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Paul-André Deschesnes

Bébés pollueurs

 : Photo CNS

Photo CNS

L’ONU recommande la réduction de la fécondité pour lutter contre les changements climatiques! Voilà la manchette des bulletins de nouvelles suite au rapport du Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA) dévoilée à Londres le 18 novembre 2009.

Les nouveaux-nés seraient devenus de terribles pollueurs! «Chaque naissance entraîne non seulement les émissions imputables à ce nouvel être durant tout le cours de sa vie, mais aussi les émissions produites par tous ses descendants» (La Presse, 19 novembre 2009).

L’ONU demande donc à tous les pays de prendre en considération l’augmentation de la population mondiale quand ceux-ci se rencontrent pour discuter du réchauffement planétaire. Nos poupons seraient-ils, à la manière des bœufs et des vaches, de grands responsables de l’augmentation de gaz à effet de serre? On va même jusqu’à affirmer qu’un dollar investi pour empêcher les enfants de naître est plus profitable pour l’environnement que de le débourser pour de l’énergie éolienne.

Alors, que faut-il faire pour sauver la planète? Distribuer les contraceptifs en quantité industrielle, permettre l’accessibilité gratuite à l’avortement, contrôler les populations par des lois qui empêchent les naissances et punissent les familles qui ont des enfants, etc.

Et la journaliste Lysiane Gagnon ridiculise l’ONU en écrivant dans La Presse du 21 novembre 2009: «Fermons les garderies, abolissons les congés parentaux, congédions les sages-femmes! Faites l’amour, pas d’enfants!»

L’ONU, cet organisme planétaire qui a de moins en moins de crédibilité, vient de décréter que l’être humain est de trop sur la Terre. Faire des enfants serait plus dangereux que d’exploiter les diaboliques sables bitumineux de l’Alberta! Incroyable!

Nous voilà devant la dure réalité où la question existentielle à se poser serait: «Quel nombre d’enfants par couple serait écologiquement tolérable?» se demande Mme Gagnon en ridiculisant ce rapport insignifiant qui donne la nausée.

Serons-nous bientôt obligés de stériliser des populations entières pour sauver nos ours polaires?

L’ONU est devenue une impitoyable machine bureaucratique qu’il ne faut plus prendre au sérieux, mais qui coûte aux états membres une fortune pour accoucher de propositions aussi scandaleuses et farfelues.

La culture de la mort semble être la solution idéale pour sauver la vie sur notre pauvre Terre en pleine décadence. Voilà la conclusion d’un Groupe d’experts intergouvernemental qui devrait nous donner de terribles frissons.

Pendant que la Chine assassine ses filles à la naissance et que le Japon devient une société de vieillards, les autres pays ne semblent pas avoir compris les dangers épouvantables qui menacent l’humanité avec de tels programmes.

Notre humanité ne sait plus où donner de la tête parce qu’elle a oublié les grands principes de la vie. Il faudrait avoir le courage et l’humilité de revenir à la sagesse des enseignements du Christ et de l’Église sur cette question plutôt que de se fier aux élucubrations maçonniques de l’ONU, un organisme athée qui nous donne actuellement une pitoyable image dans ce dossier.

Loin d’être un pollueur, l’enfant à naître est un cadeau du ciel; c’est l’avenir de notre planète.


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