Paroles de sages
Dans le numéro de novembre 2009 du Journal Jésus Marie et Notre Temps, Mme Marie-Thérèse Chevalier, nous parle du prêtre en affirmant haut et fort « qu’être prêtre, ce n’est pas rien ». Le Saint curé d’Ars avait tellement compris l’importance et la grandeur du sacerdoce, qu’il en tremblait à chaque fois qu’il méditait cette incroyable, mais terrible réalité et responsabilité.
Et Mme Chevalier ajoute : « La vocation chrétienne n’est pas facile ; c’est aller à contre-courant de la pensée du monde. Prions pour nos prêtres aux prises avec le désir de plaire à tous et l’obligation de dire quand même les vérités de FOI sans les amoindrir et de montrer la route étroite, plutôt que le large chemin qui conduit à la perdition. Il faut demander pour eux la force du Saint-Esprit ».
Et elle cite Benoît XVI qui a reçu les Évêques de l’ouest du Brésil au début de septembre 2009 : « On est, dit-il, tombé inconsciemment dans l’auto sécularisation de nombreuses communautés ecclésiales, espérant attirer ceux qui étaient loin. On a plutôt vu s’en aller, dépouillés et déçus, ceux qui y participaient déjà. Il existe actuellement une nouvelle génération née dans ce milieu ecclésial sécularisé qui, au lieu d’enregistrer une ouverture et des consensus, voit s’élargir toujours plus, dans la société, le gouffre des différences et des oppositions au Magistère de l’Église, en particulier dans le domaine éthique. Dans ce désert de Dieu, la nouvelle génération éprouve une grande soif de transcendance ».
J’ai relu et médité plusieurs fois ces réflexions très inspirantes. Véritables paroles de sages ! Nos jeunes ont une soif incroyable de Dieu. Ils seraient nombreux à frapper à la porte de nos séminaires vides en autant « qu’ils auraient l’occasion d’y trouver des formateurs qui soient de vrais hommes de Dieu, de saints prêtres qui témoignent du don de soi à l’Église, à travers le célibat et une vie austère, selon le modèle du Christ Bon Pasteur … cherchant en premier lieu la gloire de Dieu et le Salut des âmes » Benoît XVI.
Plusieurs communautés nouvelles comme Famille Marie Jeunesse ont compris ce message. Elles ont de nombreuses vocations. La Fidélité au Magistère, le respect du Saint-Père et l’engagement à ramer à contre-courant dans notre monde décadent ne les dérangent pas. Ils veulent témoigner et devenir des saints. Ils ne recherchent pas la publicité et la notoriété en critiquant et en pourfendant l’autorité romaine. Ils en ont marre des débats stériles gauche-droite. Ils veulent devenir prêtres non pas pour étaler leur dissidence, mais bien pour étancher leur soif d’absolu, en aimant le Christ et en acceptant l’enseignement de l’Église même dans ses exigences les plus difficiles.
Être prêtre, c’est loin d’être une fonction banale ; c’est encore moins de la routine. Tous ces jeunes prêtres et futurs prêtres sont le levain dans la pâte et l’avenir de l’Église. Ils refusent de se laisser contaminer par les fausses doctrines à la mode aussi populaires soient-elles dans notre monde païen. Ils ne recherchent pas la popularité, mais plutôt l’authenticité. Ils n’ont pas comme objectif de plaire à la foule, mais bien de plaire à Dieu. Il faut prier pour eux et surtout leur ouvrir les portes. Il faut également prier pour tous nos prêtres plus âgés qui eux aussi expérimentent quotidiennement qu’il n’est pas facile de suivre le Christ.
Malgré la tempête qui fait rage, la barque de Pierre est toujours entre bonnes mains.
Merci Seigneur pour tous ces prêtres au cœur de feu !

