Catholiques! Où est passée notre fierté? L’esprit du monde ou l’Esprit de Dieu?
En ce beau dimanche ensoleillé du 16 août 2009, le centre ville de Montréal a été le théâtre du traditionnel défilé de la fierté gaie. Cette année, on a voulu donner à ce spectacle une ambiance carnavalesque de style brésilien en présentant un nombre considérable d’hommes et de femmes en tenues très osées et très sexy au grand plaisir des milliers de spectateurs massés le long du parcours.
Paul-André Deschesnes
Plusieurs politiciens de la scène fédérale, provinciale et municipale étaient présents avec à leur tête le maire Gérald Tremblay et le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe. Seul le Parti conservateur du Canada n’était pas représenté.
Les médias nous informaient que cette année, on a remarqué une présence encore plus importante de familles, incluant beaucoup d’enfants, qui s’étaient déplacées pour admirer plumes, paillettes et chair fraîche sous une chaleur accablante.
Les responsables de la communauté gaie ont affirmé aux médias que les gais et lesbiennes du monde entier rêvent de vivre leur sexualité au Québec, car ici, c’est maintenant accepté comme banal et normal par la population.
Personnellement, j’ai été choqué et interpelé, non pas par l’étalage ridicule et insignifiant de nudité et de vulgarité provocantes, mais par le coup d’envoi en avant-midi de cet événement hyper-médiatisé.
La télévision nous a transportés à l’église St-Pierre-Apôtre dans le quartier Centre-Sud de Montréal. Nous avons eu droit à un pied de nez officiel à l’Église catholique. Les journalistes présents étaient très heureux d’annoncer avec le grand sourire la nouvelle suivante: «Pendant que Rome continue à s’entêter à ne pas reconnaître l’homosexualité sur le même pied d’égalité que l’hétérosexualité, et à enseigner que c’est contre nature, une paroisse catholique de Montréal ose célébrer la fierté gaie».
Un responsable catholique de la pastorale gaie dans le diocèse de Montréal est même venu affirmer devant les caméras que «Dieu est un Père accueillant et tolérant; alors, Il ne s’intéresse pas de savoir avec qui on a couché» (sic). À la fin de cette messe en l’honneur de l’homosexualité, les cloches de l’église sonnaient à toute volée pour marquer le début des festivités gaies.
Dans ce dossier, la rupture avec Rome serait-elle déjà amorcée? Arrêtons l’hypocrisie et crevons l’abcès! L’enseignement du curé et des responsables de cette paroisse est-il encore catholique?
Pendant que nos autorités ecclésiastiques dorment au gaz, certains prêtres, diacres et agents de pastorale annoncent publiquement une nouvelle doctrine sur l’homosexualité en contradiction flagrante avec l’enseignement officiel de l’Église, mais en accord avec l’enseignement du monde.
Certes l’Église —à l’exemple du Christ— accueille avec miséricorde les personnes homosexuelles tout comme elle accueille aussi les autres pécheurs que nous sommes tous d’une manière ou d’une autre. Mais cela ne signifie pas pour autant que la morale catholique cautionne le comportement homosexuel et le style de vie qu’il inspire.

