael Jackson est le dieu suprême.
Dans tout ce délire planétaire complètement débile, il y en a un qui est mort de rire : le Malin qui a réussi un coup de maître.
Voilà un grand pas en arrière pour notre humanité de plus en plus perverse.

