Une laïcité du déni
"Lentement mais sûrement le judéo-christianisme se fait balayer vers la porte de sortie. Oh, bien sûr, il ne s'agit pas d'une franche persécution bien tranchante et bien sanglante comme nos pères en connurent sous d'autres cieux en d'autres temps, mais enfin, qu'on le veuille ou non, on nous prie de disparaître vers les arrière-cuisines en nous demandant de n'en plus bouger". (Mgr. Robert Poinard, évêque français, revue "Le Sourire de Marie" no.382).
En quelques semaines, le brave maire de Saguenay, Jean Tremblay, a déjà recueilli 144,000 dollars en dons pour se défendre sur la question de la prière au conseil municipal. Le Mouvement laïque a bien l'intention de faire disparaître partout au Québec les prières, les crucifix et les statues de l'espace public. La Ville et le Maire ont été condamnés par le Tribunal des droits de la personne parce qu'un SEUL québécois se sentait outragé, lors des séances du conseil par ce "folklore" religieux. Cette cause ira sûrement jusqu'en Cour suprême du Canada!
Avec Mgr. Poinard, je constate que "les idéologues pervers qui promeuvent une telle laïcité de renoncement, de déni et de nettoyage par le vide montrent par là leur ignorance crasse... On assimile ce rejet du religieux à un refus de Dieu et on renforce encore le mépris profond dans lequel l'Occident, terre d'athéisme, s'enlise".
Le Québec est devenu, comme la France, une terre païenne d'où Dieu est banni. Nous sommes en face, non pas d'un nettoyage ethnique, mais bien plutôt d'un véritable nettoyage religieux. Il faut résister au soviétisme de cette décision du Tribunal des droits de la personne qui vise à éradiquer tout signe extérieur identifié à notre religion.
Évidemment, notre intelligentsia ne s'offusque jamais devant les pratiques animistes lors des grands événements au Canada (Jeux olympiques, Conférences constitutionnelles, signature de traités, etc.); les chefs et chamans indiens exécutent des danses rituelles en invoquant les Esprits au grand plaisir de la galerie qui a perdu tous ses repères et qui souffre de christianophobie primaire.
Nous sommes entrés dans un régime qui ambitionne de gommer tout ce qui est catholique. Plusieurs organismes athées souhaitent éjecter de la sphère publique tranquillement et à petite dose le christianisme. Bannie de notre mémoire collective, notre religion n'aura, à moyen terme, même plus rien de culturel. Nous vivons une entreprise de reniement, de démolition et d'apostasie paisible, insidieuse et politiquement très correcte. Le maire de Saguenay en paie actuellement le prix. Tout comme le Cardinal Ouellet, il est crucifié et ridiculisé sur la place publique.
Aujourd'hui, la "bonne" tendance, c'est de privilégier les athées en leur reconnaissant plus de légitimité qu'aux croyants. LES ACCOMMODEMENTS DITS RAISONNABLES NE SEMBLENT S'EXERCER QUE DANS UN SEUL SENS!
Une féroce guerre culturelle et religieuse antichrétienne est clairement lancée au Québec et en Europe occidentale. Ici, le chantage victimaire est devenu une mode... et c'est très payant. Les tribunaux décident à la place de nos élus au nom de supposés droits de la personne pendant que nos libertés régressent dangereusement comme une peau de chagrin. Nous sommes en face d'un véritable lavage de cerveau au nom de la rectitude politique à la mode.
Le bon peuple, chloroformé aux vapeurs laïcistes, semble plutôt endormi face à cette guerre antichrétienne. On a vu les médias, les artistes et les éditorialistes se ranger dans le camp des athées pour attaquer le maire de Saguenay. Un prêtre populaire et postmoderne a même parlé d'un "entêtement maladif" (La Presse, 17 février 2011) de la part de Jean Tremblay dans ce dossier. De son côté, le chroniqueur athée de La Presse, Patrick Lagacé, a affirmé le 17 février 2011 "qu'on croirait entendre les élucubrations d'un élu créationniste de l'Arkansas". INCROYABLE!
Enfin, quand je lis dans le jugement qui condamne le maire que "la présente affaire ne porte nullement sur la liberté individuelle de religion de M. Tremblay, mais plutôt sur l'effet discriminatoire qui découle de la récitation de la prière et de la présence de symboles religieux au conseil municipal", je tombe en bas de ma chaise. C'EST UNE JUSTICE À SENS UNIQUE!
Pour le journal Rue Frontenac du 3 mars 2011 "une sagesse populaire s'installe au Québec". On se réjouit de voir le maire Tremblay "plutôt seul avec une insignifiante poignée de fidèles". L'indifférence générale dans ce dossier serait un "grand signe de maturité collective". VIVE L'AVEUGLEMENT POPULAIRE!
Pendant que la tourmente fait rage, on attend toujours que nos autorités ecclésiastiques osent prendre position. Le Cardinal Ouellet n'est plus là! Les catholiques devront-ils obligatoirement se cacher pour afficher leur foi? Cette haine viscérale du christianisme se répand comme une traînée de poudre parce que nous faisons preuve de mollesse et de lâcheté sous prétexte qu'il faut être "neutre", c'est-à-dire ni chair, ni poisson.
Le maire de Saguenay est un exemple vivant de courage; il n'a pas peur d'afficher sa foi, même si UN TOUT PETIT RESTE OSE ENCORE L'APPUYER.

