Dans le dossier de l'enfant à naître: qui manipule qui?
Les journalistes du Journal de Montréal sont en lock-out depuis deux ans. Le 28 octobre 2010, ils ont lancé la publication de l'hebdomadaire "Rue Frontenac" distribué gratuitement dans tout le Québec.
Le Vol.1 NO.1 nous présentait en première page un article-choc, tendancieux et mensonger intitulé "Avortement, la grande manipulation". Pour mieux illustrer cette feuille de chou à sensation, on a mis en évidence un gros crucifix juste à côté du mot "manipulation".
Dans leur enquête biaisée et malhonnête, les journalistes s'en prennent violemment aux organismes qui aident les femmes enceintes à prendre une décision éclairée, plutôt que de les envoyer directement dans un avortoir, l'abattoir officiel financé par notre gouvernement décadent.
Le dossier de nos grévistes pro-avortement affirme les pires sornettes: le fœtus n'est pas un vrai bébé; les médecins ne le sortent pas du sein de leur mère en le démembrant; il n'y a pas de séquelle physique et psychologique pour la mère suite à un avortement; les histoires de cancer, de problèmes de fertilité, de vie rongée par les remords sont de la pure invention des pro-vie; les laboratoires qui utilisent les fœtus pour des expériences cliniques ou pour la fabrication de produits cosmétiques, c'est de la fiction, etc.
Au Centre de santé des femmes de Montréal qui pratique des avortements payés à 100% par la carte soleil, la directrice Anne-Marie Messier affirme haut et fort que "les pro-vie ne disent que des niaiseries" (sic). On aurait affaire à "un mouvement de droite qui se cache dans l'ombre".
Les cinq pleines pages de ce premier numéro de "Rue Frontenac" sont une honte pour ces journalistes en grève. On accuse faussement les organismes qui ont l'honnêteté de bien informer les femmes qui veulent avorter de faire des campagnes de peur pour effrayer ces mères enceintes; à leurs yeux, ce serait même de la désinformation que de dialoguer avec ces femmes en détresse et de leur montrer un vidéo sur la vraie vie du fœtus dans le sein maternel.
On accuse les groupes pro-vie de fausse représentation et on demande au gouvernement d'intervenir pour mettre fin à cette supposée information dite tendancieuse et effrayante. Il y aurait actuellement au Québec une quinzaine de ces "terribles" centres qui aident les femmes en détresse à prendre une décision éclairée. "Rue Frontenac" aimerait bien les voir tous disparaître!
Pour nos journalistes grévistes postmodernes, dissuader les femmes de se faire avorter serait un crime épouvantable; il faudrait plutôt faire la promotion de l'avortement. Voilà la bonne solution!
Alors, quand la journaliste Gabrielle Duchaine écrit "que le discours pro-vie n'a aucune assise scientifique", c'est complètement faux. Elle devrait lire dans le Journal mensuel "Jésus Marie et Notre Temps" les articles de Mme Isabelle Bégin sur la Vie pour mieux comprendre les conséquences de l'avortement; ses chroniques très étoffées et documentées sont toujours basées sur des faits. Quand elle parle des conséquences physiques et psychologiques d'un avortement, ce ne sont pas des paroles en l'air.
Pourquoi ce nouveau journal a-t-il choisi de monter un tel dossier à la une pour attaquer vicieusement le mouvement pro-vie? Je pense qu'actuellement les grands ténors de l'avortement perdent des plumes et paniquent. De plus en plus de femmes changent d'idée après une mûre réflexion qui leur prouve que le fœtus est une véritable personne humaine. Les promoteurs de l'avortement ont beau crier au loup en hurlant que les femmes enceintes n'ont rien d'important dans leur ventre et qu'elles vont "tomber dans un piège bien ficelé", si elles gardent leur bébé, ce sont de terribles menteurs qui travaillent à plein temps pour le Malin.
L'arrivée de ce nouveau journal hebdomadaire est complètement ratée. En nous présentant ce dossier sous l'angle d'une désinformation éhontée, ces journalistes font preuve d'un parti pris ridicule et indigne de leur profession. Aveuglés par les discours féministes, ils portent de longues œillères qui les empêchent de voir les deux côtés de la médaille. Les forces du mal les aveuglent terriblement et ils ne sont plus capables de faire la part des choses entre le bien et le mal.
Ne nous décourageons pas. Le combat pour la Vie commence à porter de bons fruits. Ceux et celles qui font la promotion de la culture de la mort au Québec sont déchaînés, car la Vie prend le dessus sur les forces du mal.


