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Sophie Bouchard

La nature opprimée… et l’individualisme absolutisé !

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Je viens de lire un article publié sur www.leparisien.fr concernant la prise de position de Benoît XVI contre le mariage homosexuel: Benoit XVI fustige les lois qui nient la différence entre les sexes. Ce qui me frappe, ce sont les commentaires des internautes qui s'opposent à son opinion : "Pourquoi empêcher les gens d'être libres", "S'ils sont heureux comme ça" "Vivre et laisser vivre, je ne t'ennuie pas, ne m'ennuie pas. C'est le seul principe qui devrait être défendu...". Ouf! "Ousqu'on s'en va", comme dirait l'autre. Des réflexions rases motte, imprégnées d’un individualisme total ! On s’en fout des autres. Ici, c’est la liberté au détriment de l’amour…

Et d’ailleurs, est-ce que la liberté sexuelle vécue dans notre société, c'est une réelle manifestation de la liberté? Pour parler franc, c'est plutôt de l'esclavage! Est-ce que devoir répondre à toutes ses pulsions, c'est de la liberté? Est-ce que c’est de la liberté quand on dépend constamment de l’affection des autres? Est-ce de la liberté quand on écrase sa dignité pour répondre à un supposé besoin essentiel sous prétexte que c'est "naturel"? Non! Ce n'est tellement pas de la liberté que cette façon de vivre est pleine de contraintes (contraception, préservatif, avortement) pour empêcher que la nature suive son cours. On est tellement esclave qu’on accepte quelque chose d'aussi antinature et désagréable que de porter le condom… pour éviter le pire. Mais ça, il ne faut pas le dire, c’est tabou ! Comme les tabous ont changé…

Dans un monde où l’on tente de défendre -avec raison- de l’environnement, la nature, notre terre, on ignore complètement le respect du corps, de sa nature, de son rôle. Quelle cohérence !

Le corps physique se révèle lui-même par sa forme et par sa fonction ! Le corps de la femme exprime l’intériorité, l’accueil, la chaleur. Celui de l’homme évoque l’action, la force, le don. Est-ce possible qu’on puisse le nier? Il faut croire que oui… même si ça ne fait aucun sens. Et je n’effleure ici que la question du corps!

Plus personne n’ose parler de peur d’être jugé. On n’y réfléchit même plus. Comme nos pensées s’entrechoquent dans notre petite tête -tant elles se contredisent et qu’on n’est plus capable de les justifier- eh bien, l’individualisme vient à notre secours! Chacun sa vie. Plus besoin de se préoccuper de l’autre, de ce qu’il vit, de ce qu’il souffre ou de ce qu’il s’imagine bon. C’est une méthode qui a fait ses preuves puisque toute notre société l’a embrassée, pour ne pas dire étreinte!

Qui se risque à dénoncer les souffrances liées à une sexualité désordonnée? Qui affirme que notre âme ne peut être assouvie par le corps? Qui ose annoncer que l’avortement tue non seulement les enfants, mais aussi la femme, son âme, brise son désir d’aimer et de procréer? Qui reconnaît que les fruits de cette mentalité commencent à se faire drôlement sentir à travers les nouvelles générations qui en sont tellement imbibée qu’elles ont complètement séparé la sexualité de l’amour, pour n’en faire qu’un geste mécanique qui procure un certain plaisir? Qui a les yeux suffisamment ouverts pour discerner les valeurs que notre société annonce à nos enfants, dont certains vivent déjà une sexualité active avant même d’être sortis de l’enfance, étant plongés sans cesse dans ce cocktail sexuel moderne?

La télé, la pub, Internet et la musique répètent, véhiculent et transpirent d’un seul cœur, ad nauseam, une mentalité qui détruit littéralement la dignité humaine. La répétition du message est telle, qu’on se sent vraiment différent, presque bizarre de penser autrement. Je cite les séries télévisées où l’on nous montre de plus en plus de « vécu tout croche » face à la sexualité. Tout est devenu tellement banal qu’on le pense normal. Il faudrait presque bannir la télévision pour protéger nos enfants (et nous-mêmes...) tant cette vision est répandue partout, dans toutes les émissions.

Notre Église a un langage différent. Nos papes, Benoît XVI, Jean Paul II, Paul VI ont eu assez d’amour et de courage pour dire la vérité. Malgré le tsunami de la pensée moderne, l’Église continue de crier dans le désert et affirme que la sexualité se vit, non pas seul, non pas à deux, mais à trois ! C'est-à-dire (puisqu’il faut désormais préciser…) entre un homme, une femme et Dieu. C’est une vocation, une grâce, un échange amoureux extraordinaire qui permet à un couple de communier l’un à l’autre tout en goûtant à l’amour irréductible de Dieu. Une sorte d’avant-première qui nous fait à peine tâter l’absolu de l’amour qui se trouve dans la Trinité et que le Seigneur veut nous communiquer. La sexualité est un lieu où la dignité humaine, au lieu d’être défigurée, reçoit sa valeur en plénitude.

N’est-ce pas qu’il y a un monde de différence entre ce qu’on entend tous les jours et ce que nous propose l’Église ?

Merci Seigneur pour Paul VI qui, le premier, a eu l’audace d'affirmer la profondeur de la vie humaine (Humanae Vitae), pour Jean-Paul II qui a développé la Théologie du corps pour nous permettre de découvrir le véritable sens de la sexualité et pour Benoît XVI qui continue à annoncer cet amour sans sourciller, dans le calme et la vérité. Une vérité qui rend libre ! Mais ça, il faut le vivre pour le croire !


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Vos commentaires

Questions

par Sébas Tremblay à 2010-01-16 13:48:19

Questions pour vous:

Pensez-vous que le monde 'extérieur', soit l'environnement familial, social, médiatique, légal, étatique, etc, a;

1) un peu
2) beaucoup
3) énormément
d'impact sur chacun d'entre nous?

Et maintenant, par rapport au monde spirituel ou intérieur, quel % accorderiez-vous à l'impact [sur chacun d'entre nous] de ces influences dites 'extérieures' ?

Je pose ces questions pour une raison seulement... mais j'attends votre réponse avec impatience pour entamer la suite.

Réponse

par Sophie Bouchard à 2010-01-16 14:14:30

Merci de votre réaction, même si je ne suis pas certaine de savoir où vous voulez en venir avec vos questions. Mais, je suis malgré tout convaincue qu'une personne qui n'a pas d'assises solides, se laisse balloter, au gré du vent, et donc, se laisse facilement influencer par son environnement (donc les enfants, les personnes fragilisées par des situations difficiles ou dont la personnalité n'est pas encore affirmée, etc.) De là à chiffrer cet impact..., ce serait demander de chiffrer l'amour qu'il y a en chacun de nous... Je pense que, de toute façon, cet impact est variable.

Par ailleurs, tout le monde sait que, lorsque le soleil brille, on a tendance à être plus joyeux que lorsqu'il fait gris.

Sophie Bouchard

D'accord. Merci pour la réponse rapide et directe.

par Sébas Tremblay à 2010-01-16 14:34:00

D'accord. Merci pour la réponse rapide et directe.

Je vais m'y prendre d'une autre façon (i.e. sans %). Vous écrivez:

'La télé, la pub, Internet et la musique répètent, véhiculent et transpirent d’un seul cœur, ad nauseam, une mentalité qui détruit littéralement la dignité humaine. La répétition du message est telle, qu’on se sent vraiment différent, presque bizarre de penser autrement. Je cite les séries télévisées où l’on nous montre de plus en plus de « vécu tout croche » face à la sexualité. Tout est devenu tellement banal qu’on le pense normal. Il faudrait presque bannir la télévision pour protéger nos enfants (et nous-mêmes...) tant cette vision est répandue partout, dans toutes les émissions.'

Est-ce inexact de dire que vous accordez une grande importance à la télé et qu'elle a sur chacun d'entre nous une influence certaine? Vous utilisez même le terme 'bannir'. Est-ce que nous pourrions aussi aller jusqu’à dire que même sur des personnes 'fortes' (spirituellement parlant), elle [la télé] peut avoir un impact négatif, et donc que cela serait une bonne idée de s'en passer ? Ou est-ce que selon vous, la télé n'aura que très peu d'impact, étant donné que cette personne a une vie spirituelle 'solide'?

Ou la même question mais posée autrement:

Disons que nous discutions toujours d'une personne très solide au niveau spirituel, est-ce que son environnement 'extérieur', ou les multiples tentations d'aujourd'hui (pour être plus précis), sont des facteurs peu, moyens ou très importants dans la façon que cette personne va vivre sa vie ?


Mes questions vous aident-elles à voir où je veux en venir? ;-)

Et bien oui!

par Sophie Bouchard à 2010-01-16 16:18:10

Oui, je crois qu'une personne, même solide spirituellement, peut se laisser influencer à force de se "nourrir" de cette eau. À moins de s'abreuver ailleurs pour faire contrepoids (c'est d'ailleurs l'une des raisons de l'existence de ce site et de notre magazine). Oui, je crois que les médias ont une influence très importante. Oui, je dis aussi que lorsqu'on se frotte à la violence, on a de fortes chances de devenir violent... C'est la raison pour laquelle on évalue les films en fonction de l'âge, qu'on interdit les jeux violents dans les écoles, etc.

Lorsque nous écoutons les actualités à la télévision, par exemple, la majorité d'entre nous tient le discours entendu pour véritable. Or, il faut savoir que le contenu des actualités est filtré par plusieurs personnes: le journaliste, son responsable et parfois même le chef d'antenne. Chacun peut y apporter son grain de sel personnel (retrancher telle information, améliorer telle autre...) de sorte qu'à la fin, les auditeurs reçoivent une information aux couleurs de l'équipe à l'antenne, qu'elle soit de bonne ou de mauvaise volonté... Lors d'une récente conférence de presse à laquelle j'assistais, j'ai entendu une journaliste qui communiquait avec son chef de bureau demander: "Qu'est-ce que tu veux comme nouvelle?" En d'autres mots, la journaliste ne cherchait pas à transmettre l'information telle que donnée, mais voulait communiquer un message selon les instructions (l'intérêt) de son supérieur. Et ça, c'est la façon de faire dans le métier. C'est la façon de faire dans les médias...

Je tiens à préciser cependant que je ne crois pas qu'on doive bannir les médias et les communications, au contraire. Quand on pense à ce qui se passe en Haïti, les services rendus par Internet, entre autres, sont majeurs, même si filtrés! Il y a 100 ans, cette catastrophe aurait été ignorée de tous... et les Haïtiens seuls au monde! Non, je dis qu'il faut préserver les enfants de l'impact des médias et se préserver soi-même. Détourner le regard, lorsque notre conscience nous le dicte ou carrément fermer le téléviseur.

Donc, des facteurs importants, mais pas les seuls. Comme je le disais plus haut, je pense qu'il est possible de résister à la vague lorsqu'on est alimenté à d'autres sources.

Merci encore pour cette réponse

par Sébas Tremblay à 2010-01-17 08:04:12

Je lu et relu votre dernier message, j'ai ensuite médité et prié et j'ai réalisé que si je n'étais pas sur un site chrétien, je n'aurais pas su que vous aviez la foi. J'ai discuté avec des milliers de personnes dans ma vie, et plus souvent qu'autrement, des personnes plutôt 'tièdes' (dans le sens biblique du terme), ou très majoritairement non pratiquantes/croyantes. Et tous tiennent -à peu de chose près- le même discours (en parlant de votre dernier message) que vous.

Pour moi, une chose mauvaise est une chose mauvaise. Selon moi, la télé, de nos jours, n'offre presque rien de bon. Point. C'est hypnotisant, c'est vide, c'est accaparant, plein de pubs abrutissantes, elle sème la peur/la superficialité, fait trop souvent dans la désinformation ou l'information 'fast food', etc. Par contre, internet est le seul 'média libre', le seul médium interactif où notre cerveau peut prendre son temps pour absorber ou échanger de l'information et -surtout- peut faire le trie dans cette information. Même une revue va nous imposer ses choix. Et comme par hasard(?), les médias corporatifs ou étatiques de masse (comme Radio Canada), la revue Actualité, la plupart des radios, etc, et leurs adeptes, passent leur temps à dire -surtout- du mal sur ce média (qui est -en passant- beaucoup, beaucoup, beaucoup plus qu'un média, au sens strict du terme).

Par contre, cela étant dit, je suis pour la liberté (et la responsabilisation) individuelle et je laisse tout le monde libre d'agir comme il veut. Je ne transmets ici que mes idées. Pour moi, rien n'est plus important que la liberté, car l'Amour même, nous laisse libre de nous 'abreuver' au mal... ou au bien...
;-)

Mais passons, car je ne cherchais aucunement à faire le procès des médias de masse en vous posant mes questions.

Est-ce que vous voulez que je continue, sans poser de questions et que j'aille droit au but?
J’'en ai vraiment long à dire [sur votre édito en rubrique] et je risque de vous confronter à plusieurs incohérences (en tout cas, selon mon avis).

Je vous laisse le choix, car je vous aime bien et je ne cherche pas à critiquer vos idées pour vous faire du mal. Au contraire.
;-)

Pourquoi?

par Sébas Tremblay à 2010-01-17 19:59:07

Pourquoi vous ne publié pas mon dernier messaqe (de ce matin) ?

Est-ce que j'ai manqué de charité chrétienne ?

Est-ce que j'ai écrit des choses blessantes?

Pourquoi?

Mais non, j'étais tout simplement absente!

par Sophie Bouchard à 2010-01-17 21:07:41

Je m'excuse Sébastien, j'avais tout simplement une activité à l'extérieur aujourd'hui. Je ne suis peut-être pas assez fidèle à mon blogue? Habituellement, je prends congé les samedis et dimanches pour rester avec ma famille.
Mais allez-y avec vos arguments. Par contre, je dois préciser que ce que j'exprime n'est pas tant le fruit de réflexions, d'analyse ou d'études. C'est plutôt d'expérience personnelle que je parle. Si vous m'amenez dans la rhétorique ou la philosophie, je ne pourrai peut-être pas vous suivre...
Je cherche une certaine cohérence dans ma vie, avec l’intelligence dont m’a doté le Seigneur (somme toute très moyenne…), mais surtout, c’est avec mon cœur et en demandant l’aide du Seigneur, de son Esprit, que j’écris.
Mais voyons si nous pouvons nous comprendre.

D'accord

par Sébas Tremblay à 2010-01-18 06:15:42

Je déteste les gens qui font de la rhétorique pour fuir la réalité ou les faits. Par contre, si le besoin se fait sentir, je suis capable d'être très fort dans ce domaine, ce qui me permet ensuite de parler de faits. Mais avec vous, je ne crois pas que cela soit nécessaire.

Par contre, même si je partage exactement les mêmes croyances que vous au niveau de la foi, nous sommes dans 2 mondes différents pour ce qui est 'du reste'. Je suis incapable de dissocier mon cœur de ma tête. Selon, moi, toutes 'réflexions, analyses ou études', devraient êtres faites en utilisant son coeur ET sa tête. Les expériences personnelles pour toucher le coeur de quelqu'un, je trouve ça excellent (et elles me font souvent même pleurer), mais pour porter un regard philosophique sur le monde(ce que vous faites quand même un peu dans votre édito), très peu pour moi.

Vous savez comme moi, que 'l'enfer est pavé de bonnes intentions'. Que les meilleures intentions au monde, ne changent rien à une réalité à laquelle nous sommes confrontés. Etc.

Partant de là, je dois donc me résigner et ne pas trop essayer de confronter vos idées, car comme vous le dites vous-même: 'Je cherche une certaine cohérence dans ma vie' ce que je trouve admirable... Par contre, cela veut probablement dire que vous n'avez pas la même quête que moi, i.e. CHERCHER une parfaite cohérence dans le monde des idées. Je ne dis pas cela avec condescendance. Je constate. Vous êtes probablement plus cohérente que moi dans votre vie personnelle. Pour ma part, je suis parfois tellement absorbé dans ma quête de la réalité ou tellement absorbé dans 'le monde des idées', que j'en oublie le plus important au niveau personnel. Je suis loin d'être parfait... et je n'ai aucun mérite d'être comme je suis.

Bon, je vous laisse quand même avec UNE idée:

Si un état prend une place énorme dans la vie de ses citoyens, et si ces citoyens acquièrent le réflexe de demander à l'état de s'occuper de sa santé personnelle, de son éducation, de son alimentation (peut-être un jour?), de ses relations (conjoints de faits ou mariages) , etc, pensez-vous qu'il y a une lien à faire entre cette réalité et le fait que le nos corps soient 'nationalisés' (ex: l'état veut que nous mangions bien, arrêtions de fumer, etc, etc, etc, etc, etc), que l'état soit en train de vouloir nous imposer ses valeurs (ecr), que les individus deviennent de plus en plus irresponsables(ex: hausse incroyable de l'avortement 'gratuit' et du suicide depuis les années 70); individualistes et égoïstes ('ben oui, nous payons tellement d'impôts et le wouherneman va s'en occuper' (sic) ), que la solidarité -entre individus libres et responsables-baisse de façon drastique, que le nivellement par le bas soit présent partout, etc ?

Avant le révolution tranquille, les Québécois étaient dépendants de l'Église pour la santé, l'éducation, l'aide à l'enfance, pour s'occuper des pauvres, etc. Mais l'état collectiviste n'existait PAS. En réalité, l'état n'existait pratiquement pas(son budget était minime et la dette inexistante), sauf pour protéger nos droits individuels fondamentaux, construire quelques routes, etc. Et aujourd'hui il (i.e. le québécois) est dépendant de l'état et des syndicats dans presque tous les domaines de sa vie. Le premier 'système' était basé sur les besoins de l'individu, le 2e est basé sur le collectif (ou 'le bien commun'). Quand allons-nous prendre conscience de ces 'petites' réalités qui ont un énorme impact -négatif- sur nous tous ? Quand allons-nous tous revendiquer plus de liberté face à l'état, et ce, pour se responsabiliser? Quand allons-nous voir que 'le bien commun' est probablement la chose le moins définissable au monde (et surtout par l'état ou syndicat), et que tout ça, ne peut que nous mener vers un mur incroyable. Quand allons-nous réaliser que plus nos libertés INDIVIDUELLES seront protéger face à l'état (et vraiment toutes nos libertés), et que plus nous analyserons le monde sous le prisme des besoins INDIVIDUELS (comme Jésus?), plus l'individualisme va baisser et plus la solidarité va augmenter ? Ce n'est pas un paradoxe, car il y a un lien de cause à effet très clair entre les 2. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais nous pouvons trouver de nouvelles façons pour se sortir des dérives de la collectivisation/étatisation de nos vies. Voici une piste et un beau compromis (qui n'en est pas réellement un), entre les droits individuels 'sacrés' et le 'bien commun': des coops d'éducation, de santé, etc.

J'en aurais beaucoup, beaucoup plus long à écrire, mais je m'arrête là. Je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de partager avec vous mes idées.

Bonne journée

L'État?

par Sophie Bouchard à 2010-01-18 06:52:34

Mon père serait certainement un meilleur interlocuteur que moi pour cette discussion. Il a d'ailleurs écrit un livre qui vous intéresserait probablement: « Le règne de Dieu sur la terre, utopie ou réalité? » Et j’ai bien peur que nous entrions dans une discussion de sourds, n’ayant pas le même langage…
Mais je dirais tout de même une chose: L'État ne sauve pas l’homme. Et la politique non plus. Et pour moi, bien que je souhaiterais que les valeurs du Christ prennent chair sur cette terre pour le bien de l'humanité, je n'en suis pas là pour l'instant, dans le sens que je ne m’attends pas à ce que ce soit l’État qui applique ces valeurs.
L'urgence, quant à moi, se situe il me semble dans le fait que beaucoup n'ont pas l'espérance du salut, sont détruits par la mort intérieure de l'égoïsme, cherchent le bonheur dans l'argent, n'ont d'autres bonheurs et sens à leur vie que vivre le plus de loisirs possible, ne connaissent pas le Christ comme une personne, ne se savent pas aimé et ne sont plus capable d'aimer non plus parce qu'imbibés par les mensonges de notre société. Ces gens qui ont une vie rapetissée, étouffée, je ne les méprise pas, au contraire ! C'est parce que j'ai connu pareil vide que je souhaiterais leur dire que toute cette vie a un sens plus profond, plus grand qui élargi le coeur et nous aide à mieux respirer.
Courte vue qui s’exprime de façon moins 'intelligente'? Peut-être. Mais c'est la réponse que j'ai trouvée pour faire face à mon quotidien. Et ce que je fais, ce que je vis, mes projets, mon temps, je désir les consacrer à propager du mieux que je peux que le Christ a vaincu la mort, nos morts intérieures. Le répandre d'abord dans ma famille (et aussi avec elle), puis à ceux de mon entourage et finalement dans mes engagements et dans mon travail. Je le fais avec toute ma faiblesse, c'est-à-dire avec péché (comme saint Paul qui fait ce qu'il ne veut pas et ne fait pas ce qu'il veut), mais en sachant que le Seigneur m'aime ainsi et qu'il me pardonne. Je le fais avec l'Église, ma mère, mais aussi ma soeur. Cette Église qui est le corps dont je fais partie. Cette Église qui m'a fait connaître l'amour de Jésus-Christ. Cette Église qui me corrige parce qu'elle m'aime, comme une bonne mère le fait avec ses enfants, et qui me pardonne toujours toutes mes errances, comme une mère aimante. Cette Église qui me donne aussi des frères et sœurs concrets avec qui partager mes troubles, mes joies, mes tristesses, toute ma vie. Voilà la vérité que je sais et que je vis.
Est-ce que je réponds à votre commentaire ? Peut-être que vous allez penser que je réponds à côté de ce que vous vouliez discuter. De là l’impression que, même si nous avons en commun d’être baptisé dans l’Église, peut-être aurons nous de la difficulté à nous comprendre puisque nous partons de bases différentes pour réfléchir.
Mais ça, c’est aussi une des merveilles de notre Église, de notre foi. Elle est comme ce diamant avec toutes ces faces qui reflètent des couleurs différentes. Nos couleurs sont différentes, mais elles demeurent quand même ce seul diamant-Église. Ainsi, le Christ peut rejoindre plus de personnes par notre différence. Que son Nom soit béni !

Je n'ai pas beaucoup de temps, alors voici pour l'instant:

par Sébas Tremblay à 2010-01-18 11:02:14

Nous visons exactement la même chose... l'Amour partout, partout, partout...
;-)

Nos coeurs ‘logent à la même enseigne’...

J'admire sincèrement votre façon de vivre votre vie et votre désir de transmettre l'Amour avec un grand A... Je pourrais apprendre beaucoup de vous sur ce plan….

Je trouve votre intelligence -toute féminine?- plus que suffisante pour comprendre mes idées...

Par contre, je crois qu'il a UNE idée (ou préjugé?) qui vous empêche d'aller là ou je veux vous amener:

Vous croyez -peut-être- que mes idées -ou ma quête- m'éloigne (ou vous éloigne ou éloigne n'importe qui d'autre) du Christ ou de la Vérité. Est-ce que je me trompe?
;-)

Selon mon humble avis, c'est exactement le contraire. Nous 'attaquons' les dérives actuelles, sous 2 angles différents (un angle plutôt 'masculin' et l'autre plus 'féminin'?), mais qui sont -toujours selon moi- aussi importants l'un que l'autre:

En une phrase, voici -pour l'instant- je ce que constate (avec mon 'intelligence' toute 'masculine'?):

L'ÉTAT EST DEVENU LE 'SAUVEUR' POUR LA PLUPART DES GENS, MÊME POUR BEAUCOUP DE CHRÉTIENS (dans plusieurs -ou dans trop de- domaines de leurs vies), ET TANT QUE NOUS, (i.e. les chrétiens) N'ALLONS PAS EXAMINER ÇA AVEC PLUS D'ATTENTION, LES DÉRIVES ET LE VIDE EXISTENTIEL QUE VOUS DÉCRIVEZ AVEC BRIO, NE VONT QU'AUGMENTER !

Pour vous aider à ‘voir’ ce que j'essaye de vous transmettre(comme idée), voici un exemple -un peu boiteux-, mais qui je crois, fera quand même 'l'affaire':
Pensez à la chute de l'ex-URSS: lorsque 'l'état-sauveur' s'est écroulé du jour au lendemain, les gens sont revenus -en courant- au Christ...

La suite un autre jour... si vous voulez toujours poursuivre...

Bonne journée

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